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etats-unis

  • L'alliance États-Unis-Otan-Israël,

    ou le complot contre l'Iran.

    Tout est préparé pour une attaque contre l'Iran.

    L'attaque par l'armée Israélienne de la flottille de la liberté en eaux internationale, a mis une fois de plus, en évidence la connivence entre les États-Unis et l'Otan dans un soutien inconditionnel à Israël. Il est évident comme je l'ai écrit dans mon article «La flottille de la liberté», qu'aussi bien Barack Obama que Nicolas Sarkozy étaient au parfum et que leur accord implicite avait été donné. Le reste n'est que pour la forme par ce qu'ils ne peuvent faire autrement que de désapprouver ouvertement une telle action. La résolution de Conseil de sécurité ne condamne pas Israël pour avoir agit en eaux internationales mais seulement pour les victimes de cette attaque armée ce qui revient à admettre, que d'une part Israël peut recommencer, mais que d'autres part, les Palestiniens de Gaza sont condamnés à ne pouvoir s'armer pour se défendre, ayant contre eux, non seulement Israël, mais aussi les États-Unis et l'Otan. Le Conseil de sécurité se bornant à réclamer une enquête internationale par la voix de son secrétaire général, enquête acceptée par Israël mais menée par un ancien juge de la Cour Suprême Israélienne, c'est dire son impartialité. Quand on sait qu'Israël possède l'arme nucléaire et qu'il n'a pas signé le traité de non prolifération nucléaire tenue à Washington sous les auspices de l'ONU qui appelle à la création, dans sa résolution finale, d'un Moyen-Orient sans nucléaire, ainsi qu’au démantèlement de l'arsenal nucléaire d’Israël, on comprend de suite que tout lui est permis. Israël est considéré la sixième puissance nucléaire au monde, avec, selon Jane Defence, entre 100 et 300 ogives nucléaires.

    «Analysts at British defense specialists Jane's believe the Jewish state has between 100 and 300 nuclear warheads, putting them among the more advanced nuclear weapons states and roughly on a par with Britain». (Analysts: Israel viewed as world's 6th nuclear power, Israel News, Ynetnews, 10 avril 2010).

    En revanche, l’Iran n’a pas de capacité connue en matière d'armes nucléaires, et a signé le traité de non prolifération des armes nucléaires, ici.

    Par une amère ironie, cette résolution a été adoptée dans les jours suivant le refus catégorique du Conseil de sécurité des Nations Unies d'adopter une motion condamnant Israël pour son attaque sur la Flottille de la Liberté pour Gaza dans les eaux internationales

    Cette dernière résolution 1929 du 09 juin du Conseil de sécurité, à lire ici, transforme l'Iran en proie facile. Elle montre que les États-Unis et l'Otan ont le contrôle sur le conseil de sécurité et que la Chine et la Russie ne sont plus que des connexes à la politique de l'alliance du Nouvel Ordre Mondial. Il est certain que s'il n'y a plus de contre pouvoir au Conseil de sécurité la porte ouverte à tous les abus est ainsi permise. Or, on se demande pourquoi la Chine et la Russie se sont laissées abusées par le groupe que forme les États-Unis, l'Otan et Israël. Quel intérêt ces puissances ont-elles pour s'associer à cette mascarade d'une attaque punitive contre L'Iran ? L'embargo sur les armes empêche la Chine et la Russie de vendre des armes stratégiques et conventionnelles à l'Iran qui est un allié de ces deux pays. En vertu de quel accord ces pays ont consentis de signer cette résolution ? Imagine-t-on les conséquences d'une attaque contre l'Iran, ou bien c'est pour faire peur !

    «Une attaque contre l'Iran engendrerait immédiatement une escalade militaire. La Syrie et le Liban seraient également visés. L'ensemble du Moyen-Orient et de l’Asie centrale exploserait, une situation qui pourrait potentiellement évoluer vers un scénario de Troisième Guerre mondiale», voir ici .

    On se demande si Washington n'a pas perdu la tête résolu à mettre en place cette résolution. La Secrétaire d'État Hillary Clinton a nommé Robert Einhorn, conseiller spécial pour la non-prolifération et le contrôle des armes, en tant que coordinateur américain pour la mise en œuvre du régime de sanctions à l'encontre de l'Iran et de la Corée du Nord,

    «Le président américain Barack Obama a salué la résolution, estimant qu'elle permet d’adopter les sanctions les plus sévères auxquelles le gouvernement Iranien n’a jamais été confronté et qu’elle va envoyer un message «sans équivoque» à Téhéran sur l'engagement de la communauté internationale pour stopper la propagation des armes nucléaires». (Clinton appoints coordinator for sanctions against Iran, DPRK, Xinhua, le 10 juin 2010 .

    Cette aventure militaire menacerait l'avenir de l'humanité. L'histoire de l'Iran couvre des milliers d'années, elle est partie intégrante de la notre, ce serait un crime qu'une attaque contre ce pays soit lancée d'autant qu'il n'attaque personne et se comporte honnêtement à l'égard du monde. Ce pays à le droit de se gouverner comme il l'entend, nous n'avons pas à nous initier dans cette gouvernance, qu'il soutienne les Palestiniens qui sont martyrisés par Israël c'est son droit eu égard au soutien de monde occidental à l'égard d'Israël autrement plus important et néfaste pour l'équilibre du monde. L'Iran, c'est plus de 72 millions d'habitants et la Chine et la Russie ne pourront ne pas intervenir dans un conflit contre un pays de cette importance d'autant qu'il n'a rien fait, mais seulement pour faire plaisir à Israël !

    «Nous nous attendons à ce que chaque pays mette en œuvre de manière agressive la résolution 1929» a déclaré le porte-parole du département d'État P.J. Crowley. Si la Chine et la Russie décidaient de ne pas respecter les dispositions de la résolution, en particulier celles relatives aux ventes d'armes à l'Iran, Washington s’en servira comme une opportunité pour s'engager dans une confrontation diplomatique toujours plus conflictuelle face à Pékin et Moscou.

    Ils sont devenus fous ces Américains n'exigeant rien d'Israël qui vend aussi des armes, qui peut les comprendre dans cette injustice ? Nous sommes dans un tournant mondial précurseur à un conflit majeur, le Conseil de sécurité n'étant plus un conseil mais une chambre d'enregistrement des désirs de États-Unis, cette résolution porte une grave atteinte à la liberté de chacun d'autant quelle est partiale. Et la guerre préventive est déjà sur les planches à dessin du Pentagone depuis 2004.

    «Un plan opérationnel pour mener des attaques aériennes sur l'Iran est en état de préparation depuis juin 2005. L’essentiel du matériel militaire pour mener cette opération a été déployé, voir Michel Chossudovsky, Guerre nucléaire contre l’Iran, janvier 2006. Il ne s'agirait en aucune façon d'une invasion de l'Iran refusée par la France et l'Allemagne au niveau diplomatique, mais par contre au niveau Européen aucune personnalité politique ne s'est opposée aux perspectives de frappes nucléaires contre l'Iran. On ne voit pas très bien comment des frappes nucléaires n'engendreraient un conflit mondial mettant en œuvre les armées terrestres. En 2005, le vice-président Dick Cheney a ordonné à l’USSTRATCOM d'élaborer un «plan d'urgence», qui comporterait «une attaque aérienne de grande envergure sur l'Iran utilisant à la fois des armes nucléaires tactiques et conventionnelles». (Philip Giraldi, Attack on Iran: Pre-emptive Nuclear War , The American Conservative, 2 août 2005).

    «In Washington it is hardly a secret that the same people in and around the administration who brought you Iraq are preparing to do the same for Iran».

    «The Pentagon, acting under instructions from Vice President Dick Cheney’s office, has tasked the United States Strategic Command (STRATCOM) with drawing up a contingency plan to be employed in response to another 9/11-type terrorist attack on the United States. The plan includes a large-scale air assault on Iran employing both conventional and tactical nuclear weapons. Within Iran there are more than 450 major strategic targets, including numerous suspected nuclear-weapons-program development sites. Many of the targets are hardened or are deep underground and could not be taken out by conventional weapons, hence the nuclear option. As in the case of Iraq, the response is not conditional on Iran actually being involved in the act of terrorism directed against the United States. Several senior Air Force officers involved in the planning are reportedly appalled at the implications of what they are doing—that Iran is being set up for an unprovoked nuclear attack—but no one is prepared to damage his career by posing any objections».

    Global Research Articles by Philip Giraldi.

    Traduction,

    À Washington c'est à peine un secret que les mêmes personnes, gravitant autour de l'administration et qui ont agit sur l'Irak, proposent de faire la même chose pour l'Iran.

    Le Pentagone, agissant sous des instructions de bureau de vice-président Dick Cheney, a chargé la commande stratégique des États-Unis (STRATCOM) d'élaborer un plan d'urgence à utiliser en réponse à une autre attaque du terroriste 9/11-type sur les États-Unis. Le plan inclut un assaut aérien à grande échelle sur l'Iran utilisant les armes nucléaires conventionnelles et tactiques. En Iran il y a plus de 450 cibles stratégiques principales, y compris de nombreux emplacements suspectés de développement du nucléaire-arme-programme. Plusieurs des cibles sont protégées ou sont souterraines en grandes profondeurs et ne pourraient être détruites par les armes conventionnelles, par conséquent l'option nucléaire s'imposerait. Comme dans le cas de l'Irak, la réponse n'est pas contre un Iran impliqué réellement dans l'acte de terrorisme dirigé contre les États-Unis. Plusieurs anciens dirigeants de l'Armée de l'Air impliqués dans le projet planifié sont censément consternés en face des implications de ce qu'ils font, pour un Iran programmé par une attaque nucléaire-provocatrice, mais personne n'est disposé à engager sa carrière par une position n'impliquant aucune objection. En d'autres termes ce sont des élucubrations de dirigeants Américains sous l'ère de Bush incapables de s'engager dans une responsabilité de cette importance.

    Sous l'administration Obama, les menaces sont devenues de plus en plus courantes et beaucoup plus explicites qu’elles ne l’étaient sous Bush. En octobre 2009, l'American Enterprise Institute (AEI) a organisé une conférence au Wohlstetter Conference Center de Washington dont le sujet était «Israël doit-il attaquer l'Iran ?»

    «Le développement d'armes nucléaires en Iran se poursuit, menaçant la sécurité de ses voisins et la communauté internationale. Selon une récente enquête menée par Pew Research Center, plus de 60 pour cent de la population des États-Unis estime qu’empêcher l'Iran de développer des armes nucléaires justifie une action militaire. Le ministre adjoint Israélien des Affaires étrangères, Daniel Ayalon, a souligné le 21 septembre qu'Israël «n'a rejeté aucune option sur la table» lorsqu’il s'agit de lutter contre la menace Iranienne. Le même jour, le général en chef d’Israël, le chef d'état major lieutenant général Gabi Ashkenazi, a été clair en indiquant qu'il n’excluait pas une attaque militaire sur les installations nucléaires de l'Iran, en répétant que, «Israël a le droit de se défendre et que toutes les options sont sur la table». Alors que le débat s'intensifie sur la façon de répondre plus efficacement aux provocations de l'Iran, il est temps d'explorer les paramètres stratégiques et juridiques d'une potentielle attaque Israélienne contre la République islamique et de fournir une analyse approfondie sur ses implications pour les États-Unis, American Enterprise Institute, Should Israel Attack Iran? , Octobre 2009.

    Évidemment, Israël ne peut s'engager seul l'appui des États-Unis lui est nécessaire.

    «Alors que le président Obama tend «une main ouverte» en recherchant des pourparlers directs avec Téhéran dans sa tentative de stopper son programme nucléaire, Hillary Clinton semblait prête en Juin 2009, à dérouter les dirigeants Iraniens avec des propos consternant sur les frappes préventives «de la façon dont nous avons attaqué l'Irak», c'est à dire non nucléaires. Elle a dit qu'elle cherchait à se mettre dans la peau des dirigeants Iraniens, mais elle a ajouté que Téhéran «pourrait avoir des d’autres ennemis qui pourraient faire une attaque préventive pour eux». Il s’agissait d’une référence claire à Israël, où Benyamin Netanyahou, le premier ministre, a parlé de la possibilité d'une action militaire pour stopper le programme nucléaire Iranien - quelque chose qu'il considère comme une menace pour l'État juif», Don’t discount Israel pre-emptive strike, Hillary Clinton warns Iran, Times Online, 8 juin 2009.

    En avril 2010, le message était clair,

    Washington «utiliserait des armes atomiques seulement dans des «circonstances exceptionnelles» et n’attaquerait pas des États non dotés d'armes nucléaires, tout en distinguant des «cas particuliers» tels l'Iran et la Corée du Nord comme des exceptions», Iran to Take US to UN Over Obama's Threat to Use Nuclear Weapons against Iran, AlJazeera, 11 avril 2010 . Le secrétaire à la Défense Robert Gates a expliqué dans une interview télévisée «que Washington faisait exception de Téhéran et de Pyongyang, car ils avaient défié plusieurs fois les ultimatums du Conseil de sécurité des Nations Unies à l’égard de leurs programmes nucléaires.

    Les Nations Unies sous la main mise de Washington accorderait par cette dernière résolution la potentialité d'une troisième guerre mondiale si elle venait à être appliquée. Une attaque contre l'Iran engendrerait immédiatement une escalade militaire. La Syrie et le Liban seraient également visés. L'ensemble du Moyen-Orient et de l’Asie centrale exploseraient. Que faut-il y apporter comme crédit, certainement la mise en garde provocatrice d'une peur pour faire céder ceux qui ne veulent se mettre au pas de leur domination, ce qui est un leurre. Mais à part les restrictions qui ne portent pas à conséquence sur un conflit mondial, on ne peut que se poser la question à force d'agir de cette façon quelles portées internationales ont-elles ?


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