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gaza suite 6

  • Gaza, le conflit israélo-palestinien, suite 6,

    les métastases.

    Hier, nous avons assisté en France à Paris, à Londres, et un peu partout en Europe, au Canada, au Proche-Orient même aux Etats-Unis à Washington à des manifestations de soutien au peuple Palestinien contre la guerre à Gaza, avec des cris, «halte aux massacres», «libérez la Palestine», ou «Israël assassin» qui a fait déjà 854 morts dont 270 enfants et 98 femmes et d'autres civils et plus de 3.490 blssés selon un responsable du Hamas Mouawiya Hassanein. Coté Israélien trois civils et 10 soldats tués depuis le début des opérations.

    C'est malheureusement un massacre.

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    Démonstration de force des manifestants pro-Palestiniens samedi à Paris. (Pierre Verdy / AFP) Crédits photo : AFP

    En France et en Europe, des défilés pour dénoncer "le massacre à Gaza"
    LEMONDE.FR | 10.01.09

    © Le Monde.fr

    Selon le ministère de l'intérieur près de 123 000 personnes, 93 000 en province, 30 000 à Paris, ont participé à des manifestations dans près de 130 villes dans toute la France. Les organisateurs parisiens ont annoncé qu'autour de 100 000 personnes étaient présentes, la préfecture avançant le chiffre de 30 000.

    Alors que des incidents ont éclaté dans la soirée, des manifestants ne cachaient pas leur colère, parfois leur haine, contre Israël. Suspension des accords entre Israël et l'UE, fin de l'offensive Israélienne. Des manifestants de gauche principalement, les manifestations du pauvre, organisations politiques, syndicales, humanitaires, religieuses et laïques, sous l'égide du Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens. On y a vu la dirigeante communiste Marie-George Buffet, celui du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, ou encore le porte-parole de la LCR, Olivier Besancenot, présents dans le cortège, ce dernier dénonçant notamment «l'hypocrisie de la communauté internationale qui vote des tonnes de résolutions qu'elle n'applique jamais». «Toutes les bornes ont été franchies», a renchéri M. Mélenchon.

    Les organisateurs, associations, partis politiques et syndicats, ont encadré de très près les manifestants, visiblement inquiets d'éventuels débordements. Mohamed Mechmache, président du collectif AC-le-feu, a par exemple mis en garde contre tout «appel à la haine» qui pourrait faire dégénérer la situation.

    A Toulouse entre 1.600 et 4.000 personnes, à Lille ils étaient près de 10.000, au Havre entre 2.000 et 3.000, à Grenoble au moins 3.500, entre 2.500 et 3.000 à Mulhouse, près de 2.000 à Rouen, à Nice entre 2.500 et 6.000, à Marseille entre 2.000 et 5.000, à Bordeaux entre 1.800 et 8.000. D'autres manifestations ont eu lieu à Nantes, Strasbourg, Colmar, Besançon, Lorient, Saint-Brieuc, Caen, La Roche-sur-Yon, Laval, Albi, Auch, Agen, Angoulème, Pau, Roanne, Le Creusot ou encore Evry, partout à l'appel d'un Collectif national pour une Paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens.

    Dans les pays nordiques plus de 10.000 personnes ont manifesté, selon la police. Il s'agit de la mobilisation la plus importante en Scandinavie depuis le début du conflit. A Oslo, des incidents ont émaillé la manifestation qui a rassemblé 2.000 personnes, avec des tirs de feux d'artifice et des jets de pierres, qui ont fait deux blessés. A Stockholm, entre 4.000 et 5.000 personnes se sont rendues devant l'ambassade Israélienne, scandant «fermez l'ambassade» ou encore «boycott Israël, longue vie à la Palestine». En Allemagne, près de 24.000 personnes ont manifesté dans différentes villes du pays, dont quelque 10.000, en majorité issues de la communauté Turque, à Duisbourg (ouest), selon la police. Plusieurs milliers de personnes sont descendues dans la rue à Milan et Turin. Elles étaient 7.000 à Berne, 3.500 à Innsbruck (ouest de l'Autriche), 2.000 à Athènes et Salonique (nord de la Grèce), un millier à Budapest et autant à Sarajevo, 500 à Utrecht aux Pays-Bas.

    On n'y a pas vu dans les reportages des personnalités politiques de droite, du centre ou socialistes, à croire qu'ils ne sont pas sensibilisés par ce conflit, ce qui pourrait traduire dans les faits le sondage du Figaro.fr sur ce que pensent les Français d'une négociation avec le Hamas, faut-il discuter avec le Hamas.

    La réponse est sans appel, oui 41,39 %, non 58,61 % sur 18.506 votants à ce jour.

    Il n'y donc pas de solution réaliste pragmatique à une possibilité de solution pacifique, exclure l'un des protagonistes du conflit à l'élaboration d'une paix est un non sens, on est en plein délire. Israël n'a pas de souci à se faire, le soutien inconditionnel des Etats-Unis, celui de la France qui est parfaitement en phase avec le sondage, ajouté à celui du Caire et de l'Europe et des Israéliens à 91,4 % pour la poursuite de la guerre, ils se baladent, donc continuons, peut taper fort par une intensification des frappes d'ailleurs c'est ce qu'Israël a annoncé par des tracts lancés d'avions sur Gaza.

    Difficiles négociations entre tous les acteurs.

    Bien que la résolution de l'ONU appelant à un cessez-le-feu soit restée lettre morte, refusée par les Israéliens comme par les membres du Hamas, la diplomatie poursuivait ses efforts pour mettre fin à la guerre. Le premier ministre Israélien, Ehoud Olmert, avait jugé, vendredi, «impossible de mettre en œuvre» la résolution adoptée par le Conseil de sécurité, qui appelle à un cessez-le-feu «immédiat et durable». Dans un entretien au Washington Post, la ministre des affaires étrangères, Tzipi Livni, a expliqué que son pays,

    «ne cherchait pas à réoccuper Gaza, mais nous avons besoin de voir que nous atteignons nos objectifs. Nous ne demandons pas à la communauté internationale de se battre avec nous. Nous lui demandons de nous comprendre quelque peu et de nous donner du temps»,

    a-t-elle déclaré.

    Pendant ce temps des négociations engagées par Sarkozy avec Hosni Moubarak pour un cessé le feu marquent le pas. Le président de l'Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas, s'est entretenu avec son homologue Egyptien Hosni Moubarak pour tenter de raviver l'offre franco-égyptienne d'un «cessez-le-feu immédiat pour une période limitée». Une délégation de trois dirigeants du Hamas a pu quitter la bande de Gaza à destination du Caire pour participer aux discussions, même si, selon des sources diplomatiques, les négociations entamées au Caire piétinent, notamment sur la question de la sécurisation de la limite entre l'Egypte et la bande de Gaza.

    Le chef politique du Hamas, Khaled Mechaal, a refusé la présence de forces internationales dans la bande de Gaza, une exigence partagée par M. Moubarak en ce qui concerne le sol Egyptien. L'émissaire Israélien Amos Gilad devrait quant à lui retourner au Caire «lundi ou mardi», selon les médias israéliens. M. Abbas se veut optimiste, estimant que l'Egypte travaillera à «aplanir les réserves», jugeant que celles-ci n'étaient pas «substantielles». Il a espéré que les responsables du Hamas «parviendront à un accord sans hésitation» car «la situation ne permet pas de perdre du temps». Le président américain George W. Bush, qui s'est notamment entretenu samedi avec le premier ministre Tchèque Mirek Topolanek, qui assure la présidence tournante de l'UE, a pour sa part renouvelé son appel à la «fin des tirs de roquettes contre Israël et de la contrebande d'armes par le Hamas» avant tout cessez-le-feu.

    Ouverture de la bande de Gaza à la presse, selon El Watan Algérie.

    Une soixantaine de médias internationaux lancent un appel à l’initiative de Reporters sans frontières pour exhorter les autorités israéliennes à rétablir l’accès de la presse à la bande de Ghaza, indique l’organisation de défense de la liberté de la presse vendredi.

    « Face à l’ampleur des opérations militaires ainsi que les répercussions qu’elles provoquent dans le monde entier, la fermeture de la bande de Ghaza à la presse par les autorités israéliennes nous paraît intenable et dangereuse »,

    indique l’appel. Les signataires jugent « incompréhensible » qu’Israël « empêche la presse de rendre compte de manière indépendante d’événements qui nous concernent tous ». « Il n’existe qu’une seule solution, l’entrée dans la bande de Ghaza, au plus vite et en prenant les mesures de sécurité qui s’imposent, des professionnels de l’information dépêchés sur place »,

    poursuivent-ils.

    L’appel a été signé notamment par Der Spiegel (Allemagne), Stern (Allemagne), El Mundo (Espagne), El Pais (Espagne), El Watan (Algérie), El Khabar (Algérie), ABC News (USA), CBS News (USA), CNN (USA), Le Figaro (France), Le Nouvel Observateur (France), RTL (France), Al Jazeera (Qatar), Sky News (Royaume-Uni), The Guardian (Royaume-Uni), Le Temps (Suisse)...

    La Cour suprême Israélienne a récemment émis un arrêt ordonnant au gouvernement d’autoriser l’entrée de correspondants étrangers dans la bande de Gaza. Seulement huit d’entre eux ont été choisis à cet effet depuis le début de la guerre le 27 décembre. Le communiqué de RSF.

    L'ONU a annoncé qu'elle allait reprendre ses distributions d'aide dans la bande de Gaza.

    L'Agence Onuséenne d'aide aux réfugiés palestiniens (Unrwa) a dit que les Nations unies avaient reçu «des assurances crédibles que la sécurité des personnels de l'ONU, ses installations et ses opérations humanitaires seraient pleinement respectées». L'Unwra avait interrompu jeudi ses opérations à Gaza après qu'un de ses chauffeurs palestinien a été tué par des tirs israéliens sur un convoi d'aide. «Les mouvements des personnels de l'ONU (...) reprendront dès que possible», indique un communiqué publié à New York. La Haute commissaire de l'ONU pour les droits de l'Homme, Navi Pillay, a pour sa part dénoncé de «très graves violations de droits de l'homme qui peuvent selon elle constituer des crimes de guerre». (Avec AFP).

    Le Hamas en toute impunité Par TOVAH LAZAROFF 11.01.09, The Jérusalm Post, cliquez ici .

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    D'après Aharon Leshno Yaar, l'ambassadeur Israélien auprès des Nations unies à Genève, le conseil des droits de l'homme s'apprête à condamner Israël lundi pour l'opération militaire menée à Gaza.

    Le texte, proposé par les pays arabes, est «totalement déséquilibré» a confié Leshno Yaar au Jérusalem Post , «Je m'attendais à ce que le conseil condamne le Hamas pour l'utilisation de civils comme boucliers humains» et pour «entreposer des armes dans les mosquées et les écoles». Dans la déclaration, aucune mention n'est faite sur les milliers de roquettes tirées par le groupe terroriste sur les civils israéliens. Le texte proposé donne l'impression qu'Israël a décidé sans raison d'attaquer Gaza. Cette résolution «implantera dans l'esprit du Hamas l'illusion que la communauté internationale le soutient, et ce serait tragique», a ajouté Leshno Yaar. D'après l'organisme non gouvernemental UN Watch, chargé de surveiller l'ONU, ce sera la 21e fois que le conseil condamne Israël depuis 2006. Sur les 25 condamnations formulées en général, 20 ont été émises contre Israël.

    La réponse de Ehud Olmert, l'offensive se poursuivra

    «Aucune résolution que ce soit dans le passé ou dans l'avenir ne pourra nous dénier le droit élémentaire à défendre nos citoyens»,

    a-t-il souligné en référence aux tirs répétés de roquettes du Hamas sur Israël, qui ont précédé l'offensive et continuent depuis. Il a aussi accusé les Nations unies de parti pris à l'encontre d'Israël.

    «Nous n'avions pas nourri l'illusion que ce qui parait évident et naturel pour tout autre Etat de la planète (...) quand il s'agit de défendre ses citoyens, serait valable pour Israël»,

    a-t-il relevé.

    Ce droit incontestable, que le monde entier reconnait, ne le contraint pas à massacrer «par plomb durci» ces Palestiniens qui réclament la restitution des territoires occupés illégalement et à constituer un Etat. Il est trop facile de les accuser lorsque l'on dispose d'une telle puissance de feu d'origine essentiellement Américaine, et en outre de refuser à ces mêmes Palestiniens de recevoir des armes de l'Iran. Il y a dans cette attitude un mépris impardonnable à l'égard de ce pauvre peuple et aux yeux du monde qui ne peut que conduire à un rejet d'Israël. Si négociations il y a, porteront-elles sur la restitution de ces territoires, je ne le pense pas, ce n'est jamais évoqué dans les pourparlers. C'est tout le problème et la communauté internationale en portera de lourdes responsabilités sachant que la Palestine est occupée depuis plus de 40 ans. Nous nous glorifions d'avoir une position neutre, ce n'est pas exact, le sondage du Figaro.fr traduit parfaitement l'opinion majoritaire des Français et celle du gouvernement, qui ne veut pas de négociations avec le Hamas ce qui implicitement, implique, qu'Israël conservera les territoires qu'il a occupés. Une paix franche et durable ne peut être envisagée.

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