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euro

  • Les 10 années de l'euro,

    que n'ont-elles apportées ?

    Support Wikipedia En tant que moyen de paiement des difficultés, sa valeur est trop élevée, et les pièces de un centime d'euro et de deux centimes sont trop petites, les personnes âgées ne les distinguent pas. En outre, on confond souvent les 20 centimes d'euro avec la pièce de un euro, elles ont presque le même diamètre. L'euro en tant que tel, n'est donc pas un succès. Mais le plus grave c'est ce que nos dirigeants en ont fait, en acceptant tout pays pour le seul commerce sans regard pour les peuples pour une Union Européenne à 27, une faute impardonnable. Il fut le créateur de l'Europe monétaire, pour faciliter les échanges, les voyages inter communautaires, favoriser le mélange des genres, harmoniser les politiques, nos manières de vivre, développer la croissance, être le rempart au dollar, nous placer au premier rang mondial, enfin beaucoup de perspectives encourageantes, il n'est pas un exemple de réussite, puisque d'aucuns n'hésitent pas à entrevoir un éclatement de cette Union monétaire qui leur coûte, plutôt qu'elle ne leur apporte. Il a soulevé un grand espoir, enfin nous allions nous entendre, finies les guerres, vives les relations entre nous Européens, pas besoin de change, ni ni, il y a quand même des taxes bancaires, les échanges ne sont pas pour autant simplifiés. De déceptions en déceptions, personne ne pensaient à cette époque aux délocalisations qui ruinent notre économie, aux difficultés de contrôle de l'espace Schengen, à l’afflux massif d’émigrés et aux difficultés de nos pays qui se sont lancés dans l'aventure sans vue croyant au père Noël. Mais de plus, il a favorisé la mondialisation de notre économie, la finance s'est de suite mise à l’œuvre pour prendre le contrôle de nos moyens d'existence. L'Euro n'est vraiment pas une réussite, mais le pire c'est que nous allons y perdre notre souveraineté.

    Il fut créé en 1999, et au journal de 20 heures Claude Sérillon interrogeait Jacques Delors, ancien président de la commission Européenne, «les financiers sont contents, les hommes politiques pro-européens aussi, mais vous hommes de gauche, ça ne vous gène pas que ce soit l'Europe de l'argent que l'on fête aujourd'hui ?» Delors répondit, «la monnaie unique c'est plus de liberté pour la France, plus de marge de manœuvre en matière monétaire à condition que l'Union monétaire réussisse», du Monde diplo par Antoine Schwartz. Jean-Claude Trichet alors gouverneur de la banque de France «évoqua une joie non dissimulée en voyant ce qui se tramait à ce moment là». C'était vraiment une duperie de croire qu'il pouvait être un bienfait. Il est bien évident au terme de ces dix années écoulées, que ce sont, plus  les puissances de l'argent qui ont été les bénéficiaires de cette Union monétaire, que les peuples qui eux souffrent.

    Que dit Jacques Delors le père de l'Europe, l'un de ceux qui ont été pour la monnaie unique, «l'Europe est au bord du gouffre», Le Figaro.fr du 18/08/11.

    L'Europe voyons ce n'est pas moi !
    Dénonçant l'attitude de l'Allemagne, document Le Figaro.fr

    Delors est partisan des euro-obligations tout comme François Hollande qui sont refusés par l'Allemagne et la France, les euro-obligations consistent à une mutualisation des dettes c'est à dire en instituant un taux d'emprunt égal pour tous. Évidement les pays les moins endettés qui ont des taux bas, ne veulent pas être pénalisés par ceux qui n'ont pas su maintenir leur économie et faire les réformes qui appauvrissaient encore plus leurs concitoyens. Alors on instaure cette fameuse règle d'or d'équilibre budgétaire qui n'est d'ailleurs pas la même pour tous les États membres qui l'ont instituée verrouillant ainsi sous la conduite des États du nord Allemagne, Autriche, Finlande, Pays-Bas, ceux du Sud Portugal, Espagne, Grèce, Italie. C'est l'Europe de la schlague, plutôt que celle de la fraternité. En fait tous ces dirigeants ne savent comment faire, soit c'est une coopération renforcée comme Delors le préconise soit, c'est l'intégration c'est çà dire une perte encore plus importante de souveraineté, car une coopération renforcée ne dit pas ce qu'elle représente. C'est également la politique du Merkozy ou le sommet à 27 du 09 décembre 2011 a montré une fois de plus que la démocratie des peuples n'est pas le souci des responsables Européens, voir L'Europe se rétrécie.

    Mais aucun d'eux ne conçoit qu'un pays puisse sortir de ce carcan mal ficelé. On se heurte donc à quelque chose d'impossible, l'abandon souverain des États pour sauver l'euro, ce qui était loin d'être envisagé il y a 10 années, sans une intégration plus engagée elle est condamnée à l'éclatement. La Grande Bretagne dont l'économie est très influencée par la zone euro, s'y prépare activement.

    En fait Mitterrand, Delors, Kohl, les fondateurs du traité de Maastricht ne se sont pas souciés des divergences économiques des États que cette monnaie unique avait implicitement comme absurdité en les engageants dans une même politique qu'ils ne pouvaient tenir, d’où,  leur cycle infernal d'endettement. Il faut se rappeler que nombre de pays tels que le Portugal, l'Espagne, la Grèce, l'Italie, l'Irlande avaient une monnaie dévaluée par rapport au Deutsche Mark et même par rapport au Franc. Si leur monnaie avait une parité inférieure c'est qu'il y avait des raisons, et ce n'est pas par ce que la monnaie unique s'instaurait qu'elles disparaitraient. Ils sont donc aussi responsables de la situation actuelle, même s'ils n'ont forcés aucun État à y souscrire. La dessus, si vous ajoutez le second traité de Lisbonne qui instaure une banque Européenne la BCE totalement indépendante des pouvoirs politiques, par son l'article 123 reprenant l'article 25 de la loi de N° 73-7 du 03 janvier 1973 sur la Banque de France qui interdit d'emprunter aux banques centrales faisant la richesse des banques privées, vous avez le malheur de la zone euro, voir, Ou est la gauche à l'heure de la tourmente économique. Comme l'écrit Bernard Cassen professeur émérite à l'université Paris-VII et secrétaire général de Mémoires des luttes dans le Monde diplo, «la cause de la dette souveraine, dont la cause profonde est la transformation de la dette privée en particulier celle des banques en dette publique à la charge des contribuables, a offert des possibilités illimités de spéculation et de gains à l'oligarchie de la finance».

    Les dettes souveraines se sont donc envolées au profit des banques qui bien que coupables s'en mettent plein les poches. Donc l'euro n'est pas pour tous un mauvais machin, ces banques, qui par leurs agences de notation, que l'on connait, nous notent au mieux pour leurs profits.

    17 pays utilisent cette monnaie sauf le Royaume-Uni et le Danemark, et on pourrait presque se demander s'ils se sentent mieux que nous ? Pour la Grande Bretagne ce n'est pas mieux, voire pire que nous, quand au Danemark, petit pays, 5,5 millions d'habitants aux cultures différentes s'en sort mieux que nous, mais rien n'est comparable. Le premier janvier il prend la présidence de l'Union Européenne et il a la prétention, c'est un gouvernement de centre gauche social démocrate dont le premier ministre est Helle Thorning-Schmidt, d'être le secours de la zone euro tout en n'y étant pas, par le lien qu'il pourrait constituer. Pour l'histoire, le Danemark a rejeté le traité de Maastricht, mais en 1993 a signé un traité allégé posant quatre réserves qui excluent sa participation dans des domaines clés tels que la défense ou la monnaie unique, c'est dire sa confiance en cette zone euro. En fait les peuples du Nord n'ont rien à voir avec ceux du Sud.

    Outre le fait que la mise en service de l'euro, provoquant une augmentation du coût des produits, la conversion abracadabrantesque de 6, 55957 de notre Franc en Euros, contribua à des arrondissements plus au centime supérieur qu'inférieur, voire largement au décime, un coup de pouce et hop! Notre porte-monnaie en souffrit. 86 % des Français pensent que c'est vrai. l'INSEE dit oui et non, ce sentiment que ces Français ressentent ne serait pas dû au changement des Francs en Euros, mais à la grande distribution qui aurait augmenté ses prix quelques mois avant son passage. En d'autres termes, si les prix n'ont pas ou très peu augmentés à son passage effectif, ils l'ont été par anticipation ce qui revient au même. Le graphique de la perte du pouvoir d'achat d'après Le Monde.fr

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    Quel avenir pour la zone euro.

    Tout d'abord il faut attendre le résultat de l'élection présidentielle d'avril 2012. Nous sommes un partenaire incontournable et si François Hollande parvient à l’Élysée, il est probable que le traité concocté par la chancelière Angela Merkel et Sarkozy le 09 décembre 2011 soit remis en question par l'exigence des euro-obligations de François Hollande. François Hollande fraîchement élu aura-t-il le poids pour faire infléchir la chancelière qui rencontrait avec Sarkozy un appui favorable au refus des euro-obligations. Cela s'expliquait par le fait que nos taux d'emprunts sont faibles, mais, eu égard, à nos conditions économiques, notre chômage ne nous donne pas de marge pour une croissance positive, il est probable comme beaucoup le clament que notre cotation triple A sera abaissée. La conséquence portera sur la hausse de notre taux d'emprunt, faisant revoir cet aspect des euro-obligations. En outre, un préaccord sur le projet de nouveau traité a été approuvé seulement par 23 pays de la zone, la Hongrie, la République Tchèque, et la Suède devront attendre la décision de leurs concitoyens. La Grande Bretagne ayant décidé de ne pas s'engager. Si le projet du nouveau traité prend jour, il faudra l'accord des parlements ou pour certains le recours au référendum obligatoire en Irlande, il faut donc être téméraire pour avancer un pronostic sur l'avenir de l'euro. Il est fort probable dans ce schéma que deux Europes se forme. L'Europe des États du Nord qui deviendrait la zone euro autour de l'Allemagne, et celle des États du Sud qui ne pourront suivre dont on ne sait dans quelle condition pourrait se faire leur sortie de la zone actuelle. L'éclatement de la zone euro paraît inévitable au moins en deux morceaux. Il fait parti de scénarios puisque des grandes entreprises, mais également la finance et les États en regardent les conséquences. Certains banques centrales on commencées a établir des plans d'urgence pour supporter le choc de leur pays à sa sortie de la zone. C'est dire l'incertitude actuelle sur l'avenir de la zone euro.

    Les perspectives ne peuvent être que mauvaises, trop de fautes ont été faites pour le seul profit de l'argent, mais cela ne nous empêche pas en cette nouvelle année 2012 d'espérer un mieux, lorsque que l'on est en bas, on ne peut que se relever, bonne année à tous.

  • Pour l'euro, la sagesse sortirait-elle des marchés,

    à une gestion cavalière des gouvernants ?

     

    L'euro poursuit sa descente face au dollar malgré le plan de 750 milliards d'euro mis sur pieds le 10 mai afin d'éviter que la crise Grecque ne s'étendent au Portugal, à l'Espagne, voire à l'Italie, qui d'ailleurs ne présente pas les mêmes déficits avec 5 % du PIB est loin derrière l'Espagne 11 %, avait été approuvée comme le signe d'une cohésion des membres de la zone euro pour le soutenir, impliquant la Banque Centrale Européenne comme caution devenant ainsi la banque de la zone euro, cohésion obtenue au forceps par suite des réticences de l'Allemagne, mais cohésion tout de même. Mais le vendredi 14 mai les bourses retombaient et l'euro descendait à son plus bas niveau de 1.24 $.

    Pourquoi, tout simplement les marchés n'ont pas confiance et c'est tout à fait logique. Dans cet esprit les spéculateurs ont raison, ils nous montrent que nous n'avons pas géré nos pays d'une façon raisonnable engrangeant dettes sur dettes et mettant ainsi en péril notre monnaie. Les condamner comme nous le faisons par ce qu'ils obligent nos gouvernants à adopter des plans d'austérité drastiques est une réaction épidermique mais non justifiée. Que dirions nous à quelqu'un qui dépense trop par rapport à ses revenus qu'il gère mal et nous l'inviterions à rembourser ses dettes, en le contraignant à prendre des options draconiennes. Dans ce cas, nous regarderions si vraiment il peut les appliquer, c'est à dire s'il en a encore les moyens de vivre et de rembourser ses dettes afin que sa banque lui prête à nouveau de l'argent pour faire face à ses besoins. Or, la BCE peut bien apporter sa caution pour soutenir les pays menacés de faillite bancaire mais, qui soumis à des conditions draconiennes d'austérité entrainent une consommation compromettant toute croissance c'est à dire la possibilité de remboursement de la dette. On se trouve donc dans une impasse et c'est cette impasse qui fait que les marchés ne nous font pas confiance, et la spéculation sur l'euro continue. C'est ainsi, nous avons trop dépensé par apport à ce que nous recevions comme recettes, nous le savions ce qui justifie le terme de cette gestion cavalière de nos gouvernants.

    On n'échappe pas à cette réaction malgré la prétention de Sarkozy à vouloir tout imposer, les milieux d'affaire sont sérieux, et ce n'est pas en gonflant ses muscles comme le fait notre président qu'ils ne vont pas nous rappeler à l'ordre. Rappelez-vous Sarkozy regardait notre déficit un peu par dessus la jambe déclarant que la croissance allait reprendre et qu'il se résorberait de lui même. Ne se rendant pas compte, ou ne voulant pas se rendre compte, que plus il appauvrissait les Français par des réformes injustes, moins la croissance pouvait survenir par la consommation. Ne pas augmenter les salaires, réduire ceux des fonctionnaires, baisser les dépenses publiques, augmenter la TVA, ne pas imposer les hauts revenus comme contribution à la dette, réduire les remboursements santé, augmenter le gaz et l'électricité, les transports et combien d'autres choses entraine une consommation quasi nulle, donc moins d'impôts, moins de PIB, un encéphalogramme plat n'a jamais permit de revivre.

    Après l'annonce du plan de 750 milliards d'euro, les marchés ont salué l'efficacité du plan, et les mesures exceptionnelles prises en particulier l'implication de la BCE comme banque de la zone euro, ce qui manquait. Ses achats de dettes publiques soutiennent le marché de la dette permettant d'emprunter à des taux d'intérêt satisfaisants. La BCE aurait acheté 30 milliards d'euro d'obligations entre lundi et mardi essentiellement Grecques et Portugaises, voir ici. Si l'Espagne devait connaître à son tour le même sort que la Grèce et le Portugal, la BCE ne pourrait pas subvenir à stabiliser les marchés sans que la France et l'Allemagne s'endettent pour contribuer à financer le pays. Leurs notes de crédit seraient dégradées, leurs coûts de financement augmentés. On connaîtrait une véritable crise de la zone euro. La contribution potentielle de la France au plan atteint déjà 90 milliards d'euros , soit l'équivalent de 4 points de PIB. La clé de tout est donc l'Espagne d'après Patrick Artus directeur des études chez Natixis, si elle s'en sort sans grandes difficultés l'euro se stabilisera.

    Si l'Espagne n'arrive pas à contenir ses déficits et que les marchés le prennent mal en s'arrêtant de prêter de l'argent, on entrera dans une crise encore plus grave qui n'épargnera aucun pays d'après Patrick Artus. Pour lui, les politiques pourraient dénoncer le caractère déraisonnable des efforts demandés en termes de réduction des déficits. On exige toujours plus des gouvernants en ne leur donnant que le choix de tuer leur économie, c'est ce que j'ai toujours écrit, ce n'est pas en tuant la source des revenus que l'on résout les difficultés. La baisse de l'euro ne serait pas une mauvaise chose par ce qu'elle permettrait de vendre moins cher nos exportations donc relancer l'économie, et pour lui, la baisse de l'euro pourrait se faire en créant de la monnaie, quand plus de monnaie est offerte, celle-ci se déprécie, ce qui serait à combiner avec l'achat de dollars. Contrairement à ce que beaucoup pensent sortir de la zone euro serait catastrophique, et de citer l'Espagne qui se finance à 3,8 % d'intérêts à dix ans, ce taux grimperait à 20 % si elle reprenait sa monnaie.


  • Pour sauver l'euro,

    on cède au chantage des banques.

     

    Il n'échappe à personnes que la crise Grecque avec un déficit budgétaire de - 12,7% de son PIB qui serait maintenant de 13,6 % s'est placée dans une situation difficile qui fait le bonheur des banques. De plus la Grèce a des échéances rapides et importantes puisqu'elle doit trouver 11 milliards d'euro d'ici fin mai, et ses besoins pour l'année seraient de 53 milliards. Une bonne occasion pour les banques de pousser le bouchon un peu plus loin en attaquant le Portugal mais aussi l'Espagne, et ainsi elles pourraient mettre en faillite l'ensemble de la zone euro. Un vrai chantage des Agences de notation, on colle une mauvaise note à un pays et le voilà obligé d'emprunter a des taux élevés avec le désarroi de l'Union qui prise au piège de l'Euro ne sait comment répondre à cette spéculation, solidarité selon certain, ou dévaluation pour certains autres, mais il faut sauver le soldat Euro de la débâcle, alors on cogite et comme solution toute trouvée on engage les pays de l'Union à faire des plans de rigueur pour faire face à cette attaque des banques. Le summum du capitalisme en quelques sortes. Le sommet de la zone euro qui comprend 16 pays envisage de confirmer le plan de sauvetage de la Grèce de 110 milliards d'euros afin de contenir cette crise et d'endiguer sa propagation à d'autres pays dont l'Espagne.

    L'Espagne attaquée par la rumeur, sa cote est passée de AA+ à AA par Standard & Poor's avec une perspective négative de son économie à long terme solliciterait à son tour un prêt du FMI. Tout cela sonne une manipulation spéculative de grande ampleur, et bien sur les pays à gouvernements capitalistes battent des deux mais, ils ont ainsi un bon prétexte à des plans de rigueur. D'ailleurs le parti populaire Espagnol s'est dit solidaire pour le sauvetage de la Grèce. Mais il n'est plus le seul nous aussi nous voilà engagés dans un plan qui, pour François Fillon n'est pas de rigueur bien qu'il soit une cure d'austérité pour les trois années à venir. Les dépenses de l'État, hors charges d'intérêt de la dette et hors dépenses de pensions, seront gelées en valeur. Autrement dit, elles ne suivront pas l'inflation (prévue à 1,5 % en 2011, puis 1,75 % en 2012 et 2013). Les dépenses de fonctionnement courant de l'État diminueront de 10 % en trois ans, avec une baisse de 5 % dès 2011, a précisé Matignon. Les niches fiscales seraient mises à contribution, certaines supprimées. Ne sommes nous pas le pays du G7 qui aurait le plus de niches fiscales 468 avec un impact budgétaire de 75 milliards en 2010. Mais attention, des niches contribuent à la création d'emplois, il faut donc bien regarder l'impact d'une suppression de certaines niches. C'est sur ces deux leviers que le gouvernement espère obtenir 6 milliards d'euros de recettes supplémentaires dans les trois années à venir afin de réduire le déficit public. La crise Grecque n'en fini plus de faire des malheurs.

    C'est donc un appel à l'austérité généralisé pour sauver d'euro au lieu de le dévaluer. Cela serait sans nul doute la solution quand on voit notre déficit commercial en mars 2010 qui est de 4,8 milliards d'euro.

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    La balance commerciale de la France s'est dégradée de plus d'un milliard d'euros en mars mais les exportations ont atteint leur meilleur niveau depuis décembre 2008 et elles ont progressé de 5,2% sur l'ensemble du premier trimestre, un chiffre encourageant pour le PIB. Il est évident qu'un euro moins cher boosterait nos exportations et permettrait à la Grèce de s'en sortir à meilleur compte. Prise à la gorge comme elle est, elle n'a aucune chance de s'en sortir. Ce prêt de 110 milliards d'euro à 5 % représente 5,5 % milliards d'intérêts annuels soit, 2,3 % de son PIB. Or pour que l'État Grec commence vraiment à se désendetter tout en remboursant les intérêts, il faut que la consommation s'accroisse avec des finances publiques excédentaires or, c'est tout le contraire qui va survenir. Or, dans le même temps comment peuvent faire les Grecs avec ce plan drastique de réduction des salaires et de retraites avec un accroissement des taxes TVA et autres et une augmentation de l'âge de départ en retraite et j'en passe pour booster la consommation ? On peut donc douter de la capacité de la société Grecque à rembourser cet emprunt. Le pouvoir d'achat des Grecs sera voisin de zéro d'autant qu'ils devront subir les augmentations du coût de la vie avec moins d'argent, c'est de la folie. Nicolas Dupont-Aignan développe bien la situation de la Grèce et de la France dans cette vidéo.


    Les partis politiques la main dans la main au Sénat comme à l'Assemblée le mardi 04 mais, ont été d'accord pour aider la Grèce dans un plan portant sur 16,8 milliards d'euros sur trois années dont 3,9 milliards en 2010, à un taux de l'ordre de 5 % qui est inférieur au taux du marché de l'ordre de 8 %. C'est directement de l'argent pour les banques qui ont spéculées. Le prêt Français s'inscrit dans une enveloppe de 30 milliards d'euros sur trois ans que l'Eurogroupe s'est engagé pour éviter un défaut de paiement de la Grèce. Pour ce prêt la France s'est endettée ce qui aggrave le trou de 3 milliards d'euros, estime le ministère, en raison d'une plus-value de TVA de 900 millions d'euros récupérée fin 2009. Le déficit public de 8% du PIB en 2010 (au sens de Maastricht) ne sera pas modifié, et «l'impact sur la dette sera nul» affirme Bercy. Ce prêt risque d'être encore un cauchemar pour les Français étant donné les possibilités de remboursement de la Grèce.

    Cette crise aura une leçon qui nous montre que la Grèce comme le Portugal, l'Espagne, la France, l'Italie et d'autres ont vécus au dessus de leurs moyens, mais aussi elle nous montre mis à part le Portugal et l'Espagne gouvernés à gauche, que les gouvernements de ces pays ont tous fait une politique de droite d'allègements des impôts des classes aisées creusant ainsi leur dette ne pouvant faire autrement pour venir en aide à leurs concitoyens. Si l'on veut permettre à ces pays de rembourser effectivement leur dette et d'éviter qu'ils entrent en récession on ne voit cela possible que par une relance de la consommation, et ce n'est pas les plans d'austérité drastiques rendant ces pays encore plus pauvres que cette relance peut s'effectuer. Toute cette politique est orientée dans le maintien d'un Euro fort alors qu'il apparaît plus utile que jamais d'envisager sa dévaluation et de refonder ce que l'on nomme le pacte de stabilité dans lequel il serait utile de prévoir la possibilité pour un pays de se dégager de la zone Euro.

    Le sommet des chefs d'États de la zone Euro réunis à Bruxelles sont arrivés à un accord sur un mécanisme de gestion de crise, sur le renforcement de la surveillance budgétaire et sur la nécessité d'assainir les finances publiques, du banal en somme qui n'est que la gestion simple de son porte feuille.

    «Selon plusieurs sources diplomatiques européennes, le mécanisme décidé autorisera la Commission européenne à emprunter des fonds sur les marchés financiers grâce à une garantie des États membres de l'UE et de la Banque centrale européenne. «Deux mécanismes ont été décidés. L'un est basé sur l'article 122-2 du traité européen, qui permet au conseil de l'UE de venir en aide à un État membre lorsqu'il est confronté à de sérieuses difficultés», a déclaré l'une de ces sources. «L'autre permet à la Commission européenne d'aller sur les marchés et d'y emprunter de l'argent grâce à une garantie explicite des Etats membres et une garantie implicite de la Banque centrale européenne», a-t-elle ajouté. Cette garantie ne serait qu'implicite afin de ne pas remettre en cause l'indépendance de la BCE et de ne pas violer les traités européens», selon les Echos.fr .

    En d'autres termes, nous allons avec notre argent constituer une réserve pour aider les pays qui se comporteraient en mauvais gestionnaire de leurs sous, c'est toujours le pauvre type qui paye, mais dans ce cas que fait-on pour sanctionner les banques spéculatrices ?

     

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