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fillon ; juppé; sarkozy

  • Bon dieu, mais c'est bien sur Alain Juppé !

    Droit dans ses bottes il y a + 60 % de confiance dans sa bonne ville de Bordeaux.

    juppé

    Alain Juppé à des paroles et des actes le 2/10/14.

    Support Wikipedia Il est vrai qu'il vaut mieux avoir la confiance de sa ville pour s'engager dans le combat présidentiel que le contraire, mais dans une ville de droite est-ce une bonne analyse ? Le raisonnement ne serait-il pas faussé ? En fait tout tient à ce qu'il est de droite, ce qui va avec la tendance du moment, parce que ce qu'il fit, lorsqu'il fut premier ministre, n'incite pas à lui redonner confiance. Ce ne fut pas éclatant d'autant que les conditions économiques, sociales et médiatiques de 1995 sont à des années lumières de celles qui seront en 2017 ! Telles qu'évoluent les castes influentes qui contestent tout dès lors que l'on s'attaque à leurs privilèges, montre une France bloquée avec laquelle le président de 2017 aura à composer d'autant plus que la croissance sera atone. De même pour les corporations paysannes exsangues qui ne peuvent plus supporter la moindre taxe. Il faudra autre chose qu'Alain Juppé pour réformer sans avoir à engager la force pour faire respecter la loi, mais engager la force ce serait le début d'une révolution ! Les récentes manifs de Bretagne montrent que des Français ne respectent plus rien et la droite en est la principale responsable.

    Il ne faut pas se faire d'illusion les grosses manifs de la droite verront des grosses manifs de la gauche. Elles ne seront pas autre chose que la confirmation de cette révolte. Chirac a beau clamer, encore maintenant, qu'il est le meilleur d'entre nous (de ceux de son obédience s'entant), ce n'est pas cela qui fera qu'il puisse modifier la société française ancrée depuis des décennies dans des privilèges !

    Mais c'est vrai qu'il fut le meilleur des chiraquiens, puisqu'il eut a supporter une condamnation d'un an inéligibilité avec 14 mois de prison avec sursis dans l'affaire des emplois fictifs de la ville de Paris en 2004. Et cela, pour une mise en examen d'abus de confiance, de recel d’abus de biens sociaux, et de prise illégale d’intérêt pour des faits commis en tant que secrétaire général du R.P.R. et maire adjoint de Paris aux finances, de 1983 à 1995. En fait tout le monde sait qu'il fut le sacrifié pour sauver celui qui l'aime tant.

    Sur le plan gouvernemental, je me souviens lorsqu'il fut premier ministre dans son second gouvernement de novembre 1995 à juin 1997 sous Jacques Chirac, il eut a affronter une grande révolte sur la remise en cause des acquis sociaux du secteur privé décidée par Édouard Balladur en 1993. Et malgré qu'il fut droit dans ses bottes, il dut enterrer le projet, ce qui montre une certaine sagesse. Mais, par contre, il augmenta les impôts par une hausse de la CSG et par la création de la CRDS, sans oublier l'augmentation de 10 % des tranches de l'ISF et de la suppression de son plafonnement. Cela fit que certains contribuables payèrent un impôt supérieur à leur revenu ! Ce qui fut aussi le cas pour ce gouvernement qui eut à subir la foudre des mécontents à la suite du blocage de la revalorisation imposable des tranches inférieures de l'impôt par Sarkozy. Alors lorsque j'entends et je vois les louanges qu'il reçut à l’émission des paroles et des actes des journalistes présents, mais aussi des sondages éloquents sur sa prestation, je me dis que les Français ont la mémoire courte, mais aussi que l'on ne dut interroger que ceux, qui, d'avance le soutenait.

    Il ne faut pas toujours se méfier des apparences, les Français ont comprit et ce n'est pas parce qu'il aurait une forte majorité aux Assemblées que le pays sera gouvernable pour autant ! Qu'importe la qualité de sa prestation aux paroles et aux actes que je trouve médiocre, l'essentiel est qu'elle lui permit de devancer dans les sondages, chez l'ensemble des Français, son ami qui le prendrait bien avec lui, mais en tant que second couteau, ce qui ne lui convient pas, il veut être le calife en 2017 ! Autant dire que ce ne sera pas gagné, Sarko, qui n'est pas son ennemi clama-t-il, va se charger de lui tailler un costard, il n'est pas homme à se laisser dépasser par un subalterne, même si, lorsqu'il fut un adolescent politique, il fut plein d'admiration pour lui.

    On sait que Sarko ne s’embarrasse pas de détail, ce ne serait pas la première fois qu'il bouscule les convenances, Charles Pasqua doit s'en souvenir, mais aussi les institutions de la République qu'il piétina à sa guise. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il traine des casserolles, je crois qu'elles sont 9 avec la dernière qui vient de sortir sur les contrats d'hélicoptères du Kazakhstan passés en 2010 pour près de 2 milliards d'euros, de quoi avoir le tournis. Mais la plus rigolote est son innocence dans l'affaire Bygmalion concernant le dépassement de ses comptes de campagne pour lesquels il est juridiquement responsable, mais aussi les fausses factures de son parti. Même L'EXPRESS ce qui n'est pas peu dire, trouve qu'il pousse le bouchon un peu loin. Sur les 9 casserolles, il y en a bien une voire deux qui écloront d'ici 2017, ce qui laisse penser que ses fanatiques supporters recevront une bonne douche glacée.

    Le jeu de poker menteur est loin d'être terminé même si d'ici 2017 il emporte la présidence de feu l'UMP, ce qui est évident vu sa cote sondagière chez les sympathisants. On sait que lorsque l'on reprend une affaire on devient responsable de son passif, à moins que créant, une autre affaire, il laisserait à ceux qui seraient encore membre de l'UMP le soin de rembourser le déficit, soit quelque chose comme 74 millions, j'attends de voir cela. Bien sur, il y a toujours des gens qui croient au père noël mais quand le navire tant à couler ils le quitte sauf que là, il faudra rembourser, et le pire serait, qu'ils prennent une gamelle en 2017 ! Le triumvirat Fillon, Juppé, Chatel, confirmé par le bureau politique, s'est engagé dans cette période transitoire, il porte donc légalement la charge de la dette, et lorsque Sarkozy sera élu, il le sera sous l'étiquette UMP avant qu'il en fasse un parti à sa mesure, il faudra bien que les responsabilités s'affirment et Fillon avec Chatel plus les Copé et autres, faisaient partis, depuis 2012 du bureau politique de l'UMP, donc forcément au courant des comptes, mêmes s'ils nient, ce ne peut être le portier le responsable. Pour Juppé, c'est différent, il était en dehors de cette période de fausses factures ce qui lui donne une virginité, donc forcément plus présidentiable que les autres et bien plus que Sarko de ce point de vue.

    Venons-en aux programmes, celui de Sarko est dans le flou sur de nombreux points mais reste dans la ligne de la droite forte tout au moins dans ses propos, mais je pense qu'il est globalement plus à gauche que les autres, Juppé-Fillon, même s'il veut supprimer les 35 heures, avec les heures supplémentaires à re-fiscaliser, ce qui est une connerie. La suppression des 35 heures supprime ipso facto les heures supplémentaires et re-fiscaliser des heures supplémentaires qui ne le sont plus, il faudra le faire !

    Tous ont en commun dans leurs propos, mais ce ne sont que des paroles, la réduction des dépenses de 110 milliards pour Fillon 100 milliards pour Juppé en cinq ans, et là aussi, il faudra le faire s'ils viennent à être élus, j'attends de voir ! Les plus virulents sont donc Juppé et Fillon qui peuvent toujours le clamer puisqu'ils ne sont actuellement responsables de rien. Cela conduirait à une à austérité qui irait à l'encontre de la croissance puisqu'elle appauvriserait les Français en augmentant le chômage. On voit bien qu'ils parlent sans bien réfléchir, d'une part le FMI ne voit pas pour l'Europe une croissance au dessus de 0,8 % cette année et voit même récession et déflation. Quant à l'année prochaine il voit pour la France une croissance entre 0,4 et 1,4 % autant dire que ce n'est pas favorable au retour de l'emploi, et d'autre part celle de l'Allemagne qui la boostait se réduit par la baisse de ses exportations, surtout dans les pays d'Europe. Ses ventes vers l'étranger ont chuté de 5,8 % sur un mois en données corrigées des variations saisonnières. À cela, il faut ajouter que le pays ne va pas bien et que de nombreux travaux et équipements ne sont pas réalisés, l'Allemagne n'est vantée que par les économistes de droite. L'Allemagne ne tirant plus l'Europe par le haut par sa politique d'austérité, la croissance s'écroule.

    Sarkozy, Juppé, Fillon ont des divergences sur l'ISF. Sarko ne veut pas nécessairement le supprimer mais réfléchir à une réforme. Juppé le supprimer ainsi que pour Fillon. Quant à la retraite Sarko pense porter l'âge de départ à 63 ans et les deux autres à 65 ans. Assouplir le droit du travail pour Juppé et Fillon, pour Sarko il faudra que le parlement définisse un nouveau code du travail concentré sur les droits fondamentaux des salariés, et bien sur revoir les seuils sociaux. Et puis le remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.

    En d'autres termes les programmes sont semblables, mais aucun ne donne l'enthousiasme pour redresser la France. Finalement, ils feraient pire que le gouvernement actuel !

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