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  • L'Inde aux urnes,

    la plus grande démocratie de monde vote !

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    L'immeuble commercial à bangatore, ville vitrine de la croissance économique de l'Inde, (Wikipédia)

    On ne peut passer sous silence cet événement planétaire, il dépasse et de loin tous les faits politiques de ce mois. Un pays de nombreuses castes, cultures et religions de plus d'un milliard cent millions d'habitants et de 714 millions d'électeurs appelés aux urnes du 13 avril au 16 mai. En fait on ne connait pas précisément le nombre d'habitants tant ce pays est vaste, 3.287.263 km², (5,65 fois la France métropolitaine) et 2,94 fois plus dense, et composé de quatre castes génériques (les Varna), Brahmanes (prêtres), Kshatriya (guerriers), Vaishya (commerçants) et Shudra (serviteurs). Ceux qui appartiennent à ces groupes sont les Hindous de caste, les autres, les Intouchables, étant des Hors-castes. En réalité, l’organisation des castes est infiniment plus complexe. La société est divisée en milliers de castes (les Jati), certaines s’étendant sur plusieurs Etats et comptant des millions de membres, d’autres ayant une extension géographique beaucoup plus réduite.

    Les principales religions pratiquées en Inde sont l'hindouisme (79,8%) et l'islam (13,7%). On trouve aussi des jaïns (0,5 %), des sikhs (2,1 %), des zoroastriens (pârsîs), des bouddhistes (0,8 %), des juifs et des chrétiens (2,5 %). Ceux-ci issus d'une évangélisation soit très ancienne (St Thomas, apôtre) au Kerala et au Karnataka), soit consécutive à l'arrivée des Européens, Portugais, Français, Anglais.

    Alors que le bouddhisme est originaire du nord de l'Inde, il n'est plus pratiqué à l'heure actuelle que par une partie infime de la population, surtout les Tibétains déplacés lors de l'invasion du Tibet par la Chine et quelques milliers d'ex-intouchables qui se sont convertis en suivant l'exemple de Bhimrao Ramji Ambedkar, un grand leader intouchable de l'indépendance. Des religions naturelles, classées comme Animistes, sont encore très vivantes parmi les groupes tribaux du centre du pays. Hindous (80,5%), musulmans (13,5%), chrétiens (2,3%), sikhs (1,9%), bouddhistes (0,8%), quand aux langues celle officielle est l'Hindi, l'Anglais et 22 autres langues reconnues.

    L'hindouisme est de loin la première religion de l'Inde elle comprend 878 millions de fidèles soit 79,8 % de la population indienne.

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    L'hindouisme est la religion dominante de l'Inde.

    L'islam, avec environ 150 millions de fidèles (env. 13,7 % de la population indienne), fait de l'Inde le troisième pays musulman au monde après l'Indonésie et le Pakistan.

    L'Inde compte environ 25 millions de chrétiens (orthodoxes, protestants et catholiques ensemble forment env. 2,5 % de la population Indienne) dont une partie (dans le Kerala) appartient à l'une des communautés chrétiennes les plus anciennes au monde (chrétiens de Saint Thomas). Les chrétiens ont également établi un vaste réseau éducatif de qualité.

    Les principales villes,

    La ville la plus peuplée de l’Inde est Bombay (16 368 084 habitants avec son agglomération en 2001).
    Calcutta 13 216 546 habitants)
    Delhi, qui intègre dans son agglomération la capitale, New Delhi (12 791 458 habitants),
    Madras (6 424 624 habitants), Hyderabad (5 533 640 habitants),
    Bangalore (5 686 844 habitants),
    Ahmedabad (4 519 278 habitants), Pune (3 755 525 habitants),
    Kanpur (2 690 486 habitants),
    Nagpur (2 122 965 habitants),
    Lucknow (2 266 933 habitants),
    Jaipur (2 324 319 habitants).

    La principauté de Bénarès ou Vârânasi est une ville importante de l'État indien de l'Uttar Pradesh, située à 120 kilomètres à l'est d'Allâhâbâd. Sa population est de 3.147 millions d'habitants en 2006. Elle est située tout entière sur la rive gauche du Gange, face au soleil levant, l'autre rive étant dénuée de toute construction. La ville, dédiée à Shiva, est très fréquentée par les sâdhus (ou ermites) et les pèlerins de tout le pays. La ville de Vârânasî a été probablement fondée au VIIe siècle av. J.-C. ce qui en fait l'un des centres urbains continûment utilisés les plus anciens. Elle est le passage obligé des touristes

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    Vue d'un ghât de Vânarasi (Bénarès)

    Bhopal une autre face de l'Inde source encarta.

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    L'Inde est actuellement une république, mais son histoire est riche et se divise en trois grandes parties.
    * Des origines à l'Empire Moghol, voir ici (dynasties musulmanes venues de Perse et d'Afghanistan), dominant jusqu'au milieu du XVIIIe siècle.
    * La période coloniale britannique (1750-1947), l'Empire britannique des Indes comprenant alors le Bangladesh et le Pakistan actuels,
    * Puis l'indépendance de l'Inde (1947-).

    Depuis 1947, l'histoire de l'Inde est dominée par des conflits répétés avec le Pakistan (les trois guerres indo-pakistanaises de 1947-1749, 1965 et 1971), par la domination intérieure du Parti du Congrès fondé par J. Nehru et M. Gandhi, et par des tensions religieuses récurrentes entre hindous et musulmans (émeutes de 1992 et de 2002).

    La période coloniale Britannique de 1750 à 1947 comprend deux phases, l'Administration par l'East india Company de 1600 à 1857 et l'Empire Britannique des Indes de 1858 à 1947. Le 15 août 1947 l'Inde est devenue indépendante  par l'évacuation des troupes Britanniques, ce fût une liesse immense dans les rues du pays.

    L'Inde est devenue un dominion dans le Commonwealth, sous la direction du premier ministre Jawaharlal Nehru. Des désaccords violents entre hindous et musulmans entraînent les Britanniques à diviser l'Inde, créant le Pakistan oriental, futur Bangladesh, et occidental, là où se trouvaient des majorités musulmanes. L'Inde devient une république laïque, membre du Commonwealth, après la promulgation de sa constitution le 26 janvier 1950. Le Pakistan devient une république islamique. La Partition a entraîné une des plus grandes migrations de l'histoire (on estime à 12 millions le nombre de personnes déplacées) et un traumatisme pour le pays (on compte près de 500 000 morts, de nombreux pillages et violences). Dès 1947, le premier conflit indo-pakistanais survient au Cachemire (1947-1949), territoire à majorité musulmane contrôlé par un maharadja Hindou.

    Le partage de l'Inde

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    L'Inde politique, voir ici.

    On dit souvent de l'Inde qu'elle est la «plus grande démocratie du monde», compte tenu de sa population. Les dirigeants de ce pays, qui ont hérité autant des institutions britanniques que de la tradition hindoue, doivent cependant gérer des problèmes liés à une immense diversité démographique. L'Inde combine des archaïsmes, comme le système des castes, et les marques du progrès, comme en attestent ses performances économiques ou scientifiques.

    C'est également un pays tiraillé entre ses tendances centralisatrices et séparatistes, entre la tolérance et les tensions communautaires et d'extraordinaires inégalités de revenus. Les contrastes particulièrement marqués de l'Inde ont été résumés, dans les années 1960 par cette formule de l'ambassadeur et économiste américain John Kenneth Galbraith, «L'Inde est une anarchie qui fonctionne».

    L'organisation de l'Union indienne.

    Selon sa constitution, l'Inde est «une république souveraine, socialiste, laïque, démocratique». Elle tire son modèle parlementaire du système parlementaire britannique. Comme les États-Unis, l'Inde connaît une forme fédérale de gouvernement. Cependant, le gouvernement central y exerce un plus grand contrôle sur les États fédérés. Le gouvernement exerce ses larges prérogatives administratives au nom du président, dont les fonctions sont en grande partie cérémoniales. Le président et le vice-président sont élus au suffrage indirect pour une durée de cinq ans par un collège électoral spécial. Leurs mandats sont décalés, et le vice-président ne devient pas automatiquement président au décès de celui-ci ou dans des circonstances où il n'exerce plus le pouvoir.

    Le gouvernement.

    Le vrai pouvoir exécutif national appartient au Conseil de Ministres, dirigé par le premier ministre de l'Inde. Le président nomme le premier ministre désigné par le parti ou la coalition ayant la majorité parlementaire. Le président nomme ensuite les ministres subalternes conformément aux préconisations du chef de gouvernement. La Constitution prévoit que le Premier ministre dispose d'outils de gouvernement autoritaire en cas de crises, comme le Presidential's rule (administration directe d'un État fédéré) ou l'état d'urgence (suppression des libertés démocratiques). L'actuel premier ministre Manmohan Singh accède au pouvoir le 22 mai 2004 après une élection générale qui porte au pouvoir le Parti du Congrès, contre toute attente. La présidente du parti, Sonia Gandhi, l'épouse de Rajiv Gandhi, renonce au poste de Premier ministre, suite à une campagne mettant en avant ses origines étrangères, italienne en l'occurrence.

    Le parlement.

    Le parlement bicaméral de l'Inde comprend la Rajya Sabha (le Conseil des États) et la Lok Sabha (Chambre du peuple). Le gouvernement central est responsable devant la Lok Sabha. Les élections législatives des États et des territoires élisent 233 membres à la Rajya Sabha, et 12 sont nommés par le Président comme experts en matière de science ou d'arts. Les membres élus de la Rajya Sabha ont un mandat de six ans, et sont renouvelés par tiers tous les 2 ans. La Lok Sabha se compose de 545 membres, 543 sont directement élus (scrutin uninominal à un tour) pour un mandat de cinq ans. Les deux derniers sont nommés par le Président au sein de la communauté britannico-indienne qui est sous-représentée.

    L'État fédéral.

    L'Inde comporte 28 états et 7 territoires. Dans chaque État, une assemblée (Vidhan Sabha) est élue tous les cinq ans, et elle élit à son tour un chef de l'exécutif (chief minister). Les compétences des États sont assez larges, notamment en ce qui concerne la justice, la police, l'économie ou l'éducation. Toutefois, l'Union a eu tendance à élargir les pouvoirs qui lui sont conférés par la Constitution, au détriment des États. Le gouvernement central exerce un plus grand contrôle des territoires que des États, bien que quelques territoires aient obtenu une plus grande maîtrise de leurs propres affaires. À plusieurs occasions, le gouvernement national, a imposé, par l'intermédiaire d'un gouverneur (désigné par le Président), une administration directe sur des États (Presidential's rule, prévu par la constitution en cas de crise) valable six mois. Les gouvernements locaux en Inde ont moins d'autonomie que leurs équivalents aux États-Unis. Quelques États essayent de revitaliser les conseils traditionnels de village, ou panchayats, ce qui vise à favoriser la participation démocratique populaire au niveau rural, où la plus grande partie de la population vit toujours.

    Les partis politiques en Inde, voir ici .

    Le Parti du Congrès.

    Le parti du Congrès (ou Indian National Congress), fondé en 1885, participa à toutes les étapes qui ont mené à l'indépendance du pays, avec notamment la présidence de Jawaharlal Nehru dès 1929 et l'autorité charismatique du Mahatma Gandhi, en menant des campagnes de désobéissance civile et de boycott des produits britanniques (développé en concept d'autarcie économique, le swadeshi).

    Le parti du Congrès fut au pouvoir de 1947 à 1977 (gouvernements de Jawaharlal Nehru mort au pouvoir en 1964, Lal Bahadur Shastri et Indira Gandhi), puis de 1980 à 1989 (Indira Gandhi et Rajiv Gandhi), et de 1991 à 1996 (Narasimha Rao). Il perdu les élections générales pour la première fois en 1977, après deux années d'état d'urgence décrété par Indira Gandhi. Il est aujourd'hui mené par Sonia Gandhi (veuve de Rajiv Gandhi). Depuis les élections générales de mai 2004, c'est le premier parti en nombre de sièges à la Lok Sabha (145 sièges sur 543) et mène la coalition actuellement au pouvoir, avec Manmohan Singh comme Premier ministre. Sonia Gandhi, qui est d'origine italienne, ayant été attaquée par les militants nationalistes du BJP en tant qu'étrangère a renoncé en 2004 à occuper cette fonction. Notons que sa belle-mère a été assassinée (par des activistes sikhs en 1984), ainsi que son mari (par des activistes tamouls en 1991).

    Bharatiya Janata Party (BJP).

    Le Bharatiya Janata Party (parti du peuple indien) est un parti à orientation nationaliste Hindoue. Il a été fondé en 1980, à la suite de l'éclatement de la coalition du Janata Party, dont son héritier direct, le Bharatiya Jana Sangh, faisait partie. Héritier d'une tradition nationaliste née avant l'indépendance et hostile au Mahatma Gandhi (assassiné par un membre du RSS, une organisation proche du BJP), son ascension politique l'a propulsé sur le devant de la scène à partir de la fin des années 1980, et surtout avec la destruction de la mosquée d'Ayodhya en 1992. Depuis 2004, le président du parti est Lal Krishna Advani (ancien ministre de l'Intérieur). Le BJP tire principalement sa force politique de la Hindi belt (régions du Nord et de l'Ouest de l'Inde peuplées d'hindiphone). Le parti détient le pouvoir dans les États suivants : Chhattisgarh, Gujerat, Jharkhand, Himachal Pradesh, Madhya Pradesh, Rajasthan. Considéré comme le parti des hautes castes, des milieux commerçants, et du Nord, le BJP a cependant fortement accru son électorat dans les castes intermédiaires et dans des États du Sud (Karnataka) au cours des dernières élections nationales et régionales, en jouant sur les sentiments nationalistes religieux (hindutva) et économique (swadeshi).

    Autres partis.

    Janata Dal,

    Ce parti national s'appuie sur les basses castes. Il a été à la tête d'une coalition au pouvoir en 1989-1991 et en 1996-1998, et a été considérablement affaibli par de nombreuses scissions.

    Shiv Sena,

    Ce parti d'extrême-droite est implanté dans le Maharashtra. C'est un allié du BJP.

    Les partis communistes.

    Il y a deux partis communistes représentés à la Lok Sabha : le Communist Party of India (CPI) et le Communist Party of India (Marxist) (CPM). Ce dernier est au pouvoir dans les États du Bengale occidental et du Kérala, ses deux principaux bastions.

    Parti démocratique populaire, Jammu Kashmir.

    Ce parti local a gagné les élections en octobre 2002, renversant l'alliance pro-BJP qui détenait le pouvoir de longue date. Le PDP est allié avec le Parti du Congrès.

    L'enjeu de ces élections,

    comme le développe l'article du Monde.f ici , personne ne s'avance à hasarder un résultat des élections qui on débutées le 16 avril 2009, tant il y a incertitude, confusion et éclatement. Les commentataires se résignant à souligner l'imprévisibilité de ce scrutin dans l'histoire politique de l'Inde.

    Le paradoxe est grinçant. Alors que l'Inde a été touchée ces derniers mois par deux périls émanant de l'extérieur, la crise financière internationale et le terrorisme venu du Pakistan voisin, la campagne électorale aura davantage été dominée par des enjeux locaux que nationaux.

    Les deux partis "nationaux", le Parti du Congrès, au pouvoir, et l'opposition nationaliste hindoue du Bharatiya Janata Party (BJP), auront bien tenté de réveiller une bipolarité conflictuelle, il n'est pas sûr qu'ils y soient parvenus.

    Le spectre du terrorisme, voir ici.

    Le parti au pouvoir en Inde et l'opposition, qui s'affrontent aux législatives le spectre du terrorisme quatre mois après les attentats islamistes de Bombay pourrait être un élément déterminant, mais des experts doutent que cela fasse mouche auprès des électeurs.

    En publiant fin mars son programme électoral, le Parti du Congrès du Premier ministre Manmohan Singh s'est présenté comme le seul capable de lutter «avec force et détermination contre le fléau du terrorisme».

    En fait, le gouvernement est sur la défensive depuis les attaques de Bombay du 26 au 29 novembre 2008, accusé de n'avoir pas su empêcher, ou tout au moins limiter, le carnage de ce «11-Septembre indien» (174 tués, dont neuf des dix assaillants).

    L'Inde impute ces attentats contre sa capitale économique au Lashkar-e-Taïba, un groupe islamiste armé clandestin pakistanais, actif au Cachemire, avec la complicité des services de renseignements militaires pakistanais.

    Inlassablement, New Delhi accuse son voisin et «frère ennemi» pakistanais d'être «l'épicentre du terrorisme mondial» et se dit convaincue qu'elle sera de nouveau frappée.

    L'arrière petit fils de Nerhu insulte les musulmans

     

    Le Taj Mahal.

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    L'une des 7 merveilles du monde

    Le Taj Mahal est l'un des monuments indiens les plus connus situé à Agra, c'est un chef d'œuvre de l'art mongol. Shah Jahan, cinquième empereur mongol fit construire ce mausolée pour rendre hommage à sa femme Mumtaz Mahal après le décès de celle-ci. Il a fallu vingt ans pour le construire et plus de 20000 hommes ont participé à ce projet. Le tombeau qui mesure plus de 70 mètres contient des inscriptions coraniques et des reliefs sculptés qui composent un décor d'une richesse incroyable. Le complexe architectural est composé de cinq éléments principaux : le Darwaza ou passage principal, le Bageecha ou jardin, le Masjid ou Mosquée, le Naqqar Khana ou maison de repos et le Rauza ou mausolée.

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