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gaza

  • Gaza 41 km de long, 6 à 12 km de large, 1,8 millions d'habitants, d'un coté la mer,

    de l'autre les chars, au dessus les avions, 20.000 soldats de Tsahal rappelés avant les 75.000, contre quelques roquettes et 6 années de prison.

    Mais aussi 4751 habitants au km², de quoi faire des milliers de morts.

    Voir aussi Le conflit israélo-palestinien, les frontières de 1967 qu'est-ce que c'est ?

    C'est ça aussi,

    un garçon palestinien devant les ruines d'une voiture et les gravas des bombardements, document abonnés Le Monde.fr.

    Support Wikipedia Telle est la situation de ces Palestiniens soumis à un blocus depuis 6 années qui, pour défendre leur liberté se révoltent, et qui subissent des ripostes des Israéliens sans commune mesure avec leurs actes, subissant de nombreux morts, dans un Gaza trop étroit, sous la bienveillance des occidentaux la France y comprit. Le changement de Sarkozy à Hollande n'a rien donné contre le martyr de ce peuple traité de terroriste par ce qu'il se défend.

    La honte à ceux qui soutiennent l'hégémonie d'Israël.

    Pour Erdogan, «Israël fait un tapage international avec ses trois morts, en fait c'est Israël qui a violé le cessé le feu».

    C'est en visite au Caire que le premier ministre Turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré la provocation Israélienne, le samedi 17 novembre. Cette visite a pour but la rencontre du président Égyptien Mohamed Morsi, issu du mouvement des Frères musulmans après la révolution de la place Tahrir, voir Des révoltés de la place Tahrir, aux élections législatives. L'Égypte et la Turquie sont sous pression des États-Unis pour amener le Hamas à cesser de tirer des roquettes sur Israël, mais les deux pays ont de leur côté fermement condamné l’État hébreu pour ses attaques sur l’enclave Palestinienne. «C’est une tactique d’Israël que de pointer du doigt le Hamas et d’attaquer Gaza», a affirmé M. Erdogan qui a indiqué s’être entretenu vendredi soir du conflit à Gaza avec le président Américain Barack Obama et le président Russe Vladimir Poutine. Dans un discours devant l'Université du Caire, le premier ministre Turc Recep Tayyip Erdogan, a prévenu qu'Israël devrait rendre des comptes. «Tout le monde doit savoir que tôt ou tard, des comptes seront demandés pour le massacre de ces enfants innocents tués par des méthodes inhumaines à Gaza», a-t-il asséné.

    Document Assawra.

    Le président Morsi a, quant à lui, dénoncé vendredi l’offensive Israélienne contre la bande de Gaza comme «une agression flagrante contre l’humanité», en promettant que son pays «ne laisserait pas Gaza seule». Par ailleurs, l'Iran appelle le monde islamique à des représailles contre Israël. La Russie et la Jordanie sont également préoccupés, ce qui laisse supposer que si, Tsahal pénètre dans Gaza il y a un risque d'une escalade qui peut s'étendre au Moyen-Orient, la Syrie aidant.

    Depuis quelques temps l'armée Israélienne élimine les groupuscules armés de la bande de Gaza. La mort du chef militaire du Hamas, Ahmad Jaabari, le mercredi 14 novembre visé par un raid aérien fut tué dans sa voiture ainsi que six autres personnes, tel est le message envoyé par Israël au Hamas contre les tirs de roquettes. «Ce chef militaire du Hamas, a été dupé par une opération de diversion, l'insouciance affichée par le premier ministre Benyamin Nétanyahou et son ministre de la défense Ehoud Barak, en tournée sur le plateau du Golan, l'ont visiblement persuadé que son ennemi était prêt à respecter la trêve négociée deux jours plus tôt par l'Egypte, en réponse à une série de bombardements croisés. Erreur fatale. Sitôt sorti de sa planque, le "général", comme l'appellent les Gazaouis, était fauché par un tir de missile», Le Monde.fr.

    Pour Israël ce fut le début d'une opération contre ces groupes armés dénommée "Pilier de défense".

    On sait bien qu'Israël est le provocateur tant qu'il assurera le blocus de Gaza. 6 années déjà que ces Palestiniens sont enfermés entre d'un coté la mer et de l'autre l'armée Israélienne. Leur seul point de sortie est le passage vers l’Égypte par le terminal de Rafah.

    Document Wikipédia.

    Le Likoud, le parti nationaliste de l'ultra conservateur Benyamin Netanyahou a besoin de gagner les prochaines élections législatives du 22 janvier 2013, la Knesset ayant déjà voté sa dissolution. Pourquoi ne provoquerait-il pas le Hamas histoire de faire le plein des voix des colons ? Aux élections législatives de 2009 son parti n'obtint pas la majorité, c'est Kadima, parti centriste, qui le devança d'un seul siège. Tzipi Livni cheffe du parti Kadima, proposée à la succession d'Ehud Olmert comme première ministre, donna sa démission, préférant être dans l'opposition. À l'été 2011, un important mouvement de contestation sociale contre la cherté de la vie, la révolte des tentes de la contestation, la plus grande manifestation que Israël connu depuis sa création, mobilisa quelque chose comme 300.000 personnes à Tel-Aviv et dans les autres villes, voir Les tentes de la contestation. Cela montre que nombreux sont les Israéliens qui en n'ont assez de cette guerre qui n'en fini pas et qui finalement leur coûte très cher.

    Il ne fait donc aucun doute que Benyamin Netenyahou, à besoin d'une majorité pour mener sa politique d'hégémonie et d'isolement des Palestiniens. Argument massue lors d'une négociation sur le fait qu'il n'aurait pas d'interlocuteur pour négocier un plan de paix préalable à la reconnaissance d'un État palestinien. On sait que Mahmoud Abbas envisage au mois de novembre de demander aux Nations-Unies cette reconnaissance. La meilleure façon pour bloquer cette initiative est de provoquer le Hamas. Il joue donc sur du velours avec la puissance de son armée contre les Kalachnikov et les pétards des Palestiniens lancés n'importe où.

    Qu'importe les milliers de morts Palestiniens de la guerre de la bande de Gaza du 27 décembre 2008 au 19 janvier 2009 dénommée Plomb durci, voir les 16 articles sur le conflit israélo-palestinien et la suite Gaza le conflit israélo-palestinien suite 1.

    Gaza est attaquée par air et mer, avant l'assaut terrestre, qui, s'il se produit, ne donnera pas cher du Hamas. Les forces Israéliennes ne feront qu'une bouchée de la bravoure Palestinienne.

    Dimanche 18 novembre, les raids sur Gaza ont faits deux morts et six journalistes ont été blessés. Les frappes visaient les bureaux d’une chaîne de télévision, au lendemain de bombardements ayant détruit le siège du gouvernement.

    La marine Israélienne, positionnée au large, a également pilonné intensivement la ville de Gaza dans la nuit de samedi à dimanche 18/11, selon des journalistes de l’AFP sur place. Seize Palestiniens ont péri dans la journée de samedi, portant à 48 le nombre de Palestiniens tués depuis le 14/11/2012 de l’opération militaire "Pilier de défense". Trois Israéliens ont également péri, tandis que près de 400 Palestiniens et 18 Israéliens ont été blessés. Cette liste des blessés et morts s'allonge chaque heure.

    Système anti missile "Iron Dome" déployé près de Sdérot en juin 2011, document Wikipédia.

    Dans le même temps, 733 roquettes ont été tirées sur Israël, dont 243 interceptées par le système antimissile "Iron Dome", mais aucune depuis samedi 21h00, 19h00 GMT, selon l’armée Israélienne, qui a fait état de 950 cibles touchées dans la bande de Gaza. Les États-Unis toujours aussi pro Israélien ont déclarés qu'Israël avait le droit de se défendre et de décider de la tactique à mettre en œuvre, mais n'ont pas condamné le blocus de la bande de Gaza.

    Le vice-premier ministre Israélien Moshe Yaalon a conditionné tout éventuel cessez-le-feu à l'arrêt des tirs en provenance de Gaza. «Jusqu'ici, nous avons frappé plus d'un millier de cibles et le Hamas doit faire le calcul pour décider si, oui ou non, cela vaut la peine d'observer une trêve» a-t-il écrit sur son compte Twitter. «Si le calme revient dans le Sud, si les Israéliens se sont la cible d'aucun tir de missile ou de roquette, ni d'attentat terroriste préparé dans la bande de Gaza, nous n'attaquerons pas».

    La situation évolue donc de jours en jours, et la diplomatie s'active. Le président Égyptien Mohamed Morsi a dépêché, vendredi 16/11, son premier ministre Hicham Qandil, dans Gaza. Pour cette visite, Benyamin Nétanyahou a consenti à suspendre l'offensive aérienne pendant les trois heures que devait durer la visite de M. Qandil. Les États-Unis, ainsi que la France, ont d'ailleurs appelé Le Caire à user de son influence auprès du Hamas pour obtenir un retour au calme. Du coté de la France, Laurent Fabius est parti dimanche 18/11 pour Israël afin d'appeler à arrêter l'escalade de la violence, et proposer une médiation de la France pour un cessé le feu immédiat. De Tel-Aviv, il se rendra ensuite à Ramallah pour rencontrer Mahmoud Abbas. Pour Mahmoud Abbas, «ce déplacement, préparé en concertation avec nos principaux partenaires régionaux et internationaux, sera l'occasion d'entretiens avec le président Shimon Peres, le premier ministre Benyamin Netanyahou, le ministre de la défense Ehud Barak ainsi que le ministre des affaires étrangères Avigdor Lieberman», a précisé son ministère.

    Il apparaît que le Hamas est exclu de ces rencontres. Comment donc résoudre le problème du blocus si le Hamas est ignoré ? Croire que l’Égypte, la Turquie, voire l'Iran puisse modifier la stratégie Israélienne d'enfermement de la Cisjordanie et de Gaza est un leurre. Même si le secrétaire général de la Ligue arabe Nabil al-Arabi s’est engagé samedi 17/11 à soutenir les Palestiniens contre l’agression Israélienne et à mettre fin au blocus de Gaza, lors de l’ouverture d’une réunion d’urgence des ministres arabes des Affaires étrangères. «Nous nous engageons auprès des Palestiniens à Gaza et partout ailleurs à les soutenir pour faire face à cette agression et à briser le siège», a-t-il affirmé. Nabil al-Arabi se rendra mardi 20/11 à Gaza à la tête d'une délégation ministérielle pour affirmer sa solidarité avec les Palestiniens.

    Pour les Israéliens le siège de Gaza ne cessera que si le Hamas s'engage à la reconnaissance de l’État d'Israël et à ne plus mener d'actions armées. Alors Israël aura dominé l'ensemble de la Palestine et les Palestiniens seront leurs subordonnés. Un État de Palestine pourra alors être créé mais seulement avec des pouvoirs de police sous la domination Israélienne. La puissance des armées de la Ligue arabe n'est pas assez forte pour vaincre l'armée Israélienne, qui dispose d'armes sophistiquées et de soldats aguerris. Quand à l'autorité Palestinienne de Mahmoud Abbas, elle n'est plus crédible ne faisant rien pour les Gazaouis. Quand à la diplomatie internationale ses échecs répétés montrent, eu égard aux exigences Palestiniennes sur le retour aux frontières de 1967 et sur celui des réfugiés Palestiniens qui sont de l'ordre 4 millions depuis 1967, l'impossibilité d'un accord. Les Israéliens n'ont aucune raison de créer un État palestinien.

  • L'isolement du Hamas a échoué.

    Entre tunnels et passages.

     

    Un des échecs de la politique Israélienne est qu'elle ne soit pas parvenue à isoler le Hamas. L'exemple de la flottille de la liberté battant pavillonTurc, et dernièrement? c'est un cargo Libyen qui voulait rompre le blocus, et qui, sous la pression d'une intervention armée d'Israël à fait route vers le port Égyptien d'Al-Arich en acceptant que sa cargaison soit acheminée via l'Égypte. Jusqu'au dernier moment, la Fondation Kadhafi, affréteur du navire, a fait planer le doute sur la destination finale du bateau alors que les militants pro-palestiniens et membres d'équipage qui se trouvant à bord se disaient déterminés à se diriger vers Gaza malgré les menaces de la marine Israélienne qui escortait le navire. De plus en plus des protestations internationales condamnent les Israéliens pour ce blocus qui ne sert plus à rien.

    Des responsables politiques de la Maison Blanche ont avoué au journal Palestinien Al-Manar, que l'Administration Obama avait reconnu que la politique d'isolement du Hamas avait échouée. De plus, des dizaines de gouvernements avaient demandé au président Obama d'engager des négociations officielles et intenses avec le Hamas organisation reconnue terroriste par les Américains afin d'assurer la stabilité au Proche-Orient. Ces responsables américains ont confié «que la Maison Blanche avait pris acte de la popularité croissante du Hamas parmi la population Palestinienne, et que de nombreux acteurs internationaux avaient déjà établi des contacts suivis avec le mouvement islamiste, y compris au sein de l’Administration américaine, même si c’est encore de manière discrète». Il y a un mois et demi, le chef du Hamas à Damas, Khaled Mashal avait confirmé ces contacts, mais avait reproché aux États-Unis «d’avoir peur de les rendre publics et d’entamer un dialogue ouvert», d'après Israël 7.com. Il est évident que quoique que fasse le Hamas, lancer des roquettes, faire de la contre bande, organiser des attentats, Israël sera condamné internationalement par une grande majorité de pays par sa politique de blocus et par celle de la colonisation des territoires Palestiniens. Cette politique de colonisation qui revient à asservir une population à la force des armes d'occupation n'est plus acceptée à notre époque, et il est un leurre de penser qu'elle puisse perdurer. On ne peut combattre l'appartenance à une communauté représenté par la fraternité de tous ses membres qui ne demandent qu'une chose vivre libres se retrouvant sous le même drapeau, ce qu'Israël n'a pas compris.

    On ne peut combattre une volonté humaine.

    La guerre plomb durci, le soldat Guiliad Shalit n'y font rien le Hamas ne peut être vaincu et le temps est pour lui. L'indulgence des Nations, la compréhension de la misère de ces Gazaouis malgré le Hamas déclaré terroriste alors qu'il défend son peuple est pour beaucoup intolérable et quoique que fasse Israël il sera condamné, par ce que le Hamas est la conséquence de sa politique.

    satellite.1279553063.jpgCatherine Ashton la Haute commissaire chargée de la politique étrangère de l'Union Européenne, a appelé à l'ouverture complète des frontières de la bande de Gaza au delà de l'assouplissement du blocus par Israël. «Il faut une ouverture des points de passage, afin de permettre la circulation des gens et des marchandises dans les deux sens», a-t-elle déclaré au cours d'une conférence de presse à Ramallah, siège de l'Autorité palestinienne. Ashton s'est rendue dans l'enclave Palestinienne, contrôlée par le Hamas, de Jérusalem post.Au début du mois et à la veille de la visite du Premier ministre Binyamin Netanyahou à Washington, Israël avait autorisé l'importation de la plupart des biens de consommation à Gaza.

    La bande de Gaza vit au rythme des tunnels, voir Gaza la terroriste .

    Le prix de l’essence dans le secteur de Gaza est passé d’environ 1,5 dollar à 0,25 dollar le litre. Et celui des cigarettes ont également connu une baisse de 20 %. Ces baisses ne sont pas dues au fait que les points de passage Israéliens ont commencé à faciliter l’introduction de marchandises. Ces baisses sont dues à la fraude par les tunnels clandestins qui relient à Égypte. Cette fraude se concentre sur l’essence et les cigarettes, puisque le marché à Gaza est noyé par tous les produits alimentaires et technologiques qui entrent dans le secteur via les tunnels clandestins, y compris les produits subventionnés. Ceci signifie que l’économie Égyptienne assume une nouvelle charge en comblant les besoins du marché du secteur de Gaza par les produits qui n’y pénètrent pas à travers les passages Israéliens. Il est évident que les Égyptiens seraient plus satisfaits si ces produits passent par les points de passage et non pas par les tunnels.

    Selon les déclarations d’un responsable international chargé de suivre les conditions du marché à Gaza, le Hamas aurait gagné chaque jour 1 million de dollars qui constituent les taxes qu’il devrait payer sur les produits fraudés à travers les tunnels. Il est donc évident qu’il est dans l’intérêt de Égypte que le blocus sur Gaza soit levé, pour ne pas faire assumer à l’économie nationale des pertes supplémentaires, Al-Ahram Hebdo.

    Le Hamas n'acceptera jamais que le contrôle des points de passages soient sous contrôle de l'Autorité Palestinienne afin de surveiller l'entrée d'individus et des armes, condition qui pourrait permettre que le blocus soit levé. Le Hamas veut rester maître de la situation d'autant qu'il en profite. L’Organisation de secours assure 80 % des besoins des habitants de Gaza et le gouvernement de Ramallah, Fatha, est chargé de payer les salaires de 60 000 employés Palestiniens dans le secteur. Aujourd’hui, il faut craindre que le temps aidant, qu’Israël qui a baissé la tête face à la tempête, ne réussisse à calmer l’opinion internationale, pour revenir au point de départ. Tout est mauvais pour lui, s'il poursuit le maintien du blocus, il est contraint d'assurer l'approvisionnement en eaux et tout le reste malgré la contrebande par les tunnels sans contrôle, s'il agit contre les bateaux humanitaires il est condamné, et de plus, on a vu que la destruction des tunnels ne mène nulle part ils sont reconstruits aussitôt. La seule solution est la négociation avec le Hamas et le Fatha pour une Palestine unifiée. La poursuite de la situation actuelle est contraire à ses intérêts et à ceux de l'Égypte.

    Selon Al-Oufok «résister à l'occupation, c'est vivre libre»,

    les États-Unis ont condamné mercredi le vote par l’Assemblée générale des Nations unies d’une résolution exigeant le démantèlement partiel de la barrière de sécurité érigée par Israël en Cisjordanie, en estimant qu’il ne s’agissait pas «de la bonne voie» pour le règlement du conflit au Proche-Orient. «Nous ne croyons que la résolution de l’Onu soit la bonne voie. Le moyen approprié est la feuille de route pour obtenir une solution politique», a affirmé le porte-parole de la Maison Blanche Scott McClellan. «Nous avons toujours dit qu’Israël a le droit de se défendre lui-même, mais se faisant, il doit avoir à l’esprit les mauvaises conditions de vie des Palestiniens et agir de sorte à ne pas leur infliger des souffrances excessives», a-t-il ajouté. Interrogé sur le rôle du président de l’Autorité Palestinienne, Yasser Arafat, M. McClellan a estimé qu’il ne faisait certainement pas partie de la solution au conflit israélo-palestinien. L’Assemblée générale de l’Onu a adopté mardi à une écrasante majorité une résolution exigeant que l’Etat hébreu démantèle presque partout, conformément à l’avis de la Cour internationale de justice (CIJ), la barrière controversée qu’il construit actuellement en Cisjordanie, lire la suite sur Al-Oufok .

    Par cette déclaration, Washington admet qu'Israël a le droit d'infliger des conditions de vie mauvaises aux Palestiniens mais pas des souffrances excessives !

  • Gaza la terroriste,

    la plaie du Proche-Orient.

     

    Que ce soit les Israéliens, ou les Égyptiens la bande de Gaza est une plaie, cette partie entre terre et mer sous la domination du Hamas ou vivent 1,5 millions de Palestiniens dont un tièrs dans des camps de réfugiés et plus de 400.000 gazaouis à Gaza ville même, est à vomir pour ces deux pays.

    Les Égyptiens qui ont eu par le passé des problèmes avec les Palestiniens ont tout fait pour les ignorer. Au début du conflit Israzélo-arabe de 1948 la population de Gaza était d'environ 60.000 à 80.000 personnes et à la fin du conflit 200.000 réfugiés y sont arrivés, par ce qu'ils ne pouvaient aller ailleurs, dans ce qui allait devenir la bande de Gaza dont le pourtour correspondait grosso-modo au district de Gaza. La forme définitive de Gaza fût le résultat des positions respectives des forces Égyptiennes et Israéliennes à la fin du conflit. Les réfugiés évacués des villes et villages Palestiniens depuis Jaffa ont été logés pendant les années suivantes dans huit camps dont beaucoup étaient d'anciennes bases militaires Britanniques. En 2000, dernière année du processus d'Oslo le nombre de réfugiés et de leurs descendants avait dépassé 400.000, infos Palestine. La bande de Gaza fût donc occupée mais non annexée par l'Égypte à la différence de la Cisjordanie occupée par la Transjordanie en 1949 et annexée en 1950. L'administration de ce morceau de territoire est faite par l'armée Égyptienne, et la citoyenneté Égyptienne n'a pas été proposée aux habitants de Gaza et aux réfugiés. Pour l'Égypte cette bande de Gaza, «c'est un peu comme pour nos pauvres banlieues ou vont ceux que nous ne voulons accepter», ou les investissements pour les infrastructures ont été dérisoires de 1948 à 1967.

    Une population livrée à elle-même sans cesse sous domination étrangère.

    Dans la crise du Canal de suez en 1956 quand Israël intervient en opération Anglo-française contre l'Égypte l'armée Israélienne prend le contrôle de la bande de Gaza et de la péninsule du Sinaï. Les superpuissances de l'époque, États-Unis et Union soviétique, conduisent au retour d'Israël derrière ses frontières de 1949, et au retour de l'administration Égyptienne sur Gaza.

    Dès le début de la guerre des six jours, les forces Israéliennes envahissent à nouveau Gaza et y installent une administration militaire qui durera de 1967 à l'avènement de l'Autorité palestinienne en 1994, puis au démantèlement de l'intégralité des blocs de colonies Israéliennes en 2005, Wikipédia.

    Ce rappel historique montre bien que ces Palestiniens de Gaza ont toujours été dominés et n'ont jamais eu la liberté de se gérer. Pour les puissances occupantes pas la moindre considération, elles ont toujours recherché à les ignorer, et cela, d'autant plus qu'ils sont passés sous la gouvernance du Hamas depuis juin 2007 depuis la rupture inévitable entre les Palestiniens de Cisjordanie du Fatha, mouvement de Mahmoud Abbas en Cisjordanie, ils sont déclarés mouvement terroriste par Israël et le monde occidental.

    Comment peut-on ne pas considérer que ces Palestiniens de Gaza ne se tournent pas vers l'Iran qui les prend en considération en les approvisionnant en armes et biens de toutes sortes ?

    Du coté Égyptien les Frères Musulmans organisation panaislamiste fondée en 1948 en Égypte a pour objectif l'instauration d'un régime Islamique contre l'influence occidentale et l'instauration de la charia appliquant les préceptes les plus orthodoxes de la religion. Cette organisation a pour but la prise du pouvoir en Égypte qui doit se protéger aussi du Hamas, soutenu par l'Iran, afin de conserver une gouvernance occidentale soutenue par Hosni Moubarak. Jusqu'à maintenant, «la démocratie Égyptienne» incarnée par Hosni Moubarak fonctionne plutôt bien. Pour éviter une pénétration Palestinienne en terre Égyptienne, ce qui compromettrait le fragile équilibre du pays, le poste de Rafah, frontière avec la bande de Gaza est fermé. Aucun échange Égyptien Palestinien ne peut donc s'effectuer ce qui accentue le blocus et arrange les Israéliens.

    Afin d'accentuer l'isolement Palestinien, les Égyptiens ont implantés des murs dans le sol pour empêcher la pénétration en Égypte des tunnels de ravitaillement en armes et autres produits nécessaires à la vie dans Gaza soumise, coté Israélien, à un blocus féroce par terre et mer ne permettant qu'une survie des Palestiniens conduisant de ce fait au creusement de tunnels, seuls liens vers l'extérieur. Situation d'autant plus aggravée depuis la guerre plomb durci puisqu'elle induit un véritable marché noir orchestré par le Hamas propriétaires des tunnels.

    Coté Israélien c'est la guerre ouverte avec le Hamas par suite des tirs de roquettes qassam de fabrication artisanale sur les colonisations juives des territoires de Cisjordanie qui conduiront à la guerre plomb durci en décembre 2008 et, aussi, à cause du soldat Guilad Shalit de nationalité Française et Israélienne prisonnier depuis le 25 juin 2006, font que ce blocus, tant humanitaire que militaire sur les armes, rend la vie de ces pauvres Palestiniens à la limite de la précarité absolue, voir Les chemises noircies de Gaza. Pour rompre ce blocus une flottille humanitaire dite de la liberté organisée par les ONG dont l'Association Française du Comité de Bienfaisance de Secours aux Palestiniens, CBSP a été crée. Chargée de 10.000 tonnes de matériel médical, de ciment et d'autres fournitures, on sait ce qu'il en est advenu. L'arraisonnement dans les eaux internationales par les forces Israéliennes du navire amiral le Mavi Marmara battant pavillon Turc a conduit à des morts et la confiscation de la cargaison des six bateaux par l'armée Israélienne, voir La flottille de la liberté. D'après RIANOVOSTI , l'ONU, s'est engagé à livrer la cargaison à Gaza à titre exceptionel à la suite de l'accord obtenu avec Israël et les propriétaires du fret humanitaire.

    Le blocus de Gaza quelques chiffres,

    Insécurité alimentaire.

    C'est la proportion des habitants de Gaza, soit 1,1 million de personnes, qui, selon l'organisation Israélienne de défense des droits de l'homme B'tselem, souffrent d'insécurité alimentaire, contre 56 % il y a un an.

    39 %

    Taux de chômage 39 % ou 41 %, selon les sources, des Gazaouis sont sans emploi, soit le double du chômage de Cisjordanie. Plus de 70 % d'entre eux vivent dans un état de pauvreté avec un revenu mensuel de 250 dollars (209 euros) pour une famille de neuf personnes.

    90 %

    Coupures d'électricité représente le pourcentage de résidents de Gaza qui connaissent des coupures d'électricité d'une durée de 4 à 8 heures par jour. Plus de 10 000 Palestiniens vivant dans le nord de la bande de Gaza n'ont pas accès à l'eau courante. A la fin de 2009, 93 % des puits de Gaza étaient considérés comme pollués.

    2 662 Camions autorisés

    2 662 camions transportant des marchandises sont entrés à Gaza en mai 2009, contre 11 392 camions en avril 2007. Ces restrictions ne permettent pas d'envisager la reconstruction des 3 450 habitations détruites et des 2 879 maisons endommagées au cours de la guerre plomb durci de l'hiver 2008 et janvier 2009.

    Une liste évolutive de produits interdits,

    Les témoignages de commerçants Palestiniens ou de membres d'ONG permettent d'établir une liste des produits qu'Israël refuse de laisser entrer à Gaza. En voici quelques-uns. - Sauge, cardamome, cumin, coriandre, gingembre. - Confiture, confiserie (halva, bonbons, biscuits), chocolat. - Fruits secs : graines et noix, noix de cajou, chips, viande fraîche. - Plâtre, goudron, bois de construction, ciment, fer.

    Conteneurs en plastique, verre ou métal, tunnels d'irrigation, matériel de serre, radiateurs, pièces détachées de tracteurs, rasoirs, machines à coudre. - Tissu pour vêtements. - Cannes à pêche, filets, bouées, jouets, instruments de musique. - Feuilles de papier A4, carnets, journaux.

    Chevaux, ânes, chèvres, bétail, poulets, Le Monde.fr.

    Vous voulez Gaza et bien prenez-la,

    Cette conclusion est celle d'un article de Aluf Benn, dans le quotidien Haaretz, s'adressant à la communauté internationale. Ce n'était qu'une demi-plaisanterie, les Israéliens sont lassés des problèmes de sécurité engendrés par cette bande de terre frontalière de l'Égypte, qu'ils considèrent comme un foyer de terrorisme. En 1992, le premier ministre Israélien, Itzhak Rabin, rêvait déjà de voir Gaza «sombrer dans la mer».

    Pour le premier ministre Benyanim Netanyaou Gaza ne deviendra pas un «port Iranien». Or, comment réduire le blocus de Gaza en filtrant l'approvisionnement des armes ? L'exemple de la Force intérimaire des Nations-Unies au Liban, la Finul, qui n'a pas empêché le réarmement du Hezbollah, n'inspire pas confiance à Israël. C'est pour cette raison que l'État juif, sous la pression internationale, continuera d'alléger le blocus de Gaza sans y renoncer. Le Dr Ahmed Youssef, conseiller politique d'Ismaïl Haniyeh, premier ministre du gouvernement du Hamas, le constatait il y a quelque temps,

    «Israël continuera son blocus tant que le Hamas sera seul au pouvoir à Gaza».

    Or, dès le lendemain de la guerre de 1967, Israël avait mis en place une administration militaire, voire ci dessus, qui restera jusqu'à la création de l'autorité Palestinienne en 1994. Son objectif était clair, affaiblir Gaza démocratiquement par des déportations dans le Sinaï et par un blocus économique qui conduira à la fermeture du port. Donc l'argumentation d'Israël de continuer le blocus tant que le Hamas sera seul au pouvoir ne tient pas.

    Sara Roy, chercheuse au Centre des études sur le Proche-Orient de l'université Harvard et spécialiste reconnue de Gaza, explique dans ses publications que

    «le déclin, la destruction de l'économie et de la société de Gaza ont été délibérés, le résultat d'une politique d'État, consciemment planifiée et mise en œuvre. Si Israël en porte la responsabilité principale, ajoute-t-elle, les États-Unis et l'Union européenne, parmi d'autres, sont également coupables, par leur silence, ainsi que l'Autorité palestinienne» Le Monde.fr.

    Le blocus et les destructions causées par la seconde Intifada sont intervenus «sur une fondation déjà minée par trente-huit ans d'une politique Israélienne délibérée d'expropriation, d'intégration et de dé-institutionnalisation, qui avait depuis longtemps dépouillé la Palestine de son potentiel de développement, en s'assurant qu'une structure économique (et donc politique) viable ne pouvait émerger», ajoute Sara Roy.

    Cette politique montre son échec, le Hamas est toujours en place, les gazaouis construisent des tunnels pour leurs approvisionnements malgré la coopération sécuritaire Egypto-israélienne, et le soldat Guilad Shalit est toujours prisonnier. Israël a cru longtemps une révolte des gazaouis contre le Hamas qui ne vient pas malgré les difficultés de vie et de paiement des salaires des fonctionnaires, l'instauration de nouvelles taxes impopulaires, ainsi que les raids organisés par les forces de l'ordre pour vider les coffres de banques contrôlées par l'Autorité palestinienne, sont autant de signes qui attestent une crise de trésorerie, accentuée par le Hamas pour percevoir les fonds accordés par l'Iran. Ce n'est donc pas gagné non plus pour le Hamas.

    Les tunnels le poumon de Gaza et le majeur levé en signe de doigt d'honneur au blocus.

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    Les tunnels entre Gaza et l'Égypte sont un des seuls canaux d'approvisionnement pour les Palestiniens. SUHAIB SALEM/REUTERS

    Sous la pression des États-Unis et d'Israël, après des années d'hésitations, le président Hosni Moubarak semblait prêt à sévir. Les centaines de tunnels de Rafah, par lesquels transitent les milliers de produits prohibés par Israël, allaient-ils fermer ? Jamais, répondaient les tunneliers, persuadés que leur sens de la débrouille l'emporterait toujours. Ils ramollissent le mur en perçant des trous dedans, et puis, ils l'attaque au chalumeau, cinq ou six patrons de tunnels appliquent cette méthode explique Saïd le contrebandier. Dans sa famille, comme dans la plupart des clans de Rafah, la contrebande est une seconde nature. A la fin des années 1980, c'est en cisaillant les barbelés, à la barbe des patrouilles Israéliennes, qu'il se fournissait en munitions et en kalachnikovs, des produits rarissimes à l'époque. Après l'arrivée de l'Autorité palestinienne, en 1994, il ouvre son premier tunnel, «un boyau de 60 cm sur 60 cm», tout juste bon à faire passer des caisses de pistolets et de TNT. En dépit des raids Israéliens pour détruire les tunnels ou passent les armes, Saïd possède trois tunnels dont un suffisamment grand pour marcher dedans dans lequel il importe des réfrigérateurs, et des voitures en pièces détachées à la barbe des Égyptiens. A chaque mal son médicament dit-il dans un sourire roublard.

    A quelques kilomètres plus loin, Abou Ahmed s'enquiert par téléphone de l'arrivée d'une cargaison de planches de contreplaqué. Son tunnel, creusé à 2 mètres sous terre, avec une rampe d'accès en pente douce, est spécialisé dans l'import des matériaux de construction qu'Israël bannit de Gaza, de peur qu'il n'atterrisse dans les mains du Hamas, fer, aluminium, céramique ou bois. Le mur Égyptien n'est pas encore arrivé jusqu'à lui, mais cette perspective ne l'inquiète pas, on fera comme tout le monde, on percera au travers, et je me suis déjà procuré un produit chimique qui fera fondre le blindage.

    Des rumeurs indiquent que les Égyptiens envisagent la création d'une douve de plusieurs kilomètres de long qui pourraient inonder les tunnels. Ce serait dangereux mais pas au point d'arrêter le trafic, dit Abou Ahmed. Pour acheminer l'eau depuis la mer, les Egyptiens auront besoin de canalisations. «On fait confiance à nos partenaires, de l'autre côté, pour s'en occuper».

    Cela montre une fois de plus que la contrainte par la force d'un peuple ne conduit à rien d'autre que la misère, mais l'esprit de vie prend toujours le pas sur la bêtise des hommes. Certaines nuits 200 tonnes de ciment peuvent être déversées dans un tunnel sans éveiller la moindre alerte.

    Historiquement, ces souterrains étaient utilisés par les terroristes Palestiniens comme cachette et lieu de passage de combattants, d'armes, d'outils, de messages secrets, de documents et de biens. Chaque boyau est ainsi construit dans un but précis. Par exemple, pour le passage de personnes, les tunnels sont équipés d'éclairage, de réservoirs d'oxygène et de petits chariots électriques. Pour le transport de carburant, il s'agit de tunnels profonds, où de grands chariots peuvent accueillir d'importantes charges de gaz, de pétrole et autres cuves de carburant.

    La plupart des Palestiniens embauchés pour la construction des tunnels ont entre 15 et 29 ans. Des jeunes hommes qui ont dû arrêter tôt les études, souvent pour aider leurs familles. Il faut une à trois personnes pour construire un tunnel entier.

    Les propriétaires restent un mystère. Le Financial Times rapportait ainsi que certains d'entre eux avaient constitué de grandes fortunes. A Gaza, les gens racontent que ces nantis possèdent des villas à Rafah et des voitures dernier cri.

    Certains dénoncent le fait que le gouvernement du Hamas légitime ce système en offrant aux propriétaires des tunnels des droits de prélever des taxes. Mais le mouvement, lui, réfute et se dit neutre par rapport à ces propriétaires. Selon le porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum, le Mouvement de résistance islamique connaît l'identité des propriétaires des tunnels. Mais impossible de dire pour autant que les tunnels sont aux mains de certaines familles, ajoute-t-il : «Ils appartiennent à des individus et à des hommes d'affaires». Côté rémunération, les employés du tunnel font état d'un maigre salaire quotidien, insuffisant, d'autant plus que leur travail difficile comporte des risques de mort. Beaucoup ont déjà vu des collègues périr en travaillant.

    Comme on le voit, la misère de certains fait la richesse des autres, nous avions le même comportement pendant l'occupation Allemande de la seconde guerre. Ainsi va la bande de Gaza ou le blocus est somme toute une bonne chose même s'il rend l'existence difficile des gazaouis mais qui semblent ne rien manquer les supermarchés seraient bien garnis, et la question à quoi finalement sert-il ?

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