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les centres

  • Le désarroi des centres,

    et les réactions à Sarkozy.

    Le centre c'est quoi ? En général c'est le milieu mais en politique, le milieu c'est quoi ? Beaucoup se prévalent du centre ce qui pourrait être une position intermédiaire entre la gauche et la droite, mais c'est plus compliqué, par ce qu'il y a des politiques dits du centre qui sont toujours à droite, par exemple vous avez Jean-Louis Borloo qui est vice président de l'UMP depuis 2002, Hervé Morin n'est dans la mjorité que depuis 2007. En sommes, ils sont du centre mais du coté droit, et parfois plus à droite que ceux qui se réclament de droite. Vous avez Pierre Méhaignerie ancien MRP, ancien soutien de Raymond Barre qui est du centre aussi, tout comme Jacques Barrot Centre des Démocrates Sociaux proche d'Alain Poher, d'Alain Duhamel, Jean Lecanuet fondateur du Centre démocrate futur CDS qui compose l'UDF, Pompidou, Valéry Giscard d'Estaing. En d'autres termes ce sont des hommes politiques de la famille démocrate chrétienne c'est à dire de droite, il n'y a pas de démocrate chrétien de gauche. Donc, ils trompent les Français en se disant du centre, mais, il n'y a pas qu'eux, Bayrou aussi. En fait, le centre c'est tous ceux qui ne savent pas vraiment ou ils sont, ce qu'ils sont. Ils n'arrivent pas à se définir clairement, mais ils ne sont pas négligeables dans l'échiquier politique, ils ont eu jusqu'à 150 députés en 1945. Ils représentent une force d'appoint à la droite qui aurait dû faire infléchir sa politique pour plus d'humanité, c'est à dire sociale, mais comme ils ne sont considérés que comme appoint, ils ne peuvent rien faire d'autre que d'approuver ce qu'elle fait, ils ne servent à rien sur la politique appliquée.

    Notre constitution a été faite pour que deux blocs s'affrontent au second tour de l'élection présidentielle, elle est de ce fait proportionnellement anti républicaine conditionnant des associations de circonstance de poids différents donnant ainsi une fausse représentation nationale, des partis influents ne sont pas représentés à l'Assemblée nationale, c'est ce qui fait, en outre, que bien souvent, la politique se fait dans la rue. Le centre démocrate chrétien étant de droite ne peut s'en distinguer, et de ce fait, il n'existe pas comme entité politique capable d'emporter une élection présidentielle, ni même d'exister au premier tour, a part Bayrou qui a fait une tentative avec son Modem transfuge de l'UDF dont il était président. Sans son autosuffisance le «moi», il y serait presque arrivé.

    Actuellement c'est l'affrontement droite gauche, le centre n'existe pas vraiment. Le gouvernement Fillon III qui vient d'être formé n'est pas un gouvernement pour tous les Français, c'est à dire pour la France, bien qu'il s'en prévale, mais pour simplement éviter que la gauche devienne majoritaire en 2012, le reste est secondaire. Alors, il est préférable de remplacer les centristes de droite par des hommes politiques de droite UMP, RPR, d'autant que l'UMP a rué dans les baskets de Sarkozy pour écarter Borloo et ses ministres d'ouverture.

    Borloo et Morin sont d'origine différente, l'un président du parti radical valoisien et l'autre du nouveau centre ancien UDF comme Bayrou. Après ce remaniement, qui n'en n'est pas un, ils se sont attablés à la table d'un restaurant «Italien peut être que cela leur donnait de l'inspiration», pour essayer de construire un centre influent pour contrer l'état UMP-RPR, mais avec des positions différentes. Hervé Morin ne cache pas son envie de se présenter en 2012, bien qu'il déclare «qu'ils ont décidé de se voir régulièrement pour réaliser un projet commun pour la reconstruction de la famille centriste», avec parait-il en sourdine DSK, Le Canard enchaîné du 17/11/10. Ce qui gène Morin c'est l'appartenance de Borloo et de ses députés au sein de l'UMP, et pour lui, l'union ne peut se faire qu'entre partis indépendants, et la question qui gène pour constituer un centre unifié, est Borloo et ses députés qui doivent quitter l'UMP ! Ce n'est donc pas pour demain que le centre démocrate chrétien fera son unité d'autant plus que Borloo semble avoir été investi par Sarkozy pour lui apporter un soutien politique aux dires de son bras droit l'ancien ministre de la jeunesse Marc-Philippe Daubresse qui l'a ouvertement clamé dans l'émission à vous de juger qui a suivi le show de Sarko sur France 2. C'est avec arrogance dans un sourire moqueur que cet ancien ministre écrase avec ironie ses adversaires à croire que seul il détient la vérité, même si quelques uns de ses arguments sont pertinents son attitude est choquante, on ne peut construire un centre uni avec ce personnage qui en a plein la bouche, il faut aussi savoir se comporter. D'après le Canard enchaîné Borloo se voit dans quatre mois à Matignon, les cantonales risquent d'être douloureuses pour Sarkozy. Autrement exprimé, Borloo se voit à Matignon avec un CDD de treize mois, on peut toujours rêver. Que pense Bayrou l'autre centriste fort d'un récent sondage le plaçant en tête des leaders du centre, 41 % pour lui, 24 % pour Borloo, 9 % pour Morin, et bien pour lui, Borloo et Morin roulent pour Sarkozy, s'ils avaient obtenus ce qu'ils voulaient on aurait pas entendu parler d'eux, on ne peut qu'être de cet avis.

    Alors, un centre uni une chimère, et ce n'est pas avec les partis que nous avons que la France se redressera. On ne peut séparer le désarroi du centre de l'émission à vous de juger qui était programmée après le show de Sarko. J'ai écouté une partie du débat j'ai été déçu par la prestation de la représentante du nouveau parti écologique Cécile Duflot beaucoup de jeunesse mais aussi beaucoup de vent. Quand à Pierre Moscovici, pas à la hauteur devant François Baroin sur de lui. Quand aux réponses de l'opposition, elles condamnent sans développement l'intervention de Nicolas Sarkozy.

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    Sarkozy se convainc lui-même, document Le Monde.fr

    Pour Martine Aubry, «j'ai entendu un président de la République hésitant, je dirais déboussolé qui donne l'impression de ne pas savoir où il va». «J'ai entendu un président qui a l'air de ne pas comprendre le pays, et surtout paraît extrêmement éloigné des difficultés des Français», a-t-elle poursuivi. «Rien ne va. Il l'a dit d'ailleurs lui-même à plusieurs reprises, mais pourtant, il ne change rien». «Dimanche, il a annoncé qu'il gardait le même premier ministre et ce soir qu'il annonce qu'il va continuer la même politique», a poursuivi Mme Aubry. «Nous avons assisté à un essai d'autojustification. «On attendait un cap après ce remaniement, on n'a rien eu», a-t-elle dit, déplorant «le silence absolu» ou «les réponses creuses» sur le chômage, la santé, la sortie de crise.

    Pour Ségolène Royal, «les Français vont avoir de nouvelles raisons d'être en colère et même dégoûtés», a déclaré Ségolène Royal, en estimant que le président s'était montré «inconscient de la gravité de la situation économique, sociale et morale en France». «J'ai trouvé un président affaibli par ses échecs, et enfin, j'ai trouvé un président qui était discrédité par ses mensonges», a-t-elle affirmé. «Le plus gros mensonge, c'est quand il nous dit qu'il n'a pas pris sa décision pour 2012, alors que tous les ministres nous disent le contraire depuis la formation du gouvernement Fillon», a-t-elle déclaré. «En trois ans, Nicolas Sarkozy a fait le contraire de ce qu'il avait promis. Il nous a tout pris, il nous a pris les valeurs de la France, la grandeur de la France qui s'est abaissée sur le plan international, il nous a pris le pouvoir d'achat, il nous a pris notre système de retraite, il nous a pris les services publics», a-t-elle dit.

    Pour François Bayrou, «Nicolas Sarkozy a beaucoup parlé de lui, une forme de justification, et d'autoanalyse», a commenté François Bayrou. Le président de la République «a beaucoup parlé du passé, a beaucoup regardé ce qu'il avait fait depuis des années» mais «il a très peu parlé des Français» et «des difficultés qu'ils rencontrent». «Il n'y pas eu un mot sur l'éducation», «ni sur l'environnement». « Il n'y a pas eu une stratégie crédible pour remettre de la production en France».

    Pour Marine Le Pen vice présidente du Font national, «ce soir le sarkozysme est mort et c'est la grande victoire du chiraquisme. Aucune grande vision, aucune solution, comme si Nicolas Sarkozy était vaincu, en quelque sorte, vaincu parce que soumis à la mondialisation à laquelle il veut adapter la France». «Monsieur Sarkozy a compris que cette arrogance qui était sa marque de fabrique agaçait les Français, alors il nous fait un exercice de modestie imposée en quelque sorte».

    Les Français jugent la prestation de Sarkozy.



    Selon un sondage CSA pour le Parisien aujourd'hui en France, Nicolas Sarkozy aurait été convainquant à 47 % et pas convainquant pour 48 %. Alors qu'après l'intervention de Sarkozy , 62 % le jugeaient peu convainquant contre 33,8 %. Mais le plus surprenant est, d'après ce sondage, que les Français seraient contre la suppression de l'ISF, mais pour les jurys populaires. 53% contre 27 % de l'ensemble des Français approuvent la suppression du bouclier fiscal et ils sont 48% contre 34 % à approuver la création d'un nouvel impôt sur les plus-values et les revenus du patrimoine. En revanche, 56% contre 33 % des Français jugent que la suppression de l'impôt sur la fortune est plutôt une «mauvaise chose».

    Plus inattendu, les Français de droite comme de gauche approuvent massivement la création de jurys populaires pour les tribunaux correctionnels, 68% contre 21 % pour l'ensemble des Français dont 66% des sympathisants de gauche, et la présence de citoyens aux côtés des juges d'application des peines pour les décisions de libération conditionnelle, 66% contre 20 % pour l'ensemble des Français dont 65% des sympathisants de gauche.

    Cela montre le pouvoir de cet homme de manipuler l'opinion qui ne sait pas ce qu'elle fait en approuvant les jurys populaires en correctionnelle, les jugements en correctionnelle sont les applications de la loi qui sont de la compétence de spécialistes, les juges. Sarkozy sait bien ou il faut agir pour faire approuver sa politique, ceux qui souffrent le plus de l'insécurité ce sont les pauvres gens, et il joue sur le facteur de la peur pour instaurer un climat de méfiance permanent qui conduit à cette révolte sécuritaire populiste. Les prisons sont pleines et plus de 55.000 peines ne sont pas appliquées, la politique de la récompense, du chiffre, ne conduit qu'à des déséquilibres en se concentrant que sur le lamba, les petits voyous, mais en négligeant le grand banditisme qui tire les ficelles. De plus, la réduction des effectifs de police conduit à une répression moins efficace, favorisant la politique de mise en place des jurys populaires. La tromperie est évidente.

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