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  • Sarkozy 6 mois de présidence de l'Europe,

    et du monde.

    Pendant six mois il a été sur touts les fronts, de la Colombie avec Ingrid, à la Syrie, à l'Afghanistan, de la Géorgie à la Russie, de Strasbourg à Bruxelles à Londres en Irlande, à Washington, en chine, suivit comme son ombre par Jean-Manuel Barroso président de la Commission Européenne qui émerveillé se délectait de tout ce qu'il faisait et disait, mais avec lequel il aurait travaillé de concert paraît-il ? Il n'a pas perdu un instant d'un avion à l'autre il a sillonné le monde. Le polluant un maximum avec son avion pendant 11 mois en déversant 7061 tonnes équivalent CO2 de gaz à effet de serre représentant environ 301.236 km, près de 900 km/jour, infatigable, voir ici, à rapprocher au «paquet climat-énergie» du 14ème sommet Européen.

    07030101_sarko1unp1_ori180.1229774808.jpgIl a montré à tous ces présidents ce dont il était capable au point de devenir gênant tant sa prestance les dominait. Il les a rudoyés par son tempérament et son doigt levé tel un maître. Son leadership n'a pas toujours été apprécié par les Allemands et il n'a jamais su trouver le ton avec Angéla Merkel, avec les Allemands on ne fait pas ce que l'on veut. Il a fait souvent cavalier seul sans prendre la petite précaution de ménager ses partenaires il a pris l'Europe pour lui et il en a fait ce qu'il à voulu, en phase avec son comportement politique. Il a beaucoup plus privilégié le parlement Européen que la Commission par ses visites et accrochages avec Cohn-Bendit sur la Chine. En fait comme l'écrit le Monde.fr il a fait deux victimes le président Luxembourgeois Jean-Claude Junker qui préside le forum des ministres des finances et l'Espagnol Javier Solagna responsable Européen de la politique étrangère. Il les a squeezés  condamnant de ce fait le rôle prééminent de l'Europe en tant que gouvernement fédéral pour une Europe des Etats par une approche plus politique et pragmatique, cliquez ici.

    Tous reconnaissent sont dynamisme certains par respect, d'autres par diplomatie, d'autres encore ne pouvant faire autrement, la France est un grand pays qui compte, et ils sont unanimes pour dire qu'il a secoué le cocotier, il les a réveillés. Pas seulement à droite tant en France que dans l'Union majoritairement aussi à droite mais aussi à gauche en France, alors que nos conditions chaque jour se dégradaient, mais il a jubilé, appris, il s'est fait plaisir, s'est fait des amis, en fait il est heureux, mais pas son peuple qui souffre des fautes qu'il a commises.

    Il a marché bille en tête d'abord avec l'Union de la méditerranée, voir ici qui a surpris tout le monde, en la sortant de sa poche comme un illusionniste un lapin. Il avait bien arrangé son coup pour ce quatorze juillet mémorable avec ses hommes d'état en rang devant les Champs Elysées, le monde presque entier était présent.

    Lancée le 13 juillet au Palais des Congrès ou il a fait travailler ses invités, sauf Kadhafi qui n'est pas venu l'ingrat lui à qui nous avons laissé mettre ses tentes bédouines au palais Marigny et accueilli avec trois cent voitures, du président Egyptien Hosni Moubarak, à Ban Ki-noom secrétaire général de l’ONU en passant par Berlusconi après avoir, lors d'une réunion préparatoire mis en présence Mahmoud Abbas et Ehud Olmer, il faut savoir maîtriser les ennemis. Quatre heures de réunion au terme de six mois de négociation ont permis de proposer six projets sur lesquels l’UPM est appelée à se développer. Un coup de maître, même le président Bachar el-Assad a été reçu au palais de l’Elysée après que Sarkozy ait renoué des relations diplomatiques avec la Syrie lui permettant d'y faire un petit tour après le sommet. L'espace de quelques heures Paris est devenu le centre du monde. Que va devenir cette Union, avec quel argent pourront-ils faire le programme ambitieux qu'ils ont élaboré, qui va en assurer la continuité eu égard aux antagonistes politiques des chefs d'Etats chacun voulant en être le calife autant de question dont on voit mal ces pays pauvres s'engager dans un projet aussi ambitieux de dépollution de la Méditerranée. Comme on voit aussi mal l'UE avec quel président poursuivre ce projet enfant de Sarko ? C'est encore un truc à perdre de l'argent pour sa gloire puisqu'il veut continuer. En fait, il a été un instant un médiateur de paix entre la Syrie et le Liban et la Syrie et Israël prenant la place laissée libre par les Etats-Unis, ce n'est pas si mal mais ou en sont-ils ?

    De cette présidence, il faut retenir son engagement dans le conflit russo-géorgien sur l'Abkhazie et l'Ossétie du sud ou il a développé un dynamisme allant de Moscou à Tbilissi pour négocier avec le président Russe Dmitri Medvedev en présence du premier ministre Vladimir Poutine un cessé le feu et le développement d'observateurs Européens permettant de stopper le grand d'avaler le petit, l'armée Géorgienne étant déjà en partie détruite. Nicolas Sarkozy est allé ensuite rendre compte de cet accord et le faire signer au président Géorgien Mikheïl Saakachvili.

    Les difficultés diplomatiques étaient difficiles la Russie refusant de rendre les régions séparatistes du sud dont elle a reconnu l'indépendance d'autant que leur population veut rester sous domination Russe. Cette crise est le fruit d'un rebondissement lointain de l'éclatement de l'URSS en 1991. L'Ossétie du sud et l'Abkhasie rattachées par Staline à la Géorgie ont pris leur indépendance en 1992-1994. Mais aussi du lobbying des Etats-Unis auprès de la Géorgie rendant de plus en plus tendues ses relations avec Moscou.

    Les incidents militaires du début de l’été (destruction de drones géorgiens ayant survolé les régions sécessionnistes, violations de l’espace aérien géorgien par des avions militaires russes) sont des avertissements pour qui veut bien les entendre et qui n'est pas fou, mais qui n'ont pas  découragé Saakachvili, toujours poussé par les mêmes pays, dans son entreprise de restauration de l’intégrité territoriale de son pays, un rêve. L’offensive Russe du 8 août avait été préparée, pas fous les Russes c’est incontestable. Elle est intervenue au lendemain de l’action militaire de la Géorgie visant à récupérer de force l’Ossétie du Sud. La Russie a ainsi endossé le rôle de celui qui est attaqué et qui, en riposte, envahit le petit, proportionné non, mais que faire ?

    Elle sort finalement vainqueur par cette action militaire éclair du 8 août 2008, elle consolide ainsi son emprise sur les deux régions séparatistes, dont le retour dans le giron géorgien apparaît ne plus pouvoir se faire, mais l'Europe a marqué un point dans le Caucase sous influence Russe.

    On sentait bien que le conflit pouvait basculer les Américains étant en période électorale et l'engagement d'un conflit de l'Union avec la Russie était impensable. Les conséquences diplomatiques étaient lourdes et elles braquaient une bonne partie des Européens notamment les pays Baltes de l'Est.

    Après quatre mois d'interruption les discussions ont repris entre le secrétaire général de l'alliance et l'ambassadeur de Russie auprès de l'Otan. Il s'agit de la concrétisation d'une décision de principe prise le 02 décembre. Les pays de l'Otan étaient alors tombés d'accord, à Bruxelles, sur une reprise « conditionnelle » et « progressive » des contacts de l'alliance avec la Russie.

    Nicolas Sarkozy a su préserver dans ce conflit l'Unité Européenne malgré ses divisions sur un conflit difficile entre deux pays qui de partenaires tendus sont devenus ennemis par la folie du président Saakachvili et éviter ainsi un embrasement général, en menant cette affaire avec persuasion et habileté, on ne pouvait accepter la disparition de la Géorgie.

    A peine les accords conclus d'un cessé le feu que survient le crash bancaire par la faillite de la banque d'affaire Lehman Brothers et cette crise mondiale de la finance par les subprimes (drôle de mot) et la chute de l'immobilier dus à des prêts monétaires virtuels, cliquez ici et ici. Et comme l'on sait c'est l'effet domino, les dépôts de bilan s'enchaînent et l'économie est au plus mal, les bourses mondiales s'effondrent, l'industrie ne pouvant plus faire face à ses dépenses l'argent n'étant plus disponible c'est la récession qui s'installe, avec son cortège de fermetures d'usines, de licenciements, de chômages techniques et de plans de financements, relances et autres. Et ce sont les Etats avec l'argent des contribuables qui se font sauveurs du capitalisme donc des banques qui ont spéculées, un comble.

    Pour Sarkozy c'est une grande gifle lui qui ne voyait que par Bush vantant les mérites du capitalisme comme doctrine politique. Se sentant mis en cause par cette gifle, et présageant du désastre économique cumulatif eu égard à son bouclier fiscal, il a dépensé une énergie énorme en sommets d'abord le G4 entre l'Allemagne, la France, l'Italie, le Royaume-Uni, le président de la BCE et celui de la Commission Européenne pour redonner confiance aux banques et aux déposants en donnant l'illusion d'une coopération Européenne sur à la fois la régulation du système bancaire et le sauvetage des banques. Et le lendemain de ce G4 tout s'écroulait par le rebond de la crise bancaire allemande, ce qui montre à qui ne veut le croire, que les sommets s'ils apparaissent utiles ne résolvent rien. Il faut autre chose pour que la confiance revienne d'autant que l'on donne notre argent aux mêmes spéculateurs sans contrôle, alors qu'ils devraient être en prison, cliquez ici. L'exemple de Bernard Madoff en liberté surveillée en est le témoignage alors qu'il devrait être en prison.

    Et puis le G 20 des pays riches et émergents pour la mise en œuvre d'une politique commune du 14 au 15 novembre à Washington. Il a réunit 9 des économies nationales les plus importantes au monde, plus l'Union européenne, le secrétaire général des Nations Unies, le directeur général du FMI, le président de la Banque mondiale, le président de la Commission européenne et le président du Forum de stabilité financière. Le programme était l'ouverture à la voie à une réforme du système financier international en appelant à un nouveau Bretton Wood. On sait ce qu'il en est advenu, les Etats-Unis font ce qu'ils veulent comme les Européens d'ailleurs qui essayent d'éviter trop de casse, sachant que Georges Bush n'accorde que 13,4 milliards de dollars à l'industrie automobile plus 4 milliards en février sous conditions, que les Italiens n'aideront pas Fiat, et que nous Français nous proposons un plan ridicule, voir ici la relance économique. En d'autres termes ces grands sommets ne servent à rien ou presque. Nous serons en récession l'année 2009, et pour les suivantes on ne peut rien dire, sinon que nous avons pour le moment 79,3 milliards de déficit budgétaire et un déficit public de 3,9 %, voire 4 % du PIB fin 2009 en plus à rembourser avec beaucoup plus de malheureux qu'avant votre arrivée, bravo Monsieur le président d'autant que le trou du régime général de la sécurité sociale pourrait atteindre entre 15 et 20 milliards d'euros en 2009, le Figaro économie.

    Pour Dominique Strauss-Kahn c'est la plus grande crise que nous ayons connue ces 60 ou 70 dernières années. Le FMI est favorable à une relance budgétaire mondiale de 2 % du produit intérieur brut, cette somme représente 1240 milliards de dollars, voir le Point.fr ici .

    Je terminerais par la conférence sur l'énergie et le climat qui a eu lieu à Poznan en Pologne du 07 au 12 décembre sur la lutte contre les changements climatiques, non sans avoir évoqué le remaniement du traité de Lisbonne plus compliqué qu'avant et qui ne sert plus à rien eu égard au délabrement de l'économie mondiale conduisant au chacun pour soi, le refus Irlandais de ce traité et une possible ratification de ce traité par un nouveau référendum des Irlandais en 2009.

    Pour le problème de l'énergie et du climat plus de 10.000 délégués de 190 pays ont assistés pendant une semaine à une conférence de l'ONU sur les changements climatiques. Cette conférence avait pour but de fixer les grands objectifs de réduction de la pollution à effet de serre au delà de 2012 date à laquelle expire l'accord de Toyto.

    Le 14ème sommet Européen qui s'est tenu à Bruxelles outre le fait qu'il devait marquer la fin de la présidence Française, a été en grande partie consacré au «paquet climat-énergie» afin de mettre l'Europe à la pointe de la lutte contre les changements climatiques, s'est achevé dans la nuit de vendredi 12 au samedi 13/12. Le «paquet climat-énergie» avait la triple ambition de réduire de 20 % les émissions de gaz à effet de serre, réaliser 20 % d'économie d'énergie et de porter à 20 % la part d'énergie renouvelable pour les Européens. La presse est réservée sur le succès de cette conférence, les ONG y on vu un échec, d'autres une moisson de petites ouvertures germes de succès futurs lors des prochains rendez-vous au sommet des chefs d'Etat et de gouvernement que réunira Ban Kimoon le secrétaire général de l'ONU en marge de l'Assemblée générale en septembre 2009. D'après le Figaro.fr ce sommet laisse une amertume entre désillusion et espoir. Le problème était complexe, les possibilités de chaque pays de réduire les gaz à effet de serre sont limités par le coût de sorte qu'à l'impossible nul n'est tenu d'autant que les caisses sont vides.

    Le discours de Sarkozy devant le parlement Européen.

     

    Je termine en n’étant pas aussi enthousiaste que la presse sur cette présidence de Sarkozy. Pour l’Union de la méditerranée, je ne vois pas comment la présidence Tchèque Eurosceptique peut s’en sortir, je ne lui vois pas un grand avenir, les problèmes dus à la crise financière sont majeurs. Sur le conflit russo-géorgien Sarkozy a été très bon. Sur la crise financière c’est le zéro pointé sur un programme politique qui avait déjà mis les Français a genoux avant la crise qu’il n’a pas vu venir aveuglé par son slogan «travailler plus pour gagner plus». Il ne peut rien faire d’autre que subir comme nous d’ailleurs les conséquences de cette politique capitaliste et libérale qu’il a soutenue. Sur le reste il n’a pas fait mieux qu’un autre. Par contre on se doit de souligner son dynamisme et son engagement dans cette présidence, un job à sa mesure qu’il voudrait bien continuer.

    La passe d’arme entre Nicolas Sarkozy et Cohn-Bendit.

     


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