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infiltrés

  • Les infiltrés,

    un mélange des genres mais aussi de fonctions.

     

    C'est une émission qui a lieu tous les mardi soir sur France 2. Le 13/04/10 à 23 h20 il y avait le thème des discriminations, flagrants délits en tout genres. Trois sujets abordés la discrimination à l'embauche, celle au logement, et celle aux soins. Sans entrer dans le détail de cette émission qui parle de vrais problèmes de société sur des sujets majeurs, et qui a le courage de montrer ce qu'est le racisme à l'embauche, et un peu partout d'ailleurs. Mais pas que cela, la CMU pour les pauvres c'est la honte des médecins qui refusent de soigner malgré leur serment d'hyppocrate , et l'on voit que les blacks, blacks Français, sont victimes de cet état d'esprit qui ruine notre société. Mais aussi comment admettre qu'une personne âgée «de peau blanche par opposition à la peau noire» Française voit sa demande de logement rejetée par ce qu'elle a 70 ans alors qu'elle est parfaitement solvable. Prétexte si le propriétaire veut récupérer son logement il ne le pourra pas par ce qu'à 70 ans on ne peut mettre une personne hors du logement, argument honteux comme s'il était concevable de mettre à la rue une personne de cet âge, et de tout âge d'ailleurs, sans lui proposer un autre logement ! En d'autres termes, nos lois sécuritaires pour éviter les abus des propriétaires sont honteusement manipulées et se retournent par violation à l'encontre de ce qu'elles voulaient faire ! Ainsi, avec des arguments imparables comme celui d'une caution à l'étranger dans un pays de l'Union, l'Italie, on refuse un logement à une Italienne parfaitement correcte et solvable par ce que l'on ne pourrait récupérer la caution si nécessaire. Cette émission nous a montré comment des personnes enfreignent ainsi la loi en toutes impunités. Il nous faut comprendre que nos institutions, nos lois, sont inefficaces devant de tels comportements qui, restants impunis, se perpétuent. Les discussions qui ont suivi montrent deux fronts qui représentent bien ceux qui sont pour que la loi s'applique puisqu'ils souffrent de ces discriminations et ceux qui pensent que ce qui est présenté ne sont que des caricatures et que la France ce n'est pas cela, qu'elle est généreuse, et ayant des difficultés à admettre, le nez devant les faits, leurs réalités, arguant que les cas choisis, ne sont finalement que des caricatures, une façon comme une autre de les banaliser. La vidéo du débat.

    REPORTAGE LES INFILTRES (4-6)
    envoyé par molem55. - Plus de vidéos de blogueurs.

    Mais cette émission ne déclenchera pas la polémique de celle du 06 avril sur la pédophilie qui a conduit à l'arrestation d'une vingtaine de pédophiles à la suite d'une traque de trois mois sur internet dans des sites réservés aux ados en se faisant passer pour Noémie ou Jessica une fillette de 12 ans pour être contacté par des hommes prompts à s'exhiber et à proposer des rendez-vous à caractère sexuels, et à dévoiler leur penchant pour des attouchements ou de vidéos pédopornographiques. C'était la première émission sur France 2 sur les «infiltrés» d'Hervé Chabatier producteur de cette l'émission très controversée.

    1-Les infiltrés Pédophilie en france
    envoyé par KKIZMO. - Regardez des vidéos d'animaux drôles.

    En s'immergeant dans des réseaux internationaux de pédophilie, de maltraitance, mais aussi dans des bandes de délinquance en banlieue par exemple, nous avons déjà vu des interviews lors des émeutes, pour faire un scoop ces journalistes sont-ils des balances ou des taupes comme certains le prétendent ?

    S'infiltrer, c'est pénétrer pas forcement au grand jour en trompant ceux que l'on veut connaître, ce qu'ils font, comment font-ils, il faut bien un moyen pour s'introduire. Ce n'est donc pas jouer franchement, c'est même abuser pour avoir le contact après de multiples tentatives je suppose. Alors on joue avec son interlocuteur pris au piège pour le faire parler sans annoncer que l'on est journaliste sans montrer la caméra cachée qui filme la scène. Pris dans cette tromperie d'approche des prédateurs sexuels, l'interlocuteur se dévoile, se libère de son poids sur sa conscience c'est l'occasion pour lui. Ne voulant reculer, et voyant que la personne, le journaliste  sait, c'est ce que révèle la vidéo, celui-ci parle et c'est là qu'intervient la controverse.

    Est-ce du journalisme d'investigation ou du journalisme de dénonciation ? On peut se demander si l'on n'exerce pas un métier à la place d'un autre en mélangeant ainsi les genres ? On a beau se persuader «j'balance pas j'évoque» que le document publié est un témoignage qui est lu par tous mais aussi par la police au même titre qu'un livre dès lors que le sujet est d'actualité et médiatiquement diffusé. On peut jouer sur les mots mais on sait bien que dès lors que l'on a à faire avec des criminels ou des personnes non recommandables supposés comme tels mais non jugées, c'est une forme de dénonciation qui peut engager la police à enquêter à demander des comptes au journaliste. Or, si l'on se réfère à cette émission sur France 2 présentée par David Pujadas qui clame,

    «on ne va pas s'empêcher de dénoncer un violeur pas ce que l'on a sa carte de presse».

    C'est évident, mais dans ces conditions, l'action menée devient une action de police au même titre que celle d'un inspecteur.

    C'est tout le problème qui nous montre la défaillance de la police, car il faut bien le reconnaître, si elle pouvait faire son travail ces pédophiles auraient dû être démasqués depuis longtemps. Or, ces journalistes ne sont pas des spécialistes et malgré cela, ils ont démasqué un réseau on ne peut que les féliciter. Mais là nous abordons le problème de la déontologie du journalisme. Est-il concevable pour faire un papier ou un document qu'ils se comportent comme des auxiliaires de police ? C'est un mélange de genres, est-ce que cette façon ne va pas à l'encontre du journalisme dans sa noble fonction ? Quelle est la frontière entre le journaliste qui relate et commente des faits et celui qui va chercher par des enquêtes à infiltrer des réseaux ou tout autre groupes de délinquance ? Dissimuler sa fonction de journaliste qui lui donne un blanc seing pour tromper ses interlocuteurs est un acte répréhensible déontologiquement. N'est-ce pas être en contradiction avec les règles de base du journalisme ? Ne pas invoquer son titre et ne pas confondre son rôle avec celui d'un policier.

    Il est évident que dès lors qu'un réseau de pédophilie est démasqué, la morale veut qu'il soit dénoncé, donc l'auteur de cette infiltration sait par avance ce qui en retourne, et qu'il aura à affronter une enquête de police, c'est la que se pose la protection des sources d'information. La charte des devoirs des journalistes Français que le journaliste doit respecter précise des règles par exemple :

    • s’interdit d’invoquer un titre ou une qualité imaginaires, d’user de moyens déloyaux pour obtenir une information ou surprendre la bonne foi de quiconque.
    • garde le secret professionnel.
    • ne confond pas son rôle avec celui du policier.

    Voir aussi le blog d'Olivier Da Lage.

    Il est donc évident que l'action de ces journalistes s'inscrit en dehors de leurs obligations professionnelles, mais dans ce cas précis l'opinion publique ne pardonnerait au journaliste de ne pas avoir divulgué ses sources. Il y a des cas ou la raison l'emporte sur la déontologie et loi.

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