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esclavage

  • L'esclavage contemporain et historique.

    L'UNESCO publie une première étude.

    L'esclavage a officiellement été aboli partout dans le monde, il reste néanmoins «une composante largement répandue et profondément enracinée de la vie contemporaine». Telle est la conclusion de la première analyse comparative jamais réalisée sur les systèmes d’esclavage historique et les formes modernes de servitude humaine, publiée en ligne par l’UNESCO.

    Intitulée «Unfinished Business» (Une affaire non classée), l’étude a été commandée par le projet de l’UNESCO la route de l’esclavage et confiée à Joel Quirk de l’Institut Wilberforce pour l’étude de l’esclavage et de l’émancipation (WISE, Royaume Uni). Elle vise à fournir les bases d’un dialogue sur les différentes manières de traiter l’esclavage contemporain, qu’il s’agisse du trafic humain, de la servitude sexuelle, du travail des enfants ou de la perpétuation des systèmes historiques d’esclavage, voir le document ici.

    Dans ma recherche de l'influence historique du passé sur la condition des populations des petites Antilles afin d'éclairer le climat en Guadeloupe et en Martinique, sur les raisons de cette révolte entre les nantis, les Békés  descendants des premiers colons esclavagistes, (les blancs de France nés en Guadeloupe mais sans ascendants colons seraient des Blancs Péyi, et qu'une autre appellation serait Blancs de quai ces colons qui contrôlaient les marchandises sur les quais du port) ), et la population noire, sachant qu'il s'agit d'une main mise sur les conditions de vie des noirs.

    La société Antillaise vit encore aujourd'hui sous un ordre social d'inspiration coloniale. 160 ans après l'abolition de l'esclavage, les Békés possèderaient 90 % des richesses de la Guadeloupe, alors qu'ils ne représenteraient que 1 % de la population ! Les dirigeants économiques sont quasiment tous blancs, et les jeunes dénoncent une forte discrimination liée à la couleur de peau, voire ici .

    Le 14 février est une date spéciale pour les Antillais, plus particulièrement pour les Guadeloupéens. C’est ce jour-là, en 1952, que des ouvriers noirs descendants d’esclaves se sont révoltés contre leurs patrons «Békés». Ils ne supportaient plus leurs conditions de travail. Cette révolte a été réprimée dans le sang par les militaires Français. Le «Massacre de la Saint-Valentin», absent de l'histoire enseignée à l'école, a marqué toute une génération.

    C'est un mouvement d'ouvriers et de paysans de l'industrie sucrière qui a fait 4 morts et 14 blessés chez les habitants de l'île. Ce mouvement, mêlant planteurs et colons dans toute la Guadeloupe, avait commencé en novembre 1951 dans le nord de la Grande-Terre à la suite de l'échec des négociations entre les patrons «Békés» et les salariés sur la fixation du prix d'achat de la canne à sucre et les salaires. En janvier 1952, les fonctionnaires rejoignent le mouvement des ouvriers et des cultivateurs, réclament également une augmentation des salaires. Une grève générale affecte toutes les plantations et s'étend du Moule à Capesterre, Sainte-Rose et Anse Bertrand.

    Le 11 février, les forces de l'ordre s'installent au Moule. L'intervention est préparée entre les CRS et les propriétaires d'usine. Le 14 février, les grévistes érigent un barrage à l'entrée du boulevard Rogé afin de barrer l'accès des charrettes chargées de canne à sucre à l'usine Gardel. Les policiers tirent dans la foule désarmée, tuant quatre Guadeloupéens et blessant 14 autres, voire ici.

    En 1952, comme aujourd’hui, les ouvriers en grève réclamaient plus de droits sociaux, une reconnaissance de l’identité Guadeloupéenne, et un partage des richesses plus équitable.

    Il y a 300 ans, les esclaves sont arrivés dans des bateaux venant d’Afrique, ils étaient dans les calles du bateau, et les Békés, eux, étaient dans les mêmes bateaux mais ils guidaient les navires. Aujourd’hui rien n'aurait changé, les Noirs sont dans les champs de canne, à travailler comme des chiens, et les Békés sont dans leurs bureaux climatisés à donner des ordres. Le patronat en Guadeloupe, est en grande partie composé de blancs en majorité UMP Sarkozistes. Le collectif LKP, ce sont les Noirs, voir en cliquant ici.

    Ce sont donc deux populations qui ne peuvent s'entendre, les Békés possédant la richesse et les leviers de l'île et les noirs étant la main d'œuvre, mais ce n'est pas une nouveauté, le monde est ainsi fait.

    A cela il faut prendre en compte le taux de chômage chez les jeunes qui frise les 40 % en Guadeloupe et à la Martinique, et à près de 50 % à la Réunion, ils forment 50 % de la population. Les REMISTES sont de l'ordre de 7,5 % de la population alors qu'en métropole ils sont de 1,8 %.

    Les conditions commerciales doivent aussi prises en compte, elles accroissent les coûts des matières et denrées alimentaires de première nécessité, qui supportent, sur les produits importés de métropole et de l'UE, une taxe d'octroi de mer fixée par les conseils généraux. Pour chaque DOM, les types de produits sont classés en trois listes : A, B et C. Par exemple, lorsqu'on importe des produits de beauté de la métropole vers la Réunion, on paie 30 % d'octroi de mer sur le montant TTC. Pour les produits informatiques, c'est 11 %, de même que pour les produits du type console de jeux.

    Il existe également un droit additionnel à l'octroi de mer, institué par les régions, qui varie lui aussi selon le département et le type de produit, et qui ne peut excéder 2,5 % de la valeur en douane du produit. La taxe est perçue par l'administration des douanes, puis les fonds sont affectés au budget des collectivités locales. La Guyane, depuis 1992, est provisoirement exonérée de TVA.

    Pour compléter l'information, il était important de remonter en arrière pour saisir le climat laissé par l'esclavage de ces noirs qui entache les relations dans ces Antilles entre les Békés et la France continentale, elles n'ont jamais été simples.

    C'est dans cette recherche que j'ai trouvé cet article de l'UNESCO ainsi que celui de Myriam Cottias, un demi siècle après l'abolition, la mémoire à vif de l'esclavage dans le Nouvel Observateur hors série N°70, octobre novembre 2008.

    Si la traite à complètement disparue pour les noirs, celle des blanches persiste pour la prostitution sexuelle des femmes, pour les noirs miséreux l'esclavage se résume à leur exploitation excessive qui serait sa forme moderne sous l'aspect d'une profitabilité de leur travail. Nul besoin de chercher bien loin pour le comprendre, les exemples ne manquent pas de voir ces noirs asservis dans les plantations à la coupure des cannes à sucre.

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    République Dominicaine 2005, la coupure de la canne à sucre, document le Nouvel Observateur n°70.

    Considérés au sein d'un ensemble comprenant la France continentale et la Caraïbe, les départements d'Outre-mer surtout, mais aussi Saint-Dominique devenue Haïti lors de son indépendance en 1804, l'esclavage désigne la mise en servitude de noirs déportés dans les colonies des Antilles achetés dans les pays d'Afrique. C'est la traite, le commerce de ces captifs qui a assuré le renouvellement et le développement de la population, esclave, asservie, pour garantir grâce au sucre et au café la prospérité commerciale de la France, jusqu'au XIX siècle, c'est ce qu'écrit Myriam Cottias qui est chargé de recherche à l'université Antilles-Guyane.

    Maryse Condé, cadette d'une famille de huit enfants, est née à Pointe-à-Pitre en 1937. Fillette sombre et solitaire, comme elle se décrira elle-même, elle suit des études secondaires dans son île natale avant de s'inscrire au Lycée Fénelon à Paris (1953).

    Gens de la Caraïbe choisit de rendre hommage à Maryse Condé à la veille de ses soixante dix ans, sur le parcours d'un écrivain reconnu, auteur notamment de nombreux ouvrages relatifs à l'Afrique, à la créolité et à la question de l'identité noire.

    Maryse refuse «la mystification», «l'idéalisation facile». Maryse Condé estime que la majorité des Guadeloupéens aime les gens qui disent que la Guadeloupe est «un paradis», ce qui est «faux». Pour ne pas paraître «trop pessimiste», l'écrivaine tient à préciser, que durant ses 22 années, elle a entendu, enregistré la «belle voix» du pays Guadeloupe, à travers le vent, la nature, les montagnes. Cependant, sur le plan humain, le pays est «laminé, décervelé par le colonialisme», il a «peur de l'avenir», «ne veut pas de la création, de la nouveauté», se «replie sur ses traditions», préfère «les choses convenues».

    Maryse estime donc qu'elle n'a «pas sa place dans un univers pareil» et part «essayer de faire autre chose dans ce monde qui est nouveau, différent». Ailleurs, Maryse sait que ses compétences sont «plus valorisées», en Amérique en particulier. A lire sur gens de la Caraïbe .

    La difficile histoire de l'abolition de l'esclavage.

    Officiellement la traite des captifs d'Afrique s'achève en 1814 en écho à l'abolition promulguée localement à Saint-Dominique, l'esclavage lui est aboli dans les colonies Françaises une première fois le 04 février 1794 à l'initiative de Henri Grégoire par la Convention nationale de la 1ere République, malgré l'opposition des planteurs ou de la bourgeoisie de commerce des ports qui font valoir que la libération des esclaves ruinerait les colonies Françaises. Les conventionnels mettent en œuvre le principe révolutionnaire selon lequel «les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits».

    Par la loi du 20 mai 1802, le Premier Consul Napoléon Bonaparte annule ces dispositions, autorisant à nouveau l'esclavage dans les territoires Français d'Outre-mer concernés par le traité de paix d'Amiens. Le traité de paix d'Amiens est un traité entre le Royaume-Uni, d'une part, et la France, l'Espagne et la République batave, d'autre part, voire ici.

    Si cette loi du 20 mai ne vise donc pas la Guadeloupe, la Guyane et Saint-Domingue, elle entraîne progressivement le rétablissement de l'esclavage dans l'ensemble des colonies Françaises, à la Guadeloupe en 1802 et en Guyane en 1803.

    Le 29 mars 1815, pendant les Cent Jours, Napoléon abolit la traite, semble-t-il pour punir les ports Français de l'Atlantique qui, en 1814, s'étaient réjouis de sa chute qui mettait fin au blocus maritime des côtes Françaises par la marine Britannique.

    Ce n'est qu'en 1827 que la Traite est considérée comme un crime et que les négriers risquent la confiscation, une amende et le bannissement. Cependant de 1827 à 1830, cinquante navires quittent Nantes dans des conditions qui font suspecter la continuation du trafic.

    En 1831, le ministère Laffitte, fait adopter une loi qui vise à son abolition définitive, elle prévoit vingt à trente ans de travaux forcés pour les responsables, la réclusion pour l'équipage du navire et un engagement de sept ans dans les colonies pour les esclaves libérés lors de la prise du navire. La traite se poursuivra toutefois clandestinement, pour le compte d'autres pays, au-delà même du décret d'abolition de l'esclavage de 1848.

    Cependant abolir la Traite n'est pas abolir l'esclavage.

    L'action de Victor Schoelcher.

    Schoelcher est un homme politique né à Paris le 22 juillet 1804 et mort à houilles le 25 décembre 1893, il est surtout connu pour avoir aboli définitivement l'esclavage en France le 27 avril 1848.

    Dès 1831, après un voyage à Cuba, il affirme dans La Revue de Paris, que les esclaves sont des hommes donc sont libres de droit. En 1833, dans, «De l'esclavage et de la législation coloniale», il propose une libération progressive évitant les vengeances raciales et permettant aux esclaves d'acquérir l'autonomie économique et intellectuelle.

    A la fin de février 1848, pendant son voyage d'enquête au Sénégal, Schoelcher apprend la chute du roi Louis-Philippe. Il regagne Paris, contacte François Arago, ministre de la Marine et des Colonies qui le nomme sous-secrétaire d'État chargé des colonies et des mesures relatives à l'esclavage. Le 4 mars 1848, le décret, rédigé par Schoelcher, abolit l'esclavage et crée une commission chargée de préparer l'émancipation, est signé par le gouvernement provisoire de la toute jeune République.

    Le 5 mars la commission voit le jour, elle est présidée par Schoelcher (elle comprend le directeur des colonies, un chef de bataillon d'artillerie de marine, un avocat à la Cour de Cassation, un ouvrier horloger. Elle tient sa première réunion le 6 mars, et le 27 avril elle propose une série de douze décrets qui émancipent les esclaves et organisent l'avenir dans les colonies.

    «Nulle terre Française ne peut plus porter d'esclaves et les frères esclaves affranchis entrent dans la grande famille nationale». Le drapeau Français est salué par «Vivre la liberté» par les esclaves.

    En 1848 paraît l'importante histoire de l'esclavage de Gaston Martin sous le titre «colonisation et esclavage». Une sélection de textes de Victor Schoelcher réalisé par Aimé Césaire. Il fait émerger les acteurs oubliés de cette histoire, les esclaves et en appelle aux nègres qui se soulevèrent à la Martinique le 22 mai 1848, obligeant le gouvernement local à anticiper de plus de deux mois la promulgation du décret d'abolition car, le sentiment de la liberté ne tombe pas du ciel, quelle ne s'accorde jamais, quelle se prend et se conquiert.

    La loi Taubira.

    A partir de 1998 les revendications politiques émanant des élus comme des Associations d'ultramarins se sont appuyées sur l'histoire lors de la commémoration du cent cinquantenaire de l'abolition de l'esclavage pour réclamer la prise en compte par l'Etat et la Nation de leurs conditions singulières. La loi du 21 mai 2001 dite «loi Taubira» reconnaissait la traite et l'esclavage comme crime contre l'humanité en son article premier. La nécessité sociale montrant combien le projet initial d'égalité entre les citoyens Français avait échoué, cette loi visait à donner leur dignité à des personnes en souffrance.

    L'insertion de ces faits historiques dans les programmes scolaires et le développement des recherches scientifiques s'y rapportant. L'article ne donne pas de directive sur l'orientation du traitement de ce fait historique permanent dans l'humanité, il constitue l'article deux.

    L'article trois concerne un projet de requête en reconnaissance de ce crime contre l'humanité auprès du Conseil de l'Europe, des organisations internationales et de l'Organisation des Nations unies.

    L'article quatre Modifie la loi n°83-550 du 30 juin 1983 relative à la commémoration de l'abolition de l'esclavage. Instaure un comité composé de «personnalités qualifiées» et de «représentants d'associations défendant la mémoire des esclaves».

    L'article cinq Modifie la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, chapitre V, des poursuites et de la répression.

    La contestation.

    Le 5 mai 2006, quelques jours avant la première commémoration de l'abrogation de l'esclavage le 10 mai, un groupe de députés UMP mené par Lionnel Luca demande l'abrogation de l'article sur l'enseignement de l'esclavage. Ces parlementaires justifient leur demande «au titre du parallélisme des formes et par soucis d'égalité de traitement» suite à l'abrogation de l'article 4 de la loi du 23 février 2005 qui mentionnait un rôle positif de la colonisation. Cette loi Française n° 2005-158 du 23 février 2005 portait reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés est une loi dont l'article 4 a été très contesté pour son ingérence dans l'histoire coloniale voire cliquez ici . Cette initiative a été désapprouvée par les ministres Léon Bertrand et François Baroin, de même que par le député UDF Jean-Christophe Lagarde et le Parti Socialiste.

    L'article 4 abrogé.

    La commémoration de l'abolition de l'esclavage par la République Française et celle de la fin de tous les contrats d'engagement souscrits à la suite de cette abolition font l'objet d'une journée fériée dans les départements de Guadeloupe, de Guyane, de Martinique et de la Réunion, ainsi que dans la collectivité territoriale de Mayotte. Un décret fixe la date de la commémoration pour chacune des collectivités territoriales visées ci-dessus ; En France métropolitaine, la date de la commémoration annuelle de l'abolition de l'esclavage est fixée par le Gouvernement après la consultation la plus large ; Il est instauré un comité de personnalités qualifiées, parmi lesquelles des représentants d'associations défendant la mémoire des esclaves, chargé de proposer, sur l'ensemble du territoire national, des lieux et des actions qui garantissent la pérennité de la mémoire de ce crime à travers les générations. La composition, les compétence et les missions de ce comité sont définies par un décret en Conseil d'Etat pris dans un délai de six mois après la publication de la loi n° 2001-434 du 21 mai 2001 tendant à la reconnaissance de la traite et de l'esclavage en tant que crime contre l'humanité.

    On voit bien dans cette abrogation que la France n'a pas encore digéré cette triste période de notre histoire et qu'elle à du mal à la reconnaitre en refusant sa commémoration.

    Un collectif du nom de Liberté pour l'histoire, la mémoire enchaînée question sur l'esclavage par Françoise Vergès, s'insurge contre les lois mémorielles et les contraintes qu'elles imposent à l'enseignement de la réalité historique en supplantant la mémoire commémorative et l'auto-fustigation du gouvernement Français à l'exactitude des faits. Une loi mémorielle est une loi déclarant, voire imposant, le point de vue officiel d'un État sur des événements historiques.

    Françoise Vergès revient sur l’intrigante «amnésie» qui, depuis deux siècles, a occulté la question de l’esclavage et ses héritages. Ce retard pourrait être analysé comme un «point aveugle» dans la pensée Française, dû à la difficulté de réconcilier l’identité de «patrie des droits de l’homme» avec le régime d’exclusion organisée qu’est l’esclavage.

    Les polémiques autour des «aspects positifs de la colonisation», des émeutes sociales de novembre 2005, le surgissement de la «question noire », viennent encore envenimer les discussions sur un sujet historique, et qui pourtant, par là-même, se devrait d’être plus apaisées. L’année 2005 s’est en effet achevée avec la pétition Liberté pour l’histoire, où d’éminents historiens ont demandé l’abrogation des «lois mémorielles».

    Le début de l’année 2006 a été marqué par la décision du président de la République de faire du 10 mai une date de commémoration nationale de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions.

    L’enjeu n’est donc pas seulement de restituer le passé, mais de comprendre en quoi ce passé influe sur notre présent et de faire une place à la figure de l’esclave et à celle du colonisé dans notre histoire, a voir sur la mémoire enchaînée.

    Françoise Vergès est vice-présidente du Comité pour la Mémoire de l’Esclavage. Chargée de mission au Conseil Régional de l’Ile de La Réunion et au Comité pour le 150e anniversaire de l’abolition de l’esclavage dans les colonies Françaises de janvier à juin 1998, elle est actuellement chargée de mission par la Présidence de la Région Réunion à la programmation de la Maison des Civilisations et de l’Unité Réunionnaise. Maître de conférences, directrice de maîtrise et de thèse de doctorats à L’Université de Londres, Françoise Vergès a étudié les sciences politiques à l’Université de Berkeley. Elle a reçu en 1995 le Prix de la meilleure thèse en Political Theory (Mark Joseph Rozance Memorial Award) pour Monsters and Revolutionaries, Colonial Family Romance and Métissage (Duke University Press, 1998).

    Cette tache sur notre passé montre bien que dans les esprits elle est encore vivante, et que, plus la situation économique devient difficile, plus la fraternité entre Français fait place à l'égoïsme. Il est indéniable qu'être noir est discriminatoire, mais pas seulement en Guadeloupe et aux petites Antilles, même en métropole dans les banlieues parisiennes comme la Seine Saint-Denis qui est souvent donnée en exemple.

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    Un ticket de survie en guise de bulletin de paye, document le Nouvel Observateur n°70

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