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gaza suite 5

  • Gaza, le conflit israélo-palestinien, suite 5.

    Le cauchemar des habitants de Gaza, témoignages,

    L'odeur pestilentielle des corps abandonnés, les enfants mourant de faim à côté du cadavre de leur mère, la guerre à Gaza était partout jeudi, au seuil d'une troisième semaine de souffrances pour la population.

    Inexorablement, le bilan des victimes civiles ne cessait de s'alourdir tandis que l'armée Israélienne intensifiait ses bombardements, atteignant de nouvelles cibles. Avec des ratages quelquefois, comme dans le sud du territoire où les appareils israéliens visaient un groupe de combattants du Djihad islamique. Leurs bombes tombèrent dans la rue, tuant deux enfants, selon les services médicaux.

    Ailleurs, une mère a été coupée en deux par un obus tiré d'un char. De son bébé, il ne restait rien ou presque. Ailleurs encore, deux conducteurs dans un convoi humanitaire atteints mortellement par les tirs de blindés. Plus loin, deux femmes abattues par un missile dans la cour de leur demeure. Dans cette offensive menée avec toute la technologie du XXIe siècle, les scènes de désespoir et de souffrance physique sont là pour rappeler que les effets dévastateurs de la guerre ne changent guère avec le temps.

    Khaled, un ambulancier de Gaza, raconte une opération de secours menée dans le quartier de Zeitoun. «Nous avons évacué 90 personnes encore en vie, dont de nombreux enfants, qui avaient été cloîtrées dans leur maison. Leur état était effroyable, elles n'avaient ni mangé ni bu depuis plusieurs jours». Les équipes du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) qui demandaient depuis samedi de pouvoir accéder à ce quartier, n'y sont finalement parvenues que mercredi.

    L'une d'elles a découvert quatre enfants blottis chacun contre leur mère morte et trop faibles pour se tenir debout. Les ambulances n'ont pu se frayer un passage en raison des monticules de terres érigés par l'armée israélienne pour bloquer l'ennemi. Pour évacuer les survivants, on a eu recours aux ânes. Pendant toute la nuit de mercredi à jeudi, les habitants de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, ont écouté le grincement des chenilles de chars, les bombes des avions israéliens qui éclatent au sol, les rafales d'armes automatiques.

    Les appareils de Tsahal ont détruit au moins 25 maisons le long de la frontière avec l'Egypte, toutes évacuées auparavant après l'annonce par Israël d'un bombardement sur les tunnels clandestins approvisionnant le Hamas en armes et en argent, et la population en vivres. Dans le nord, une radio locale est submergée d'appels d'habitants demandant désespérément comment et quand pouvoir sortir de chez eux pour se réapprovisionner.

    Aouni al Djarou, un médecin, raconte comment un blindé a fait éclater sa maison et détruit sa famille à Touffah. «J'étais à l'intérieur quand j'ai entendu un grand bruit. J'ai couru vers l'entrée et j'ai vu mon fils Abdel-Rahim. Je lui ai demandé, «Où sont ta mère et ton frère Youssef ?» J'ai finalement découvert ma femme Albina morte, le corps sectionné en deux, et Youssef complètement désintégré. Je l'ai reconnu à sa dentition» Albina, 37 ans, était d'origine ukrainienne mais avait refusé de quitter Gaza à l'invitation des Israéliens. Leur fils avait 18 mois.

    Manifestations au Moyen-Orient contre l'offensive Israélienne.

    Des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue vendredi au Moyen-Orient pour protester contre deux semaines d'offensive Israélienne dans la bande de Gaza et dénoncer la «complicité et la lâcheté» de dirigeants arabes. La manifestation la plus importante a eu lieu à Alexandrie, dans le nord de l'Egypte, où au moins 50.000 personnes s'étaient rassemblées après la prière, selon un responsable des services de sécurité.

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    Les manifestants étaient menés par des députés affiliés aux Frères musulmans, principal groupe d'opposition, dont sont issus les fondateurs du mouvement islamiste Palestinien Hamas qui contrôle Gaza.

    Ils ont dénoncé la «complicité» des gouvernements arabes avec le blocus imposé à Gaza par l'Etat hébreu. «Gaza, pardonne-nous, ouvrir Rafah n'est pas de notre ressort», ont-ils scandé, en référence au terminal de Rafah, entre l'Egypte et Gaza, que le gouvernement Egyptien se refuse à ouvrir en l'absence de représentants de l'Autorité Palestinienne au point de passage.

    Soupçonnés d'avoir voulu participer à des manifestations, 35 Frères musulmans ont été arrêtés en province et au Caire. Israël a décidé vendredi de poursuivre ses opérations malgré un appel du Conseil sécurité de l'ONU à un cessez-le-feu immédiat alors qu'au moins 785 Palestiniens ont péri depuis le début de l'offensive le 27 décembre. A Amman, la police a empêché plus de 2.000 manifestants de marcher sur l'ambassade d'Israël. Des enfants ont brandi une banderole sur laquelle on pouvait lire, «arrêtez de tuer nos petits amis». Plus de 220 enfants ont été tués dans les frappes Israéliennes, selon des sources médicales Palestiniennes.

    Portant le keffiyeh Palestinien, les protestataires chantaient, «pas d'ambassade Israélienne sur le territoire arabe» et «les dirigeants arabes sont des lâches». La Jordanie, où vit une très importante population palestinienne, a signé un accord de paix avec Israël en 1994. En Cisjordanie, des heurts ont opposé des sympathisants des partis rivaux Fatah et Hamas lors d'une manifestation à Ramallah. Des milliers de Palestiniens participaient à deux marches distinctes, l'une à l'appel du Hamas qui contrôle Gaza et l'autre à l'appel de factions nationalistes, notamment le Fatah du président Mahmoud Abbas, rival du Hamas. Les forces de l'ordre palestiniennes ont interpellé des manifestants pro-Hamas. A Hébron (sud), 3.000 Palestiniens ont manifesté à l'appel du Hamas.

    Ils ont jeté des pierres sur les soldats Israéliens qui ont riposté en tirant des balles caoutchoutées. A Naplouse (nord), des milliers de manifestants ont crié «mort à Israël» et scandé des slogans appelant à l'unité Palestinienne. A Jérusalem, des heurts ont éclaté entre des jeunes Palestiniens et policiers. Au Koweït, quelques 3.000 Koweïtiens et ressortissants arabes ont manifesté, dénonçant la participation, selon eux, de certains pays arabes au blocus de ce territoire. «Honte, honte, des Arabes participent au blocus», répétait en chœur la foule en passant devant le Palais Sif, le siège du gouvernement, et lors d'un rassemblement devant le Parlement.

    A Bagdad, plus de 2.000 partisans du leader radical chiite Irakien Moqtada Sadr ont manifesté dans leur bastion de Sadr City, contre Israël et les Etats-Unis, «partenaire du régime sioniste». Les manifestants brandissaient des drapeaux palestiniens et des banderoles «Peuple de Gaza, sois patient, nous arrivons».

    En Europe, plus de 2.000 personnes ont manifesté à Athènes et Salonique à l'appel de la jeunesse du parti communiste grec (KKE) et du Front syndical du Parti communiste grec (Pame). Plusieurs centaines de musulmans Bulgares ont manifesté à Plovdiv, dans le centre de la Bulgarie, selon la radio nationale.

    Mobilisation à Paris samedi 10 janvier et dans plus de cinquante villes.

    L'appel de nombreuses organisations pour protester contre l'offensive israélienne dans la bande de Gaza, devraient connaître une forte participation.

    «Si la mobilisation est sans précédent c'est parce que la violence sur place est sans précédent»,

    juge Omar Al Soumi, responsable de Génération Palestine, l'une des organisations moteurs de la mobilisation au sein du Collectif national pour une paix juste et durable.

    On note aussi dans la société un ras-le-bol de l'impunité dont jouit Israël, et ce malgré la présence du Hamas.

    «Les jeunes de banlieue établissent un parallèle entre les laissés pour compte que sont les Palestiniens sur la scène internationale et eux-mêmes, laissés pour compte de la société Française, victimes de discriminations »,

    assure Sami.

    La colère à l'encontre d'Israël se double pour l'heure principalement d'un  «dégout», d'une «déception» à l'égard des médias Français et de la classe politique. «La cause palestinienne n'est pas seulement le problème de l'extrême-gauche» juge Mohammed Henniche, responsable de l'Union des associations musulmanes- 93, qui déplore «le silence» des politiques. Certains responsables associatifs n'hésitent pas à saisir leur député pour qu'il demande au chef de l'Etat d'adopter une «position plus équilibrée » sur le conflit.

    Le Hesbollah a fermé les yeux sur l'attaque contre Israël, cliquez ici.

    L'attaque à la roquette jeudi depuis le Liban contre le nord d'Israël serait l'oeuvre d'un groupuscule Palestinien qui aurait agi avec l'accord tacite du Hezbollah mais devrait rester un acte isolé, estiment des analystes.

    «Il ne s'agit pas de l'œuvre d'un groupe Libanais. Toutes les parties Libanaises, y compris le Hezbollah, souhaitent un minimum de stabilité, notamment avant les législatives» en juin, affirme Oussama Safa, directeur de Centre Libanais pour les études politiques.

    Ce n'est pas le style du Hezbollah de lancer quelques vieilles roquettes, juste pour provoquer. Soit il se lance dans une grande opération, soit il ne fait rien», précise l'expert, selon qui le groupe chiite «n'a pas intérêt à enflammer le front Libanais».

    Israël utiliserait des bombes au phosphore blanc, cliquez ici .

    Selon le Times online du 05/01/09 Israël aurait recours à des bombes au phosphore blanc pour couvrir l'assaut de ses soldats, information démentie par Israël.

    Ces bombes, «utilisées par les troupes américaines et britanniques en Irak, peuvent causer d'horribles brûlures mais ne sont pas illégales si elles sont utilisées comme écran de fumée», rapporte le quotidien. «Les explosions des bombes au phosphore sont spectaculaires et produisent une grande quantité de fumée qui aveugle l'ennemi et permet à nos troupes d'avancer», explique un expert militaire.

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    Israeli artillery shells explode with a chemical agent designed to create smokescreen for ground forces,(Patrick Baz/AFP/Getty Images).

    Israel is believed to be using controversial white phosphorus shells to screen its assault on the heavily populated Gaza Strip yesterday. The weapon, used by British and US forces in Iraq, can cause horrific burns but is not illegal if used as a smokescreen.

    As the Israeli army stormed to the edges of Gaza City and the Palestinian death toll topped 500, the tell-tale shells could be seen spreading tentacles of thick white smoke to cover the troops’ advance. «These explosions are fantastic looking, and produce a great deal of smoke that blinds the enemy so that our forces can move in», said one Israeli security expert. Burning blobs of phosphorus would cause severe injuries to anyone caught beneath them and force would-be snipers or operators of remote-controlled booby traps to take cover. Israel admitted using white phosphorus during its 2006 war with Lebanon.

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