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gaza suite 4

  • Gaza, le conflit israélo-palestinien, suite 4.

    A vaincre sans péril on triomphe sans gloire.

    Encore une fois de plus, cette citation est mise en défaut. On ne peut jamais contraindre un peuple à subir une oppression de qui que ce soit. Les armes ne servent à rien, nous en avons fait l'expérience en Indochine, les Américains ensuite dans la guerre du Viêt-Nam, nous avons été contraint de partir d'Algérie après avoir fait la guerre aux rebelles Algériens que nous traitions de terroristes, les exemples ne manquent pas.

    Les Israéliens n'ont pas compris que leur puissance militaire ne servirait à rien pour soumettre un peuple s'il veut vivre de lui même, et plus ils continuent cette guerre, plus ils s'enfoncent dans ce massacre. Ils ont peur de tout perdre en tirant partout, ils ont peur que le Hamas fasse des prisonniers, et plus ils insistent plus ils perdront la face aux yeux du monde. Leur puissance de feu n'y pourra rien, ils ont déjà perdu ne pénétrant pas dans Gaza ou un massacre les attend. Les erreurs commises en tuant sans voir sur ce tout qui bouge est la caractéristique même de la peur.

    Asphyxier Gaza en armes par Rafah sur la frontière Egyptienne pourra, un temps après que le Hamas aura épuisé son stock de roquettes actuel, permettre à Israël de retrouver une période de calme, à moins que le Hamas ait prévu d'autres canaux d'approvisionnement.

    Certes, ils doivent vivre en paix, et être sous la contrainte de roquettes n'est pas admissible, mais la proportion n'y est pas, et faire la guerre de cette façon est un crime qui se retourne contre eux

    Jeudi, l'Unrwa, l'agence de l'ONU d'aide aux réfugiés palestiniens, a suspendu ses opérations après qu'un de ses convois eut été touché par des obus israéliens. Un chauffeur palestinien a été tué par les tirs, près du terminal d'Erez, entre Gaza et Israël.
    Nous maintiendrons cette suspension tant que les autorités Israéliennes ne garantiront pas la sécurité de nos équipes, a déclaré le porte-parole de l'agence Chris Gunness.

    Le Hamas, a critiqué l'Unwra,

    «la décision de l'Unrwa de suspendre ses activités n'est pas logique et inexcusable. Leur devoir est de protéger les victimes de la guerre et non de les abandonner»,

    a déclaré dans un communiqué le porte-parole du Hamas Fawzi Barhoum.

    Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a condamné l'attaque contre le convoi, qui était clairement signalé par des drapeaux de l'organisation.

    Cette action discrédite Israël, qui montre son inquiétude.

    Israël rencontre plus de résistance de la part du Hamas qu'il ne l'avait imaginé, et s'il veut aller au bout de cette guerre, s'en est fini, il ne sera plus maître de la situation morale du conflit d'autant qu'il refuse toute couverture internationale journalistique indépendante.

    Tenue à distance la presse rumine sa frustration.

    Un champignon de fumée noire, par ici, un sillage de missile, par là, et puis des explosions cotonneuses. C'est tout ce que la caravane de journalistes étrangers dépêchés en Israël est autorisée à voir de l'offensive qui dévaste la bande de Gaza depuis deux semaines.
    En dépit d'une décision de la Cour suprême l'enjoignant de laisser passer la presse, le ministère de la défense israélien persiste à refouler ses représentants au terminal d'Erez, porte d'accès à Gaza, toujours emprunté par les humanitaires et les diplomates des Nations unies. « Il y a des tirs de roquettes sur le terminal, affirme sans ciller Ygal Palmor, porte-parole du ministère des affaires étrangères. Nous ne pouvons pas risquer la vie de notre personnel ». Du coup, éparpillés dans les champs qui bordent le territoire palestinien, les correspondants et les envoyés spéciaux jouent des coudes sur le moindre tertre de terre susceptible d'offrir un point de vue sur le théâtre des opérations.

    Israël a déjà tué 780 Palestiniens et fait plus de 3.200 blessés, et n'a subit que des pertes légères, mais nous ne connaissons pas tout, l'information est sous contrôle Israélien. En outre, un million de personnes vivent sans électricité, 750.000 sont sans eau, et les hôpitaux fonctionnent en continu grâce à des générateurs de secours qui risquent de s'arrêter par manque d'essence. A la faveur d'une brève accalmie, les services de secours palestiniens ont récupéré au moins 35 corps de personnes mortes ces derniers jours dans des zones demeurées inaccessibles aux ambulanciers.

    Une fillette Palestinienne à Beit Lahiya dans le nord de la bande de Gaza.

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    Le Figaro international.

    Bien sur, on peut regarder et ne pas voir cette image, et faire du négationnisme, mais ce n'est pas rendre service à Israël, mais le pousser au crime. Comme celle-ci d'ailleurs.

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    AFP - Mohammed Abed.

    et de dire que c'est de la faute de Palestiniens qui se servent des enfants comme boucliers humains. Toute guerre est atroce, mais celle-ci me parait pire que les autres eu égard à ce peuple misérable de Gaza qui veut un état et que la communauté internationale rejette.

    Gaza un foyer de tensions permanent.

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    La bande de Gaza a accueilli de nombreux réfugiés il y a tout juste soixante ans, le 31 décembre 1948, et cette région surpeuplée est devenue une véritable poudrière.

    David Ben Gourion prit une décision lourde de conséquences. Père fondateur de l'Etat d'Israël proclamé le 14 mai, il décida de mettre fin à la «guerre d'indépendance» alors que les troupes israéliennes étaient en train de mener l'assaut contre les forces arabes repliées dans ce qui est devenu la bande de Gaza. Furieux, Yigal Alon, commandant du front sud, se précipita à Tel-Aviv pour tenter de convaincre David Ben Gourion de son erreur. Il fit valoir que l'ennemi arabe était totalement encerclé et que ce n'était plus que l'affaire de quelques jours pour venir à bout de cette poche de résistance. La presque-totalité de l'état-major était favorable à la poursuite des combats pour éviter que ne se crée sur le flanc d'Israël une épine qui risquait d'être gênante. Rien à faire. David Ben Gourion ne céda pas.

    A l'exception d'un bref intermède entre novembre 1956 et mars 1957, pendant lequel la bande de Gaza passe sous le contrôle des Israéliens après la malheureuse expédition de Suez, l'Egypte en garde le contrôle jusqu'à la guerre des Six-Jours, en juin 1967, à la suite de laquelle l'Etat juif s'installe sur ce morceau de terre de 362 km2 dont le sort avait été scellé par David Ben Gourion. Par la suite, ce dernier avait souhaité en transférer le contrôle à la Cisjordanie. C'est alors que commence une autre histoire des plus tumultueuses dans ce qui deviendra un foyer de tensions permanent, une poudrière qu'Itzhak Rabin avait suggéré de «faire couler dans la mer » Aujourd'hui, l'interjection en hébreu « Va à Gaza !, signifie clairement. Va au diable !».

    Gaza la rebelle ne cesse de se rebiffer contre l'occupant. Des bouffées de violence d'autant plus marquées qu'Israël a décidé de faire de cette bande sablonneuse une terre de colonies. La première, Kfar Darom, s'établit en 1970, bientôt suivie, deux ans plus tard, par celle de Netzarim. En trente ans, il y en aura 17, qui prendront possession des meilleures terres d'une partie de la bande côtière. Ces installations au milieu d'une population très dense posent à Israël des problèmes de sécurité énormes et accroissent le sentiment d'occupation et d'oppression des Palestiniens. La résistance prend de l'ampleur. Les attentats se multiplient. Au début des années 1970, Ariel Sharon, alors commandant de la région sud, décide de nettoyer «ce nid de terroristes» après la mort de deux enfants de colons d'origine britannique, le 2 janvier 1971, dans l'explosion d'une grenade lancée dans la voiture des parents.

    L'occupation israélienne a eu pour effet d'isoler la bande de Gaza du reste du monde arabe. Les mesures israéliennes bloquèrent son développement autonome et la rendirent entièrement dépendante de l'Etat juif. A la fin des années 1970, les deux tiers des exportations se faisaient à destination du marché israélien et 91 % des importations en provenaient. La puissance occupante contrôlait le commerce, imposait des restrictions à l'agriculture et encourageait la population à vendre sa force de travail en Israël. 70 000 Gazaouis y travaillent avant la première Intifada la suite ici.

    Il est aisé de comprendre que les Palestiniens de Gaza en ont assez et s'arment pour leur indépendance en allant chercher des armes dans les pays Arabes. Israël n'en déplaise à ceux qui rejettent ce peuple avec l'appui des occidentaux, diabolise ces Palestiniens qui ne demandent qu'à récupérer leur terre.

    Dans la nuit de jeudi à vendredi, (02 h 30 GMT) le conseil de sécurité de l'ONU a adopté par 14 voix sur 15, les Etats-Unis s'étend abstenus la résolution 1860 appelant à un cessé le feu, mais sans l'exiger impérativement, immédiat durable et pleinement respecté, menant au retrait des forces Israéliennes de Gaza. Elle «condamne toute violence et hostilité dirigées contre des civils et tout acte de terrorisme», et appelle notamment à la fourniture sans obstructions (...) de l'aide humanitaire».

    Le problème dans cette résolution c'est que le Hamas ne se sent pas concerné étant exclu de cette résolution, Il l'a rejetée affirmant qu'elle ne tenait «pas compte des aspirations et des principaux objectifs du peuple palestinien» et n'était «pas contraignante pour le Hamas», selon un responsable du mouvement islamiste au Liban Raafat Morra.

    Israël a décidé vendredi de poursuivre son offensive contre le Hamas, ignorant un appel du Conseil de sécurité de l'ONU à un cessez-le-feu immédiat dans la bande de Gaza. Les bombardements de l'artillerie et de l'aviation Israéliennes ont continué contre le territoire faisant au moins 16 morts Palestiniens ces dernières heures, alors que les activistes palestiniens ont encore tiré une quinzaine de roquettes sur le sud d'Israël.

    «Israël n'a jamais accepté qu'une influence extérieure décide de son droit à défendre ses citoyens. L'armée continuera d'opérer pour défendre les citoyens d'Israël», a affirmé le Premier ministre Ehud Olmer dans un communiqué, en réaction à la résolution 1860 de l'ONU votée jeudi soir. «Les tirs de roquettes de ce matin contre les citoyens dans le sud d'Israël prouvent que la résolution de l'ONU n'est pas applicable et ne sera pas respectée par les organisations terroristes palestiniennes», a-t-il ajouté.

    A l'appel des islamistes du Hamas à une «journée de colère» contre l'offensive à Gaza, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté à Amman, Koweït, Bagdad, en Egypte et en Cisjordanie occupée ainsi qu'à Jérusalem-est, où des heurts ont opposé lanceurs de pierres et policiers.

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    Avant l'aube, Israël a lancé selon l'armée des raids aériens contre plus de 50 cibles la bande de Gaza visée également par des tirs d'artillerie Et malgré une pause de trois heures des opérations israéliennes «pour des raisons humanitaires», devenue quotidienne depuis trois jours entre 11H00 et 14H00 GMT, les raids aériens israéliens ont continué, selon les témoins.

    Négocier avec le Hamas.

    Les dirigeants Israéliens sont partagés. Beaucoup d'observateurs savent qu'à terme, il faudra négocier avec le Hamas qui sera sans doute maître de l'ensemble des territoires palestiniens. C'est ce que pensent les réalistes et les pragmatiques. Il y a donc un autre but de guerre, montrer aux responsables du Hamas que l'armée israélienne est redevenue une force redoutable. L'intensité des combats actuels n'a comme équivalent que la campagne de 1967, lors de la conquête de la bande par Israël. Autant dire que les jeunes générations de Gaza n'ont jamais vu l'armée israélienne agir de cette manière. Cela n'a rien à voir avec l'Intifada.

    Aujourd'hui, les responsables du Hamas sont plus pragmatiques. Ils sont d'accord pour la création d'un Etat palestinien dans les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale, et proposent une trêve d'au moins vingt ans. Mais ils se refusent à reconnaître l'Etat juif, même s'ils considèrent que c'est aujourd'hui «une réalité» dont il n'est pas possible de ne pas tenir compte.

    Les buts réels de guerre.

    Il s'agit d'empêcher le Hamas de reconstituer ses stocks de roquettes. Si l'approvisionnement est arrêté, chaque fois que le Hamas tire un missile, il affaiblit son potentiel militaire. Le pouvoir israélien le sait parfaitement : les 30 ou 40 roquettes qui tombent chaque jour sur Israël sont autant de moins dans l'arsenal du Hamas. Un arsenal dont on ignore le niveau réel. Même si l'on parle plutôt de ce qu'il se passe dans le nord de la bande de Gaza, l'axe majeur de l'effort israélien est au sud, vers Rafah, c'est-à-dire la frontière avec l'Egypte, ce que l'on appelle l'axe «Philadelphie». C'est par là, et par la mer, que peuvent arriver les armes. Israël a donc entrepris de casser les tunnels, qui permettent la contrebande, en labourant littéralement le sol avec des bombes très pénétrantes, achetées récemment aux Etats-Unis. On pensait qu'il s'agissait d'un armement destinés à cibler le Hezbollah au Sud-Liban ou les programmes nucléaires iraniens. En fait, l'armée de l'air les utilisent pour casser les réseaux souterrains du Hamas.

    Le Guardian (Obama camp «prepared to talk to Hamas») cliquez ici

    Rapporte que la future administration de Barack Obama serait prête à envisager des discussions indirectes avec le Hamas, ce qui représenterait un revirement total de la politique menée depuis huit ans par George W. Bush. Citant de multiple sources «proches des discussions qui ont lieu dans le camp Obama», le quotidien britannique affirme que les contacts, qui ne seraient en aucun cas des négociations diplomatiques directes, pourraient avoir lieu à travers les services secrets américains, un processus «similaire à celui mené avec l'OLP dans les années 1970».

    «Secret envoys, multilateral six-party talk-like approaches. The total isolation of Hamas that we promulgated under Bush is going to end»,said Steve Clemons, the director of the American Strategy ­Programme at the New America ­Foundation. «You could do something through the Europeans. You could invent a structure that is multilateral. It is going to be hard for the neocons to swallow», he said. «I think it is going to happen».

    Richard Haas, ancien secrétaire d'Etat américain et qui pourrait s'occuper du Proche-Orient sous M. Obama, est un partisan d'une telle alternative, avec comme conditions préalables un cessez-le-feu et une réconciliation entre factions palestiniennes. «La priorité d'Obama avant son investiture est de s'assurer que la crise ne l'empêche pas de dicter son agenda diplomatique, au lieu d'uniquement réagir aux évènements», explique le quotidien, ajoutant cependant qu'il y a peu de chances que le futur président américain reconnaissance publiquement cette initiative.

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