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  • Hervé Gourdel une phase de la guerre contre l'Etat islamique.

    La décapitation d'Hervé Gourdel ce qu'il ne fallait pas faire.

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    Hervé Gourdel randonneur, guide de haute montagne, apprécié par tous ceux qu'ils l'ont connu fut assassiné de la façon la plus sanglante qui soit.

    Support Wikipedia Ce fut l'émoi, le choc, la barbarie à l'état pur, on savait qu'ils décapitaient des otages en Syrie, ce que l'on ne savait pas, par contre, c'est que dans les montagnes Kabyles on décapitait aussi. Un signe d'obédience pour se faire reconnaître par l'organisation d’Al-Baghdadi, le chef de l’EI. En fait, ceci montre la surenchère dans la barbarie entre Abu Bakr Al-Baghdadi et feu Ben Laden. La tête d'Hervé Gourdel servit de passeport. Al Qaïda est dépassée bien que l'EI soit l'émanation d'Al Qaïda. Ce mouvement est né en Irak, lorsque, pour combattre l'occupation américaine de 2003, une poignée d'anciens officiers de l'armée de Saddam Hussein et de fondamentalistes irakiens, rejoints par des djihadistes venus d'Afghanistan, prêtèrent allégeance à Al-Qaida, Le Nouvel Obs. Sa création remonte à 2006, lorsqu'Al-Qaïda en Irak forma avec cinq autres groupes djihadistes le Conseil consultatif des Moudjahidines. Le 13 octobre 2006, le Conseil consultatif proclama l'État islamique d'Irak (EII), lequel se considérait, à partir de cette date comme le véritable État de l'Irak, puis également, à partir de 2013, de la Syrie. Initialement lié à Al-Qaïda, l'EII s'en est progressivement affranchi, Wikipédia. L'État islamique qui prit sa puissance en Syrie en 2011 devint un acteur majeur du djihad dans cette partie du Moyen-orient couvrant les zones sunnites transfrontalières de l'Irak et de la Syrie. Une terre quasi désertique peuplée par les chrétiens d'Irak à Mossoul et par les peshmerga Kurdes. Il s'agit en fait de la guerre de religion séculaire entre sunnites et chiites que Saddam Hussein et le parti baas avaient réussit à maîtriser.

    De ce fait, ces djihadistes puissamment armés avec l'argent du pétrole qu'il extraient des puits qu'ils ont pris par les armes, et qu'ils vendent à des coûts très inférieurs au marché, n'ont d'autre but que de combattre l'État chiite du Premier ministre irakien, Nouri al-Maliki, et ses milices chiites soutenues par l'Iran, un reste de la guerre américaine d'Irak.

    On savait, également, que depuis 2010 des islamistes armés du Magreb islamique se revendiquant d'Al-Qaïda et de ses filiales, avaient déjà assassinés sept otages français. La première organisation, le Front al-Nosra, créé en janvier 2012, prêta allégeance à Al-Qaida. La seconde Daesh, acronyme arabe de l’État islamique, qui apparaît en Syrie début 2013, est beaucoup plus ambitieuse et entend bien supplanter Al- Qaida sur la scène du djihadisme mondial fondamentaliste. Il s'en suit une surenchère à celui qui sera le plus barbare, puisque le Front al-Nostra, la branche syrienne, menaça samedi 27 septembre les membres de la coalition par le biais d'une vidéo diffusée sur internet, Le Monde.

    « Ces États ont commis un acte horrible qui va les mettre sur la liste des cibles des forces djihadistes dans le monde entier », a prévenu Abou Firas Al-Souri, porte-parole d'Al-Nosra. L'offensive des alliés représente une « guerre contre l'islam », a-t-il ajouté.

    De là, à ce que ces différents branches djihadistes d'Afrique du Nord se rattachent à Daesh, il n'y a qu'un pas. Ainsi se forme une toile terroriste capable de combattre les États du Sahel, la Mauritanie, le Nigeria, la Centre Afrique, le Niger, le Tchad, le Soudan, en tout 25 États sans compter la Turquie, l'Irak et la Syrie. Ce n'est donc plus que quelques groupuscules terroristes qui prenaient des otages pour une rançon. C'est une véritable organisation structurée qui, avec des revenus importants. menace le monde occidental.

    L'Algérie depuis longtemps est en guerre contre ces groupuscules éparpilles dans ses montagnes et capables de faire des coups, voir l'article sur l'attaque de centre pétrolier d'In Amenas. Les autorités algériennes les combattent, mais elles ont donc de grandes difficultés a les éradiquer, les montagnes kabyles offrent des caches protectrices. La question que l'on doit se poser est comment le groupe armé Jund al-Khilafah fut prévenu qu'un Français ouvrait une nouvelle voie avec cinq compagnons algériens dans le massif de Tizi Ouzou, et cela quelques jours à peine que l'EI lança son défit contre la France ? Il y a là une coïncidence troublante qui fait peser à un coup monté par des Algériens en relation avec ces djihadistes.

    Deux jours après qu'Hervé Gourdel fut enlevé, par le groupe armés de Jund al-Khilafah et décapité, les pays occidentaux prirent conscience du danger de ces fous d'Allah contre l'humanité. Ces cinq compagnons furent interrogés par les autorités judiciaires et l'on apprit, par El Watan.com, qu'ils ont été relâches, mais restent sous contrôle judiciaire pour ne pas avoir averti de la présence d'un Français parmi eux.

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    Le massif ou l'armée algérienne effectue les recherches pour retrouver le corps d'Hervé Gourdel, document rfi, REUTERS/Louafi Larbi.

    L'engagement britannique auprès des États-Unis et de la France fut approuvé par le parlement anglais avec une large majorité pour des frappes aériennes en Irak, mais aussi le Danemark et la Belgique rejoignirent la coalition pour frapper l'EI. C'est donc une prise de conscience devant le danger que représentent ces djihadistes en Afrique, en Syrie, en Irak, même en Europe.

    Tuer un homme inoffensif que l'on prend, les armes à la main parmi ses compagnons en train de marcher, pour le tuer deux jours après un ultimatum qui ne pouvait qu'être rejeté, ou est le but de ces criminels sinon tuer sauvagement un représentant Français !

    img007Devant la grande mosquée de Paris, les musulmans français ont exprimé le rejet de cette barbarie. Pour eux l'Islam est une religion de paix. Nous musulmans de France disons halte à la barbarie. Ce crime n'est donc pas qu'une attaque contre un Français, mais aussi contre la communauté musulmane qui s'est senti atteinte par cette horreur. L'amalgame est vite fait et il importait que les musulmans de France réagissent. Une campagne fut lancée sur les réseaux sociaux par la Fondation active change avec pour slogan «Not in my name» , pas en mon nom, «ne tuez pas d'innocents en mon nom». Une vidéo de 1,19 minutes fut diffusée à partir de 10 septembre qui montre 10 musulmans hommes et femmes, se succéder pour expliquer, chacun en quelques mots, leur rejet de l'organisation État islamique.

    Vendredi 26 septembre à « Ce soir ou jamais » l'émission de Frédérique Taddeï, portait sur la guerre contre l'État islamique. Étaient présents deux anciens ministres des Affaires étrangères Hubert Vedrine et Dominique de Villepin parmi S. Bessis, F. Encel, J. Doré, P. Conesa, M. Gabriel et Jérémy Rifkin.

    La position pour l'intervention fut soutenue par Hubert Vedrine et la position non interventionniste soutenue par Dominique de Villepin relayée par certains autres. Ce qui m'a paru étrange dans ce débat que je n'ai pu regarder entièrement, c'est le manque de réalisme des opposants. On peut toujours trouver des arguments à tout, mais il arrive un moment ou une décision s'impose et c'est le rôle de responsables de prendre cette décision. Parce que la question fondamentale ne fut clairement exposée, fallait-il laisser l'EI se développer au risque qu'il prenne des proportions importantes ? Bien sur on peut toujours noyer le poisson en trouvant des tas d'arguments aussi justes les uns que les autres pour clamer que l'on ne pourra éradiquer le terrorisme ! Bien sur, nous savons tous que ce qui se passe au Nord de l'Irak est dû à la guerre américano-irakienne qui détruisit le régime de Saddam Hussein, mais est-ce une raison pour laisser l'EI envahir l'Irak ? Pour Dominique de Villepin, ce qu'il importe c'est que les interventions militaires sans des objectifs ciblés ne peuvent être efficaces, la guerre contre le terrorisme ne peut pas être gagnée, ce fut son argumentation majeure. Le terrorisme est une main invisible, changeante, on ne se bat pas contre une main invisible avec les armes de la guerre. Il faudrait donc, pour lui, utiliser les mêmes armes que celles des terroristes, mais il ne dit pas comment ? Un pays à ses propres armes qui ne peuvent être les même que celles des terroristes, et c'est là, que ce pose la question au responsable, quand on n'a pas ces armes que doit-on faire ? De plus l'argument de dire que depuis que le terrorisme est combattu que ce soit en Afghanistan en Afrique ou ailleurs, il n'a fait que se développer. c'est malheureusement un triste constat, mais que serait-il devenu si rien n'avait été fait ? En outre, si la France participe c'est sur l'appel du gouvernement irakien. Et la question est, devions-nous ne pas répondre alors que les peshmergas n'ont pas d'armes capables pour rependre leur territoire, et d'éviter le massacre des chrétiens ? Certes, les pays du golfe qui possèdent près de 500 avions selon Monsieur Villepin auraient les moyens d'intervenir, mais ils ne furent appelés. Et puis, l'argumentaire aurait été de dire que ces pays voulaient envahir l'Irak. La réponse d'Hubert Vedrine, fut de dire que l'intervention était inévitable, qu'il ne s'agit pas du terrorisme en général, mais de ce qui se passe en Irak et en Syrie et que cela atteint un niveau de déstabilisation, de barbarisme de risques de contagion et de sanctuaires qui firent que notre intervention était inéluctable. La clairvoyance de Vedrine contre l'amalgame Villepin.

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