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géopolitiquie

  • Le Liban, suite 9,

    un petit territoire mais une grande histoire.

    Dans l'article 4 le Chiisme n'a été qu'esquissé pour un aperçu, bien qu'il représente 90 % des Iraniens. Cela conduit, à son égard, à se poser la question de son hégémonie, par suite de la nucléarisation de l'Iran, devenant ainsi une des puissances mondiales islamiques potentiellement capable de s'imposer sur la scène internationale en soutien au pays du golfe Méditerranéen. On ne peut détacher l'influence Chiite du Moyen-Orient et en particulier du Liban ou le Hezbollah d'obédience Chiite est implanté. Certes l'Iran n'est pas encore possesseur de l'arme absolue, mais ne fait-il pas tout pour les prochaines années  ?

    La géopolitique sur l'hégémonie Chiite,

     

    document-le-figaro-fr-5f7ac582-ac87-11df-9f9e-1e1b8095febd.1282462161.jpgDocument Le Figaro.fr .

    Le samedi 21/08/10, l'Iran a lancé avec l'appui technologique de la Russie, sa première centrale nucléaire de Bouchehr pour applications civiles, sous le contrôle de l'Agence Internationale de l'Énergie Atomique AIEA, près du golf Persique, au terme d'un feuilleton qui aura duré plus de 30 années, la proximité du golfe s'explique par ce qu'il apporte une source froide efficace au fonctionnement du cycle thermodynamique des turbines. De plus, l'Iran vient de lancer un drôme à long rayon d'action le «karrar» présenté comme une réponse aux agresseurs de la république islamique.

    C'est donc dans un climat de tensions et de sanctions internationales occidentales proférées par le Conseil de sécurité que l'Iran est passé outre. Ce point est important sur la scène internationale et certainement très apprécié des pays islamiques qui ont besoin d'un leader que l'Égypte ne fait plus depuis bien longtemps étant à la solde des États-Unis. Israël crie, jugeant totalement inacceptable le chargement des barres d'uranium enrichi et réclame encore plus de sanctions, ce qui le discrédite encore plus aux yeux de la communauté internationale sachant qu'il possède l'arme fatale depuis longtemps. Les menaces qu'il proférait de bombardements de sites d'enrichissement ciblés, fort de son aviation et de la technologie Américaine, risquent de ne pouvoir être engagées sans un risque de contamination nucléaire de toute la zone proche Orientale. Pour l'équilibre de la région Méditerranéenne dominée par Israël avec l'appui logistique de l'Italie aux Américains, voire mon article «L'Italie base Etanusienne en Méditerranée», il fallait l'amorce d'un leader capable non pas de déclarer un conflit mondial mais seulement d'accroître par son influence le respect d'Israël aux Palestiniens. Pour une paix équitable entre Israël et les Palestiniens il faut que les deux parties soient égales ce qui est loin d'être le cas, Israël tant trop largement soutenu par les Américains. Mahmoud Abbas est accusé de brader la Palestine aux Juifs, il est largement désavoué par le Hamas, mais que reste-t-il de la Palestine aujourd'hui ?

    Avec la Syrie dont l'idéologie est fondée sur deux piliers, le socialisme ba'athiste et sur des liens avec la communauté musulmane Alaouite, une branche du Chiisme, le Hezbollah Chiite et le Hamas qui se veut nationaliste mais soutenu par Téhéran. Les Chiites sont donc bien implantés sur l'autre rive de la Méditerranée. Plus à l'Ouest en Égypte les Chiites sont marginaux ne représentant que de l'ordre de 1% de la population musulmane du pays qui serait quant à elle 90 % des 73 millions d'Égyptiens. Or, l'Iran et l'Égypte qui ont déjà des relations tendues se sont encore dégradées à la suite de l'arrestation de 49 personnes accusées d'être affiliées au Hezbollah. Et le Caire accuse Téhéran de l'instrumentaliser. Or, dans un entretien accordé au site arabophone alarabiya.net Al-Darini Sunnite, converti au Chiisme, affirme que «le grand nombre de Chiites aujourd'hui est le résultat de conversions de Sunnites au Chiisme. Cela est dû à l'information, aux nouvelles technologies et à la révolution Internet, mais aussi à la résistance de l'Iran à l'impérialisme Américano-sioniste et aux nombreux ouvrages qui inondent Égypte et aux activités du Conseil suprême pour la protection des Ahl al-Bayt qui a fonctionné pendant huit ans et publié le journal Sawt Ahl al-Bayt, de tradition musulmane proche de Mahomet… » Al-Darini a ajouté que la communauté chiite ne s'expose pas «parce qu'elle craint les persécutions dont elle a été victime pendant les 25 dernières années». Il suffit de mentionner tous ceux qui ont été arrêtés et torturés en 1988-1989, 1994, 1996, 2000, et 2002-2004.

    En février 2009 le chef du Hamas Khaled Mashal a salué les dirigeants Iraniens pour leur soutien pendant le conflit dans la bande de Gaza, une indication supplémentaire du renforcement des liens entre le groupe islamiste Sunnite, et le régime Chiite de Téhéran et l'on connait le soutien financier et militaire de Téhéran pour le Hamas. Ces exemples de la coopération Chiite Sunnite  soulève la question de savoir si l'Iran peut améliorer ses relations avec l'Égypte des Frères Musulmans. Or, Les Frères musulmans qui sont l'essence du mouvement Hamas s'entretiennent à de bonnes relations. Les Frères Musulmans qui représentent un parti d'opposition en Égypte pourraient bien comme le Hamas se tourner vers l'Iran pour raison de fraternité musulmane. Il faut se rappeler que pendant la guerre Plomb durci le Hamas malgré le blocus Égyptien à Rafat, s'est approvisionné en armes fournies par l'Iran par ses tunnels du coté Égyptien, c'est donc une hégémonie Chiite basée sur une fraternité entre Sunnites et Chiites qui ne peut que se développer d'autant qu'en Irak, des gardes armés défendent l'accès au mausolée de l'imam Ali,Chiite. Le dôme d'or du sanctuaire de Nadjaf, où est enterré le gendre du Prophète, est sous haute surveillance alors que la communauté chiite Irakienne se déchire. Car le premier lieu saint du Chiisme est aussi un puissant symbole temporel, celui du contrôle d'une communauté devenue la clef du pouvoir dans le nouvel Irak, premier État arabe moderne dominé par les Chiites, grâce à l'invasion Américaine.

    Le sanctuaire de Nadaf à Kerbala une citée hors du temps.


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    La Revue de Téhéran

    L'accès à la puissance nucléaire de l'Iran bouleversera le monde islamique proche Oriental.

     

    Géopolitique du Moyen-Orient , suite,

    LIBAN, Les États-Unis, une justice «à la carte», la France, une suspicion légitime par Réné Nabla du blog renenaba.com.

    Le Tribunal spécial sur le Liban à l’épreuve de la guerre de l’ombre Part 3/3, suite.

     

    Etats-Unis ont débloqués plus de 500 millions de dollars pour neutraliser le Hezbollah.

    Les États-Unis ont débloqué, en trois ans, depuis 2006, de l’aveu même des responsables Américains, à travers l’USAID et la Middle East Partnership Initiative, MEPI, plus de 500 millions de dollars, pour neutraliser le Hezbollah, la plus importante formation paramilitaire du tiers monde, arrosant près de sept cents personnalités et institutions Libanaises d’une pluie de dollars «pour créer des alternatives à l’extrémisme et réduire l’influence du Hezbollah dans la jeunesse». A cette somme se superpose le financement de la campagne électorale de la coalition gouvernementale aux élections de juin 2009, de l’ordre de 780 millions de dollars, soit un total de 1,2 milliards de dollars en trois ans, à raison de 400 millions de dollars par an. En vain. Le Hezbollah est sorti victorieux de la totalité des épreuves de force qu’il a dû affronter, conférant une confortable marge de manœuvre diplomatique à ses protecteurs, l’Iran et la Syrie. Infligeant deux revers militaires à Israël, la VIIème puissance atomique de la planète, le Hezbollah a bouleversé l’équation régionale avec infiniment moins de moyens qu’Oussama Ben Laden en Afghanistan, 50.000 combattants Arabo-afghans et 2O milliards de dollars, développant, de l’aveu même d’un expert occidental, une version «basse technologie» de la furtivité, s’imposant comme un interlocuteur pivot de la scène Libanaise.

    Israël a annoncé le 29 juillet, que le principal accusé du meurtre de Rafic Hariri, n’est autre que Moustapha Badreddine, beau frère de Imad Moughniah, qui lui a succédé à la tête de la branche militaire du Hezbollah. Israël n’a fait l’objet d’aucune mesure d’instruction durant cette enquête et n’a donc pas théoriquement accès aux pièces du dossier. Sauf à accréditer l’idée d’une connivence avec le Tribunal spécial, la diffusion de cette information à la veille d’un sommet tripartite à Beyrouth entre l’Arabie saoudite, la Syrie et le Liban destiné à calmer le jeu pourrait relever de la manipulation et de la provocation.

    Fait sans précédent dans les annales de l’humanité, le tribunal est financé à parité par le plaignant, le coupable désigné par avance par un pays partie prenante au conflit Libanais, Israël, mais curieusement soustrait à l’enquête, l’innocent sommé de prouver son innocence et non le procureur de prouver sa culpabilité. Déjouant les pronostics, jouant de l’effet de surprise, Hassan Nasrallah, s’est dégagé du nœud coulant que les pays occidentaux lui glissaient autour du cou en vue de son étranglement en dévoilant, le 9 Août 2010, une série de documents sonores et visuels mettant en cause d’agents Libanais à la solde des Israéliens dont l’un se trouvait sur les lieux de l’attentat anti-Hariri la veille de l’assassinat de l’ancien premier ministre Libanais. En application de la théorie de la dissension sociale, un autre, Ahmad Nasrallah, un homonyme du dignitaire religieux, a avoué avoir jeté la suspicion entre le clan Hariri et le Hezbollah dès 1993, en avisant la famille du nouveau premier ministre du Liban des préparatifs d’attentat ourdis contre lui par le mouvement Chiite. L’homme, convaincu de collaboration avec Israël, a été incarcéré en 1996, et, curieusement élargi par le gouvernement Hariri, en février 2000, quelques mois avant la libération du sud Liban par le Hezbollah. Le Clan Hariri ne s’est jamais expliqué sur les motifs de la remise en liberté de cet agent Israélien qui vit désormais en Israël où il serait en charge du recrutement de nouveaux collaborateurs pour le compte de l’État hébreu. La présence dans la zone de l’Hôtel saint Georges d’un agent Israélien, un officier de l’armée Libanaise à la retraite, en repérage sur les lieux du crime la veille de l’attentat, Ghassane Gerges El Jed , ancien chef d’état major adjoint, en fuite, du fait du comportement dilatoire du pouvoir politique, pose le problème du laxisme du camp pro occidental au Liban dans la traque des preuves de l’assassinat de Rafic Hariri et la chasse aux espions Israéliens.

    Dans une démarche qui apparaît destinée à réduire l’impact des révélations de Hassan Nasrallah sur une possible implication d’Israël dans l’assassinat de Rafic Hariri et réduire les critiques quant à sa passivité dans la traque des espions, le gouvernement Saad Hariri a annoncé, coup sur coup, la neutralisation d’un agent Israélien proche du général Aoun, le général Fayez Karam et l’élimination d’un dirigeant présumé du Fatah al Islam, Abdel Rahman Awad, tué samedi 14 août lors d’une fusillade à Chtaura, près de la frontière Syrienne, en vue de semer la suspicion dans le camp de ses adversaires. La grandeur d’un homme dans l’épreuve se révèle dans sa dignité et son honneur est de veiller à l’égalité des armes dans son combat contre ses adversaires, non le recours à la tortuosité de témoins stipendiés et l’instrumentalisation du Tribunal Spécial sur le Liban en arme de destruction massive contre les contestataires de la «Pax Americana» au Moyen-Orient.

    Sept ans après la gigantesque manipulation de l’opinion internationale sur la prétendue existence d’armes de destruction massive en Irak et des liens présumés entre le régime laïc du bassiste Saddam Hussein et l’organisation intégriste Al Qaïda, la mise en cause du Hezbollah dans l’assassinat de Rafic Hariri, si les informations du dignitaire Chiite et du journal Libanais al Akhbar étaient confirmées, constitueraient une intoxication d’envergure planétaire à l’effet de discréditer durablement ce qu’il est convenu d’appeler «les grandes démocraties occidentales», dont la récidive aurait ainsi déshonoré la démocratie et l’Occident, de même que la notion même de justice pénale internationale.

    Dans la perspective du retrait Américain d’Irak et de l’épreuve de force Américano-iranienne sur le nucléaire iranien, sa criminalisation aurait le quintuple avantage de:

    • occulter la fragilité des indices recueillis via les communications, du fait de la multiplication des faux témoins et de la mainmise israélienne sur le réseau Libanais,
    • permettre au Tribunal Spécial de se ménager une sortie par le haut au terme de cinq ans de procédures aussi laborieuses qu’onéreuses,
    • placer le Hezbollah sur la défensive, tributaire d’un agenda international d’ultimatum et de sanctions, comparable au calendrier observé à l‘encontre de Saddam Hussein, ou à tout le moins le contraindre à reprendre les armes pour se défendre, le privant ainsi de toute la légitimité dont il bénéficie en tant que force combattante d’Israël.
    • mener, par défaut, une guerre de substitution à l’Iran privant le camp antioccidental des bénéfices des exploits militaires de leur allié chiite libanais,
    • faire diversion en détournant l’attention sur le règlement au rabais de la question palestinienne que les Israéliens et les Américains entendent imposer au président palestinien de l’autorité palestinienne Mahmoud Abbas, en état de grande faiblesse.

    L’Arabie saoudite, un pompier pyromane d’enjeux qui la surpassent.

    Le martyr est commun à tous les peuples de la planète. Mais nul part ailleurs qu’au Liban le culte des martyrs ne prend une telle ampleur au point que la vénération posthume des chefs de clan, la plupart fourvoyés dans des causes perdues, ressortit d’une industrie du martyrologe, une rente de situation pour les ayants droits, un passe droit permanent. Sous le halo du martyr couve en fait une vaste mystification. Rafic Hariri, et Benazir Bhutto, se situaient aux extrémités d’un axe politique ayant vocation à servir de levier de transformation de l’Asie occidentale en «Grand Moyen-Orient». Les deux anciens premiers ministres, le sunnite Libanais et la chiite Pakistanaise, tous deux assassinés à deux ans d’intervalles, présentaient un cas de similitude absolu dans leurs fonctions, les deux d’ailleurs en connexion étroite avec l’Arabie saoudite dans la mesure ou Rafic Hariri était le co-garant avec le Prince Bandar Ben Sultan, le président du Conseil national de sécurité, de l’accord régissant le retour d’exil de l’ancien premier ministre Pakistanais Nawaz Charif, rival de Benazir. Une garantie reprise à son compte par Saad Hariri, l’héritier politique du clan Hariri au Liban.

    La suite portera sur le «Parrain originel des Talibans d’Afghanistan, l’Arabie Saoudite»

     

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