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italie

  • Italie, un gouvernement de coalition gauche droite qui squeeza le M5S,

    comme une paire de pauvres couillons de passage.

    Voir «L'Italie fragmentée par des fanfarons irresponsables» et «L’Italie, Monti, d’Alfano no vogliamo mandare il Paese a scatafascio,».

    Support Wikipedia Depuis le 21 décembre 2012 date de la démission du président du Conseil Mario Monti, l'Italie se préparait à une campagne électorale qui présageait des difficultés dues à son instabilité politique. Les partis ne pouvant gouverner que dans une coalition, ce qui mit le mouvement cinq étoiles dans le vent, et donna à la droite berlusconienne le contrôle de l'exécutif sous la franche rigolade de Peppe Grillo. La Constitution italienne qui implique une même majorité politique au parlement et au sénat ne facilite pas l'émergence d'un gouvernement dès lors qu'aucun parti n'est assez fort pour une majorité aux deux chambres. De plus, le parti déclaré en tête au parlement bénéficie d'un bonus lui permettant d'assurer son leadership ce qui n'est pas possible au sénat. Le mode d'élection des sénateurs est régional 309 sénateurs pour 20 régions avec quatre sénateurs à vie. La majorité dégagée des votes régionaux est donc différente de celle nationale.

    L'Italie se préparait à des jours difficiles à l'après Monti, on savait bien qu'il avait peu de chance d'être reconduit dans les urnes. Ses presque deux années de gouvernance n'ont pas permit que l'Italie retrouve un équilibre financier, même si ses taux d'emprunts furent plus abordables. Mario Monti et son gouvernement dit de «techniciens» fut une entorse à la démocratie imposée par Giorgio Napolitano président de la république pour sauver l'Italie du gouffre des taux d'emprunts cause de l'extravagance de Berlusconi qui n'inspirait aucune confiance au Merkozy, mais aussi aux agences de notation. Il fallait donc une personnalité de confiance aux marchés et Mario Monti, ancien conseiller de Goldman Sachs, comme l'est d'ailleurs Mario Draghi président de la BCE était tout indiqué pour appliquer des réformes d'austérité, voir «Le plan de rigueur de Mario Monti».

    L'Italie est un pays inhomogène dans sa structure, les Italiens payaient peu de taxes sur la propriété et la fraude est très importante dans le Sud qui est sous perfusion du Nord par le Mezzogiorno. En fait, l'Italie ne peut soutenir la valeur de l'euro, son ancienne monnaie la lire a toujours été une monnaie faible par rapport au Mark et au Franc. Les réformes structurelles développées par Mario Monti conduisirent à la faillite de nombreuses petites industries qui se virent taxées, alors qu'elles s'en échappaient auparavant. De nombreux suicides eurent lieu, sans que le pays sorte de sa récession. Mario Monti et sa coalition centriste furent donc le grand perdant de ces élections générales.

    Les élections générales des 24 et 15 février virent l'émergence du mouvement populiste cinq étoiles de Peppe Grillo qui fit jeu égal avec les partis traditionnels, en surfant sur le mécontentement général et le discrédit des partis traditionnels. Du FN dans sa politique en quelque sorte puisqu'il prêche aussi la sortie de la zone euro, mais aussi un parti insaisissable, sa structure est ancrée sur les réseaux sociaux. Son obédience est difficile à cerner.

    La majorité absolue à la chambre fut obtenue par Pier Luigi Bersani avec 340 sièges avec la prime au premier, Berlusconi 124 sièges, Grillo 108 sièges, Monti 45 sièges. Aucune majorité de soutien au Sénat Bersani devant, 120 sièges, Berlusconi 117 sièges, Grillo 54 sièges, Monti 18 sièges, ce fut l'impasse gouvernementale.

    Le président Giorgio Napolitano tenta bien une première expérience le 22 mars pour la formation d'un gouvernement avec Bersani arrivé en tête aux deux chambres et son parti PD de centre gauche, sans succès. Bersani ne voulait aucune alliance avec Berlusconi, et le Mouvement cinq étoiles ne voulait constituer une coalition avec le centre gauche de Bersani. L'impasse fut confirmée.

    Le 30 mars le président Napolitano annonça la nomination de deux groupes de travail, le premier, composé de quatre personnes, fut chargé de proposer une série de réformes institutionnelles nécessaires pour mettre fin au blocage politique, le second, composé, lui, de six membres, devra penser aux grandes réformes économiques et sociales dont le pays a besoin. Le président Napolitano rappelant toutefois que le gouvernement Monti continuera de gérer les affaires courantes, pour des décisions dans le domaine économique, n'ayant pas été mis en minorité au Parlement.

    Le 12 avril suivant, après s'être fait remis les conclusions de ces deux groupes de travail, le chef de l'État lança un ultime appel à «la responsabilité des partis politiques» et déclara laisser en suspens la procédure de nomination d'un gouvernement jusqu'à l'élection de son successeur au palais du Quirinal, la résidence présidentielle. Le 20 avril, au matin, deux jours après l'ouverture de la session conjointe des chambres du Parlement et du sénat, un cinquième tour de scrutin ne permit pas de désigner un nouveau président du conseil.

    Le président Napolitano fut sollicité par le Parti démocrate de Bersani, le Peuple de la Liberté, le PdL de Silvio Berlusconi, la Ligue du Nord LN de Roberto Maroni, et le Choix citoyen SC de Mario Monti, pour se porter candidat pour un second mandat présidentiel, considérant cette candidature comme «un devoir de responsabilité devant la Nation». Le même jour, Giorgio Napolitano fut confortablement réélu président de la République, au sixième tour de scrutin, par 738 grands électeurs, ayant reçu le soutien du PdL, d'une grande partie des grands électeurs du PD, de la LN et de la SC, il fut, en conséquence, le premier président sortant reconduit pour un nouveau mandat présidentiel, bien qu'il ait déclaré que ce second mandat ne serait que provisoire.

    Le 24 avril, deux jours après l'inauguration de son second mandat, le président Napolitano, à la suite d'une troisième série de consultations des groupes parlementaires au Quirinal depuis les élections de février, chargea le député démocrate Enrico Letta de former un gouvernement d'union nationale, alliant le PD, le PdL et la SC. La presse italienne jugea ambitieuse la nomination de cet ancien ministre de la démocratie chrétienne de 46 ans passé au centre gauche.

    Le président Enrico Letta obtint la confiance le lundi 29 au soir par une large entente entre le centre gauche, la droite berlusconienne, et les centristes. Sur les 606 députés qui votèrent, 453 ont dit "oui" au gouvernement de M. Letta, tandis que les "non" furent de 153.

    Dans son discours devant les députés, tôt dans la journée, le nouveau chef du gouvernement italien estima que l'Union européenne était en pleine «crise de légitimité et devait faire un effort pour devenir un moteur de développement durable». Il dressa un réquisitoire contre la politique d'austérité de son prédécesseur, Mario Monti.

    «L'Italie se meurt à cause de la seule austérité. Les politiques en faveur de la relance ne peuvent plus attendre», lança-t-il avant d'ajouter que «la réduction de la pression fiscale sans endettement sera un objectif permanent de ce gouvernement dans tous les domaines».

    Dans une politique du même ordre que celle de Français Hollande, ses priorités iraient à la création d'emplois et l'aide aux PME, mais aussi la réforme des institutions et du code électoral. S'attaquer au chômage des jeunes qui atteint plus de 40 % ainsi que la volonté de résultats sinon, il partira au bout de 18 mois.

    Dans sa liste de réformes en vue de la confiance à la chambre il fit un certain nombre de promesses ambitieuses sur la politique économique.

    Il Fatto Quotidiano.

    Governo Letta, le promesse del nuovo premier costeranno oltre 20 miliardi.

    Les promesses du nouveau président du conseil coûteront au delà de 20 milliards.

    Les objectifs du nouveau gouvernement sont très ambitieux, pas clairs quant à leur financement. De la Imu, taxe foncière impopulaire que la droite PDL de la coalition veut suspendre, en y faisant une condition à son soutien politique. De la hausse projetée de la TVA, au CIG un fonds public spécial pour protéger le revenu des travailleurs financé par l’État Cassa Intégrazione Guadagni, à la réforme des pensions dont la ministre Elsa Fornero prévoyait de relever l'âge de la retraite pour les précaires de l'administration publique, sont autant d'objectifs pour Enrico Letta à aborder immédiatement par ce qu'ils ont des échéances tandis que les autres problèmes peuvent être reportés à plus tard.

    Le problème pour Enrico Letta concerna le financement des promesses, autant dire les difficultés qu'il devra aborder.

    Pour la taxe foncière sur la résidence principale son rendement est de 4 milliards d'euros et sa révision promise en juin à 50 % du total conduira à une perte de 2 milliards d'euros, sur le chiffre d'affaire total de la taxe de 23,7 milliards. Le gouvernement devra donc trouver 2 milliards pour assurer le paiement prévu le mois prochain, mais aussi ensuite trouver de l'argent pour une réforme plus globale.

    Pour la TVA, Enrico Letta s'est engagé à prévenir son durcissement de 21 à 22 %, mais il lui faudra trouver également 2,1 milliards d'euros supplémentaires. Sur l'impôt, la suppression de la nouvelle taxe sur les déchets et les services le conduira à trouver encore un milliard d'euros.

    L'étude des régimes minima pour les familles nécessiteuses ayant des jeunes enfants conduirait à un RSA dans une garantie de revenus dont la charge totale sur l'Italie représenterait 5,3 milliards d'euros. Deux autres milliards d'euros seraient utilisés pour surmonter la précarité dans l'administration publique promise par le président du Conseil.

    Sur le thème du travail, Letta s'est engagé à aider les entreprises à embaucher les jeunes avec des exonérations fiscales ou de soutien aux bas salaires par une réduction du coût du travail et de l'impôt, le coût serait de 2 à 3 milliards d'euros. Pour la construction d'écoles sur l'ensemble du territoire, le coût serait de 7,5 milliards d'euros dans un plan triennal visant à assurer la sécurité des écoles.

    Avec ce nouveau gouvernement François Hollande se trouve moins isolé en Europe, et Enrico Letta trouve en lui un allié face à l'Allemagne.

    Document Le Figaro.fr, le 1er mai la rencontre à l’Élysée entre François Hollande et le nouveau président du conseil italien Enrico Letta.

    le chef de l'État est ressorti souriant mercredi d'un long entretien à l'Élysée avec son nouvel allié, Enrico Letta, homme de gauche, Européen féru de synthèse, dialecticien précis, habile dans la conjugaison des deux impératifs majeurs de l'UE, la relance de la croissance et la recherche de l'équilibre budgétaire.

    Les condamnations de Berlusconi risquent de modifier la majorité du gouvernent Letta. Pour l'affaire Mediaset, il est condamné à un an de prison avec interdiction de manda public pendant cinq ans. Dans l'affaire Rubygate pour laquelle Berlusconi, sous une condamnation de 6 ans de prison par le tribunal de Milan, préfère témoigner à la télé que devant ses juges. La dernière phase du procès, l'audience du 13 mai, était centrée sur les soirées «bunga-bunga», organisées à la villa d'Arcore, résidence privée de Silvio Berlusconi. Pour la juge, il ne fait aucun doute que Silvio Berlusconi eut des rapports sexuels avec Ruby, qui était mineure au moment des faits, mais celle-ci nia qu'elle reçut des contreparties, déclara-t-elle à l'issue de l'audience. L'Italie n'en a pas terminé avec les frasques de Berlusconi.

  • L'Italie nôtre mère spirituelle regarde la France, et se plait à rêver

    d'un tournant de la politique Européenne impulsé par François Hollande.

    Support Wikipedia L'Italie va mal, 1725 suicides en 2011, une situation insoutenable. Des hommes s'immolent par le feu, les perceptions d'impôts en flammes, le fisc tue le pays. Les anarchistes menacent le président du Conseil Mario Monti dans une lettre adressée à deux journaux du Sud du pays. «Nous disons à Mario Monti qu'il est l'un des sept qui restent» écrit dans une lettre d'un groupuscule qui signe FAI Calabre. «Le peuple n'a aucun intérêt à rester en Europe pour sauver les banques». Voila la Une du quotidien de droite Il Giornale. Les anarchistes revendiquent l'attaque de Gènes et annoncent de nouvelles actions sanglantes, Il Giornale. A cela s'ajoute une nouvelle catastrophe, un séisme dans cette région de Ferrare détruisant les palais et églises, mémoires culturelles de cette Italie.

    Après les brigades rouges, les brigades anarchistes. Les banques ne prêtent plus d'argent, l’État ne reçoit plus d'argent, et en même temps le gouvernement Monti fait de la délation son cheval de bataille pour traquer les spécialistes de la fraude fiscale, et mon dieu, il y en a beaucoup en Italie. Juguler cette fraude est un bien nécessaire, trop d'abus tue l'abus. Les Italiens sont des spécialistes des passe droits, à tous les niveaux de l’État, et quelques soient les gouvernements, droite gauche confondus. Mario Monti ne pouvait pas ne pas le savoir, il récupère ainsi cette mentalité d'un État construit depuis 150 ans, voir «Il risorgimento». Mais l’Italie que nous connaissons ne date que de 1946. Construire une Italie homogène est une gageure et lui comme ses prédécesseurs l'on implicitement accepté, maintenant aux affaires, il veut la juguler, mais à quel prix. Il a raison, mais cette politique s'ajoute à celle de l'austérité qui mine la croissance, occasionnant une déprime générale. Le 12 avril le gouvernement a vu ses prévisions à la baisse, il tablait sur une contraction de 1,2 % du PIB d'ici la fin de l'année. Il a aussi corrigé ses estimations sur le retour à l'équilibre budgétaire en s'attendant désormais à un déficit de 0,5 % en 2013 au lieu de 0,1 %. La situation en Grèce entraine celles du Portugal, de l'Espagne et de l'Italie. En raison du faible développement du Sud. La caisse pour le Mezzogornio finance le développement économique de ces régions, mais aussi l'inflation maffieuse constitue un problème avec les immigrants clandestins Africains, et Albanais. Après les impôts les immigrés clandestins arrivent.

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    La Libye met en garde l'Italie, «il y aura de nouveaux débarquements». Le ministre des Affaires étrangères de Tripoli nous craignons une baisse et nous nous tournons vers l'Italie et l'Union européenne de répondre à cette urgence. Nous avons besoin d'une aide de l'Europe et l'Organisation des Nations Unies. Après le dictateur la Libye devient une conquête de l'islamisme ! A la folie de tuer Kadhafi, ne plante plus les terroristes. Cliquez sur l'image. Document Il Giornale

    La dessus le premier tour des élections municipales qui s'est déroulé les 6 et 7 mai montre un recul de la droite. 9,5 millions d'Italiens étaient appelés à voter. Elles représentaient un test pour Mario Monti 6 mois après son entrée en fonction. Elles portaient sur 941 municipalités, sur un total de 8.000, dont 26 chefs-lieux de province et quelques villes importantes, comme Gênes, Vérone, Parme, L'Aquila, Palerme et Tarente. En cas de ballottage, un deuxième tour est organisé les 20 et le 21 mai. Les impôts locaux, l'impôt foncier sur la résidence principale réintroduit par le gouvernement Monti, et les finances municipales en difficulté dans de nombreuses communes sont au cœur des préoccupations des électeurs.

    C'est le vote contestataire qui fut le grand gagnant. Les candidats du parti du peuple de la liberté de Silvio Berlusconi sont pour la plupart éliminés dès le premier tour. Le parti démocrate et l'union du centre sont aussi en difficultés. Le rejet de ces partis qui soutiennent l'austérité profite donc aux partis contestataires.

    2Document la Croix-com. (AFP PHOTO/ ANDREAS SALARO)

    Ces municipales ont vu l'émergence du comique politique et humoriste Beppe Grillot à la tête du mouvement «Cinq Étoiles» grand vainqueur de ces élections. À Palerme, la plus grande ville ayant participé au suffrage, le candidat de l’Italie des valeurs de Léoluca Orlando, un parti populiste arrive entête avec 46,8 %, il avait refusé de s’associer à la politique de Mario Monti. Il domine le Parti démocrate de Fabrisio Ferrandelli avec 16,4 %. À Vérone, Flavio Tosi, maire sortant et ténor de la Ligue du Nord, est élu dès le premier tour, avec 55 % des voix. Ce parti xénophobe et ancien allié de Berlusconi, a rompu avec ce dernier pour mieux montrer son opposition au gouvernement. A Parme, le candidat du PD, Vincenzo Bernazzoli, est nettement en tête avec 34,7 %, devant le candidat de la formation Cinq Étoiles du comique Beppe Grillo, une percée historique pour ce mouvement né sur internet et qui se veut apolitique.

    Dans ce contexte le président du Conseil italien compte sur la croissance donc par des réformes structurelles, pas forcément sur celles de François Hollande à moins qu'il finisse par évoluer devant l'urgence. Les journaux Italiens ont été attentifs au virage socialiste en France. L’Italie avait les yeux rivés sur la présidentielle. La gauche Italienne de Pierluigi Bersani portait tout l'espoir d'une victoire de François Hollande, qui serait la confirmation qu'une autre voie existe. «Chers Français à vous de faire le premier pas». «Forza Hollande» clamait la droite Italienne de Berlusconi, en souvenir du sourire dévastateur échangé entre le Merkozy, voir, Zone euro et le sourire de Merkel et de Sarkozy. La vengeance est un plat qui se mange froid. Giulio Tremonti trois fois ministre de Berlusconi tout en clamant sa sympathie pour Sarkosy déclarait, «si j'étais François, je voterais Hollande, il partage beaucoup de mes idées».

    Pour il Corriere della sera, François Hollande, «un leader normal pour des temps exceptionnels». «Les Français se sont confiées au candidat qui a mis à la première place la justice sociale en sauvegardant le modèle des droits et services». La gauche est revenue à la puissance pour la seconde fois après la guerre. Un socialiste est entré à l’Élysée 31 ans après François Mitterrand. La France de Hollande ne rêve plus le socialisme dans un seul pays, mais plus de sociale démocratie en Europe. Trotskistes, communistes, et la galaxie d'extrême gauche l'ont soutenus, mais il n'y a pas eu de pacte ni de proclamations idéologiques, sauf accords avec les Verts pour les législatives. Hollande est le seul émule de Mitterrand, qui pense à l'Europe de Delors.

    Dans l'hypothèse d'une victoire aux législatives de juin, il aura les mains libres dans une France toute rose des mairies à l’Élysée. Pour la republica.it, «Hollande triomphe, Maintenant la croissance, l'Adieu de Sarkozy, ma faute». Hollande un socialiste à l’Élysée après 17 ans, ««Monsieur normal» pense à la nouvelle Europe». L'ère Sakozy est terminée. Maintenant la rencontre à Berlin avec Angela Merkel et les élections législatives de juin, ou la droite risque de se lacérée.

    Avec une majorité solide il peut ouvrir un nouveau chapitre dans la politique économique Européenne. Avec Angela Merkel François Hollande doit affronter un problème clé, non seulement pour la France. Pour la Stampa.it, Hollande, croissance et jeunes prioritaires. «L'austérité seule assez, nous le dirons aux Allemands». Le problème Allemand est aussi le problème Français et il va venir celui de l'Europe. Mais hollande veut faire savoir qu'il n'appartient pas à la vieille veine socialiste Français des dépenses, et il annonce sur le sujet du redressement celui des comptes publics, réduire le déficit pour ré-enter dans la dette. La compatibilité des comptes publics est le signe du virage de Monsieur Hollande.

    Cambia la Francia e cambia l'Europa. L'ex "budino" batte Sarkò-Bonaparte.

    La France change, et l'Europe. L'ex «crème» bats Sarko Bonaparte

    Cambia la storia in Francia e probabilmente molto cambierà in Europa. Il socialista aveva annunciato che avrebbe chiesto la rottura di quel patto fiscale che imprigiona le finanze pubbliche di tutti al rigore che tanto piace alla Germania di Angela Merkel.

    Il change l'histoire de France, et probablement il changera l'Europe. Le socialiste avait annoncé qu'il demanderait la rupture de ce pacte fiscal qui emprisonne les finances publiques de tous dans la rigueur qui plait à l'Allemagne d'Angela Merkel.

  • L'Espagne s'écroule avec Mariano Rajoy quant à l'Italie avec Mario Monti,

    l'Europe du Merkozy doit se faire du soucis.

    Support Wikipedia L'élection présidentielle Française tient les gouvernements de la zone euro dans une position d'équilibre qui de Sarkozy ou de Hollande sortira de cette confrontation droite gauche ? La France est un poids lourd de l'Europe, et son chef auréolé de la confiance d'une majorité de François aura la lourde tâche, après cette pose, de remettre en route cette Europe et la France qui partent à la dérive. Si c'est Nicolas Sarkozy rien ne changera dans le fond et les peuples des pays fortement endettés, Grèce, Portugal, Espagne, Italie, et nous mêmes ne feront que rejeter cette Europe à laquelle ils avaient accordés leur confiance. Trahis par les dires de tous ces politiciens, qui voyaient en elle, depuis des décennies, une puissance capable de rivaliser avec la mondialisation des marchés, ils n'ont faits que subir leurs lois en agissant, non sur ces marchés, mais sur leurs citoyens dans une politique de plus en plus austère, voir Ou est la gauche à l'heure de la tourmente économique, et Jacques Delors l'Europe est au bord du gouffre. Telle que façonnée, pour la zone euro, par le couple Franco-allemand actuel, elle ne peut que survivre peu de temps. Il faut donc un choc et seul la France peut encore le faire par l'élection de François Hollande, il n'y a pas pour le moment d'autres possibilités. Les faits sont cruellement présents pour le démontrer.

    Cette période électorale pour la France est tout sauf une bonne chose pour nos finances, et notre dette s'envole. Rien de bon donc pour le nouveau président, quel qu'il soit. Il devra réduire cette dette au prix de lourds sacrifices qu'il imposera aux Français. Si c'est Sarkozy, il n'y aura pas de justice, ou tellement peu dans le sacrifice, il ne l'a pas appliquée pendant les années de son pouvoir. Il y aura une continuité gouvernementale qui sera en mesure d'agir immédiatement, mais dans le même sens, c'est à dire sans solution viable pour l'Europe En France la déception sera immense pour cette moitié des Français qui n'auront pas votés pour lui et une inquiétude pour l'autre moitié qui l'aura fait, non pas par raisonnement, mais par dogmatisme. Il faut bien avoir à l'esprit que Sarkozy utilise, sans aucune vergogne, tous les arguments, voir Le costard de Sarkozy taillé par les News Américains, pour être réélu afin de se préserver encore cinq années de la justice qui lui tombera dessus dès que sa couverture présidentielle ne sera plus.

    Si c'est François Hollande une autre approche politique de l'Europe est envisageable donc une solution possible, bien qu'il lui faille composer avec les autres. Un espoir donc dans l'attente de nouvelles élections Allemandes. Seulement du temps sera perdu et ce temps est un boulet non seulement pour l'Europe mais aussi pour la France. La formation d'une équipe, la prise en mains des dossiers et des administrations dans une politique différente sont forcément un lourd handicap au départ d'autant plus qu'il faudra attendre les élections législatives pour la formation du gouvernement. Plus on analyse plus on se rend compte que cette élection présidentielle et la législative suivante vont nous coûter très cher pour laver dix années d'injustice sociale. Ce contexte est le premier que nous ayons à affronter, mais il peut être salutaire si les Français rejettent Sarkozy et son gouvernement.

    Pendant que nous nous débattons dans cette campagne présidentielle, les Espagnols sont de plus en plus dans le gouffre du chômage et de la misère.

    Le nouveau gouvernement conservateur et sectaire de Mariano Rajoy qui applique sans discernement une politique d'austérité mit dans la rue lors d'une grève générale le 29 mars des milliers d'Espagnols. Comme bien souvent lorsqu'une droite prend le pouvoir à une gauche, les peuples croient qu'elle peut apporter une solution à leurs problèmes, mais elle, ne fait, en fait que les empirer, il n'y a jamais de miracle. Au cœur de la zone euro, les comptes Espagnols suscitent les plus vives inquiétudes, et elle devient la préoccupation principale. La grève du 29 mars fut contre la réforme du marché du travail. Les syndicats rejetaient un texte qui assouplissait les conditions de licenciement tout en permettant aux employeurs de baisser les salaires. Le tout dans un pays où le chômage touche déjà 23 % de la population active et presque un jeune sur deux. Il faut le faire !

    La publication d'un déficit 2011 bien plus élevé que prévu, avec l'arrivée de Mariano Rajoy à refroidit les investisseurs. Le déficit prévu qui était initialement à 6 % du PIB est monté à 8,51 %. Le problème est que l'Espagne ne sait pas qu'elle est sa dette. Les calculs montreraient des factures impayées de l’État central, des communautés autonomes et municipales. Il faut savoir que l'Espagne compte 17 communautés autonomes. Elles appliquent donc leur propre politique ce qui rend difficile l'évaluation de la dette publique. Leur dette accroitrait celle publique de 7 points de PIB. A cette dette s'ajouterait celle des entreprises publiques à 5,2 % du PIB, selon la Banque d'Espagne, ainsi que les obligations détenues par le fonds de pension d’État. Pour régler les impayés, Mariano Rajoy avait envisagé, le 9 mars, d'accorder un crédit de 35 milliards d'euros, l'équivalent de 3,3 % du PIB, pour les collectivités locales afin de régler pharmaciens, fournisseurs d'électricité ou entreprises de nettoyage. Il n'y a plus d'argent pour les services de base. L'Espagne se trouve trouve dans un schéma à la Grèce ou les comptes publics n'étaient pas bien évalués.

    Dans ces conditions le gouvernement Espagnol continue à emprunter à des taux encore trop élevés bien qu'ils aient légèrement baissés. Pour remédier à cela, le vendredi 30 mars, il a dévoilé un plan d'économie budgétaire de 27,3 milliards qui concerne hausse des impôts et réduction des dépenses.

    Le but réduire le déficit en 2012 pour qu'il soit de 5,3 % au lieu de 4,4 % initialement prévus. Mariano Rajoy avait échoué à convaincre ses partenaires Européens d'un assouplissement du déficit à 5,8 %. Pour arriver à cet objectif, il réduit les dépenses des ministères de 16,9 % en moyenne. Le ministère le plus touché serait celui des Affaires étrangères avec 54 % de réduction de son budget. Les retraites seraient maintenues ainsi que les prestations chômage et les bourses. Par contre, le ministère de l'industrie augmenterait de 7 % le prix de l'électricité et de 5 % celui du gaz. Les aides au logement seraient réduites de 42 % et les investissements de 40 %. Les politiques pour l'emploi, la formation des chômeurs, et l'aide à la recherche d'emplois perdraient 1,5 milliards. Les salaires de fonctionnaires seraient gelés.

    Pour les recettes, les impôts sur les grandes entreprises seraient augmentés, et seraient supprimés certaines déductions fiscales avec l'augmentation des impôts sur le revenu, sur l'épargne, et sur les biens immobiliers, ainsi qu'une hausse sur le tabac. Le gain espéré serait de 12,3 milliards pour ces hausses.

    A cette politique, comme tous les gouvernements de droite qui ont favorisés la fuite des capitaux, celui de Mariano Rajoy propose une amnistie fiscale de 10 % d'impôts pour régulariser l'argent au noir !

    Comme tous les gouvernements conservateurs on constate, une fois de plus, qu'ils sont incapables de relancer l'économie, bien au contraire, ils enfoncent le pays dans une récession profonde.

    Quand à l'Italie dont le gouvernement Monti ne cesse de recevoir des louanges pour sa politique, les taux d'emprunts seraient devenus raisonnables ? Du bon travail pour le professeur Monti, mais sa révolution risque de subir un coup d'arrêt. Il est prêt malgré cela à démissionner si sa réforme du code du travail ne passerait pas. C'est comme pour l'Espagne toucher aux avantages sociaux durement acquis provoque une levée de boucliers.

    «Mon objectif est bien plus ambitieux que de rester au pouvoir, c'est de faire du bon travail», a-t-il confié à la presse. «Si le pays, à travers les partenaires sociaux et les partis politiques, ne se sent pas prêt face à ce que nous considérons comme du bon travail, nous ne chercherons certainement pas à nous accrocher jusqu'à telle ou telle date». Il est vrai qu'il n'attend pas après ses appointements pour vivre et que dans cette considération, on pourrait presque signifier qu'il dirige l'Italie bénévolement. Si vous n'êtes pas contents, je m'en vais.

    Il veut passer outre le désaccord de la CGIL, Confédérazione Générale Italiana del Lavoro fondée en 1944, le plus puissant et le plus à gauche des syndicats Italiens. Il veut modifier l'article 18 du code du travail, qui interdit les licenciements pour les entreprises de plus de 15 salariés, «sans juste cause». Un bombe, en cas d'abus, l'employeur ne serait plus tenu qu'au paiement d'une indemnité de licenciement, au lieu d'avoir à réintégrer le salarié et à lui payer son salaire pendant la période de licenciement. C'est bien sûr le plan politique qui prend la relève. Le refus de la CGIL entraine le parti démocrate, PD de centre gauche, un des trois piliers de la majorité au gouvernement Monti, à une rupture avec le Peuple de la Liberté, droite et l'Union de centristes. Le PD est pris en tenailles entre sa base et le réformisme de ses dirigeants. Il a promit de livrer une grande bataille politique sur la réforme du parlement. De son coté le syndicat annonce 16 heures de grève générale en mai.

    Mais le plus emblématique des difficultés économiques Italiennes est une vague de suicides sans précédent. Ces dernières semaines, les médias se font presque tous les jours l'écho du geste désespéré d'un entrepreneur, croulant sous les dettes et acculé à la fermeture, ou de salariés sans espoir de retrouver un travail. L'un des cas les plus caractéristiques est la mort d'un maçon de Bologne, dans le nord du pays, après neuf jours d'agonie. Poursuivi par le fisc Italien pour ne pas avoir payé ses impôts, il s'était immolé par le feu fin mars. Les Italiens maîtres dans la fraude et les combines ne sont pas habitués à payer l'impôt. Rien d'étonnant à ces réactions désespérées. Un réseau d'aide psychologique baptisé «TerraFerma» a été créé pour permettre aux entrepreneurs ou aux salariés de parler de leurs problèmes. Étranglées par les dettes, les arriérés d'impôts et les retards de paiement de leurs clients, elles ont par ailleurs beaucoup de mal à obtenir des crédits de leurs banques. C'est la province de Varese au nord, qui est à l'origine de ce projet. Il n'en n'est pas moins vrai que cette politique austère n'apporte aucune solution à leurs problèmes ainsi qu'au pays en difficultés.

    On peut se demander si cette Europe, qui joue contre la volonté des peuples, peut continuer encore longtemps.

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