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fukushima

  • 109 - Il y a bientôt un an Fukushima explosée par l'arrêt du refroidissement des réacteurs

    est une zone interdite pour des décennies.

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    Avant le séisme, document TF1

    Successions d'explosions de la centrale nucléaire de Fukushima le 12 mars 2011

    L'accident est classé au niveau 7, le plus élevé, de l'échelle INES, ce qui le place au même degré de gravité que la catastrophe de Tchernobyl, 1986.

    Support Wikipedia Le vendredi 11 mars à 5 h 46mn et 23 seconde UTC, 14 h 56 heure locale un séisme d'une magnitude 9 s'est produit au large de la cote pacifique du Tōhoku dont l'épicentre se situait à 130 km à l'Est de Sendai qui est une grande métropole de plus de un million d'habitants et à 370 km au nord Est de Tokyo. Il s'est produit sur la zone de subduction à environ 25 km de profondeur. D’après les premières estimations, la zone de faille qui a rompu s’étend sur plus de 500 km, expliquant la durée exceptionnellement longue de la secousse enregistrée à Tokyo, plus de 2 mn. Cet événement de très forte magnitude se place au 4ème rang des séismes les plus forts recensés depuis le XVIIIème siècle, (sources : USGS NEIC/JMA).

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    Image du tsunami du 11 mars à Miyako, document Le Nouvel Ordre Mondial.

    Vidéo de la vague arrivant sur terre

    Ce séisme engendra un raz de marée énorme. Une vague, estimée à plus de 30 mètres de hauteur par endroits atteignit la cote Est 55 minutes après le séisme. A une vitesse moyenne de 140 km /h elle submergea la cote en pénétrant à l'intérieur des terres jusqu'à 10 km sur un front de 600 km ravageant tout sur son passage. Imagine-t-on la puissance de ce que peut représenter une telle masse d'eau lorsqu'elle vous arrive dessus, rien ne peut lui résister.

    Tsunami ou raz de marée signifient la même chose. Tsunami le mot est Japonais, il est formé par tsu «port», «gué», et par nami «vague» qui associés forment «vague de port». Le fait que ces raz de marée se produisent en Asie on utilise communément le mot tsunami, voir, Eau, cyclones et tsunamis.

    Cette catastrophe est la plus grande de l'histoire du Japon depuis la seconde guerre mondiale, elle concerna 85.000 personnes et fit 20.000 morts sans compter les disparus et les blessés. Elle est la somme de celle du séisme, qui en lui même fit peu de dégât, les constructions étaient anti sismiques ce qui est la règle au Japon, et de celle du tsunami.

    Bien que le Japon soit soumis à de fréquentes secousses sismiques, a des typhons et à des tsunamis il n'était pas préparé pour une catastrophe de cette ampleur. Il a longtemps été comme assommé désemparé laissant les habitants des régions dévastées sans secours. Les victimes ont été laissées dans le froid et la faim trop longtemps. Le Tōhoku est une région plus froide que les autres parties tempérées du Japon. L'économie qui tourne autour de riz fut mise à mal.

    Un an après le désespoir des habitants sinistrés est toujours aussi énorme. N'ayant plus rien, attendant les indemnisations de Tepco, ils sont désarmés devant la toute puissance de ce groupe. Près de 2 millions de personnes devraient recevoir des dédommagements, dont ceux expulsés d'une zone de 20 km autour de la centrale.

    Témoignage,

    «Kimio Matzusaki taille des bambous, pour tromper l'ennui. Dans son minuscule deux-pièces prêté par la mairie de Tokyo, ce fermier de 74 ans, maigre comme un piquet, fabrique des gratte-dos et de petites cuillères en bois pour oublier sa ferme abandonnée au pied de la centrale de Fukushima. «Ici, je m'ennuie, nous mourons à petit feu», explique Kimio, qui survit avec sa femme Yoko dans ce HLM de Musashino, une banlieue-dortoir du grand Tokyo. Il sait qu'il ne retrouvera jamais son exploitation située à Namie, à 8 kilomètres de la sinistre centrale, d'où il fut évacué d'urgence et sans explications le 18 mars dernier. «Je rêve d'y retourner, mais mon mari me dit qu'il ne faut pas y penser», souffle Yoko en se réchauffant les mains autour d'un bol de thé vert dans la salle communale frigorifiée, aux côtés d'une poignée de «réfugiés du nucléaire»», tiré de Le Point.fr.

    Les conséquences économiques sont encore difficiles a évaluer. Il faudra plusieurs décennies pour que la vie redevienne possible dans la région. On avance le chiffre de 4 décennies pour que la radioactivité du site devienne admissible. Les émissions de radioactivité auraient été largement sous estimées par le gouvernement Japonnais. Selon les analyses du chercheur Norvégien Andreas Stohl et publiées dans le journal Atmospheric Chemistry and Physics, elle révèlent des quantités jusqu’à deux fois supérieures à celles qui avaient été communiquées. L'analyse se fonde sur des données de radioactivité mesurée sur l'ensemble du globe mais aussi au niveau de la centrale. Elles se rapportent au césium 137 particulièrement toxique et écotoxite affectant les êtres vivants d'autant plus qu'ils sont jeunes. L'explosion de la centrale avait libéré 3,5.10 16 becquerels de césium, alors que le gouvernement Japonnais en avait déclaré 1,5. 10 16 Bq, source Futura-Sciences. Un sarcophage est prévu pour isoler la centrale de ses effets sur l'extérieur, mais il reste la contamination des sols et de la mer.

    Cinq à 20 millions de tonnes de débris ont été emportés dans l'océan Pacifique et devraient atteindre les cotes Américaines dans trois années. Des meubles des appareils ménagers, ont été aperçus le mois dernier par un navire Russe à environ 3.000 km des cotes Japonaises à l'Ouest des Îles Midway.

    Selon un rapport de l'OCDE, la catastrophe couterait entre 16.000 à 25.000 milliards de yens de dommages. Les dépenses de reconstruction devraient atteindre 5.600 milliards de yen jusqu'à la fin 2012.

    Nous vivons tous plus ou moins, suivant les endroits du globe, sous l'influence des risques inhérent aux caprices de notre terre qui est en permanente activité, éruptions volcaniques, tsunamis, tremblements de terre, mais aussi ceux du ciel cyclones, ouragans, typhons. Nous sommes donc soumis au dilemme, faut-il se résoudre à se désengager de cette production nucléaire d'électricité, oui bien sûr mais quand et comment ? Quand nous aurons des énergies de même potentialité. Il nous faut donc développer des énergies propres et terminer la construction de Flamanville 3, mener en même temps l'entretien et la sécurisation des centrales que nous avons, elles sont âgées. Nous avons moins de risques sismiques qu'au Japon et même par rapport à des zones d'Europe ce qui peut nous sécuriser contre le risque d'une grande catastrophe liée à l'activité terrestre. Mais nous ne sommes pas sans risques, le risque zéro n'existant pas. La catastrophe de Fukushima avec celle de Tchernobyl ont fait prendre conscience au monde de l'obligation de consommer moins d'énergie et nous en voyons déjà les conséquences, les pertes actuelles d'Aréva, mêmes si elles n'y sont pas essentiellement liées.

    C'est donc une action tout azimut qu'il faut mener et nous n'y sommes pas préparés, mais c'est une obligation politique de l'impulser. L'isolation thermique de nos habitations est une nécessité bien que couteuse d'autant plus qu'elles n'ont pas été construites dans cette optique, cela demande du temps et de l'argent. Il va donc falloir faire des efforts d'autant plus que l'énergie d'origine fossile devient très chère et les réserves s'épuisent. Les énergies sous toutes ses formes sont à développer, solaire thermique, photovoltaïque, l'énergie du vent éoliennes, l'énergie hydraulique, géothermique, l'énergie de biomasse, l’énergie marémotrice. Ce n'est que par cette diversification que nous arriveront à être moins dépendant de l'électricité nucléaire qui restera celle encore la moins chère.

    Cette catastrophe aura eu l'avantage de faire naître un autre état d'esprit plus responsable sur l'énergie c'est ce qu'il faut espérer.

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