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gens du voyage

  • Gens du voyage, Roms, le problème n'a pas de solution viable,

    malgré les cris de ceux qui voudraient les intégrer.

    Support Wikipedia Le problème se résume au seul fait que personne ne tolère ces gens dans leur voisinage. De multiples raisons qui sont évoquées ci dessous conditionnent ce rejet. Lorsqu'il s'agit de gens du voyage, accepteriez-vous qu'un camp de caravanes s'installe dans votre commune dans un terrain près de chez vous ? Lorsqu'il s'agit de Roms c'est encore pire au vu de l'état misérable dans lequel ils vivent. Pour de nombreux de propriétaires de maisons individuelles, cette promiscuité crée un trouble de voisinage qui conditionne leur rejet, et cela peut se comprendre. Et dans les zones abandonnées des banlieues de grandes villes, et au bord du périphérique c'est insupportable de voir ces bouts de tôle, ces cartons, cette précarité insalubre que supportent les Roms.

    Les gens du voyage sont pour la plupart Français, mal vus, ils jouissent d'une mauvaise réputation, et comme tous les étrangers, ils n'inspirent pas confiance, ils font peur. Nomades, ils veulent le rester bien qu'au vu de l'évolution de notre société, ils consentent à devenir sédentaires, scolarité des enfants oblige. Pour de nombreux citadins, les gens du voyage sont assimilés à des Roms, ce qui est faux. En marge de la société, ils ne participent pas à la vie de la communauté et demeurent des étrangers. Ils sont encore qualifiés de Tziganes, de Gitans, de Manouches ce qu'ils furent il y a plusieurs décennies faisant d'eux des personnes de mauvaise réputation plutôt que par le fait qu'ils n'étaient pas comme nous. Ce temps est dépassé, mais les mentalités restent. Il est également vrai que de nombreux vols et méfaits furent commis par cette communauté, et qu'il n'en faut pas plus pour les condamner. L'insécurité actuelle accentue le rejet et malheureusement pas que pour les gens du voyage.

    Ce qui vient de se passer dans le quartier nord d'Amiens, zone de non droit de personnes délaissées et à la dérive le prouve. Les citoyens les rejettent hors de leur quartier pour ne pas les voir. Casseurs d'Amiens et gens du voyage, immigrés, c'est le mal de notre civilisation, les Roms mis à part. Les uns n'ont plus rien à perdre tandis que les autres qui veulent vivre en paix, mais libres ne le peuvent pas. Les immigrés cherchent un pays pour vivre mieux. Le fait de ne pas travailler et de ne pouvoir le faire n'incite pas confiance au sein de la population. Et cela suffit à instituer le doute sur leurs moyens d'existence. Si un vol est commis, la première chose que fait la police est de se retourner vers eux, non sans raison d'ailleurs, cela montre l'état d'inquiétude qu'ils développent.

    Une législation fut développée concernant leurs droits mais, elle est difficilement applicable dans les communes de 5.000 habitants. Différentes lois furent promulguées, la loi du 3 janvier 1969, puis la loi Besson du 05 juillet 2000, et les règles MEEAXhtm. En 2003 la loi sur la sécurité intérieure sur l'occupation des terrains, loi Sarkozy II, et dernièrement en novembre 2005 la taxe d'habitation pour ces nomades dans la loi de finance de 2006.

    Avec ces lois, le maire qui se doit de mettre à leur disposition un terrain aménagé est pris en tenaille si ses administrés ne l'acceptent pas. C'est pour lui des électeurs en moins. Un propriétaire qui voit s'installer devant sa maison un camp de caravanes voit de suite une conséquence sur la valeur de son bien, il deviendrait invendable, et il a peur, voir Gens du voyage, aménagements des terrains familiaux. On ne peut rien faire contre cela et ceux qui crient au fait qu'ils sont expulsés, bien souvent sans ménagement, et c'est regrettable, montre bien qu'ils ne sont pas directement concernés. Il faut aussi faire respecter le droit lorsque des terrains sont occupés par effraction.

    Le financement de l'aménagement des terrains pour les gens du voyage est fait par les collectivités locales, c'est donc une charge pour la population même si elles bénéficient de subvention de l’État à hauteur de 70 % de la dépense totale hors taxe, dans la limite d’un plafond de dépense subventionnable et fixé par le décret no 2001-541 du 25 juin 2001, soit 15.245 euros par place de caravane. Pour bénéficier des subventions de l’État, ces terrains familiaux doivent répondre à un certain nombre de critères, en termes de caractéristiques sociales, d’environnement et de localisation, de capacité et d’aménagement, d’équipement et de gestion. Voir la circulaire UHC/IUH1/26 no 2003-76 du 17 décembre 2003 relative aux terrains familiaux . On se rend bien compte de la charge qui pèse sur le maire est lourde, d'autant plus que si les habitants de la commune s'y opposent, il devient électoralement compromis, ce qui n'arrange rien.

    La liberté n'existe que dans la mesure où elle n'entrave pas celle des autres, et dans le cas des gens du voyage, puisqu'ils se mettent en marge de la société, ils en subissent les conséquences, c'est un fait.

    La pénurie de logements, et les coûts des loyers, font que beaucoup de familles et de citoyens qui travaillent sont logés dans des conditions misérables, logements insalubres, voire dans des voitures, montre l'impossibilité de satisfaire tout le monde, même si on peut le déplorer. Néanmoins, et de plus en plus, nombreux les gens du voyage se sédentarisent et c'est tant mieux.

    L'autre problème concerne les Roms. Il est encore plus douloureux, ils sont rejetés de partout et même par leur pays d'origine, et c'est là, la grande faute d'avoir intégré la Roumanie et la Bulgarie dans l'Europe alors que ces deux pays ne remplissaient pas envers eux leurs obligations citoyennes. Il est logique que ces populations s'expatrient pour espérer une meilleure vie, mais c'est loin d'être le cas. Elles emportent avec elles leurs mœurs, leurs conditions d'insalubrité, et on les retrouve au bord du périphérique Parisien ou dans des terrains vagues dans des conditions bien souvent plus précaires que celles qu'elles avaient dans leur pays. Sans aucune hygiène sanitaire, sans travail, laisser ainsi ces populations serait une preuve d'irresponsabilité. Voir l'excellente étude de l'Observatoire de la santé des Rroms migrants en Île de France.

    Dans ma commune nous avons hébergé pendant de nombreux mois des Bulgares dans notre château, ils vivaient au bord du périphérique sans rien. Notre maire pour raison humanitaire décida de leur permettre de s’installer dans le château dans l'attente d'une solution acceptable. Ce fut un désastre, il fallu remettre le château en état aux frais de la commune.

    Les conditions de vies des Rome apparaissent pires que celles des bohémiens d'après la seconde guerre mondiale dans zones que l'on nommait les bidons-villes aux portes de Paris. Chassées d'un endroit, ils se regroupent dans un autre et ainsi de suite. Expulsés vers leur pays d'origine avec un peu d'argent, 300 € pour un adulte et 100 € pour un enfant plus le billet d'avion, ils reviennent par ce qu'ils n'ont plus besoin de visa depuis l'entrée de la Roumanie dans l'UE depuis 2007. Jusqu'en 2004, les ressortissants de la Bulgarie et de la Roumanie n'étaient pas totalement bénéficiaires du principe de la libre circulation Européenne, et pour officiellement travailler, ils avaient besoin d'un titre de séjour et d'une autorisation de travail. De plus, la directive communautaire de 2004 sur la libre circulation des ressortissants de l'UE n'a pas été totalement transposée en droit Français, notamment ses dispositions relatives aux garanties accordées aux personnes expulsées. Leur séjour en France est donc illégal.

    En Seine-Saint-Denis, à Montreuil sous bois, ou vivent un quart des Roms de France, c'est au milieu d'une vaste zone industrielle partiellement en friche, le site de la Montagne-Pierreuse, assez exigu, qui est loin d'être paradisiaque. Les rats se baladent entre les caravanes et, dans les allées, s'entassent des dizaines de vieilles télévisions, de la ferraille, des carcasses métalliques. Peut-on laisser des gens vivre ainsi ?

    Document Marianne.

    A Paris le 08 août à la porte d'Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis toujours, le plus grand camp Roms de Paris fut démantelé.

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    Le camp avant le démantèlement, vu depuis une fenêtre de l'immeuble BNP-Ismaël Mereghetti. Document Marianne.

    La BNP inaugurait juste en face 14 000 m2 de bureaux. Réactions des employés de la banque confrontés, depuis leurs fenêtres, à l'extrême misère du camp. Des baraques de fortune, faites de taules, de bois et de carton, faisaient face aux baies vitrées des bureaux écologiques, confortables et spacieux. Le contraste devait être saisissant. Toute la journée, les employés avaient vue sur une parcelle du Tiers-Monde, où s'entassaient près d'une centaine de personnes, hommes, femmes et enfants. «Il y avait des rats partout, les enfants jouaient avec eux ou les chassaient parfois, explique Matthieu, informaticien. De mon bureau, je voyais ce qui leur servait de toilettes, une petite cabane insalubre, sans installation adaptée évidemment».

    Fallait-il laisser dans ce camp ces malheureux sans réagir ? Les Associations se révoltèrent contre ces démantèlements commandés par le ministre de l'intérieur Manuel Valls. Et pour des rédacteurs du site Médiapart la politique socialiste des Roms n'a pas de différence avec celle de l'UMP ! C'est irresponsable, et nul. C'est écrire pour critiquer quand l’État ne peut faire autrement. Le fait que ce sont des citoyens Européens ne justifie pas tout. N'avons nous pas des problèmes avec nos ressortissants, laissons à la Roumanie et à la Bulgarie le soin de règles les leurs. Le fait de les expulser avec de l'argent n'est-il pas un moyen qui leur permet de se réimplanter dans leur pays ? N'est-ce pas mieux que de les laisser parmi les rats ?

    Le président d'Emmaüs France s'indigne dans un article d'abonnées du Monde.fr. Pour lui ce n'est pas ce qu'il attendait d'un ministre de gauche, par ce que l'on est de gauche faut-il laisser des personnes dans des conditions inhumaines ? Alors on lit de tout, que les Droits de l'homme ne sont pas respectés, mais ces droits sont aussi valables pour les autres qui ne peuvent souffrir de voir ainsi des personnes dans ces conditions misérables. L'argument pas d'expulsion sans logements, bien, mais quand il n'y a pas de logements comment fait-on ? On les héberges chez-soi ? Être de gauche n'implique pas de tout permettre, mais d'agir en responsable. Ces donneurs de leçon devraient réfléchir avant d'écrire. Et puis nous sommes au bord de la récession, qui paye ?

    Dans le Monde du 16/08 il est écrit que Manuel Valls envisage de faciliter l'accès des Roms au travail. «Il y aurait un certain nombre de pistes de travail qui seront annoncées». «Peut être une des solutions», ajouta le ministre. Des mesures transitoires obligent l'employeur qui veut embaucher pour plus d'un an un Rom bulgare ou roumain à payer au minimum 713 euros de taxe à l'OFII, Office Français de l'Immigration et de l'Intégration, pour proposer un emploi dans une liste limitée à 150 métiers définis par le gouvernement, et soumis ensuite à autorisation préfectorale. La levée de ces restrictions est la principale revendication des 15. 000 à 20.000 Roms étrangers installés en France, venant essentiellement de Bulgarie et de Roumanie. Ils affirment que sans travail l'intégration, la scolarisation et l'accès au logement sont impossibles.

    Une ouverture qui leur donne un espoir, mais c'est à la société qu'il appartient d'agir, et là, ce n'est pas gagné dans la situation de rejet de l'autre actuellement.

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