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grèce ; crise mondiale

  • Grèce, un souffle de démocratie et c'est la panique,

    dans une Europe qui se moque de ses citoyens.

    Support Wikipedia C'est une bombe, ciel le peuple arrive, comment Papandréou n'a même pas prévenu Sarkozy ! Quel sacrilège lui qui fait tout pour le bien des Européens. Les marchés s'écroulent, les banques chutent, pas un seul commentateur, presque, ne clame que la décision de Georges Papandréou de consulter son peuple par référendum est la seule qui s'imposait. S'ils arrivent à le faire «c'est pour dire qu'il n'a pas eu le respect d'en parler avant à Sarkozy et Merkel», un comble. C'est aussi pour dire qu'il n'a tenu ses engagements, c'est ce que prétendent les médias, mais c'est oublier qu'il n'est pas seul et qu'il n'a pas comme Sarkozy des pouvoirs exorbitants. Ne doit-il pas tenir compte de son parlement de son peuple qui souffre, pas celui qui s'en met plein les poches pour pas un rond d'impôt. Mais pourquoi devrait-il informer ses partenaires Européens ? N'est-il pas souverain dans son pays ? Est-ce que Sarkozy informe les autorités de la zone euro lorsqu'il prend une décision ? Et puis en parler à Sarkozy qui a toujours raison à quoi cela servirait-il ? Il en a peut-être assez de prendre la leçon pour ce qu'il faut qu'il fasse. On parle aux gens que l'on apprécie, pas à ceux qui savent tout et qui disent qu'il n'y a, que ce qu'ils disent, qui est juste. Quelle prétention, quelle suffisance ?

    L'annonce du référendum a été faite le lundi 31 octobre sur l'accord Européen de l'effacement d'une partie de la dette. «Les Grecs veulent-ils l'adoption d'un nouvel accord ou le rejettent-ils ? Si les Grecs ne le veulent pas, il ne sera pas appliqué a-t-il déclaré !» «Nous faisons confiance aux citoyens, nous croyons en leur jugement, nous croyons en leur discernement à-t-il poursuivit».

    La volonté du peuple Grec s'imposera à tous !

    Alors tous ont peur d'un «non» qui mettrait l'Europe en éclats, en faisant effet de boule de neige aux autres pays. Cette décision a été prise à l'unanimité par le cabinet Grec dans la nuit de mardi à mercredi, ainsi que la décision de demander vendredi un vote de confiance du parlement. Pour le porte parole du gouvernement Elias Mossialos, «le référendum fournira un mandat clair, mais aussi un message clair à l'intérieur et à l'extérieur de la Grèce sur notre engagement Européen et notre appartenance à l'Euro». Pour Georges Papandréou, «nous devons faire en sorte que les choses soient claires à tous les points de vue, et je dirai au G20 qu'il faudra finalement adopter des politiques qui garantissent que la démocratie soit maintenue au-dessus des appétits des marchés». Réponse sage et de bon sens.

    Ce référendum pourrait se tenir dès le mois de décembre pour le ministre de l'intérieur si les partenaires se mettent d'accord sur les modalités de l'aide plus rapidement que prévu. Bien sur les bourses ont perdu quelques pour cent mais cela ne compte pas, d'ailleurs elles sont remontées dès le lendemain de l'annonce, ce qui montre comme toujours, que les médias en font trop  pour affoler les Français. De ce tintamarre, il se dégage que la sortie d'un pays de la zone euro compromettrait son existence, ce qui montre que finalement elle est bancale cette zone, verrouillant ainsi le désir d'un pays ne pouvant plus y participer.

    Il faut voir qu'en Grèce ce ne doit pas être facile d'imposer des plans d'austérité les uns à la suite des autres avec une majorité socialiste fragilisée, m'étant plus que de 153 députés sur 300 à la suite de la fronde de parlementaires socialistes, d'autant que l'opposition ne veut en aucun cas soutenir le gouvernement dans cette période difficile pour le pays.

    Le gouvernement socialiste de Papandréou, n'est en aucune façon responsable des magouilles et des falsifications du gouvernement précédent qui ont mis la Grèce dans cet état de faillite. Il se trouve seul à supporter le poids de ces réformes dans une rue qui n'arrête pas de manifester. L'acceptation directe du plan de sauvetage concocté par Sarkozy et Merkel avec un regard sur son application créée un sentiment de perte de souveraineté ce qui serait reproché au gouvernement socialiste, il ne pouvait faire autrement que de mettre les Grecs devant leurs responsabilités, le référendum est la solution toute trouvée aussi bien pour l'Europe que pour les Grecs.

    Dans ce contexte le gouvernement a annoncé le remplacement de tout son état major militaire. Un conseil de sécurité de l’État, réuni sous l'autorité de M. Papandréou, a remplacé les quatre têtes de l'armée, le chef d'état-major des armées, les chefs d'état-major de l'armée de terre, de la marine et de l'armée de l'air, et a déchargé de leurs fonctions une douzaine d'officiers, a indiqué le ministère de la défense dans un communiqué. Dans cette période de fortes tensions, il est préférable d'avoir des chefs militaires qui soient favorables au gouvernement en place afin d'éviter un putsch militaire. Le parti nouvelle démocratie, droite, qualifie ce remaniement militaire d'antidémocratique tandis que la gauche démocratique clame que cela ne fait que renforcer le climat d'incertitude.

    Les Européens seraient indignés. Entre stupeur et indignation, le chef du gouvernement Belge Yves Lanterne déclare, Georges Papandréou porte une très lourde responsabilité. Un haut fonctionnaire de Bruxelles cité par le Financial Times, aurait déclaré que Papandréou manifestait peu d'enthousiasme aux conditions de l'accord de Bruxelles, mais personne ne s'attendait à un référendum. Tandis qu'à l’Élysée Sarkozy déclare que la décision du référendum est irrationnelle et dangereuse. 

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    «Le plan adopté jeudi dernier par les 17 États de la zone euro est la seule voie possible pour résoudre le problème de la dette grecque», a déclaré Nicolas Sarkozy mardi. Reuters/BENOÎT TESSIER. Document Le Monde.fr

    Nicolas Sarkozy comme à son habitude croyait le problème réglé. Avec la Chancelière Allemande Angela Merkel, ils se sont déclarés déterminés à faire appliquer le plan de sauvetage. Pour les Allemands le plan de sauvetage ne peut être rediscuté. Pour Michael Kemmer, le président de l'association du secteur bancaire Allemand, a estimé mercredi qu'une décote sur la dette grecque n'a pas de sens avant la tenue du référendum. Christian Estrosi dans le ton de la majorité a qualifié «d'irresponsable» la décision de Papandréou. «Cette décision me paraît incompréhensible. Quand on sait le mal que Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont eu à faire adopter ce plan courageux, je déplore cette décision», a-t-il déclaré sur France Info.



    «Au Panthéon de l'irresponsabilité le gouvernement Grec prend la première place» selon Eric Woerth. Dans ce concert d'invectives, ou seule l'UMP à sa place, l'opposition toute entière juge bonne la décision de Papandréou.

    François Fillon mercredi 2 novembre regrette la prise de position unilatérale d'organiser un référendum, et la Grèce devrait dire vite et sans ambiguïté si elle choisit de rester dans l'euro. «Bien sûr, en démocratie, se tourner vers le peuple est toujours légitime, mais nous regrettons, et je veux le dire solennellement cette annonce prise de façon unilatérale sur un problème qui engage tous les partenaires de la Grèce», a-t-il déclaré à l'Assemblée nationale.

    Nul ne peut reprocher au gouvernement Grec d'en appeler à son peuple.

    François Hollande et Martine Aubry ont publié dans un communiqué commun, le «défaut de gouvernance de la zone euro». «Bien des difficultés actuelles auraient pu être évitées si l'Europe avait fait preuve de solidarité dès le début des attaques spéculatives contre la Grèce. L'Europe a agit trop tard, trop faiblement sur le plan financier, et trop durement sur le plan économique et social. Si cette décision de M. Papandréou entraîne de nouveaux désordres sur les marchés financiers, elle devrait surtout décider les dirigeants européens à prendre enfin les décisions d'engager les réformes structurelles, notamment pour réguler le système financier».

    Quelles que réactions politiques en France.



    Pour Jean-Luc Mélenchon l'organisation d'un référendum en Grèce, un minimum de démocratie. «Il y a eu treize grèves générales en Grèce et chacune a réclamé un référendum, Georges Papandréou savait qu'il ne pourrait pas tenir plus longtemps sans consulter le peuple Grec». «La France doit s'engager à respecter le vote grec et à renégocier un nouvel accord si le résultat de ce vote est négatif», a-t-il ajouté. Pierre Laurent, «il est incroyable que la simple idée de consulter le peuple Grec affole les marchés financiers qui, avec la droite, s'agitent et crient au scandale. La vérité, c'est qu'ils n'aiment pas la démocratie et détestent l'expression de la souveraineté populaire». «Marine Le Pen,  «c'est la moindre des choses, je défends le référendum», a-t-elle ajouté sur i-Télé. Elle a jugé en outre que c'était «aussi un moyen de préparer la sortie de l'euro».

    Au G20 pour lequel Papandréou était invité en avant première, il s'est fait tirer les oreilles par Sarkozy et Merkel comme si on menait un pays de cette façon qui subi depuis plusieurs mois plans d'austérité sur plan d'austérité. Jamais un pays n'accepterait que son premier ministre soit ainsi traité ! Alors c'est l'ultimatum, vous faites de ce que l'on vous dit et vous avez de l'argent ou sans cela, vous n'aurez rien ! Si on me parle de cette façon, je m'en vais, il est inutile de continuer, cela devient pire ensuite.

    La question qu'il doit poser à son peuple on la lui donne, vous devez poser la question de «l'appartenance à l'euro», et rien d'autre, surtout pas celle du plan d'austérité. On voit de suite dans ce propos le coté désagréable et révoltant de ces duettistes qui n'hésiteraient à tromper leurs électeurs. Et François Hollande est de cet avis, un comble. Pour Papandréou et son gouvernement, le dilemme n'est pas «ce gouvernement ou un autre. Il porte sur oui ou non pour l'accord de prêt, oui ou non pour l'euro». Ce n'est donc pas la même chose.

    Alors que doit faire la Grèce pour s'en sortir ? Son déficit public est de 160 milliards d'euros et elle n'arrive pas à s'en sortir malgré les plans d'austérité, continuer ainsi ne résoudra rien, Son PIB a chuté de 5 % depuis 2010, les plans de rigueur ont minés la croissance.

    Conclusion, Grecs sortez de merdier et menez votre vie comme vous l'entendez. Vous n'avez pas été sérieux en ne payant pas vos impôts, il vous faut donc payer maintenant, car si vous continuez avec ces gens là ce sera pire.

    Les évènements vont plus vite que le temps de publier. Dès son retour de Cannes Georges Papandréou bien sonné et son parti le Pasok seraient mis en minorité, ils auraient perdu leur majorité au Parlement à la veille du vote de confiance au gouvernement. Les jours, voire les heures du premier ministre sont donc comptées. «Il est fini», tranche la députée Pasok, Sophia Giannaka. Sa majorité n'était que de trois voix 153 sur 300, et trois ministres importants se sont ouvertement opposés au référendum jeudi trois novembre. Avant Cannes, ils avaient soutenu Georges Papandréou, mais la confrontation de Cannes les a convaincus de le lâcher. Il est évident que le chantage du FMI, de Sarkozy et de Merkel de ne pas verser les 8 milliards d'euros prévus dans la sixième tranche tant que l'accord de 27 octobre n'aura pas été ratifié, a joué un grand rôle dans le lâchage de Papandréou, la Grèce sera en défaut de paiement au mi décembre.

    Le chantage à bien fonctionné puisque Papandréou serait prêt à retirer son projet de référendum, «même si nous n'allons pas à un référendum, qui n'a jamais été une fin en soi, je salue la position du parti de l'opposition de la droite», explique-t-il dans un communiqué. Il se dit prêt à ratifier au parlement l'accord de la zone euro du 27 octobre. La droite Sarkozy Merkel et la Grecque sont gagnantes sur le référendum, mais sur le reste tout reste à faire, et sans la voix du peuple qui souffre et qui n'est pour rien dans ce qui lui arrive tout peut arriver. Des dictateurs en sommes qui méprisent la voix de leur peuple. Et Papandréou qui s'est dégonflé n'a plus qu'à démissionner, s'il en a le courage ?

    L'heure de vérité sonnera dans la nuit de vendredi à samedi à la fin du débat parlementaire ou un vote de confiance sera prononcé

    Le prochain article sera « L'ultime bluff de Berlusconi,


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