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jean-louis borloo

  • Jean-Louis Borloo,

    cette droite sociale qui veut exister !

     

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    Jean-Louis Borloo, ministre du Développement durable, image tirée de l'Internaute actualité, © MEDAD/SG/SIC - 2007 Photo B. Suard.

    Support Wikipedia C'est que nous avons des difficultés à comprendre, n'est-ce pas pour Jean-Pierre Raffarin l'homme le plus complexe de la politique Française, étant membre de l'UMP bien qu'il n'y serait plus d'après ses dires, mais il y reste financièrement lié, étant ami avec Jean-François Copé, ayant soutenu la politique menée par Sarkozy bien qu'il prétende ne pas l'avoir soutenue, mais au gouvernement il n'a pas démissionné, le quittant par ce qu'il ne fut pas premier ministre, ayant exprimé sa position à Sarkozy, mais étant contre le bouclier fiscal, très grande prudence sur l'ISF et surtout pour qu'on l'élargisse aux œuvres d'art, pour un tournant social important de qualification pour les adultes, pour la jeunesse, pour les femmes seules, un grenelle de la fiscalité, que de contorsions une sauce des plus complexes.

    Selon le rapport de la commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, le parti radical associé à l'UMP depuis 2002 reste sous perfusion financière de l'UMP. En 2009, date des derniers comptes publiés, le parti de Jean-Louis Borloo a reçu un million d'euros de l'UMP. Une somme considérable pour ce parti, dont le budget global est de 1,3 million d'euros. Les valoisiens demeurent sous perfusion financière de l'UMP à hauteur de 77 %.

    Que de bruits pour annoncer son projet d'alliance républicaine écologiste et sociale. Un divorce en trompe l'œil, nous savons tous que la droite sociale ou la droite d'obédience catholique du MRP, au centrisme démocrate de Lecanuet, puis de l'UDF a toujours existé qu'associée à la droite traditionnelle n'existant que par elle sauf un cours instant avec Valéry Giscard d'Estaing, que cette droite conventionnelle sous le sigle RPR s'est empressée de faire battre au profit de François Mitterrand en 1981.

    Jean-Louis Borloo souriant, sympathique nous a fait l'éloge de sa ville qu'il aime tant. Prenant en exemple ses réalisations, la rénovation, et quand il fait quelque chose il le fait exclusivement et à fond, personne n'en doute, mais fait-on une politique nationale seulement qu'avec une politique départementale appliquée à Valenciennes ? Nulle contestation, la gauche, il n'aime pas, ses amis présents sur le plateau dont Hervé Morin encore pire que Sarkozy peut en témoigner, mais comme beaucoup, il aimerait bien que des socialistes «modernes» votent pour lui et c'est réciproque. Un esquiveur exceptionnel qui veut rassembler les gaullistes, les écologistes et même le Modem dont il aime bien François Bayrou reconnaissant sa valeur, mieux, on ne peut faire oubliant la vision de Bayrou qui lui aurait dit François tu seras président. Un travail d'équilibriste a haut sommet mais, il ne faut pas le décevoir, il a eu un cours instant la vedette du petit écran.

    D'après un sondage réalisé par le journal du dimanche, il serait le meilleur candidat du centre au coude à coude avec Bayrou. Il obtiendrait 37 % des sondés pour 36 % à Bayrou, Dominique de Villepin serait à 19 % tandis qu'Hervé Morin est à 7 %. Pour 60 % des personnes interrogées, le centre droit devrait présenter un candidat à l'élection de 2012 pour avoir plus de chance de faire gagner la droite, et seulement 36 % seraient pour un candidat unique. En d'autres termes le centre a toutes les raisons d'être présent au premier tour pour ensuite se rallier à la droite conventionnelle.

    On va organiser cette formation politique avant l'été en dehors de l'UMP, et par voie de conséquence nous allons quitter l'UMP, parlant pour tous. Décidément l'UMP n'est plus l'aimant attirant à lui ses satellites même jusqu'à Rama Yade qui annonce qu'elle quitte l'UMP ayant déjà rejoint le parti radical de Jean-Louis Borloo en décembre dernier, tout comme Fadela Amara inspectrice générale des affaires sociales au tour extérieur nommée par Sarkozy, que nous avons remarquée sur le plateau, une belle brochette des déçus de l'UMP et du Modem. Fadela Amara tout comme Jean-Louis Borloo ont été, ministre délégué à la ville et à la rénovation urbaine pour Borloo, et pour Fadela secrétaire d'État à la ville on voit-on le résultat ? Qu'est-ce qui a changé ?

    C'est le sauve qui peut que va devenir cette formation perdant les frontistes de Marine le Pen, et maintenant ses centristes ? Alors on entend Jean-François Copé dire à ses centristes on a besoin de vous comme si l'on pouvait leur faire confiance. Pas question pour Borloo d'être une candidature d'appoint à celle de Sarkozy, vous connaissez quelqu'un qui est candidat pour aider quelqu'un ? Logique, non, ça n'a pas de sens. C'est vrai qu'Arlette Chabot est dure à comprendre se montrant même sourde, on pourrait trouver mieux. Entre deux questions, il évoque «le quinquennat inouï de Sarkozy la crise financière, la crise des matières premières, la crise de l'écologie, vous vous rendez compte de ce qui s'est passé en cinq ans plus que dans les 30 dernières années....?»

    «J'aime bien faire, j'aime agir, j'aime construire, et je sais que construire se fait avec les autres». La compétitivité,

    «ce n'est pas ce gouvernement, vous ne m'entendrez jamais, jamais, commenter ou dire du mal du président de la république ni du premier ministre François Fillon», un tel éloge cache toujours quelque chose.

    «J'ai fait un travail pas facile je continue à le faire, on n'est pas fabriqué pareil, la compétitivité d'un pays, la croissance ça dépend des ressources humaines, ça dépend des gens, ça dépend de la façon dont on reçoit les demandeurs d'emploi, ça dépend de l'apprentissage, ça dépend de l'école des très petits, ça dépend des mamans isolées qui élèvent leurs enfants». «Ces 20 % qui ne savent pas lire et écrire en fin de CP, 20 % de jeunes qui sortent sans qualification par honte de noter, 150.000, un million et demi dans une décennie, c'est les mêmes que vous allez retrouver partout, je suis convaincu que notre pays à la capacité .....». «Le problème de l'école c'est un problème Français, nous avons des marges de manœuvre.....».

    «Le chômage des jeunes qui va très au delà des 600.000 dont on nous parle..... mais le plus important c'est que vous avez aujourd'hui 3 millions de personnes qui ont des difficultés avec l'écriture, parler Français, écrire Français, vous avez du mal à retrouver un emploi, je souhaite que dans chacune des écoles de France, dans un dispositif qui soit l'université des adultes, qu'on réapprenne pour ces trois millions là les cinq acquis fondamentaux pour avoir les capacités à retrouver un emploi».

    Ce serait merveilleux si ces jeunes seraient intéressés, en d'autres termes aller à l'école pour eux serait une seconde chance ? Mais cela suppose qu'il y ait du travail ce qui est loin d'être le cas. Ce n'est pas par ce que ces trois millions dont parle Borloo sauraient faire un curriculum vitae et sauraient parler qu'ils trouveront un emploi, ce n'est pas la bonne réponse, la bonne réponse est l'investissement dans les entreprises pour créer des marchés. Trois millions de super curriculum vitae n'ont jamais créé des emplois. Et là sur ce point essentiel aucune réponse n'a été apportée, autre que du gadget.

    «Je suis prêt, on va le faire, mais ça se fait collectivement de manière responsable», puis avec un temps de réponse,«si mes amis le souhaitent et s’ils pensent que c’est moi qui doit plutôt l’incarner, on va le faire.» Et de repasser du «on» au «je»: «J’aurai à prendre ma décision, moi. (…) En dernier ressort ce sera ma propre décision, lourde, grave». Il assure que cette structure centriste ne s'effacera pas en 2012 au profit de l'UMP, et balaie d'un revers de manche toutes combines alléchantes de postes et autres avantages. Le parti radical «dit Valoisien» serait-il redevenu grand ? Un passé historique de gauche républicaine incarnée par des figures qui ont marqué notre histoire, Alexandre Ledu-Rollin, Léon Gambetta, Georges Clémenceau, Édouard Herriot, et beaucoup d'autres. Sa philosophie sera tout au long de son histoire fortement influencée par la Franc-maçonnerie, c'était un parti riche de son passé qui n'a cessé de dériver dommage.

    «On veut participer au débat, ce n’est pas pour aller négocier. Je ne serais pas un éventuel premier ministre dans 14 ou 15 mois». Cette formation «sera une alternative au PS et à l’UMP». «Nous avons vocation à avoir un candidat à l’élection présidentielle, et à gagner cette élection». Jean-Louis Borloo, en bon technicien nous a fait du social à faire rougir Martine Aubry. Une bonne connaissance technique des difficultés mais pas politique des obstacles à surmonter pour parvenir à ses fins. Cette trahison, ce lâchage de l'UMP en pleine tourmente risque de lui coûter très cher, l'expérience de Bayrou ne lui a pas montré qu'il était difficile d'émerger sur les déboires de la droite traditionnelle.

    La manœuvre est évidente, les régions sont majoritairement à gauche, les cantonales ont vu la défaire de l'UMP au profit des socialistes même si leur victoire n'est pas si éclatante, le Sénat risque de changer de couleur politique, Sarkozy serait largement battu par les socialistes, le FN n'étant plus si coopératif, c'est le sauve qui peut. Que l'on nous raconte pas d'histoires une situation politique favorable à l'UMP, les centristes seraient encore dans l'UMP. Sarkozy s'il est battu, il le sera par ceux qui l'ont soutenu, la politique n'a pas d'honneur.

     

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