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  • Les séquestrations de patrons et de cadres comme moyen de pression,

    est-elle payante si tant est qu'elle est illégale ?

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    Les deux cadres qui furent séquestrés par les salariés de Goodyear d'Amiens Nord, document Libération économie.

    Support Wikipedia Les récentes séquestrations, pendant près de 30 heures, de ces deux cadres, le directeur de production de l’usine, Michel Dheilly, et le directeur des ressources humaines, Bernard Glesser de l'usine Goodyear à Amiens-Nord pose la question sur l'utilité de la séquestration lorsque l'on voit et l'on entend la virulence, l'attitude et les propos du délégué syndical CGT Mickaël Mallet. Cette usine est promise à la fermeture après une longue série de conflits entre la direction et les salariés sous l'action syndicale de la CGT ultra majoritaire, voir Tempête d'amabilité au dessus de l’Océan Atlantique. Les tentatives pour trouver un repreneur ayant échouées c'est près de 1.200 salariées qui sont menacés de licenciement.

    Le Groupe américain Goodyear qui possède une société sœur au Luxembourg Goodyear Dunlop Tires Operations, GDTO, fourni le caoutchouc à la société Française qui fabrique les pneus, ainsi les pneus fabriqués appartiennent à la société luxembourgeoise, par ce que Goodyear Amiens ne possède aucun actif explique Fiodor Rilov, l'avocat de la CGT Goodyear. Les moules et les pneus appartiennent également à la société luxembourgeoise. Depuis les années 2.000, le Groupe américain transférait les bénéfices de l'usine d'Amiens au Luxembourg un pays ou la fiscalité est intéressante, manœuvre très utilisée au sein des multinationales. L'usine Goodyear d'Amiens Nord n'étant qu'en fait un atelier. Tout ce qui fit la notoriété d'un groupe fut mis au Luxembourg, voir comment Goodyear a déstabilisé l'usine d'Amiens Nord.

    On ne comprend donc pas les attaques du délégué syndical CGT contre François Hollande, qui ne peut rien faire d'autre que de trouver un repreneur qui achète l'usine, les outillages et fournisse le caoutchouc !

    Séquestrer deux cadres qui en fait ne sont que des exécutants donc sans pouvoir de décision peut être ressentie comme injuste et conduire à braquer encore plus le patron de la société. En fait, c'est ce qui s'est produit puisque le PDG de Titan International, Maurice Taylor, s’est indigné de la séquestration de ces deux cadres, un acte qu’il qualifia de «kidnapping», et déposa plainte auprès du parquet contre tout auteur de la séquestration indiqua-t-il.

    Les séquestrations une autre forme de pression syndicale qui, je crois, apparurent en 2009 par des séquestrations retentissantes de dirigeants d'entreprise, que le premier ministre de l'époque François Fillon à Chaumont en Haute Marne qualifia de sabotage, lors d'un discours condamnant les coupures sauvages de courant, utilisées par certains salariés. «Je voulais redire une nouvelle fois l'inquiétude qui est la mienne, qui est celle du gouvernement, qui est celle de beaucoup de Français, devant certaines manifestations de violences qui n'ont rien à voir avec le dialogue social», déclara François Fillon. Il s'exprimait aux côtés du secrétaire d’État à l'Industrie Luc Châtel, maire de Chaumont. Et d'ajouter, «la violence appelle la violence. Nous devons tous avoir à cœur les uns et les autres dans les responsabilités qui sont les nôtres, à faire très attention à ce que cette situation de crise ne débouche pas sur ce recours à la violence qui peut frapper chacun d'entre nous», extrait de la référence Le Télégramme.

    En fait, si on peut considérer que retenir des dirigeants d'entreprise constitue une violence, il faut aussi considérer que la fermeture d'une usine constitue en elle-même une violence morale et matérielle beaucoup plus importante, d'autant plus que, dans le cas de Goodyear, la fermeture de l'usine résulte d'une manœuvre fort contestable qui est l'exploitation des salariés pour le seul profit de la multinationale, de ne pas payer ses impôts en France.

    Le 12 mars 2009 le PDG de Sony France à Pontonx-sur-Adour, fut enfermé par des salariés mécontents des indemnités de licenciement - le 24 mars, les employés de l’usine pharmaceutique 3M de Pithiviers, Loiret, qui apprirent que 110 postes sur 235 vont être supprimés sur leur site, séquestrèrent leur patron, Luc Rousselet, pour obtenir des mesures d’accompagnement au plan de réduction d’effectifs et le paiement d’heures de grève - le 31 mars, les salariés de Caterpillar-France enfermèrent leur directeur, Nicolas Polutnik, et trois cadres sur le site grenoblois du groupe américain. Cinquante employés se relayèrent durant la nuit pour surveiller les séquestrés, qui furent relâchés le 1er avril. Le but revoir les conditions du plan de départ après la décision de supprimer 575 emplois en France - le 08 avril, quatre cadres de la filiale française de la société britannique Scapa, qui fabrique des adhésifs industriels, furent retenus par des salariés dans une usine du groupe menacée de fermeture, à Bellegarde-sur-Valserine, Ain. Ils obtinrent 1,7 million d’euros de primes de départ au lieu de 890.000 euros la veille - le 03 avril, trois cadres de Faurecia, équipementier automobile français, n’eurent plus le droit de quitter leur bureau de Brières-les-Scellés, Essonne, durant cinq heures. Les salariés réclamèrent l’annulation du plan social, qui prévoyait une réduction de 1.215 emplois en France d’ici à 2011. Ils obtinrent des délais supplémentaires pour négocier et montrèrent leur volonté d'aller jusqu'au bout.

    Quatre séquestrations de dirigeants en un mois. Elles s’inscrivirent comme un rapport de forces ultime pour l'obtention de meilleures conditions de départ. Ces actions se révélèrent efficaces pour peser sur les négociations. L'impact médiatique joua un grand rôle, il conduisit à un compromis mettant fin aux séquestrations. Les indemnités de départ furent augmentées et les délais de reconversion furent allongés. De ce fait, elles sont devenues moins choquantes montrant ainsi leur utilité.

    Aujourd'hui encore, des salariés gréviste de la République du Centre/La Montagne retiennent deux dirigeants. Ces salariés protestent contre les modalités d'un plan social. 230 emplois seraient supprimés. La direction a proposé, mardi soir, de porter cette prime de 7 000 à 7 500 euros, ce qui fut pris pour une vraie provocation expliqua Christophe Bourdeau, porte parole. Les salariés réclament 62 000 euros.

    Un sondage réalisé Ifop pour Paris Match en 2009 montra que 30 % des Français approuvaient les séquestrations, que 63 % les comprenaient sans les approuver et que seulement 7 % les condamnaient. De même un autre sondage, réalisé par CSA pour Le Parisien/Aujourd'hui en France, montra que 45% des Français trouvèrent cette méthode de contestation sociale acceptable, contre 50% qui la jugèrent inacceptable, données tirées du Nouvel OBS d'avril 2009.

    Il n'en reste pas moins vrai que ces séquestrations sont choquantes et que l'on a des difficultés à les admettre. Le ministre du travail Michel Sapin condamna la séquestration des deux dirigeants de Goodyear Amiens Nord tout en déclarant, «on peut comprendre les colères et les frustrations et s’interroger comment on est à une telle situation, mais on ne peut accepter des actes clairement illégaux». Quand au Medef, il condamne également la séquestration qu'il juge violente et contraire à la négociation.

    Il faut rappeler que la situation de Goodyear Nord fut la conséquence du refus du personnel d'adopter, en 2007, une organisation du travail en 4x8, assurant une meilleure productivité mais forcément plus éprouvante physiquement. Les salariés de l'usine Dunlop, propriété du même groupe située sur le même site qui acceptèrent ces conditions virent leur usine bénéficier d'investissements. Les personnels de Goodyear préférèrent donc leur jusqu'au boutisme estimant que leurs collègues de Dunlop sont épuisés par leur rythme de travail.

    Après une dernière nuit de séquestration les deux cadres Michel Dheilly et Bernard Glesser furent libérés par les forces de police le mardi 07 janvier sous les cris d'une centaine de salariés, «c'est vous les voyous pas nous» scandèrent les ouvriers. 24 cars de CRS attendaient derrière la rocade. Après 7 années de lutte et avoir tout perdu en justice, le rapport de force se reporta immédiatement sur les 275.000 pneus bloqués depuis le début du conflit en échange d'une prime de départ. «S'ils veulent récupérer les pneus, cela passe par une négociation», renchérit le délégué CGT Mickaël Mallet. «C'est un moyen de pression, on ne va pas détruire l'usine». Selon Mickaël Mallet la direction proposerait de 20.000 à 40.000 € par salarié alors que la CGT en réclame de 80.000 à 180.000 € !

    Le 09/01/14 selon Fr 3 Picardie la direction prévoie une enveloppe de 134 millions d'indemnités qui rapportée au nombre de salariés, représenterait un montant supérieur 115.000 € par salarié. La direction assure également que «la cellule de reclassement a enregistré 1638 contacts avec des salariés. Plus de 750 personnes ont participé à une réunion d’information collective ou individuelle. Plus de 300 personnes ont également pris part aux ateliers collectifs mis en place récemment». La CGT, quant à elle, veut négocier sur la base du plan de départs volontaires présenté par la direction en 2012, sur la base de l'ancienneté. Un salarié de plus de 52 ans, serait accompagné jusqu'à sa retraite, cela se rapporterait à 250 salariés.

    Le blog CGT-Goodyear-Nord du 24 janvier 2014 donne le détail de ce qui fut obtenu par l'accord de conflit en faisant la comparaison de ce qui était proposé avant et de ce qui fut après.

    On peut noter que les médias qui relatèrent abondamment ce conflit sont devenus spontanément muets.

    Que dire finalement de différent des séquestrations de cadres ou de dirigeants d'entreprise, que de constater qu'elles sont payantes par rapport à ce que les salariés auraient obtenus sans ces actions illégales.

    Il n'en reste pas moins une ombre sur l'impact de la France à l'extérieur. Cela ne peut que refroidir l'investissement étranger, mais aussi montrer qu'en France on ne peut faire n'importe quoi, comme ce qui s'est produit à Goodyear Amiens Nord ou l'usine n'est finalement qu'un atelier d'une multinationale qui fait des bénéfices.

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  • Tempête d'amabilités au-dessus de l'Océan Atlantique,

    dans un échange de lettres, et de jusqu'au boutisme sydical qui ne mènent nulle-part.

    Support Wikipedia L'affaire de l'usine Goodyear d'Amiens nord est devenue burlesque entre, le PGG Titan International et le ministre du redressement productif Arnaud Montebourg, et par voies de conséquences le syndicat CGT et le gouvernement. Trois conceptions économiques s'affrontent, l'une libérale, l'autre sociale et l'autre communiste dans une mondialisation libérale. Dans un tel environnement, de concurrence acharnée, l'orientation sociale n'aurait sa place que si, la souplesse d'adaptation serait la principale vertu quitte après remettre du social lorsque l'on peut le payer. Le problème repose donc sur l'honnêteté des dirigeants d'entreprise de faire en sorte que les sacrifices consentis soient récompensés. Or l'expérience a montré que ce n'était, et ce n'est pas le cas, puisque lorsque l'économie va mieux, ce ne sont pas ceux qui ont acceptés les sacrifices qui en bénéficient, mais les actionnaires puisqu'ils ont le pouvoir. D'ailleurs, on s'en rend bien compte, lorsqu'une usine est en difficulté, outre le fait qu'elle licencie, les responsables ne sont même pas mis à contribution puisqu'ils reçoivent des primes, qui pour la plupart étaient déjà prévues dans leur contrat clament-ils. Et, si certains réduisent leurs appointements, ce n'est qu'a la suite d'une pression médiatique forte. D'ailleurs, n'a-t-on pas, 200 nouveaux milliardaires dans le monde ?

    Il ne faut donc pas s'étonner du blocage syndical soutenu par les salariés puisqu'ils sont les premiers touchés. Là aussi, le jusqu'au boutisme est néfaste, il faut savoir à un moment donné comprendre et faire en sorte que les salariés, s'ils ont un certain pouvoir, avec les lois sociales, ne sont pas maîtres de la situation qui est, et reste toujours du ressort du patron, aucune loi ne peut lui retirer ce pouvoir. En d'autres termes, si un patron veut fermer son usine personne ne peut l'en empêcher. Ce qui est grave c'est que ce ne soit pas encore admis par tous.

    L'arrivée de la gauche au pouvoir a créé un espoir parmi le monde ouvrier croyant qu'elle pouvait résoudre l'impossible. Et comme toujours lorsqu'elle est aux commandes l'affrontement devient violent à la fois contre le pouvoir et les patrons. L'organisation syndicale CGT, jusqu'au boutiste, n'a fait que le malheur de ses adhérents et rendre plus difficile l'action du gouvernement. L'attitude du syndicat CGT de l'usine Mittal à Florance est l'exemple parfait de la surenchère imbécile soutenue par une gauche extrême qui, comme le FN n'a jamais gouverné. Dans ce contexte, cette gauche ne fait que le lit de la droite, dans un cas comme dans l'autre, droite ou sociale démocratie au pouvoir, elle est toujours hors de course, et il vaut mieux que ce soit la gauche socialiste qui gouverne, qui fait plus juste pour les classes sociales inférieures.

    Ce qui est important de souligner dans ce contexte de crise, c'est le comportement de Danone géant mondial de l'industrie alimentaire. Son patron Franck Riboud, après un bénéfice de 1.8 milliards d’euros enregistré pour l’année 2011, et une augmentation de 5.4% des dividendes versés aux actionnaires, supprime 900 postes, invoquant la baisse de consommation, et il annonce qu'il faut mieux restructurer lorsque l'usine est en bénéfice que lorsqu'elle est en difficulté. Il a raison dans cette argumentation, et ce n'est pas en le traitant de voyou que cela change. Peut être faudrait-il avoir plus de diplomatie, comprendre qu'une entreprise ne peut fonctionner que si elle fait des bénéfices, et lorsque les commandes baissent, il faut réagir rapidement, l'affrontement ne résout rien, mais aussi ne pas distribuer des dividendes.

    L'usine d'Amiens nord est menacée de fermeture conséquence du combat qui dure depuis plusieurs années entre les salariés CGT de l'usine et la direction Goodyear. Le temps qui s'écoule et les lettres que s'envoient Maurice Taylor JR le PGG et Arnaud Montebourg nous font oublier que cette usine fait du profit.

    Comme la promesse 35 du candidat Hollande prévoyait d'agir par une loi sur les licenciements «dit boursiers», c'est à dire les entreprises qui licencient en faisant des bénéfices, il était prévu de surenchérir le coût des licenciements collectifs pour les entreprises qui versent des dividendes. Goodyear a engrangé 700 millions de bénéfices déclarait le délégué CGT Mickaël Wamen le mardi 12 février. Or, cette promesse dériva en une loi sur la session des sites rentables, loi d'ailleurs difficilement applicable par ce que le droit de propriété est garanti par la constitution, mais de plus des difficultés apparaissaient pour définir un site rentable. Finalement le sujet serait traité par la loi sur la flexibilité et la sécurisation de l'emploi qui devrait contraindre l'entreprise de trouver un repreneur, voir «Entre les promesses du candidat Hollande, et leurs applications,». Compte tenu de cette nouvelle loi, il fut question de prendre contact avec le PDG de Titan International pour la reprise de l'usine d'Amiens nord.

    L'histoire Goodyear peut se résumer ainsi, en 1991 Goodyear engagea Stanley Gault, ancien directeur financier de Rubbermaid inc, afin de diversifier l'entreprise et de s'ouvrir à de nouveaux marchés. Cette restructuration entraîna le licenciement de 12. 000 salariés. Le 5 octobre 2006, le syndicat United Steelworkers vota une grève à l'usine Goodyear du Kansas, suite à un conflit social. Elle prit fin le 2 janvier 2007 et coûta à l'entreprise 358 millions de dollars. En France, en mai 2008, le PDG annonça la suppression de 400 emplois sur les 2 sites voisins Dunlop et Goodyear de la Z.I. d'Amiens-Nord, et en mars 2009 la firme annonça une nouvelle restructuration avec un licenciement collectif portant sur mille emplois sur l'usine Nord qui comptait 1.450 salariés et un plan d'investissements massifs sur le site de Dunlop. Début 2013, confronté aux difficultés de restructuration et aux combats syndicaux de la CGT, la direction annonça la fermeture du site Goodyear d'Amiens nord. Le site Dunlop ayant été restructuré poursuit sa production.

    La fermeture de l'Usine d'Amiens nord est donc le fruit d'un combat de cinq années entre la direction et la CGT ultra majoritaire à 90 %. Il s'agissait de passer d'un régime de travail de 3 x 8 en 4 x 8 ce qu'acceptèrent d'ailleurs les salariés de l'usine Dunlop pour sauver leur emploi. Le chantage à l'emploi, par ce que sans augmentation de salaire. Ces conditions de travail impliquèrent d'enchaîner deux jours de travail le matin, deux jours de travail l'après-midi, et deux jours de travail la nuit, avec une journée de pause au milieu, et deux jours de repos. Un régime qui n'est pas sans provoquer des problèmes familiaux et de santé. Les salariés peuvent ainsi travailler jusqu'à 48 heures par semaine. En contrepartie, la direction s'engagea à investir 50 millions d'euros en trois ans, et à maintenir la production et les emplois sur le site.

    Les actions judiciaires de la CGT par son avocat Fiodor Rilov, bien connu pour être compétent en erreurs de procédure contre les directions qui lancent un plan social, permit que les condamnations se succédèrent les unes après les autres, toujours sous la forme d'une mise en œuvre retardée, mais jamais de remise en cause du motif économique de la restructuration. Une entreprise est maîtresse chez elle dans un régime libéral.

    Fin 2009, Titan arrive pour acheter l'activité de production de pneus agricoles. Mais la CGT ne voit pas cela d'un bon œil entravant le PDG de visiter l'usine puis de se raviser. Dans le même temps les actions judiciaires continuèrent y compris contre le repreneur potentiel. Début 2012, Titan annonça qu'il retirerait son offre, qui permettait de sauver 537 emplois sur le site, sur quelques 1.200, si rien ne serait réglé en juin. Au printemps, une solution s'amorce pour les 700 salariés menacés de licenciement avec un plan de départs volontaires aux conditions financières et d'aide au reclassement très intéressantes, le solde serait repris à Amiens-Sud.

    La CGT contre attaqua et demanda 5 ans de garantie au repreneur. Goodyear proposa 3, 5 ans, et Fiodor Rilov annonça que la CGT voulait 7,5 ans !

    Alors se joua un problème politique pour Fiodor Rilov et Michaël Wamen ils se présentèrent aux élections législatives dans le but de battre le communiste Maxime Gremetz. Le 06 juin Michaël Wamen ne recueillit que 6,3 % des voix.

    Cette défaite plomba la CGT, et il y aura un plan social. Fiodor Rilov convint Michaël Wamen de compter sur François Hollande pour son soutien, venu en octobre l'annonçant à l'entrée de l'usine pour éviter les licenciements. Et Titan jeta l'éponge annonçant qu'il y aura des licenciements secs, tiré des Échos.fr.

    La politique jusqu'au boutiste de la CGT porta ses fruits, l'usine va fermer, aucun repreneur en vue mais des lettres d'amabilité entre le PDG de Titan et Arnud Montebourg franchissent l'Océan Atlantique.

    Les Échos.fr se sont procurés la lettre de Titan envoyée à Arnaud Montebourg que l'on peut lire ici. Dans cette lettre Monsieur Maurice Taylor, ne mâche pas ses mots quand il écrit,

    «les salariés Français touchent des salaires élevés mais ne travaillent que trois heures. Ils ont une heure pour leurs pauses et leur déjeuner, discutent pendant trois heures et travaillent trois heures. Je l'ai dit en face aux syndicalistes français. Ils m'ont répondu que c'était comme ça en France Monsieur, votre lettre signale que vous voulez que Titan démarre une discussion. Vous pensez que nous sommes si stupides que ça ? Titan est celui qui a l'argent et le savoir-faire pour produire des pneus. Qu'a le syndicat fou ? Il a le gouvernement français. Titan va acheter un fabricant de pneus chinois ou indien, payer moins de 1 euro l'heure de salaire et exporter tous les pneus dont la France a besoin. Vous pouvez garder les soi-disant ouvriers. Titan n'est pas intéressé par l'usine d'Amiens nord».

    C'est une provocation intolérable qui montre que le capitalisme incarné par ce PDG doit être combattu, comme celui du syndicalisme jusqu'au-boutiste, l'un comme l'autre ne mènent nulle-part.

    Quant à la réponse d'Arnaud Montebourg que l'on peut lire ici, si elle souligne les propos désobligeant du PDG de Titan international, elle n'apporte aucune solution, et il aurait été préférable de ne pas y répondre. Aucun dialogue n'est possible avec un tel personnage. Comment convaincre ce PDG qu'il se trompe sur nos valeurs, notre savoir faire, et notre dynamisme, nos salariés ne sont pas des fainéants, ils travaillent plus de trois heures par jour et ne discutent pas trois heures par jour. C'est donc un imbécile et écrire de tels propos ne mérite que du mépris.

    Le jeudi 07 mars de violents affrontements se sont produits devant le siège de l'usine à Rueil-Malmaison, dans les Hauts-de-Seine, à l'occasion d'un nouveau comité central d'entreprise, CCE, sur le projet de fermeture du site. On y relève des blessés légers de part et d'autre, dix-neuf dans les rangs de la police, selon une source policière, et cinq manifestants hospitalisés, selon les syndicats, un camion anti-émeute à la tôle calcinée et des dizaines de bouteilles, cannettes et coquilles d'œufs jonchant le sol. Une personne a aussi été interpellée «pour jets de projectile sur des forces de l'ordre et participation à un attroupement armé».

    Affrontements entre la police et des ouvriers... par lemondefr

    «Le monde ouvrier en a marre de se faire écraser», a affirmé Jean-Louis Ditte, mécanicien de 48 ans dont «vingt-quatre ans de Goodyear». «Ce déploiement de forces de l'ordre, c'est de la provocation», a renchéri Philippe Dufaux, opérateur de 43 ans, depuis treize ans à Amiens-Nord. «Nous, on veut juste protéger nos familles», a-t-il ajouté. Le jusqu'au boutisme ne mène nulle part, et ce ne sont surement pas ces affrontements qui feront avancer la solution.

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