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législatives 2012

  • Le changement c'est maintenant,

    31 ans après 1981.

    François Hollande dépasse François Mitterrand, et le PS dépasse celui de 1981.

    Support Wikipedia C'est une grande satisfaction pour François Hollande, voire un plébiscite qui le lie pour cinq ans avec une majorité à sa dévotion. Mais c'est aussi la cohérence de l'élection présidentielle, il fallait donner une majorité à François Hollande. Personne n'aurait comprit que, quelques semaines après l'avoir élu, les Français puissent faire un vote opposé à celui du 06 mai. L'époque des élections de 1981 et de 1988 ou la cohabitation était possible est révolue. Le tissu politique s'est complètement modifié, le Front national n'était que naissant, alors que maintenant il fait plus de 16 % du corps électoral. C'est la politique de la droite parlementaire qui a profondément modifié l'électorat, indépendamment de son échec politique et des injustices qu'elle a développées. Sa droitisation à l'extrême n'a fait que rendre fréquentable le FN qui obtient ainsi deux sièges à l'Assemblée nationale. Mais plus que ça, c'est la fuite de l'électorat centriste qui est complètement avalé par l'UMP. La politique développée par Sarkozy est un échec cuisant, et les principaux ténors de cette aventure ont été battus ou sont passés de justesse, la période de Sarkozy sera vite tournée si la droite parlementaire veut retrouver une cohérence.

    Sarkozy a tout perdu, les municipales, les régionales et de grandes villes sauf Marseille, le Sénat, la présidence et maintenant les législatives, du jamais vu en France. Quel échec ! Mais, il n'est pas le seul responsable, il faut lui associer l'incompétence de ceux qui l'ont soutenus espérant je ne sais quel miracle. Les Français ont souffert sous sa présidence, non pas à cause de la crise, qui est la conséquence de la politique des banques dont les dirigeants sont tous à droite, ce qu'il ne faut pas oublier, mais de l'injustice qu'il n'a cessé de faire. Les Français savent bien qu'il faut faire des sacrifices, mais, ils veulent qu'ils soient équitablement répartis dans la justice. Les fortunes accaparées par les grands patrons de CAC 40 et les appointements des responsables des grands groupes publics, les cadeaux faits à une classe aisée sont une honte aux yeux de nombreux Français qui ne peuvent même pas se loger et qui ont un salaire de misère tout en travaillant. La France a besoin de souffler, elle s'est donc libérée de cette chape écrasante. Sarkozy n'a rien comprit se glorifiant par sa prétention, il a cru qu'il écraserait François Hollande, se croyant invulnérable. Il a parlé aux Français d'une façon inadmissible considérant que ceux qui ne sont pas dans sa politique sont méprisables. Il restera attaché à une période sombre de notre histoire. Il voulait faire de la France un clone des États-Unis. Son duo avec Angela Merkel fut catastrophique, se glorifiant à chacune de ses conférences de presse des avancements de sa politique malgré l'état dans lequel l'Europe se trouve, les peuples du Sud n'en peuvent plus de cette austérité pour laquelle ils ne sont pas responsables.

    François Hollande à tout en main avec 314 députés PS et alliés, il a l'obligation de réussir, il n'a pas le droit d'échouer. Il n'aura aucune excuse. Le problème du PS est qu'il ne confirme jamais. Il est capable de grandes victoires mais pas de continuité électorale. S'il fait sa politique dans la simplicité en équilibrant les sacrifices il sera comprit. On entend la droite clamer que maintenant la note sera la douloureuse, elle n'a pas encore comprit que c'est une autre politique qui sera mise en place, et qu'il lui serait judicieux d'attendre avant de condamner. 341 députés de gauche c'est aussi sa victoire sur la droite parlementaire qui n'obtient que 229 sièges sur un total de 233. La bi-poliralisation de l'électorat est confirmée. EELV obtient 17 députés, il multiplie par plus de 4 sa précédente députation, et il peut former un groupe tandis que le Front de gauche n'obtient que 10 députés.

    C'est la grande défaite des communistes dont la responsabilité en incombe à Jean-Luc Mélenchon. Il a cru qu'il pouvait bousculer l'électorat ouvrier et en récolter les fruits. Il s'est lamentablement fourvoyé, il y a longtemps que les communistes ne sont plus appréciés dans ce milieu. De cette aventure seuls restent 9 communistes et un élu du Parti de gauche. Le groupe comptait 16 élus communistes et apparentés et 3 élus du Parti de gauche.

    Les écologistes peuvent être satisfaits, leur alliance avec le PS, et très critiquée à droite ainsi que par François Hollande, qui n'a pas digéré qu'elle lui soit imposée, se trouve finalement avoir été une bonne chose, le PS n'en a pas subit les conséquences. Toutefois avec un PS majoritaire leur poids est quasi nul. Les attaques de la droite sur la contrainte écologique que subirait François Hollande concernant l'abandon du nucléaire par la fermeture de centrales, s'est avérée comme d'habitude une manœuvre honteuse. Cécile Dufflot élue députée de Paris laissera son siège à sa suppléante Daniele Hoffman- Rispal, PS.

    Document l'Express.fr.

    Le gouvernement de transition a tout lieu d'être satisfait, l'ensemble des ministres qui se sont présentés à la députation ont été élus. Le cas emblématique fut à Marseille ou Marie-Arlette Carlotti dans la 5ème circonscription bat l'indéboulonnable UMP Renaud Muselier avec 51,8 % des voix. Cette victoire peut avoir des suites sur la mairie aux prochaines municipales. Mais il faut également citer la performance de Aurélie Filippetti en Moselle qui avec 59 % des voix l'emporte sur l'UMP 40, 96 %.

    A Paris la majorité reste au PS. 10 députés PS sont élus, 6 députés UMP, et deux écologistes dont Cécile Duflot.

    Chez les Français de l'étranger, bien que le découpage soit favorable à la droite, la gauche l'emporte. Huit députés sont élus, dont un écologiste, contre trois seulement pour l'UMP. L'UMP espérait gagner cinq circonscriptions. Les anciens ministres Frédéric Lefebvre et Marie-Anne Montchamp échouent, contrairement à Thierry Mariani, qui remporte la 11ème circonscription, qui regroupe l'Asie et l'Océanie.

    La grande perdante à droite est la droite populaire, elle paye un lourd tribut à sa politique. Sur 43 députés seuls 19 ont été réélus. Quelques grandes figures Lionnel Luca et Jacques Myard ont été confortablement élus, respectivement dans les Alpes-Maritimes et les Yvelines. L'ancien ministre Thierry Mariani a également été réélu, mais en changeant de circonscription, et le maire d'extrême droite d'Orange, Jacques Bompard. Eric Raoult également maire du Raincy une figure emblématique de cette droite a été battu par Pascal Popelin PS avec 54, 1% des voix.

    Le FN n'aura finalement que deux élus depuis 1986 ou François Mitterrand introduisit une part de proportionnelle dans ses 110 propositions. Le 16 mars 1986, 35 députés de Front national furent élus. Marion Maréchal-Le Pen, jeune élue à Carpentras à 22 ans. Elle est la benjamine de l'Assemblée. L'avocat Gilbert Collard passant de gauche à l'extrême droite devenant un soutien à Marine Le Pen, est élu dans le Gard.

    Les grands battus sont Ségolène Royal, Jack Lang, François Bayrou, Marine Le Pen, Nadine Morano, Claude Guéant.

    Ségolène Royal est nettement battue à la Rochelle. Elle ne fait même pas le plein des électeurs socialistes. C'est le dissident socialiste de la 1ère circonscription de Charente Maritime Olivier Falorni qui l'emporte avec 62,97% des suffrages. Appliquant le non cumul des mandats et laissant son siège de députée, elle aurait pu demander sa circonscription des Deux-Sèvres à Delphine Batho qui a été brillamment élue. Pour Ségolène «le résultat de ce soir est le résultat d'une trahison politique», Olivier Falorni est «un député de droite». Ségolène paie son parachutage contre le vote des militants socialistes de la Rochelle. «Je n’ai pas gagné cette élection mais je garde intacte ma volonté de servir ce territoire. Je suis animée passionnément par l’amour de la France et le bien-être des Français. Je continuerai à peser sur les choix et sur la politique nationale que mènent Jean-Marc Ayrault et le président de la République».

    Jack Lang est un parachuté dans les Vosges, député sortant du Pas de Calais. Il n'a recueilli que 49,12 % des suffrages face au député UMP sortant, Gérard Cherpion. Que dire de Jack Lang d'autre qu'il a fait son temps, qu'il a copiné avec Sarkozy ce qui finalement ne lui a pas porté chance, se trouvant rejeté dans sa circonscription du Pas de Calais.

    François Bayrou, paie ses voltes face politique emportant avec lui le Modem. Pris en tenailles entre le PS et l'UMP, il n'avait aucune chance. La sincérité de sa conviction contre l'engagement à l'extrême droite de Sarkozy, l'a condamné. Nathalie Chabanne, PS, une inconnue jusqu'à ces dernières semaines, a été largement élue députée, avec 42,78 % des voix. M. Bayrou n'obtient que 30,17 % des suffrages. A la troisième place, Éric Saubatte, UMP, obtient 27,04 % des voix. Sa déclaration le soir de cette élection montre qu'il va prendre du recul, «Ce choix va bien sûr m'entraîner à changer la forme de mon engagement, à prendre le recul qui s'impose quand on n'a pas réussi, au moins momentanément, à convaincre les siens».

    Marine Le Pen se croyait déjà élue à Hénin-Beaumont, sa surprise fut grande. Elle n'a pas digéré de perdre pour une centaines de voix. Elle recueille que 49,9 % des suffrages, 194 voix de moins que le socialiste Philippe Kemel. Le front républicain fut le grand vainqueur, puisque de 23, 5 % au premier tour, Philippe Kemel l'emporte au second avec 50,1 % des voix.

    Nadine Morano paie son engagement effronté et trop droitier. Battue dans la 5e circonscription de Meurthe-et-Moselle. Elle obtient 44,33 % des suffrages alors que le candidat PS, Dominique Potier, en recueille 55,67 %.

    Claude Guéant ancien ministre de l'intérieur obtient 38,41 % des voix, M. Solère 39,35 %, et la candidate PS, Martine Even, 22,94 %.

    Ce que l'on peut dire c'est que cette législative a boosté un renouvellement de jeunesse dans cette Assemblée. 155 femmes siégeront un record, pour 422 hommes, la parité n'est pas encore obtenue, mais elle avance. Le point noir est la participation qui n'est que de 55,41 % . 43.234.000 inscrits, 23.957.594 votants, exprimés 23.023.193, blancs ou nuls 928.411.

       

  • Législatives 2012, le PS vers une majorité absolue entre 293 et 323 sièges ?

    Deux grands perdants, le devoir civique et Mélenchon.

    Abstentions 42,77 %

    Mélenchon 21,48 % des voix derrière Phlippe Kemel 23,5 % et Marine Le Pen 42,36 %.

    Mais aussi deux en grande difficulté, Ségolène Royal et François Bayrou.

    Support Wikipedia Ce ne sera pas une vague rose comme le clament les responsables UMP, mais François Hollande a-t-il besoin d'une vague rose pour applique sa politique, non ! Seule la majorité absolue plus une voix lui suffit. Que la droite se console ainsi, c'est de bonne guerre, mais Sarkozy aura tout perdu municipales, régionales, le Sénat, la présidentielle et les législatives, et si le PS obtient la majorité absolue ce sera un triomphe qui n'a jamais été obtenu, mais rien n'est encore fait !

    Pour Jean-Luc Mélenchon le tribun qui a boosté la pub de Marine Le Pen qui n'en demandait pas tant, c'est une seconde claque après la première de la présidentielle. Perdre n'est pas déshonorant c'est la démocratie, c'est le jeu, et comme il le dit le plus dur est de l'accepter. Il n'a pas réussi à mobiliser l'électorat populaire, il n'est pas crédible dans ses propos. Il ne suffit plus de clamer des orientations communistes pour mobiliser cette partie de la population, qui les a rejetées depuis des années. C'était donc de sa part une analyse hors du temps, bien qu'il ait gagné 8 points. En outre, il combattait implicitement le PS son ancien parti bien qu'il ne le clamait ouvertement. Dans cette circonscription les votes xénophobe et populiste sont particulièrement appréciés, ce que l'on peut condamner, nos difficultés économiques n'en sont pas la cause. Combattre sur ce plan, même si l'on estime que les propos de Marine Le Pen sont à rejeter, c'était accepter de perdre à l'avance. Ce que l'on peut lui reprocher, c'est d'avoir placé cette circonscription dans le cadre d'un test national pour le FN, et même s'il a fait un score honorable, c'est une grave faute pour un homme politique de cette envergure.

    Pour Ségolène Royal bien qu'elle soit en tête avec 32, 03 % des voix devant le dissident PS Olivier Falorni 28, 91 %, rien n'est gagné puisque la candidate UMP Sally Chadjaa obtient 19, 47 %. Il est bien évident que le tout contre Ségolène Royal va jouer une nouvelle fois puisque Olivier Falorni se maintient au second tour, il faudrait un miracle pour qu'elle soit élue. Le comble pour elle, c'est qu'elle a laissé sa circonscription des Deux-Sèvres à Delphine Batho qui lui a succédé en 2007 comme députée et qui, porte parole de François Hollande, est élue au premier tour avec 53, 18 %. Devant cette hécatombe pour elle, tout le PS appelle le dissident à se retirer, Martine Aubry et Cécile Duflot iront la soutenir. Ce n'est plus de la politique, mais de la haine qui régit cette élection. Elle paie ainsi, si elle n'est pas élue, son comportement politique qui fut autoritaire. Elle a beaucoup dérangé ses opposants ainsi que les siens.

    Pour François Bayrou, c'est son coté instable qui change de couleur politique au gré de son humeur et qui déroute ses partisans. Il paie son soutien à François Hollande à la présidentielle, le courage ne paie pas en politique. Il arrive second dans la 2ème circonscription des Pyrénées-Atlantiques avec 23 63 % des voix derrière la socialiste Nathalie Chabanne 34, 9 %. Le candidat UMP Eric Saubatte arrive troisième avec 21, 72 %. C'est un cas douloureux, les socialistes ne peuvent retirer leur candidat, pour deux raisons. La première, est qu'il n'a jamais approuvé l'orientation politique de François Hollande la combattant sévèrement. La seconde, c'est le socialiste qui arrive en tête. Tout se joue pour lui sur le désistement de l'UMP Eric Saubatte ? Il joue donc son avenir politique, bien qu'il soit élu depuis 1986 dans cette circonscription. Il faut noter que la participation dans cette circonscription fut plus forte que celle sur le plan national avec plus de 65 %. Il a beau clamer qu'il y faut des hommes libres à l'Assemblée, et pas seulement des députés inféodés aux deux grands partis, cela suffit pas pour être élu. C'est sans effet dans une constitution bipolaire pour laquelle son ancien parti l'UDF fut un féroce partisan. Eric Saubatte s'est félicité de son résultat, «avec seulement trois semaines de campagne, c'est une véritable réussite !» a-t-il déclaré. Et de redire sa profonde détermination à faire tomber le patron du Modem, «c'est véritablement une page qui se tourne en Béarn. François Bayrou a trahi ses électeurs en votant François Hollande au deuxième tour de la présidentielle, il a trahi les valeurs humanistes du centre et de la droite. Et les Béarnais l'ont bien compris». Il s'estime actuellement le seul à incarner les valeurs de la droite. Les dirigeants socialistes locaux appellent, en sous main, leurs sympathisants à voter pour lui en reconnaissance de son soutien présidentiel.

    Quant à l'abstention, elle fut la plus élevée de toutes les élections législatives. Elle est inférieure de trois points de celle de 2007. C'est très inquiétant pour la démocratie si chère à la stabilité du pays. Les partis majoritaires devraient s'en inquiéter, conséquence de la polarisation, qui ne porte l'intérêt que sur l'élection présidentielle. Les législatives comportent deux tours ce qui pour certains ont un tour de trop. Et puis aussi le mensonge politique, la calomnie qui ne sont jamais punis. Nombreux sont ceux qui jugent que le premier tour est fait pour connaître une orientation et attendent le second pour leur choix. L'autre point est qu'elle ne fut pas porteuse de débats nationaux, qui motive les électeurs. Elle fut trop plate. L'autre raison, est que pour beaucoup, le résultat ne faisait aucun doute, la gauche aurait une majorité à l'Assemblée nationale d'autant que les sondages le prévoyait. Pourquoi donc aller voter ? D'aucun avancent qu'elle devrait être groupée avec celle de la présidentielle, dans ce cas elle ne pourrait la corriger. Ce serait faire une élection rattachée au président, un peu comme aux États-Unis dont le président élu l'est avec son staff.

    Les ministres se sont bien comportés, certains élus dès ce premier tour, Jean-Marc Ayrault très confortablement, Laurent Fabius, Victorin Lurel, Frédéric Cuvillier, Delphine Batho, et Bernard Cazeneuve. Tous les autres sont en position favorable voire très favorable dont Manuel Valls 48, 6 % devant l'UMP Cristela De Oliveira 19, 59 %. Deux ministres qui ont eu le courage d'affronter une circonscription acquise à la droite, sont récompensés. Aurellie Philippetti 43, 51 % qui affrontera au second tour l’UMP Julien Freyburger, 25,78 %, et Marie-Arlette Carlotti en ballotage difficile avec 34,43 % des suffrages devant le député UMP Renaud Muselier, 32,45 %, le FN étant éliminé. Michel Sapin ministre du travail en mai est suppléant dans la 1ère circonscription de l'Indre. Si le résultat des législatives est bon pour lui, ce sera donc directement Jean-Paul Chanteguet qui siègera à l'Assemblée. Jean-Paul Chanteguet, remporte 46,95 % des suffrages dans la 1ère circonscription, Châteauroux, et affrontera au second tour le candidat UMP François Jolivet, 30,20 %. Kader Arif, 30,84 %, a dominé deux dissidents socialistes en Haute-Garonne pour espérer battre l'UMP Dominique Faure, 24,41 %, au second tour.

    A Paris la couleur politique reste inchangée et confirme celle des deux tours de la présidentielle. Claude Goasguen, 14ème circonscription, député sortant, est le seul a avoir été réélu au premier tour avec 58,11 % des voix, ce qui est d'ailleurs le meilleur score métropolitain pour un candidat de droite. Pierre Lelouche 1ère circonscription fait 41, 32 % et devance la socialiste Claire Morel qui fait 34, 07 %. Bernard Debré, 4ème circonscription, fait 45,07 %, il aurait pu être élu au premier tour, s'il n'y avait pas eu la candidature dissidente de Brigitte Kuster, 23,01 %. Dans la 2ème circonscription, François Fillon, échappe de peu à la victoire avec 48,62 %. Il bat Axel Kahn le généticien socialiste avec 33, 88 % des voix. Cécile Duflot obtient 48, 74 % et se trouve opposée à l'UMP Jack-Yves Bohbot qui obtient 18, 3 %. Dans la 8ème circonscription, la députée PS Sandrine Mazetier arrive loin devant Charles Beigbeder, UMP, qui obtient 25,75 %. Dans la 13ème circonscription, l'ex-ministre et président du groupe UMP du Conseil de Paris Jean-François Lamour totalise 43,9 %, pour 34,3 % au PRG Gilles Alayrac.

    «Des candidats sortants ont connu des progressions de dix points par rapport à 2007, malgré le découpage très favorable à la droite», s'est réjoui le maire de Paris, Bertrand Delanoë, félicitant Annick Lepetit qui obtient 44,7 % dans la 3ème circonscription. «Nous nous fixons pour le deuxième tour de remporter deux tiers des circonscriptions à Paris», alors qu'actuellement la gauche en détient 13 sur 21, a-t-il déclaré, appelant pour la semaine à venir à «une mobilisation exceptionnelle».

    Les autres candidats socialistes ou écologistes se placent en tête, s'assurant une bonne position pour le second tour. Ils font mieux que le score de François Hollande au premier tour de la présidentielle.

    Quelques personnalités Jean-François Copé 45, 14 % devance nettement Caroline Pinet EELV 28, 98 %. Valérie Pecresse 46, 3 % devant le socialiste Jacques Lollioz 30, 54 %. Nadine Morano 34, 23 % derrière le socialiste Dominique Potier 39, 29 % en appelle aux voix du FN. Laurent Wauquiez avec 49, 74 % rate son élection de peu. Nathalie Kosciusko-Morizet qui est sur la liste noire du FN, donc à battre, fait 39,46 % devant Olivier Thomas PS 36, 29 %. Éric Woerth est arrivé en tête, avec 40, 17 %. Jean-Louis Borloo avec 43 % est en ballotage favorable. Stéphane Le Foll 46, 01 % devant l'UMP Marc Joulaud 31, 67 %. Xavier Bertrand, l'ancien ministre du travail sert les dents avec 38, 89 % devant Anne Ferreira, vice-présidente socialiste du conseil régional. Je suis plutôt satisfaite du score, affirme néanmoins cette dernière, qui, avec 35,47 % des voix, améliore nettement le score de François Hollande au premier tour de la présidentielle. Claude Guéant 30,41 %, qui a devancé le DVD Thierry Solère 26, 89 %, est en ballottage favorable dans les Hauts-de-Seine. Rama Yade est éliminée.

    Le parti socialiste qui profite du vote utile a étouffé les écologistes qui par ailleurs font de mauvais scores étant battus dans la plupart des circonscriptions. De plus, le groupe socialiste passe devant celui de l'UMP avec 34, 43 % pour 34, 10 %. Le front de gauche fait 6,94 % soit plus de 4 points de moins qu'à la présidentielle, et les écologistes 5, 57 % font beaucoup mieux qu'à la présidentielle avec Eva Joly. Le résultat le plus spectaculaire est celui de Philippe Meirieu, devancé à Lyon par un candidat radical de gauche, Thierry Braillard, qui soutenait le socialiste Gérard Collomb, maire de la ville. Des groupes écologique et Front de gauche sont compromis à l'Assemblée nationale. Quant au FN crédité de 13, 77 % perd 4 points par rapport à la présidentielle, mais il progresse par rapport à 2007 et 2002 et peut espérer deux députés.

    Le PS seul fait 29, 21 % et l'UMP 26, 62 %.

    Ce vote utile à provoqué la chute du Front de gauche puisque Mélenchon n'obtient même pas le niveau requis des 12, 5 % des inscrits. Mais, ce mauvais score est aussi lié à celui des communistes dont beaucoup ont des résultats médiocres qui pourrait les priver d'un groupe à l'Assemblée nationale. A droite le vote utile a aussi provoqué un regroupement autour de l'UMP, effaçant le centre droit.

    Le PS s'est prononcé pour un vote «républicain», d'ailleurs des candidats arrivés en troisième position se sont déjà retirés au profit de l'UMP pour faire barrage au FN qui maintien tous ses candidats en position favorable. Par contre, malgré la consigne de retrait donnée par Martine Aubry, la candidate socialiste Catherine Arkilovitch annonce son maintien au second tour dans la 3ème circonscription du Vaucluse, contre Marion Maréchal-Le Pen arrivée en tête avec 34, 63 % des suffrages devant l'UMP Jean-Michel Ferrand 30, 03 %. Quant à l'UMP, c'est ni ni pas de votes pour les socialistes, et pas de votes pour le FN.

    Sur 353 circonscriptions ou le FN dépasse 12, 5 %, il arrive en tête dans 23 d'entre elles, et en seconde position 93. Il est impliqué dans 32 triangulaires dont 29 duels. Dans certains départements, le Front national devient pratiquement la deuxième force politique.

    François Hollande ne peut que se réjouir, ses décrets d'avant les législatives ont soudés la gauche avec l'anti-Sarkozysme, mais il n'a pas désuni la droite qui reste dans un bloc soudé. Mais rien joué, et pas de triomphalisme. Les Français ont confirmé leur choix du 06 mai, c'est tout.

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