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lagarde christine

  • Christine Lagarde que vaut-elle,

    en terme d'économie, outre le fait qu'elle soit de droite ?


    Support WikipediaVoir aussi Christine Lagarde directrice générale du FMI. Élégante, connaissant les grands de ce monde, avocate, la femme la plus puissante du monde pour le magazine Forbes, meilleur ministre des finances de la zone Euro par le Financial Times, de quoi faire rougir, que des appréciations portées par des  organismes de droite, comme s'ils n'y avaient qu'eux qui étaient capables de juger la valeur d'une personne ? La gauche dans ce domaine est inexistante, elle s'est fait prendre ce créneaux de la communication internationale imposant ainsi son jugement mais aussi montrant que seule la droite est capable de gérer le monde. Une vraie lacune pour la gauche qui clame la démondialisation et qui est incapable de s'imposer sur les places mondiales pour modifier l'évolution anarchique du libéralisme. Ce n'est pas en criant démondialisation qu'elle va se faire alors que les principaux postes qui la gouvernent sont toujours occupés par des personnes de droite. Brillamment élue au FMI en remplacement de DSK, avec un salaire de 31.700 $/mois sans taxe soit 551.700 $ an qui est supérieur de 11,1 % à celui de DSK et 83.760 $ an pour frais de représentation. Élection saluée par l'Union européenne, même par la Chine, portée par les États-Unis, la question qui se pose, aurait-elle été de gauche, mais vraiment à gauche, pas comme DSK que Sarkozy souhaitait éloigner tout en le compromettant à gauche, aurait-elle été portée et élue aussi aisément ? Pour répondre à cette question, il faut se rapprocher de la définition du FMI :

    «Le FMI a pour buts de promouvoir l'expansion harmonieuse du commerce mondial, de la stabilité des échanges, de décourager le recours aux dépréciation conjoncturelles, et de faciliter la résolution ordonnée des problèmes de balance des paiements». C'est tout à fait une activité financière qui est celle d'une banque voir aussi ici.

    Il faut donc une expérience bancaire, financière au niveau mondial, une forte connaissance en économie, d'ailleurs n'a-t-il pas été créé par deux éminents  économistes de l'après guerre Harry Dexter White, économiste au Département du trésor des États-Unis, et John Maynard Keynes, économiste britannique. Avec de tels créateurs une personnalité de gauche qui verrait une économie mondiale essentiellement orientée vers les pays pauvres sans buts de profits ne peut être directeur général du FMI.

    Pour répondre à la question que vaut Christine Lagarde en terme d'économie, il faudrait déjà connaître ce qu'elle a fait en tant que ministre de l’Économie des Finances et de l'Emploi, quand on sait que ce ministère est lié à celui du budget et que celui du budget est gouverné par la politique du président qui fixe les orientations budgétaires. Pour ce qui est des finances, le résultat est très mauvais quand on se rapporte à notre endettement et à notre déficit. Notre dette publique atteint en 2010 82,3 % du PIB pour une valeur absolue de 1591,2 milliards d'euros pour être à la fin du premier trimestre 2011 à 1646,1 milliards d'euros et 84,5 % du PIB. Pour rappeler, les conditions d'endettement au sens de Maastricht le déficit ne devrait pas dépasser 3 % du PIB et une dette publique de 60 % du PIB. Le récent rapport de la Cour des Comptes annonce que la dette publique pourrait atteindre en 2012 90 % du PIB seuil au delà duquel la croissance ne servirait qu'au remboursement de la dette, elle serait de 100 % 2016 et de 110 % du PIB en 2020. Si l'on regarde son évolution on s'aperçoit que sous la mandature de Sarkozy de 2007 à aujourd'hui, la pente de son évolution est la plus forte de celle des années précédentes, source Wikipédia.

    Le crash financier de la banque Lehman Brothers qui a provoqué l'effondrement financier mondial en 2008 n'a pas affecté notre dette autant que la politique précédente puisque la pente de la courbe se trouve être moins raide. L'excuse de notre déficit attribué à ce crash financier est la pire des tromperies. La pente subi une inflexion début 2009. On voit en outre que depuis 2002 date d'arrivée d'un gouvernement de droite avec Chirac et ensuite avec Sarkozy, que son évolution est nettement plus accentuée qu'avant, conséquence des réductions d'impôts pour les classes supérieures malgré les réductions drastiques des effectifs administratifs. Elle passe de 2002 à 2011 de 900 milliards d'euros à 1646,1 pour aujourd'hui. Chirac et Sarkozy son ministre de l'économie et actuellement président avec Christine Lagarde n'ont pas lieu d'être fiers. Mais dans tout cela, qu'a fait Christine Lagarde ? Rien que l'on puisse lui rende hommage sur les comptes de la Nation. Si l'on considère que nous entrons en période électorale, il faut s'attendre à un relâchement de la rigueur non seulement par des actions sociales, il faut bien donner un peu aux oubliés si l'on veut être élu, mais aussi par l'incertitude d'une réélection qui fait que le gouvernement baisse les bras laissant filer la dette. Dans l'hypothèse ou Sarkozy serait ou ne serait pas réélu bonjour les dégâts. Dans tous les cas c'est nous qui serions les plus à plaindre avec dans le cas de Sarkozy un plan encore plus drastique, et dans le cas d'un socialiste un maintien des prélèvements et des effectifs administratifs mais une augmentation des impôts pour les classes supérieures, il faudra bien trouver l'argent quelque part.

    Revenons à Christine Lagarde, dans la lettre de mission que lui a adressée le 11 juillet Nicolas Sarkozy, il est écrit, «de mettre en place les réformes économiques entre autre de rendre le travail payant». Et elle déclare en juillet 2007,

    «que de détours pour dire une chose au fond si simple : il faut que le travail paye. Mais c’est une vieille habitude nationale : la France est un pays qui pense. Il n’y a guère une idéologie dont nous n’avons fait la théorie. Nous possédons dans nos bibliothèques de quoi discuter pour les siècles à venir. C’est pourquoi j’aimerais vous dire : assez pensé maintenant. Retroussons nos manches». Ce n'est pas sérieux d'entendre cela quand on a travaillé comme moi 45 années et que je ne penserais peu ou pas. De plus il n'y a aujourd'hui pas de travail pour tous ? Une réflexion en dehors des réalités qui prend les Français pour des imbéciles.

    - Assemblée nationale, le 10 juillet 2007.

    A son actif, elle a fait voter deux lois majeures la loi TEPA et celle de la fusion de l'ANPE, et de l'UNEDIC on sait ce qu'elles ont apportées en termes d'emplois !

    Si l'on se rapporte au chômage en France et DOM, selon l'INSEE, il est au sens du BIT, qui définit les critères du Bureau International du Travail, c'est à dire,

    • ne pas avoir travaillé ne serait-ce qu'une heure au cours de la semaine précédente,
    • être  disponible pour un emploi,
    • et en chercher un,

    en moyenne de 9,7 % de la population active comme le représente le graphique ci dessous. Attention, la définition du BIT est très restrictive par ce qu'elle retient un critère d'emploi très minimal, et peu représentatif de l'emploi réel, avoir travaillé ne serait-ce qu'une heure au cours de la semaine précédente. En outre, entre l'emploi et le chômage la frontière est floue, puisqu'il existe un état de chômage emploi permanent de petites périodes voire de quelques heures ou jours répétitifs pouvant s'étendre pendant de longs mois, voire d'années. C'est pourquoi, la notion d'emploi «inadéquat» représente cette situation précaire du chômeur insatisfait des emplois qui lui sont accessibles.

    En France métropolitaine, 3,4 millions de personnes ne travaillent pas mais souhaiteraient travailler, qu'elles soient ou non disponibles dans deux semaines pour travailler.

    Ce graphique est riche d'enseignements, il montre qu'a partir de 2008 avant le crash financier qui a démarré en fin d'année, le chômage était déjà à la hausse avec une forte pente. Et fin 2008 on voit très bien que la pente de la courbe devient très forte faisant sur 2 mois, un bond de 8,1 à 9 %, les entreprises ont licenciés en masse, cela signifie que pour qu'elles subsistent il leur a fallu réduire leurs effectifs, confirmant ainsi que ce sont bien les salariés qui ont payé la crise financière pour sauver les entreprises. Le tableau du chômage de 1975 à fin 2009 suivant est également riche d'enseignements.

    Que dit ce tableau, de 1995 date ou Chirac succède à Mitterrand et ou Jospin  devient premier ministre de 1997 à 2002 de cette cohabitation de droite, on voit que le chômage commence à baisser en accord avec une amélioration de notre déficit puisqu'il passe de 60 % du PIB à 57 %. En 2002 le taux de chômage est de 7,9 %. En 2005 Chirac est réélu, Raffarin est premier ministre jusqu'au 31 mai 2005 puis vient Dominique de Villepin jusqu'au 15 mai 2007. Pendant toute cette période le chômage reste stable puis baisse profitant de la bonne gestion du gouvernement Jospin ce qui correspond à une stagnation du déficit du PIB, les résultats s'expriment toujours avec retard. Arrive Sarkozy, avec Christine Lagarde, et le chômage repart à la hausse en même temps que tous les mauvais paramètres économiques, exportation....etc.....

    Alors, bonne gestion de Madame Christine Lagarde non !  C'est catastrophique, si j'avais eu un tel bilan lors de mon activité industrielle mon patron m'aurait mis à la porte. Cela prouve que ces nominations aux postes importants n'ont rien à voir avec la compétence mais seulement avec la connivence. En fait, que préconisent ces directeurs, rien d'autre que de faire des économies lorsque la situation d'un pays va mal, c'est le bon sens d'une gestion simple, que tout le monde sérieux sait faire, de réduire les dépenses au détriment des avantages sociaux portant sur le plus grand nombre et conduisant ainsi à accroître la pauvreté de ceux qui sont les plus vulnérables.

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