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  • Ukraine, Boko Haram, les européennes,

    les actualités du moment dans un climat de tension.

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    Document Sud-Ouest, image extraite de la vidéo, les lycéennes, ont été vêtues de hijab, © Photo AFP/HO.

    Support Wikipedia Les Français sont fatigués, ils viennent de subir les élections municipales, qui ont vu le triomphe de la droite avec le cash plus le sénat en prime, dans une gauche bouffée par le FN, que finalement l'Ukraine et les européennes ne sont pas leurs principal soucis. Le niveau d'abstention qui se prépare le montre. Ce qui compte pour eux c'est plus leurs conditions de vie que ces actualités européenne et mondiale pour lesquelles, ils n'ont, pensent-ils que peu d'influence, même s'ils elles en ont.

    Il y a , c'est sûr, un émoi international sur l'enlèvement de ces 200 lycéennes au Nigeria par cette secte djihadiste dont l'objectif est d'instaurer la charia dans tout le pays. Mais cela reste un émoi parce que l'on ne voit pas comment agir pour leur libération même si les États-Unis, l'Angleterre et la France même Israël après la Chine sont mobilisés. Au total 276 lycéennes furent enlevées le 14 avril dans l’État de Borno, une zone déserte dans le nord-est du Nigéria qui abritait une importante communauté chrétienne. Sur les 276 lycéennes, 53 d’entre-elles réussirent à s’enfuir. Les circonstances de l'enlèvement furent les suivantes, «il était 23 h 30 quand j'ai entendu les premiers tirs, déclare Dunoma Npur, un habitant de Chibok. Quelques minutes plus tard, il y a eu des coups de feu plus intenses autour de l'école, alors nous sommes tous partis nous cacher en brousse. Quand nous sommes revenus le lendemain matin, l'école, la maison du gouverneur local et quelques échoppes étaient brûlées», Le Monde.fr.

    Ce qui arrive, est l'irresponsabilité des gouvernements centraux des pays de cette région au sud du Sahel, ils laissent, au nord, leur population sans protection, à la proie des terroristes. Le Nigeria fait plus de 177 millions d'habitants et c'est un pays riche. Alors attendre sur la Communauté internationale, pour résoudre le problème de ces filles me paraît indécent.

    Le but de Boko Haram, nous le connaissons tous, c'est l'argent. Vendues pour 12 dollars avec une dote comme esclaves sexuelles, ou mariées de force.

    Abubakar Muhammad Shekau le chef de la secte, à l'origine de cet enlèvement, qui apparut dans une vidéo déclara «qu'elles étaient libres, ces filles dont vous vous préoccupez tant, nous les avons en fait libérées et vous savez comment on les a libérées ? Ces filles sont devenues musulmanes », dit-il « nous ne les libérerons qu’après que vous ayez libéré nos frères » emprisonnés par les autorités nigérianes, ajouta-t-il. un tel échange ne concernerait que celles qui ne se sont pas converties à l'Islam.

    La vidéo du leader de Boko Haram par lemondefr

    François Hollande a proposé un sommet sur la sécurité au Nigeria, qui devrait rassembler samedi à Paris, autour de lui, les dirigeants d’au moins cinq pays africains, le Nigeria et quatre de ses voisins, le Tchad, le Cameroun, le Niger et le Bénin. Par ailleurs François Hollande a annoncé le 12 mai avoir «demandé aux Américains et aux Britanniques» de participer à ce sommet, pour «agir ensemble et de manière efficace.

    Mais, qui va acheter ces filles au risque d'être dénoncé par la communauté internationale. De plus l'acheteur s'exposera à des représailles, ce projet fou, n'a aucune chance de se réaliser. C'est la raison pour laquelle, ces filles font actuellement l'objet d'une proposition d'échange avec les autorités nigériennes contre leurs «frères» emprisonnés ?

    L'appel de Michelle Obama

    Le problème qui se pose, comment réduire à néants l'activité de ces groupes djihadistes au désert du Sahel aussi bien dans le massif des ifoghas au nord du Mali comme au sud aux frontières du Sahel, Niger, Nigéria, Chad, Cameroun, Centre-afrique ? Ces groupes, éparpillés, sur un vaste territoire se sont implantés à la suite de la guerre libyenne et la communauté internationale n'a pas réagit laissant la France les combattre au Mali. Les occidentaux sont responsables, pour ne pas être intervenus, comme les pays qui ne s'occupent pas de leur région désertique.

    Mardi 13 mai eut lieu une manifestation de stars médiatiques et politiques à Paris place du Trocadéro, sous le slogan international «#BringBackOurGirls». On y voyait Carla Bruni-Sarkozy aux coté de Valérie Trierweiler, Line Renaud, Sonia Laurent, la réalisatrice Lisa Azuelos, l'actrice Karine Silla et la socialiste Yamina Benguigui, à l'origine de la mobilisation,..., c'est bien, mais cela fait sur enchérir l'exigence des terroristes.

    Sur l'Ukraine on entend n'importe quoi. On vente le coup de maître de Poutine qui montra sa puissance en envahissant le sud de l'Ukraine et annexant la Crimée. Pas un seul instant n'ai-je entendu et lu que c'était facile et que Poutine jouait sur du velours. D'une part les populations du sud, sont majoritairement pro-russes, le référendum qui vient d'être réalisé, le démontre sans ambiguïté, 89 % de oui ! D'autre part, les troupes russes massées à la frontière n'avaient aucune entrave pour investir l'Ukraine, je ne vois donc pas ou est la prouesse de Poutine, qui pouvait l'en empêcher ? Certainement pas le gouvernement de Kiev qui pour légitimer son pouvoir a besoin du référendum prévu le 25 mai. De plus, avec qu'elle armée devant les pro-russes armés jusqu'aux dents et soutenus par Moscou ? Fallait-il engager une guerre civile entre ukrainiens de Kiev et de Moscou ? Fallait-il que les occidentaux interviennent au risque d'une guerre mondiale ? Les choses sont-t-elles qu'il n'y a pas de solution satisfaisante et qu'il semble difficile qu'elles reviennent comme avant. Bien sûr la communauté internationale ne pouvait s'engager et Poutine, qui le savait, jouait comme un chat avec une souris. Que peut faire la communauté internationale d'autre que des sanctions économique et encore ? Les Allemands, les Polonais ont besoin du gaz russe ainsi que les ukrainiens. Quant à nous, la vente de deux navires Mistral à la Russie, est maintenue pour l'instant.

    Ce n'est pas une impuissance occidentale, c'est tout simplement une évolution due au fait qu'il n'y a plus à Kiev de dirigeants à la solde de Moscou.

    Gerhard Schröder, dans le journal Welt am Sonntag, ancien chancelier allemand estima que l'Union européenne fut la principale responsable de la crise ukrainienne.

    «L'erreur essentielle fut dans la politique d'association d'UE. L'UE a ignoré que l'Ukraine est un pays divisé profondément culturellement. Depuis toujours les personnes sont orientées au sud-est de l'Ukraine plutôt vers la Russie et vers l'ouest plutôt à l'UE. On aurait pu parler d'une association, simultanée avec la Russie, «ou» l'association avec l'UE ou l'union de douanière avec la Russie, ce fut l'erreur de début».

    Pour ce qui concerne le rattachement de la Crimée à la Russie, il considère que c'est une réalité, et qu'il n'y a pas à revenir dessus. Quant aux pro-russes ukrainiens, il relativise l'influence de Moscou, «l'idée que le président russe ou le chef du gouvernement ou qui que ce soit qui devrait dire seulement «Basta» et que tout viendrait en ordre», n'est pas réaliste. Quant aux sanctions, il considère «qu'il est toujours préférable de discuter avec le président russe que de faire des sanctions qui pour lui ne servent à rien».

    Reste à savoir, ce qui va se passer, maintenant que la ville de Donestk s'est prononcée comme faisant partie depuis toujours du monde russe, sachant que le séparatiste Denis Pouchiline demanda à la Russie d'envisager «son absorption au sein de la Fédération de Russie», et qu'il n'était pas question d'envisager le référendum du 25 mai autrement que comme un levier pour obtenir des concessions fédérales de Kiev. Comme Kiev dénonce ce référendum comme une farce et que Moscou parle de dialogue pour établir un nouveau statut, la situation risque d'être bloquée pour un temps, d'ailleurs les combats continuent.

    Comment forcer Kiev à accepter la fédération et comment Moscou va réagir à la demande de rattachement de la ville de Donetsk ?

    Les 22 et 25 mai auront lieu les élections européennes dans un climat de rejet qui se fait de plus en plus sentir, les partis populistes des différents pays sont donnés majoritaires au delà de 22 % des voix, et l'abstention au delà de 40 %, alors que ces élections ont une importance capitale, dans la mesure ou la France reste dans l'Union européenne. Tous les partis politiques français se plaignent de la politique européenne, même l'UMP principale responsable avec l'Allemagne de la situation actuelle. Cette politique n'est que le fruit des décisions des chefs d’États et de gouvernement depuis des années, ainsi que du président de la Commission européenne Jean-Manuel Barroso, un libéral sans envergure. La Commission d'obédience droitière peut évoluer plus près des peuples, nous avons pour la première fois l'occasion que le président soit désigné par le vote des députés européens. Deux personnes s'affrontent le libéral Jean-Claude Juncker pour les conservateurs et le social démocrate l'Allemand Martin Schulz pour les socialistes. Si c'est Jean-Claude Junker qui passe, que les Français qui votent à droite ne se plaignent plus.

    Le parlement que nous allons élire, qui fut trop souvent ignoré, aura outre, un droit de proposition sur le futur président de la Commission, la possibilité de voter les lois européennes. Il sera le contrepoids de la Commission à Bruxelles, s'il est social démocrate, alors que le conservateur ne changera rien à la situation actuelle.

    On ne peut pas ne pas voter et en même temps critiquer ce que l'Union fait. L'orientation politique du parlement est donc majeure. Bouder les élections européennes ne mène nulle part dans la mesure où cette institution subsiste et que l'on ne peut s'y soustraire. Mais, de plus, ce qui se trame sous nos yeux est inquiétant. Le traité transatlantique s'invite dans la campagne.

    Des conversations sous le secret ont lieu entre les États-Unis et la Commission européenne, ce qui ne laisse rien présager de bon. Les écologistes et la gauche de la gauche tirent la sonnette d'alarme, avec juste raison. Notre spécificité nationale risque d'être mise en cause. L'eurodéputé Yannick Jadot, tête de liste dans l'Ouest, va jusqu'à déclarer, « soit on va vers une dilution complète dans le grand marché transatlantique avec une capacité très clairement réduite de choix spécifiquement européens, soit on se donne les moyens d'avoir un projet pour une économie durable en Europe». Voir mon article, «Le blog de Jean-Luc Mélenchon un moment de plaisir».

    Il y a plusieurs sujets importants dont le parlement est concerné. Par exemple la frontière passoire de l'espace Schengen, la culture des OGM, la taxe sur les transactions financières, le sixpack, voir, «Du Pacte de stabilité et de croissance au pacte renforcé par le « six Pack », et puis l'uniformisation des conditions sociales par la mise en œuvre d'un SMIC Européen. De plus je ne veux pas manger un poulet nourrit au maïs transgénique de Monsanto.

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