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h1n1

  • La vaccination H1N1,

    ou le gouvernement pris à son propre piège.

     

    C'est devenu un vrai capharnaüm les gens attendent plusieurs heures dans la rue sous la pluie dans le froid, une situation pire que le bien qu'elle était censée faire. Des queues de plusieurs centaines de mètres, je n'ai vu cela que sous l'occupation pendant la guerre à la vente des pommes de terre au marché, c'est vous dire le triste souvenir.

    Le fort lobbysme de Madame Roselyne Bachelot rabâché tous les jours, relayé par tous les médias télévisuels à payé. La montée en haut du populisme des morts de malades qui serait dû à la grippe à fini par décider les Français réticents à se faire vacciner, et que constatons-nous que l'État n'est pas un dispensaire, ce n'est pas son métier. Avec 94 millions de vaccins sur le dos, elle n'avait pas d'autres alternatives pour le vendre, mais elle risque de faire un désastre national.

    Elle se trouve prise à son propre piège, si par malheur les personnes vaccinées à la va vite et sans vraiment savoir si celles que l'on vaccine ne l'ont déjà contactée. Comment les détecter devant cette affluence, favorable à la transmission du virus, ne faudrait-il pas une consultation approfondie et même dans ce cas comment être certain qu'elles ne l'ont pas déjà ?

    Tous les facteurs de risques sont réunis en mélangeant malades et bien portants. Une vaccination porte si elle est faite avant de contacter la maladie et on ne peut que s'attendre, du fait de la gestation du virus, à un développement de la maladie plus important que si les généralistes avaient été associés à cette vaccination. Ils sont réticents car ils n'ont pas confiance, pour beaucoup, de l'importance de contagion de cette grippe, qu'ils estiment du même ordre que la grippe saisonnière qui fait en moyenne 2000 morts annuels. Pour le professeur Bernard Debré et député, il faut siffler la fin de la partie, la grippe A(H1N1) n'est pas dangereuse. En outre, et c'est très important, les médecins généralistes ne veulent pas s'impliquer en responsabilité aux effets secondaires.

    Cette affaire de vaccination de masse semble avoir été lancée sans concertation avec le milieu médical par la simple décision du pouvoir politique. Il est en effet curieux que les médecins eux-mêmes ne se font pas vacciner ? Moins de 20% d'entre eux sont vaccinés. Dans ma famille j'ai deux médecins l'un généraliste, le second praticien hospitalier et une sage femme tous trois non vaccinés. Pourquoi, par ce qu'ils ont exprimé leur désaccord sur ce vaccin comme beaucoup d'autres pour de multiples raisons. Il a été fabriqué un peu vite et leur sentiment est qu'il n'est pas au point, certains sont avec adjuvants qui rentrent dans sa composition et pas pour d'autres qui seraient plus adaptés aux jeunes enfants de 6 à 23 mois et aux personnes immunodéprimées et aux femmes enceintes, et puis si le virus mute, on nous déclare que malgré cela le vaccin resterait efficace ? En fait on sait peu de chose sinon que cette mutation serait à l'origine d'affections pulmonaires plus sévères, mais sans certitude. Nous sommes en plein brouillard. On ne sait pas non plus avec certitude s'il faut deux vaccinations ou une seule et quelles sont les classes d'âge associées.

    Alors, ils ressentent une tendance totalitaire plutôt que le fait d'une volonté de coordination. C'est leur métier de soigner pas à l'État qui a pour rôle d'en donner les moyens.

    Ont-ils eu raison, rien ne le prouve actuellement mais rien ne permet de penser qu'ils ne l'ont pas. Actuellement les cabinets de généralistes sont surbookés du fait des affections hivernales entre gastro-entérites, bronchites, et grippe. Avoir exigé de vacciner toute la population même par ordre de priorité, il faut en avoir les moyens, ce qui ne semble pas être le cas. Le retard pris dans la mise en œuvre de cette vaccination risque de coûter plus cher que ce qui est estimé.

    Du fait de la psychose médiatique développée par de Roselyne Bachelot, les Français consultent beaucoup plus pour des affections qui ne les faisaient pas l'année dernière, ce qui engorge les cabinets et les hôpitaux. Il faut comprendre que non seulement il y aura de vrais malades et absolument pas moins du fait de la vaccination car il y aura aussi de vrais malades voire des décès parmi les vaccinés. En outre, à long terme, beaucoup vont attribuer leurs maux à ce vaccin risquant ainsi de l'accuser à tord, en plus en vaccinant à si grande échelle l'effet de la concentration des effets secondaires risque de coûter très cher.

    Dans ce cas, vers qui se retourneront les patients, vers les médecins, ce n'est pas le gouvernement qui peut les soigner. Alors là c'est la cata, ils ne pourront pas faire face à un afflux de patients importants, pour beaucoup cette vaccination de masse est une connerie. Il aurait fallu la réserver aux seules personnes à risques et la recommander à prix coutant pour tous les autres comme pour la grippe saisonnière qui n'est remboursée qu'à certains.

    Nous touchons là le vrai problème je crois, qui est le coût d'une telle vaccination pour la Sécurité sociale et pour l'État. Si le patient va chez le médecin celui-ci avant de le vacciner l'examine, l'ausculte, lui prend la tension, etc...Et comme en général il connait son dossier puisque son médecin référent, il peut s'engager à le vacciner. Dans ce cas le coût à payer pour le patient est de 22 € chez un généraliste sans supplément d'honoraires plus le coût de l'acte de vaccination qui pourrait être gratuit comme il l'est actuellement, soit 22 €, ce qui, compte tenu de la prise en charge de la Sécu à 70 % le patient ne paie que 6,6 €, les 15,4 € sont aux frais de la sécu. Le produit étant pris en charge par la sécurité sociale comme pour la grippe saisonnière. On voit de suite l'importance du coût pour la sécu et pour les familles. Or actuellement les personnes pratiquant la vaccination sont payées 6 € par vaccin au Royaume-Uni. En France chaque médecin libéral qui vaccine est payé 66 € par heure et 49,5 € pour les étudiants et les médecins retraités. Pour 6 à 7 vaccinations par heure avec la consultation et l'enregistrement, cela fait environ 10 € pour les généralistes et 7 € pour les étudiants et les médecins retraités. La différence n'est pas conséquente. A cela, il faut ajouter les frais d'organisation de ces centres improvisés et le personnel associé, rien ne prouve que la facture définitive serait moins élevée qu'une vaccination chez les généralistes. Il aurait donc été souhaitable dans le cadre de ce raisonnement qu'une concertation avec les instances médicales représentatives des médecins généralistes et toutes personnes en capacité de pouvoir ausculter et vacciner ait été engagée afin de définir le cadre du coût d'une telle vaccination ainsi que mettre en œuvre sa logistique. Je ne pense pas, un seul instant, que eu égard à la conscience professionnelle de ces médecins devant cette pandémie, qu'un accord n'aurait pas été obtenu.

    Organisée comme est actuellement cette vaccination, même si des centres sont ouverts le dimanche et que l'armée participe avec les étudiants en médecine, elle apparaît devoir nous coûter très cher bien plus que prévu. Si les choses tournent mal et que des effets secondaires apparaissent parmi les vaccinés une fois la gestation du virus effective, bonjour les dégâts.

    Renseignements sur les centres et leurs horaires.

    Au 0 825 302 302, (0,15 € TTC/ mn.)

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