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frédéric

  • Frédéric Mitterrand une culture d'homosexuel,

    une erreur sans doute, une faute même pas.

     

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    N'avez-vous pas remarqué, que ces hommes homosexuels sont brillants. En général très cultivés, le verbe facile, souvent des stars des médias par suite de leur intelligence, et de leur répartie aisée. Frédéric Mitterrand cultive ces valeurs, on a l'impression qu'il est tombé dès sa naissance dans ce que l'on pourrait appeler le creuset de la culture des arts, de la parole avec celle d'écrire, tant on voit en lui cette facilité d'expression. Ces hommes dont la déviation sexuelle anormale, eu égard à la normalité de la masse des humains, ne seraient-ils pas, justement, par ce qu'ils sont homos doués de facultés supérieures ? En d'autres termes, leurs facultés intellectuelles ne se seraient-elles pas plus développées que celles des autres, comme un fait compensatoire à cette déviation sexuelle ?

    On constate souvent, tout au moins pour moi, qu'un enfant né avec une malformation de l'encéphale compense par d'autres sens ce handicap, cela se remarque bien pour les aveugles comme pour ceux dont les malformations sont mineures. En d'autres termes, ils développent des facultés compensatrices de leur handicap. Je ne rentrais pas dans la basse politique qui consiste à demander sa démission, c'est à lui de voir ce qui lui convient de faire, et il peut se justifier autant qu'il le veut qu'il n'est pas un pédophile, ce qui est certainement vrai, il n'en reste pas moins vrai que sa vie, qu'il assume, n'est pas un exemple de moralité. La première des choses à mon sens est qu'un homme ministre doit être moralement irréprochable, c'est un exemple pour la Nation. Sans cela ou est la morale, ou sont les valeurs, il n'existe plus rien ! Avec ce gouvernement, toutes ces valeurs ont pris la porte, ce ne serait pas le général de Gaulle et aussi d'autres présidents qui auraient choisi Frédéric Mitterrand comme ministre de la culture même si il en a, plus que d'autres, les facultés.

    Quand Sarkozy a reçu Frédéric Mitterrand pour le poste de ministre, Frédéric Mitterrand lui a parlé de son livre «La mauvaise vie» livre paru en 2005 dont le Monde.fr publie de larges extraits de ce qui dérange, ce sont les pages dernières de 293 à 307, celles objet de la polémique, à voir ici. Certes c'est un mea-culpa, une confession devant lui-même qui serait un repentir. Mais, est-ce suffisant pour qu'il soit lavé de cet abominable tourisme sexuel, non. Excusez-moi, mais aller en Thaïlande dans les bordels de Bangkok pour pénétrer un garçon, n'est pas pardonnable même avec un livre si bien écrit qui est une œuvre littéraire, pourrait exaucer cet acte qui est une tâche indélébile.

    Voici un passage,

    «Le garçon marche dans la nuit à quelques pas devant moi. Pantalon de teinte sombre ajusté sur les hanches, étroit le long des jambes ; tee-shirt blanc qui colle au contour des épaules et à la ligne du dos ; bras nus, une Swatch au poignet, cheveux noirs avec des reflets brillants, dégagés sur la nuque. Démarche souple, allure tranquille, tout est beau, net, irréprochable. Il ne se retourne pas, il sait que je le suis et il devine sans doute que cet instant où je le regarde en profil perdu, de près et sans le toucher, me procure un plaisir violent. Il a l'habitude. C'est le quatrième depuis hier soir, j'ai voulu passer par un club que je ne connaissais pas encore avant de rentrer à l'hôtel et je l'ai aussitôt remarqué. Il n'y a que pour ceux qui ne les désirent pas qu'ils se ressemblent tous. Il se tenait comme les autres sur la petite scène, les mains croisées en arrière pour bien marquer le corps dans la lumière, en boxer short immaculé, le côté saint Jean-Baptiste qu'ils retrouvent instinctivement et que les pédés adorent, mais le visage fermement dessiné, l'expression avec du caractère, regard sans mièvrerie et sourire sans retape, un charme immédiat qui le détachait du groupe des enjôleurs professionnels. J'imaginais Tony Leung à vingt ans. Il a ri comme s'il avait gagné à la loterie quand j'ai fait appeler son numéro et lorsqu'il est venu près de moi, j'ai deviné brièvement l'odeur de sa peau, eau de Cologne légère et savon bon marché ; pas de ces parfums de duty free dont ils raffolent en général. Il avait l'air vraiment content d'aller avec moi ; j'ai senti qu'il serait vif et fraternel. Les rats qui grouillent dans la ruelle détalent à notre passage, les néons disparaissent derrière nous dans la pénombre, les remugles des poubelles s'estompent dans la chaleur poisseuse, et le vacarme assourdissant de la techno qui dégorge par les portes ouvertes de tous les autres clubs accentue cette impression de privation sensorielle où je concentre toute mon attention uniquement sur lui et sur ce que j'en attends. Mauvaise musique grossièrement frelatée au synthé sur des standards que l'on ne reconnaît plus mais dont le rythme infernal bombarde tout le quartier, fait chanceler entre excitation et hébétude et saoule le désir qui tambourine contre les tempes. Ça baisse un peu dans le souterrain qui mène au parking de l'hôtel. Il élève ses quinze étages de médiocre confort international au-dessus du flot populeux et du magma des boîtes et des gargotes, abritant une clientèle pas trop friquée de tour operators qui sort le jour en groupes serrés et tâte furtivement du grand frisson et de la rigolade à souvenirs avant de se coucher tôt derrière les doubles vitrages climatisés. Mais il plonge ses racines dans un sol autrement plus fertile : la sorte de grotte où le gang des chauffeurs de taxi se livre à des parties de cartes vociférantes dans une atmosphère de tripot pour films de kung-fu commande l'accès à une série de chambres sans fenêtre qui se louent ordinairement à l'heure, et pour longtemps, voire à perpétuité si on veut en finir et y mettre le prix. Ce n'est certainement pas le pire endroit pour mourir, anonymat et discrétion assurés. De vilains jeunes gens qui n'auraient eu aucune chance sur la rampe à numéros prennent leur revanche en s'affairant devant les caves à plaisir : ils détiennent les clefs, assurent la circulation qui peut être dense, relèvent les compteurs, font le ménage entre les passes.

    Plutôt sympathiques au demeurant : ils prétendent connaître tous les garçons par leurs noms et traitent les habitués à pourboires en jouant la comédie d'un service de palace. Le réduit et la salle de bains sont très propres : serviettes sous cellophane, housse en papier sur le lit sans drap, moquette neuve, ventilateur chromé, des miroirs un peu partout et même au plafond pour qui ça intéresse. Le room valet, comme il se désigne élégamment lui-même, fait une tentative pour me montrer comment marche la télévision et, jaugeant mon air apparemment défait, me propose à tout hasard des cassettes sans doute destinées à me ranimer. On rit un peu sans bien se comprendre, je lui refile les billets pour deux heures avec de quoi s'offrir une autre dent en or et il sort en chantonnant. Nous sommes seuls. Mon garçon n'a pas dit un mot, il se tient devant moi, immobile, le regard toujours aussi droit et son demi-sourire aux lèvres. J'ai tellement envie de lui que j'en tremble».

    Alors, l'argument majeur contre ceux qui critiquent Frédéric Mitterrand et qui lui demande de démissionner, est de ne pas avoir lu le livre ! C'est le principal propos qu'a clamé haut et fort du rédacteur en chef de Marianne Laurent Neumann hier soir sur France trois. Il n'a pas relevé le coté immoral de cette conduite pour un ministre de la république, impardonnable pour un journal qui veut dicter la morale, et dire qu'il faut avoir lu le livre pour émettre un avis c'est vrai, mais pour moi, cet extrait parle de lui même.

    On assiste, dans les commentaires de cette publication des extraits du Monde.fr, 245, à des louanges sur la valeur de Frédéric Mitterrand qui certes n'est pas en cause, et à des presque insultes pour les partis politiques qui condamnent ce ministre. Sarkozy, bravo, vous avez réussit à détruire tout sentiment d'honneur, pourquoi ne pas l'avoir laissé dans ce palais, la Villa Médicis, lieu de culture sur les hauteurs de Rome.


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    Jean-Marie Colombani dans Slate.fr établit un parallèle avec les États-Unis pratiquant «The politics of the spite», la politique de la rancœur. Il cite ce cri d'alarme, «le champagne sablé par l'état-major d'un journal néo conservateur à l'annonce de la défaite de Chicago en faveur de Rio de Janeiro pour l'organisation des Jeux olympiques de 2016». Eh bien en France, c'est copie conforme, nous vivons à l'heure de la rancœur systématique, de l'attaque tous azimuts, pourvu que cela fasse des dégâts.

    Il poursuit, il ne s'agit pas ici de défendre ou d'excuser, voire de comprendre en quoi que ce soit, le crime du jeune Polanski aux dépens d'une enfant de 13 ans. Pas plus qu'il ne s'agit de cacher le dégoût que peuvent inspirer les pages du livre de Frédéric Mitterrand consacrées à son attirance pour le commerce sexuel avec les jeunes hommes. Le mot commerce, au sens propre du terme, étant ici en cause. Il s'agit plutôt de regarder comment, lorsque quelqu'un peut apparaître comme une cible politique, tous les moyens sont bons. Ce qui peut conduire à tenir un point de vue, puis son contraire, peu importe pourvu qu'on ait l'ivresse de voir son ennemi à terre.

    Certes, c'est bien vrai que tous les moyens sont bons et c'est regrettable, mais ce qui à mon sens l'est encore plus c'est d'avoir fait de Frédéric Mitterrand un ministre bafouant ainsi toute morale politique, et là peu sont présents pour condamner Sarkozy. Si l'opposition ne reprenait pas ce fait, elle ne ferait pas son travail, et je crois savoir que la droite ne se gène pas d'en faire autant. En d'autres termes, Sarkozy fait de la provocation sachant bien que ce livre qu'il aurait lu et distribué à ses amis aurait fait polémique. Donc de provocation suit la riposte par la démission demandée pour Frédéric Mitterrand. On pourrait s'étonner que l'UMP transfuge du RPR ne condamne pas Sarkozy, car je me souviens que du temps ou ce parti existait, les homosexuels étaient vilipendés. Alors Jean-Marie Colombani ne vous étonnez pas que l'opposition se déchaîne.

    France Culture dresse un portrait de Frédéric Mitterrand qui le présente comme une sorte de pelote de ficelle dont on ne saurait par quel bout le prendre de crainte d'y faire des nœuds. Faut-il parler de politique, de l'écrivain, du cinéaste, du producteur de télévision, de radio, l'homme orchestre en quelque sorte, celui qui sait répondre à tout. Mais n'a-t-il pas de qui tenir ? C'est donc un homme complexe insaisissable aimant les hommes comme l'autre les femmes, ce qui est tout de même mieux.

    Une chose est certaine, il sait se défendre et même s'il survit à cette polémique ce fait sera inscrit dans tous les livres d'histoire pour l'éternité.

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