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etat palestinien

  • Fatha Hamas accord historique,

    signé par 13 factions Palestiniennes au Caire le 4 mai !

    Support Wikipedia La nouvelle géopolitique au Proche-Orient porte ses fruits. L'éviction de Hosni Moubarack vient d'ouvrir une nouvelle stratégie Palestinienne, la réunification des deux composantes majeures qui se sont déchirées à mort depuis la scission électorale due au non respect des résultats des élections législatives du 26 janvier 2006 remportées par le Hamas avec 56 % des suffrages obtenant une majorité parlementaire de 76 sièges sur 132, ravissant ainsi la majorité au Fatha. C'est le rejet par l'Occident et la fin des subventions internationales ainsi que de nombreuses attaques d'Israël. L'Occident qui ne tolère pas qu'une faction Palestinienne classée terroriste gouverne en Cisjordanie. Constatant l'échec des négociations Fatha Hamas le président Abbas menace à la mi-décembre de déclencher des élections législatives anticipées, bravant ainsi la loi fondamentale de la Constitution palestinienne qui n'«accorderait» qu'au Conseil législatif cette prérogative ? Le Hamas rejette la décision d'appeler à de nouvelles élections législatives, ce qui n'est en effet pas dans les prérogatives du chef de l'Autorité palestinienne. Quoi qu'il en soit, un accord sur un gouvernement d'union nationale entre le Fatha et le Hamas est réalisé. Malgré cet accord le chef de la sécurité intérieure du Fatha accentue les tensions entre les deux parties. Ainsi le 15 juin 2007 suite à ce qui pourrait ressembler à une guerre civile entre les deux factions faisant 113 morts le Hamas prend le contrôle de Gaza.

    On ne peut donc que se réjouir de cet accord historique entre ces deux factions qui se sont battues à mort, on ne peut que se réjouir de l’État qu'elles veulent unifier, mais quel État ? Ce n'est en fait que des morceaux de terre épars dans une occupation Israélienne totale.

    L'évolution des territoires Palestiniens de 1946 à 1999.

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    Osez encore dire que les Palestiniens sont des voleurs de terre et des terroristes n'est-ce pas honteux ? Source Skyrock. Comment ne pas se révolter pour défendre sa terre, est-ce du terrorisme comme le clame Israël ?

    Et nous Français vantant les droits des peuples à vivre sur leur terre nous condamnons ces Palestiniens par ce qu'ils ne reconnaissent pas l’État d'Israël, position honteuse, écœurante et révoltante. Reconnaître un État qui agit de cette façon ne serait-ce pas reconnaître qu'il a raison. Impossible d'accepter tant que les Israéliens se comportent de cette façon !

    Pour le premier ministre Turc, Recep Tayyip Erdogan, a accepté de discuter des enjeux de la création d'un futur État palestinien et des accords Fatah-Hamas, «le Hamas n'est pas terroriste». Lors d'une interview avec le journaliste Américain Charlie Rose, il est revenu sur les accords de réconciliation entre les deux frères ennemis de la région. «Le Hamas a gagné les élections, ils ont eu des ministres, et des porte-parole au parlement qui ont été emprisonnés en Israël. Environ 35 ministres et membres du parlement y sont actuellement emprisonnés», a affirmé Erdogan, ajoutant qu'il ne considérait pas le Hamas comme un groupe terroriste. «Où est le terrorisme ?» A-t-il lancé. «Ils ont appelé à des élections, et lorsqu'ils les ont gagnées, on les a qualifiés de terroristes. C'est un manque de respect pour le peuple Palestinien», s'est exclamé Erdogan, Jérusalem Post .

    Cet embryon d’État envisage des élections dans un an. Déchirés morcelés sans gouvernement unificateur contribuant ainsi au bonheur d'Israël, ces Palestiniens qui se sont formés en bandes armées, comment l'empêcher, ont comprit qu'il fallait s'unifier pour résister à cette puissance hégémonique Israélienne, ils ont donc après un an et demi de tractations infructueuses annoncé un accord avec des responsables Egyptiens dont le chef du renseignement Mourad Mouafi. Le Fatah bien sûr au pouvoir en Cisjordanie, et le Hamas qui contrôle Gaza, mais aussi le Djihad islamique, le Front populaire de libération de la Palestine, FPLP gauche, le Front démocratique de libération de la Palestine, FDLP, gauche, le Parti du peuple Palestinien, ex-communiste, l’ont également ratifié.

    De quoi faire dire à Benjamin Netanyahu que le leader du Fatha devrait renoncer à cette réconciliation avec le mouvement Hamas et à choisir la paix avec Israël à l'issue d'un entretien à Jérusalem avec Tony Blair l'envoyé spécial du Quartette pour le Proche-Orient, ONU, USA, EU, et Russie, paix qu'il lui a toujours refusée. Et Mahmoud Abbas de déclarer qu'Israël s'est servit des divisions du clan Palestinien comme une excuse pour repousser les discutions de paix. Pour Netanyahu l'accord Fatha, Hamas, constitue un obstacle majeur à la paix au Proche-Orient. Cela ne changera donc rien, que n'a-t-il pas fait pour humilier Mahmoud Abbas en exigeant des conditions impossibles pour reconnaître un État Palestinien «sur les frontières actuelles», en proposant en plus une gestion civile sous une gestion militaire Israélienne. Quel pays peut accepter de telles conditions ?

    Alors, comment ne pas approuver cet accord qui devrait mener à la reconnaissance de l’État Palestinien par l'ONU. La mise hors course d'Hosni Moubarack a ouvert cette voie par la signature le 4 mai au Caire. Il prévoit la formation d'un gouvernement d’indépendants pour préparer des élections présidentielles et législatives simultanées dans un délai d’un an. Il prévoit aussi la création d’un haut conseil de sécurité, en vue de la future intégration des unités de sécurité des différents mouvements dans une force de sécurité «professionnelle», d’une commission électorale et la libération de détenus du Fatah et du Hamas.

    Le chef du Hamas en exil Kahled Mechaal a affirmé «notre unique combat est contre Israël», assurant en même temps que le temps de la division entre Palestiniens était «derrière nous». Il a souligné que son mouvement allait œuvrer pour parvenir à «l’objectif national Palestinien» qui est d’établir en État souverain dans la bande de Gaza et en Cisjordanie. Le Hamas souhaite «l’établissement d’un État palestinien indépendant et souverain en Cisjordanie et dans la bande de Gaza avec Jérusalem pour capitale, sans renoncer au droit au retour», a-t-il expliqué, Al-Oufock.

    C'est surtout les manifestations populaires Palestiniennes rassemblées en masse qui sont à l'origine de cet accord. Sa signature a été saluée par des explosions de joie de la population de Gaza, ayant énormément souffert de cette division.

    Les trois défis qu'ils devront surmonter, le défit intérieur, le défit Israélien, et le défit international d'après Ziad Medoukh dans Al-Oufock.

    Le défit intérieur entre Palestiniens qui se sont combattus est donc très compliqué et chacun devra mettre un peu d'eau dans son vin. Le choix d'après Ziad Medoukh consiste au choix entre une stratégie militaire préconisée par le Hamas comme logistique contre l’occupation et une résistance populaire non violente préconisée par le Fatha. Il y a aussi la difficulté d'organisation administrative entre les deux parties l'une à Gaza et l'autre en Cisjordanie, et la question sécuritaire des deux parties. Le blocus de Gaza, les liaisons entre les deux territoires sont des obstacles majeurs à une gestion commune.

    Le défit Israélien serait pour Israël, devenant ainsi le grand perdant de cet accord d'après Ziad Medoukh. Cette unité Palestinienne porte en effet un coup à la politique Israélienne qui jouait sur cette division, et l'on peut penser que les Israéliens feront tout pour briser cet accord et pour entraver la circulation des Palestiniens entre les deux parties du territoire. Le problème sera la résistance des Palestiniens aux provocations d'Israël sous formes d'attaques, de bombardements et d'incursions notamment à Gaza, mais aussi en soudoyant des Palestiniens. C'est une partie très difficile que devront surmonter les Palestiniens, Israël n'hésitera pas une seconde pour dénoncer cette instabilité sur la sécurité de son pays.

    Le défit international sera bien entendu la position des Occidentaux dominée par celle des États-Unis sous forme de chantage à une paix hypocrite au profit d'Israël. La suppression des aides aux Palestiniens, pour que le nouveau gouvernement accepte les propositions du quartet pour le Proche-Orient.

    S'ouvre donc une aire de grandes difficultés pour ce nouveau gouvernement dans la mesure où le résultat des élections qui vont avoir lieu soit accepté par les deux composantes Palestiniennes ce qui n'apparaît pas évident.

    Pour Sami Abou Zuhri, porte-parole du mouvement islamiste, l'un des durs du parti, son dogmatisme habituel évolue. «En pratique, il n'y a pas de différence entre le Hamas et le Fatah, avance-t-il. Chacun d'entre eux appelle à la création d'un État palestinien dans les frontières de 1967, avec Jérusalem pour capitale et le droit au retour des réfugiés. Le Fatah est prêt à reconnaître Israël, tandis que le Hamas parle d'une trêve de longue durée, mais dans les faits, le résultat serait le même, à savoir l'arrêt de la résistance», par Benjamin Barthe envoyé spécial à Gaza Le Monde.fr. Cette position serait une reconnaissance de fait de l’État juif et un renoncement à la violence.

    Sami Abou Zuhri s'efforçant de ce fait de minimiser la portée d'un document antisémite appelant à la libération de la Palestine toute entière, Israël comprit adopté en 1988, mais refusant son abrogation. «Nous demandons à la communauté internationale de juger notre position à partir des déclarations de nos dirigeants». En fait se serait un troc, trêve contre État.

    La France a signé, lundi 9 mai, une convention d'aide budgétaire de 10 millions d'euros à l'Autorité palestinienne, a annoncé le ministère des affaires étrangères. «Au moment où la situation financière de l'Autorité palestinienne est tendue, ces fonds sont une contribution au paiement des salaires des fonctionnaires», a expliqué dans une déclaration à Paris le porte-parole du ministère, Bernard Valero. Cette aide fait suite au refus d'Israël de verser à l'Autorité palestinienne le produit des taxes qui lui reviennent de droit jugeant préjudiciable à la poursuite des réformes et de la mise en place des institutions Palestiniennes sous l'autorité du président Mahmoud Abbas. Selon Bernard Valero la France agirait pour la construction du futur État palestinien. De plus, et ce serait une bonne nouvelle, le président Shimon Perès déclare que des négociations sont possible avec le Hamas, pour lui ce qui compte ne serait pas le nom mais le contenu. Cette position va à l'encontre de celle de Netanyahu qui refuse tout ce qui se rapporte au Hamas. Il est bien connu que Shimon Peres a longtemps été le leader du parti travailliste pour rejoindre le parti centriste de Kadima en 2005. Prix Nobel de la paix 1994 avec Yasser Arafat et Yitzhak Rabin, il est élu président de l'État d'Israël le 13 juin 2007.

    La décision  de Benyamin Nétanyahou de mettre l'Autorité palestinienne en état de cessation de paiements est dénoncée de toutes parts, y compris en Israël. Cette sanction prise au début du mois s'est traduite par le gel du transfert de 60 millions d'euros, correspondant aux droits de douanes et de TVA prélevés mensuellement sur les marchandises destinées aux Palestiniens, qui transitent par les ports Israéliens, Al-Oufock. Pour Benyamin Netanyahou, c'est toujours le même refrain le principe de précaution et pour lui cet accord porte un coup fatal à la paix.

    Or du Proche-Orient le 19 mai, Israël accepterait de débloquer les millions de dollars de recettes douanières et autres taxes prélevées représentant quelques 88 millions de dollars, 24 heures.

    Coup de théâtre, Obama se déclare pour la première fois jeudi en faveur d'un État palestinien sur la base des frontières de 1967.

    «Les frontières d'Israël et de la Palestine devraient être fondées sur les lignes de 1967 avec des échanges sur lesquels les deux parties seraient d'accord, afin d'établir des frontières sûres et reconnues pour les deux États», a déclaré Obama. «Le retrait complet et graduel des forces militaires Israéliennes devrait être coordonné dans l'idée d'une responsabilité de la sécurité Palestinienne dans un État souverain et non-militarisé», a encore dit le président des États-Unis lors d'un discours sur le Moyen-Orient au département d’État à Washington, La Tribune de Genève. C'est de la plus grande hypocrisie, comment concevoir un État non militarisé ? Ce n'est plus un État, mais seulement un morceau de terre avec des gens dépendants !

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