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gaza suite 9

  • Gaza, le conflit israélo-palestinien, suite 9.

    La pire confrontation qui soit.

    La plupart des objectifs fixés seraient atteints par Israël.

    Le ministre de la défense israélien, Ehoud Barak, a affirmé hier que l'offensive, qui a fait près de 1 000 morts côté palestinien depuis le 27 décembre et 4850 blessés a aussi déclaré le docteur Mouawiya Hassanei. Israël aurait atteint «la plupart» de ses objectifs «mais probablement pas tous». Les tirs de roquettes sur Israël ont d'ailleurs diminué hier. Toutefois, de féroces combats continuaient d'opposer mercredi avant l'aube des activistes palestiniens aux soldats Israéliens dans la ville de Gaza. Mardi, le président palestinien, Mahmoud Abbas, a accusé Israël de chercher à «anéantir» la population de la bande de Gaza. Hier, le Conseil de sécurité de l'ONU a apporté son soutien au secrétaire général Ban Ki-moon avant son départ pour le Proche-Orient, où il veut obtenir la fin des combats à Gaza, en application de la résolution 1860.

    Nous voulons mettre fin à l'opération quand deux conditions seront remplies a indiqué le premier ministre Ehud Olmert.

    La fin des tirs de roquettes et la fin du réarmement du Hamas.

    De plus, il a ajouté, toute autre chose se heurtera à la main de fer du peuple Israélien qui ne peut plus tolérer les Roquettes «Kassam» a-t-il ajouté.

    Les dernières attaques montrent un sérieux recul de la menace du Hamas. Avant l'opération plomb durcit environ 80 roquettes étaient lancées par jour, le nombre est tombé à environ 25 depuis le dernier week-end. Par ailleurs, sur le terrain, les opérations avancent. Environ 20 sites du Hamas ont été attaqués parmi lesquels, 9 sites de lancement de roquettes, trois tunnels et 5 lieux de stockage des armes.

    A Gaza, le Premier ministre du gouvernement islamiste, Ismaïl Haniyeh, a affirmé dans un discours télévisé que le Hamas «se rapprochait de la victoire», proclamant, «Gaza ne tombera pas».
    On le sentiment que c'est le cri du condamné avant son exécution finale. Les arabes sont coutumiers du fait pour galvaniser leurs troupes, ou ce qu'il en reste, rappelons-nous Saddam Hussein, son armée détruite criait encore victoire.

    Ce que l'on ne comprend pas, le Hamas avait d'après les informations diffusées dans la presse une puissance de 16.000 hommes, ce qui ne semble pas être le cas eu égard à l'avancée des troupes Israéliennes, sont-elles concentrées dans le centre de Gaza ?

    Le Hamas chercherait une porte de sortie en étant prêt à «examiner d’une manière positive toute initiative susceptible de mettre fin à cette agression et à l’effusion du sang de nos enfants». Il ferait allusion au plan Egyptien visant à trouver une sortie négociée à la guerre, passant par un cessez-le-feu qui permettrait un accord sur la fin du blocus Israélien et la contrebande d’armes vers Gaza.

    S'il était encore fort, il aurait probablement une position plus radicale, et cela n'apparaît pas être le cas, mais, jouerait-il un double jeu en faisant croire à sa faiblesse pour attirer les troupes Israéliennes dans le centre de Gaza ? S'il négocie, cela aucune honte, comment peut-on penser qu'il puisse tenir tête à cette puissance de feu avec des armes légères, même si le combat de rue dans le centre de Gaza peut lui être plus favorable. Le bilan actuel des victimes montre que même si le cœur est fort, à l'impossible nul n'est tenu.

    Les experts militaires diront que le grand danger de la situation actuelle à Gaza, c’est que les deux acteurs du conflit se sont placés dans la pire configuration qui soit, celle de ne plus pouvoir reculer sans perdre la face.
    Ne connaissant pas la situation exacte on peut le supposer. Mais Israël peut tenir longtemps pas le Hamas qui a le dos au mur. Le dos au mur, Haniyeh le sait et il joue son va-tout par ses annonces car s'il renonce, il se discrédite politiquement et militairement, après avoir vu ses institutions à terre, affirme un expert militaire libanais. Pour lui, sa dernière chance reste le plan franco-égyptien qu'Hosni Moubarak est en train de faire avancer.

    C'est empêcher ainsi Israël de vaincre par K.O et de tout perdre pour sauver les meubles ce qu'Israël ne souhaite probablement pas. Si tel serait le cas opinion mondiale déjà en défaveur pour Israël se trouverait dans une position coupable pour avoir laissé aller ce massacre à son terme.

    Parallèlement, le Hamas joue aussi pour attirer l’armée israélienne à une véritable guérilla urbaine, où elle ne pourra plus utiliser son artillerie ou son aviation, du fait de la proximité des combattants les uns des autres. Dans les rues de Gaza, quelles que soient les pertes palestiniennes, le Hamas se dit gagnant. Nous ne savons si cette hypothèse est réaliste avec les informations qui sont perçues. De son côté, le gouvernement Israélien hésite. Il sait qu’une véritable offensive contre les bastions urbains du Hamas « ne sera pas une simple promenade », pour reprendre un euphémisme bien connu. C’est-à-dire qu’elle sera coûteuse sur le plan humain. L’hésitation d’Israël se constaterait sur le terrain.

    Après avoir conquis les grands axes, cette armée n’aurait fait aucun progrès dans les ruelles de Gaza. Elle se contente d’effectuer de courtes attaques contre des points névralgiques des bastions du Hamas, où elle détruit pratiquement tous les édifices pour atteindre ses objectifs. Pour Israël, cette tactique a un double avantage, elle donne l’illusion du mouvement et se solde par des pertes humaines limitées. Car une vaste offensive signifierait, à la limite, pertes humaines élevées pour Israël et, pour la population de Gaza, exode massif ou même génocide, c'est donc un vrai problème pour Israël qui se verrait affronter à un exode de plusieurs centaines de milliers de civils Gazaouis.

    Comment interpréter, dans cette situation, le rappel des réservistes ? Selon la source citée, ce rappel vise à contrebalancer l’effet produit sur l’adversaire par les négociations qui se déroulent au Caire. Le «message» est donc double, militaire et diplomatique à la fois. Encore que cet avertissement n’intimide pas nécessairement le Hamas, souligne l’expert précité, dans la mesure où, pour modifier l’équilibre militaire, les réservistes doivent être bien entraînés, ce qui est loin d’être le cas, comme la guerre contre le Liban, en 2006, l’a amplement prouvé.

    On le voit, la situation est un casse-tête pour les médiateurs qui tentent de trouver une issue au conflit qui puisse se solder par un double gain (« win-win situation ») ou au moins un match nul. La victoire d’Israël sera d’avoir atteint certains de ses objectifs (et, comme en passant, quelques dividendes électoraux pour le parti au pouvoir), celle du Hamas d’avoir empêché Israël d’atteindre tous ses objectifs s'il est encore en vie . La question qui se pose est donc la suivante, fallait-il vraiment tous ces morts, ces blessés, cette souffrance indicible, pour en arriver là ?

    A Gaza, le cimetière du Cheikh Radouane est plein.

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    On ne trouvait aucun endroit pour enterrer mon cousin, raconte Mahmoud al Zinati, assis sur le bord d'une tombe à Gaza. «Alors on a ouvert la tombe d'un autre cousin martyrisé il y a deux ans pour enterrer celui-là » Je ne peux pas décrire mes sentiments. Personne ne peut ressentir ce que je ressens, ajoute ce jeune Palestinien de 23 ans rencontré au cimetière du Cheikh Radouane. Son cousin de 16 ans, tué par une frappe aérienne dit-il, reposera sur le corps de son autre cousin, mort à l'âge de douze ans.

    En 18 jours d'offensive israélienne contre le territoire depuis le 27 décembre, plus de 900 Palestiniens ont péri, dont de nombreux civils. Le grand cimetière du Cheikh Radouane, comme les autres cimetières de la ville de Gaza, est parsemé d'une multitude de pierres tombales blanches. «Cimetière plein», signale un panneau à l'entrée. Le problème n'est pas nouveau à Gaza, où la population a triplé en peu plus d'une génération. Mais les instructions des autorités, qui recommandent d'utiliser un autre cimetière situé à quelque distance de la ville, posent un inconvénient majeur, le nouveau cimetière côtoie les bataillons blindés israéliens encerclant l'agglomération.

    À Cheikh Radouane, les proches des victimes ont dû se résoudre à creuser eux-mêmes les fosses tombales car le cimetière n'a plus de fossoyeurs. Enterrer deux personnes dans la même tombe enfreint la tradition musulmane, même si c'est toléré en situation d'urgence.«Puisse Dieu l'accepter», plaide Basil Khair al Dine, qui a enterré un ami dans la tombe d'un autre.

    Ils font comme ils peuvent.

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