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la reconquête

  • Une belle occasion de manquée,

    Nicolas Sarkozy accentue sa politique vers....

     

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    Ouest France.fr 25/03/10

    Une belle occasion de manquée d'infléchir sa politique vers ceux qui ont exprimé par leur vote du 24 mars une désapprobation de la politique conduite qui met à mal, et on ne peut le nier, bons nombre de Français bien que dans ce vote, tous n'exprimaient pas la même chose. Il y avait des incompatibilités, entre les médecins libéraux, les agriculteurs, les avocats, les fonctionnaires, et le peuple d'en bas, et puis, il faut le reconnaître un fort taux d'abstention. Tout cela ne fait pas une politique, mais montre néanmoins une rébellion générale à la politique suivie. Mais plus que tout, c'est la séparation de l'extrême droite du vote UMP qui lui fait le plus de mal, et là, les choses sont graves pour le président, il risque lors de la prochaine présidentielle de la perdre que ce soit d'ailleurs lui ou un autre.

    L'image ci-dessus traduit bien cette orientation vers l'extrême droite. On le sentait déjà à la cérémonie des obsèques nationales à Melun du brigadier Jean-Serge Nérin tué par un commando de l'ETA à Dammary-les-Lys.


    La question, est pourquoi un tel faste, il ne change rien à la douleur de la famille et des Français ? Mais, ce crime n'a rien à voir avec la délinquance il a à voir avec une organisation terroriste qui existe depuis des dizaines années. Alors, l'occasion était belle après cette défaite historique aux régionales de montrer la volonté présidentielle d'éradiquer la violence et la délinquance, nous n'en doutons pas, mais dans ces conditions on ne supprime pas des forces de police, d'ailleurs n'avons nous pas vu des policiers tourner le dos au président lors de son allocution !

    Nicolas Sarkozy s'est exprimé le 24 mars après le conseil des ministres sur les élections pour nous annoncer qu'il avait attendu le message des Français, nous n'en doutons pas, et il comprend notre impatience mais sur quoi ? Ce qui est somme toute réconfortant c'est qu'il donne ainsi une dimension nationale à ces élections alors que les arguments des personnalités UMP le soir des résultats étaient plutôt élections régionales conséquences régionales, décidemment quelque chose s'est passé.

    Nicolas Sarkozy à la reconquête de l'électorat perdu

    LEMONDE.FR | 24.03.10

    «Vous avez exprimé ce que vous ressentiez dans le contexte de la crise économique, financière et agricole, qui rend si dure la vie quotidienne de tant d'entre vous, mon devoir est de l'entendre», bien mais aussi de le comprendre. Rappelant qu'il a été élu pour sortir le pays de l'immobilisme, «Ces réformes ont pu bousculer bien des habitudes, faire naître des inquiétudes et des angoisses», pas du tout. Notre président n'a pas tout compris, ce n'est pas les réformes que nous condamnons mais leur injustice car dogmatiques qui privent l'État d'argent qui aurait permis de faire face à cette crise sans accroître notre déficit et notre dette.

    Cette crise aurait masqué le bienfait des réformes difficile à croire, nous avions déjà un pouvoir d'achat en berne, les heures supplémentaires défiscalisées de la loi Tepa, travail, emploi, pouvoir d'achat, qui mettaient à mal notre sécurité sociale par l'allègement des cotisations sociales salariés et employeurs, mais aussi privaient l'État de revenus fiscaux. Par ailleurs ce n'est pas une loi qui crée de l'emploi mais des commandes, c'est à dire l'augmentation de la demande par la croissance. Or cette loi, outre ce qui vient d'être écrit ne réduit pas le chômage qu'il convient de financer, c'est donc tout le contraire d'une bonne loi. Elle à la vertu d'être libérale et forcement dogmatique.

    Le président continuera les réformes, «pas de changement de cap», «rien ne serait pire», «arrêter maintenant serait ruiner les efforts accomplis pour les deux années à venir» alors il énumère l'emploi, la recherche, l'innovation, l'université, l'agriculture, la sécurité. Et il donne, vu la grogne, de la majorité de ses députés, une ouverture sur la taxe carbone en la subordonnant à une application Européenne. C'est la seule ouverture, imposée, par ce qu'elle affaiblissait, par la taxe, la trésorerie des entreprises, tout en permettant au gouvernement de sortir du piège qu'il s'était fait, mais aussi de ne pas créer un impôt supplémentaire aux Français qui n'en n'ont pas besoin. La première qui a montré son abération fut Ségolène Royal, il faut lui rendre son bien,  la trouvant fondamentalement injuste, préservant les gros pollueurs, et par ce qu'elle taxait ceux qui ne pouvaient faire autrement n'ayant pas d'autres moyens de transport que de se déplacer en voiture. Avec cet impôt politique Nicolas Sarkozy s'appropriait, en plus, un souhait des écologistes pour raison électorale ce qui n'a pas fonctionné. La gauche, pour la même raison politique, souhaitait cette taxe faisant fi de son injustice.

    Quand à l'emploi, on ne voit pas comment il pourrait reprendre les entreprises ont dégraissé leurs effectifs des salariés qu'ils ne souhaitaient pas, et ceux qui seraient embauchés, s'ils le sont et si travail reprend, le seront qu'en CDD, c'est à dire en travail précaire payé au minimum, à condition que les entreprises ne se jettent sur les heures supplémentaires défiscalisées. Pour l'agriculture on ne voit pas en quoi les réformes pourraient améliorer la condition des agriculteurs, cette condition dépend essentiellement de l'Europe, c'est à dire de la liberté d'acheter ailleurs à des coûts moindres. C'est le même problème que pour l'industrie soumise aux délocalisations. Quand à la sécurité la réduction des effectifs ne peut qu'accroître l'insécurité, ce que tout le monde peut comprendre, et ce n'est pas les systèmes vidéos dans les rues, mêmes s'ils sont une aide, qui remplaceront la police. Il ne se passe pas une seule journée que la sécurité n'ait été une priorité du gouvernement, chaque année sont supprimés 3.000 emplois policiers et gendarmes. Quand à l'immigration elle n'aurait pas été un seul instant à, l'ordre du jour dans les faits, Marianne 2 .

    L'ouverture à gauche tant décriée par sa majorité «Je me suis engagé à ce que tous les leviers de l'État ne soient pas confisqués par un seul parti. C'est ma responsabilité de veiller à la pluralité des opinions». C'est bien mais dans les faits elle n'apporte rien quand à la politique menée qui dépend de lui même. Pour les retraites, il ne passera pas en force, bien, mais que peut-il accorder aux longues carrières, à la pénibilité du travail, attendons.

    Deux points qui font de l'effet à l'électorat de droite, c'est la revendication des médecins libéraux et la burqa. Les médecins libéraux réclament depuis longtemps pour les généralistes que la consultation à 22 € passe à 23 €. Une concertation est envisagée, mais il ne fait aucun doute qu'ils auront gain de cause sur le dos des assurés sociaux moyennant quelques recommandations comme pour la TVA réduite. Quand à la burqa, contraire à la dignité de la femme, c'est la revendication de Jean-François Copé faire une loi comme si c'était l'expression de vote des Français.

    La grogne des sympathisants UMP et des élus ont eu raison de la politique menée les réactions ont été violentes. C’est l’ancien premier Ministre, Jean-Pierre Raffarin qui a «ouvert le feu» dès les résultats connus évoquant un «Printemps à l’envers». Le sénateur en tire plusieurs réflexions, pointant le rythme des réformes, «Moins de réformes et plus de changements» tel est, pour moi, la demande principale des électeurs. Les résultats des réformes ne sont pas perçus alors que le rythme des réformes génère une certaine anxiété» …mais aussi l’ouverture, «le Président a raison de dire que l’ouverture a une vocation apaisante. Mais tout est question de mesure… même l’ouverture» …ou encore la dispersion du président de la République, «Le Président de la République est l’homme en charge de l’essentiel» disait le Général de Gaulle, c’est de lui que doivent, maintenant, venir les initiatives nécessaires à la réussite de son quinquennat, pour la France et les Français. Pour se refaire, l’ancien premier Ministre appelle l’UMP à bâtir un nouveau projet «plus démocratique, davantage pluraliste, plus libre vis à vis du gouvernement. Le redressement des finances publiques est aussi une condition du retour de la confiance» tiré de Marianne 2.

    La turbulence crée par ses élections n'a pas fini d'ébranler l'UMP qui voit en François Fillon le successeur à Sarkozy, ce qu'il ne peut accepter, lui interdisant l'interview au journal de 20 heures sur TF1 le 24 mars, il n'y en qu'un qui parle lui aurait-il déclaré.

    L'allocution du président de la république.

     

    Evénement - Discours de Nicolas Sarkozy
    envoyé par publicsenat. - L'actualité du moment en vidéo.

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