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le fn

  • Le coupable abandon par la droite des classes moyennes et inférieures,

    confirme la crédibilité électorale du FN !

    Support Wikipedia Il y a 66 années lorsque j'ai connu l'usine c'était sous l'occupation Allemande, le parti de la classe ouvrière tant publique que privée était de loin le parti communiste Français. Il représentait plus de 28 % de voix électives, sa domination ouvrière tout d'abord dans le secteur public à la SNCF puis ensuite dans le secteur privé chez Renault par l'action de son syndicat la CGT soutenant les revendications salariales ont permis, à l'ensemble de la classe ouvrière au prix de grèves et de luttes, l'amélioration des conditions sociales des salariés, faisant de lui le premier parti ouvrier en France pendant des décennies. Sa grande figure fut Maurice Thorez secrétaire général puis ministre et vice président du Conseil sous Charles de Gaulle, le parti étant dirigé par le couple Jacques Duclos et Benoit Frachon. A la libération le PCF se réclamait le parti des fusillés annonçant 75.000 fusillés ce qui ne fut jamais vérifié. Mais le PCF était le parti qui revendiquait avoir le plus souffert de l'occupation nazie, et c'était probablement vrai. A la libération de Gaulle réussit à éviter la prise de pouvoir par le PCF qui était implanté dans les organes dirigeants de la résistance, créant des milices patriotiques, pouvant lancer une insurrection populaire, disposant de Comités locaux de libération sur tout le territoire ou les maquis «rouge» avaient un poids considérable face au gouvernement provisoire du général de Gaulle, mais l'insurrection ne démarra pas et le parti resta dans une politique républicaine pour intégrer ensuite des ministres dans les gouvernements suivants avec des socialistes et le MRP formant à eux trois les partis dominants de cette époque.

    Depuis la dissolution de l'Internationale Communiste le parti prit le non de parti communiste Français, mais restait sous directives de Moscou. Cette obédience fut le thème d'une critique continue le qualifiant pendant des décennies de parti Bolchévique. Mais son implantation parmi les ouvriers restait forte c'était sa base électorale. La CGT comptait en 1940 500.000 adhérents, 800.000 en 1946 dont les grandes figures furent Léon Jouhaux et Benoit Frachon. Elle eut pendant l'occupation une action clandestine et participa au Conseil National de la résistance. A la libération de Paris, elle s'installa rue La Fayette et fit paraître son journal la Vie Ouvrière organe de propagande ouvrière qui était sous forme de tract pendant l'occupation, et bien entendu l'Humanité organe central du PCF qui resta longtemps un journal prosoviétique. En 1945 le journal titrait à 400.000 exemplaires pour 46.000 en 2002. En 1994, la mention organe central du PCF devint journal du PCF et en 1999 la mention du lien fut supprimée. Les militants du PCF restent cependant très impliqués dans la diffusion du journal, essentiellement à travers la vente militante de L’Humanité Dimanche.

    Les bouleversements technologiques qui suivirent les années 50 par l'apparition du transistor modifièrent lentement la puissance des ouvriers dans le domaine de la mécanique, ils devinrent des techniciens avec l'amélioration des conditions ouvrières et le parti communiste commença son déclin à partir de 1968. L'apparition des machines transfert, de la robotique et de l'informatique et leurs connexes, le boom de l'automatisation lié au transistor en quelque sorte modifia le rapport de l'ouvrier à la machine, vidant les usines de leurs ouvriers, portèrent un coup terrible à cette masse de travailleurs qui, au cours du temps vit ses effectifs diminuer. L'évolution mondiale des marchés contraignant les entreprises à cette automatisation afin de réduire leurs effectifs pour des coûts de main d'œuvre compétitifs afin de subsister. Ce fut l'agonie de cette classe ouvrière par la disparition de grandes entreprises de mécanique industrielle qui avaient fait sa gloire et par celle progressive de domaines industriels, comme la moto, les machines outils, l'horlogerie, la photographie, l'informatique du consommateur par manque de dynamisme industriel et d'investissement des entreprises, préférant le profit immédiat par la bourse ou par la sous traitance extérieure.

    L'influence du PCF ne fut donc plus ce qu'elle fut ne recueillant que 3,7 % de voix en 2002 pour Robert Hue son secrétaire général soit un recul de 5 points par rapport à 1995, ce fut le début du grand déclin du PCF. A l'élection présidentielle de 2007 Marie-Georges Buffet n'obtient que 1,93 % des suffrages contraignant PCF à une politique à la carte fonction de ses bastions en banlieue parisienne ou sa représentation reste encore forte, et à des alliances locales et nationales. Ce séisme national orienta le PCF à former avec Jean-Luc Mélenchon dissident du PS le Front de gauche pour les élections présidentielles de 2012.

    Le parti communiste n'existe donc plus en tant que force politique nationale. La modernisation du monde ouvrier, la mondialisation des marchés, l'Europe ont  tué ce parti de la classe ouvrière, l'Union Soviétique avec ses satellites n'existant plus pour soutenir une politique prolétarienne aussi inquiétante que celle représentée par les partis xénophobes qui se développent en Europe par suite des flux migratoires des populations d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient.

    La place laissée libre par les communistes dans le monde ouvrier s'est donc vue remplacée au cours du temps par le Front national parti originairement soutenu des commerçants xénophobes qui ne voyaient pas plus loin que bout de leur nez, des catégories plus instruites dans les domaines bancaire, de la justice, les industriels, les gros commerçants, les professions libérales, et une forte implantation rurale qui voyaient exaspérés l'arrivée de la gauche socialo-communiste au pouvoir. Petit à petit la propagande Frontiste fit son œuvre parmi des jeunes communistes exaspérés que les partis de gouvernement de droite n'apportaient pas de solution à leurs difficultés, associant aussi ceux de gauche sans distinction de durée gouvernementale.

    Le FN serait donc devenu le parti des ouvriers, c'est totalement inexact c'est le parti de ceux qui sont contre les partis de gouvernement qui ont monopolisé la politique Française sans apporter à leurs yeux de solution nationale à la France. La poussée du FN tient essentiellement à cela par ce qu'il n'a jamais eu de responsabilités gouvernementales étant mis par la droite classique dans une position de parti interdit, non républicain pour la gauche, lui permettant ainsi de tout critiquer sans qu'il soit confronté aux réalités.

    Sa mise permanente en parti à rejeter cultiva son implantation alors qu'il eu mérité comme d'autres une représentation législative qui lui est interdite par la forme de la Constitution concoctée par la droite pour s'assurer le pouvoir pendant des décennies, mais souhaitant bénéficier des voix frontistes. La gauche de Mitterrand avait introduit une part de proportionnelle à un tour dans les élections législatives en mars 1986, et le FN avait obtenu 35 sièges faisant ainsi son entrée à l'Assemblée nationale. L'arrivée de Jacques Chirac comme premier ministre en 1986 par la victoire de la droite signant la première cohabitation réintroduit les élections législatives à deux tours qui voient ainsi la représentation nationale du FN amoindrie pour ne représenter que 5,3 % des électeurs en mars 1993 au second tour.

    C'est le paradoxe de FN combattant une gauche démocratique et soutenant une droite sectaire !

    Son langage xénophobe dans les banlieues à fort taux d'immigrants, et le comportement islamique de ceux-ci refusant leur intégration dans le respect des lois républicaines font le nid du Front national. A cela vient s'ajouter la politique xénophobe de la droite classique qui, perdant les soutiens du FN essaye, par cette politique, d'inverser la tendance donnant ainsi une crédibilité au front National. L'abandon par la droite de la classe moyenne et des milieux défavorisés au profit d'une politique orientée vers la classe aisée génératrice d'une grande injustice, a fini de convaincre ces populations que le FN était le parti que l'on avait pas essayé et qu'il fallait lui donner sa chance, poussant ainsi ces populations vers lui. La droite, parti de gouvernement qui avait obtenue leur confiance, ne fit que les rendre plus misérables. La montée du FN ne profite donc pas à la gauche, ces classes ouvrières ne lui reconnaissent plus son rôle de parti des pauvres gens et ils les associent à l'échec de la droite. Les socialistes composante principale de la gauche ne récoltent pas de l'échec de Sarkozy ce qu'ils pouvaient prétendre.

    La situation politique devient extrêmement confuse pour l'élection présidentielle sachant qu'il est peu probable que les Frontistes qui s'étaient portés sur Sarkozy en 2007 lui apportent de nouveau leurs suffrages, la donne a changé le FN devient un grand parti qui veut sa représentation au même titre que les autres. Nous allons donc vers une nouvelle recomposition du paysage politique Français qui comprendra deux partis d'importance égale à droite mais de doctrine différente. D'un coté le FN avec des UMP xénophobes proches et de l'autre, la droite plus traditionnelle regroupant avec les UMP les centristes jusqu'à François Bayrou. La gauche restant dominée par les socialistes mais non assurée d'une victoire présidentielle comme les sondages le prévoient.

    Marine Le Pen un panaché de gauche sociale et de droite nationaliste.

    NOVOPRESSE|FRANCE titre «Révolution économique au FN: Marine Le Pen est-elle de gauche ?»

    De la fin de l'extême droite historique de Laurent Bonzon dans Slate.fr conseillé de Marine Le Pen on tire «vous serez surpris des futures inflexions du parti», les économistes le sont déjà. Il écrit qu'en matière économique, «Marine Le Pen reprend des thèmes de gauche, voire d’extrême gauche», «Sur la fiscalité, les mesures qu’elle prône se rapprochent de celles défendues par Thomas Piketty dans son livre. Piketty, conseiller économique de Ségolène Royal en 2007 ! Idem pour la ré-industrialisation qu’elle appelle. Ça fait penser au parti communiste, au parti de gauche. Ce n’est plus du tout un programme d’extrême droite».

    «Socialement je suis de gauche, économiquement de droite et, nationalement, je suis de France», avait déclaré Jean-Marie Le Pen en avril 2002.

    Marine Le Pen prônerait un «État fort», non seulement sur le plan institutionnel mais aussi dans le domaine économique, n’hésitant pas à regretter que, lors de la crise financière, les banques n’aient pas été nationalisées et tempêtant pour que l’État retrouve, en matière économique, un «rôle stratégique».

    Le maintien des 35 heures et de l'âge de la retraite serait dans l'air. Sur l'ISF réforme injuste et inappropriée. Et puis,

    «En pleine crise économique et sociale, quand les inégalités progressent, quand la dette et les déficits explosent, est-ce vraiment le moment de chercher par tous les moyens à faire un tel cadeau aux plus riches ? Certainement pas». Et puis, «le report de l’âge de la retraite à 62 ans, réforme elle aussi «injuste et inefficace» selon elle, en affichant sa préférence pour une retraite «à la carte avec un taux plein au bout de 40 annuités».

    Voici des positions de gauche qui mêlées à une gestion de droite nationaliste sont parfaitement dans celles du fascisme de Mussolini et du national socialisme d'Hitler. L'action sociale sur la classe ouvrière le vecteur de leur politique dont on sait ce qu'elle fut !

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