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les politiques

  • Que ce soit la droite ou la gauche c'est pareil,

    la cour auprès du futur patron est toujours d'actualité !

    Support Wikipedia Les professionnels de la politique sont comme tout le monde, il leur faut trouver un patron pour vivre. La politique comme on dit est aussi alimentaire. C'est souvent cela qui dénature l'engagement idéologique, il faut faire obédience au nouveau président pour avoir un maroquin. Comme un nouveau roi, il choisit ses ministres rien n'a donc changé. Le fait-il en fonction de la compétence, ou de l'influence politique qui sont deux choses différentes ? Une nouvelle élection fait donc affluence pour des postes ministériels. Un titre de ministre est un émolument appréciable, une retraite, autant d'avantages qui assurent votre existence pour cinq années et pour après. Il faut donc dès l'élection du patron faire cour et même un peu avant pour se placer. L'élection législative qui s'en suivra confirmera la possibilité d'être nommé au poste convoité. C'est rituel et cela devient fatiguant par ce que pour beaucoup rien ne change, et l'abstention devient alors un parti influent.

    On a critiqué la troisième république dont le parlement était dualiste composé de royalistes en majorité et de républicains. Les monarchistes beaucoup plus nombreux remettaient en cause les volontés républicaines. On a de ce fait souvent qualifié ces députés de seigneurs, ce qui, sous l'aspect démocratique, ne représentaient que la classe monarchique de la société, qui, nantie faisait de la politique pour assoir son pouvoir. Ils n'avaient pas besoin d'elle pour manger. Ce n'est qu'à partir de l'affaire Dreyfus que le renforcement de la république sera lié à la laïcité et aux valeurs fondamentales des Droits humains. Maintenant sous la cinquième; ce ne sont plus les nantis d’antan mais des nantis professionnels qui, en haut de la hiérarchie de leur parti, investissent le parlement. Est-ce mieux ?

    La question se pose d'un sang neuf pour ces élus du peuple, donc pour les responsables de partis. Et là, ceux qui sont en place, s'accrochent, faisant mur à l'émergence de nouveaux talents, les places sont chères pour les petits. Mais ces partis ne sont pas les seuls responsables, les médias ont la même politique. Que ce soit à la télévision ou dans la presse écrite on voit toujours les mêmes, que représentent-ils de la diversité citoyenne ? C'est un système démocratique orienté qui s'est instauré. Il en résulte qu'ils parlent dans le vide, peu les écoutent, c'est toujours la même chose. La conséquence est que le pays n'avance pas restant englué dans un conservatisme néfaste et le désintéressement politique ne fait que croître. Comment s'en sortir ?

    Tout d'abord, il faudrait une ouverture plus large des médias, surtout à la télévision. La venue de gens qui n'ont jamais la parole serait une bonne chose même s'ils ne parlent pas très bien. Après tout, ils sont la France. De plus, ne serait-il pas utile au pays d'exiger par une loi la parité homme femme au parlement, il en est toujours question sans qu'elle soit votée. Ce pourrait être le moment d'un parlement tenant compte de la puissance des femmes et de leur influence, ne sont-elles pas plus nombreuses que les hommes. Les femmes apparaissent souvent plus compétentes qu'eux, et mêmes plus volontaires. Elles se placent souvent en avant pour dénoncer leur ressentiment.

    De plus, par exemple, pour forcer le rajeunissement politique, exiger qu'au delà de deux mandats de députés, ils ne puissent se représenter pendant une mandature. Tout changerait, dans les partis ainsi que dans la gouvernance du pays. On ne verrait plus les mêmes comme par exemple, Jacques Chirac faire de la politique pendant quarante ans, mais il n'est pas le seul. Le cumul des mandats serait de suite résolu. Et ils devraient être contrains de retrouver une vie active auprès de la population ce qui serait, pour eux, riche d'enseignements.

    Cette course aux maroquins, par les mêmes, lors d'un nouveau quinquennat ne constitue-t-elle pas une décadence de la pensée politique, par le non renouvellement de cette caste. On ressent bien qu'il y a des politiques qui n'ont pas idéologiquement évolués depuis des décennies.

    Cette course ministérielle est d'autant plus vraie pour les socialistes qui sont dans l'opposition depuis trop longtemps. Avant que leur victoire soit acquise, ils feraient déjà anti chambre auprès de François Hollande, ils considèrent que l'ours est déjà tué avant de l'avoir fait. «C'est la lutte des places» comme l'écrivent David Revault d'Allonnes, avec la rédaction du Monde. Mais c'est aussi vrai pour tous les politiques dès lors qu'ils ne peuvent plus exercer dans un mandat ministériel qui est la vocation de leur engagement.

    C'est l'article du Monde.fr réservé aux abonnés qui relate qu'un journaliste du Monde a l'oreille d'un membre du staff Hollande sur les dossiers. On y lit que François Hollande imagine un gouvernement avec 15 grands pôles. Beaucoup auraient déjà composé leur cabinet ministériel et choisit leurs directeurs de l'administration centrale avance un des patrons de la campagne. Pour un vieux du parti c'est un peu prématuré. Le choix du premier ministre devrait se faire sur les incontournables, Martine Aubry, Laurent Fabius, Jean-Marc Ayrault, voire Pierre Moscovici, Manuel Valls, Michel Sapin. On voit bien que ce sont les mêmes depuis des décennies. Tout ceci sera politique, le choix de Martine Aubry plus à gauche pourrait bénéficier des voix du Front de gauche s'il venait à faire un bon score. L'option Jean-Marc Ayrault d'après ses dires lors des meetings montrerait une position de politique générale avec des textes législatifs qui seraient soumis à la session extraordinaire de juillet. Laurent Fabius à l'avantage d'avoir occupé le poste mais aussi celui d'avoir mis en place l'échéancier des réformes de la première année. De tous ce serait Michel Sapin compagnon depuis l'ENA et fidèle à 200 %. François Hollande n'en a donc pas terminé de cogiter pour placer ces socialistes qui attendent depuis trop longtemps, il va y avoir des pleurs et des grincements de dents.

    Mais sans ce vote de demain, rien n'est fait et François Hollande apparait de plus en plus fragile.

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