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  • Jean Sarkozy a-t-il un grand avenir ?

    tout le laisse penser.

     

    Tout d'abord par ce qu'il est de droite, ce qui est plus aisé en politique pour réussir que lorsque l'on est de gauche. La France étant majoritairement à droite même si parfois elle penche à gauche, il est donc préférable d'être à droite qu'à gauche pour la simple raison qu'elle est plus unie. Pour la gauche ses difficultés en capacité de gouvernance créées par sa division dogmatique la rend stérile et elle préfère se déchirer que de construire. Avoir une volonté de plus de justice et de cœur que la droite ne sert à rien si l'on ne peut mettre en œuvre ses objectifs. Comme l'a dit Giscard d'Estaing dans une confrontation mémorable avec François Mitterrand, vous n'avez pas le monopole du cœur, la droite aussi peut avoir ! Cinq présidents de droite pour un de gauche, ce constat est sans appel.

    Nous avons tous vu Jean Sarkozy s'expliquer sur la deux et annoncer qu'il ne briguerait pas la présidence de l'EPAD. C'est une sage décision, mais qui n'est pas une gloire de l'opposition, il montre qu'il sait écouter, qui son père, ou les Français désapprouvant largement ce parachutage honteux pour ceux qui travaillent dur, qui galèrent de CDD en CDD même avec de bons diplômes ou contraints au chômage.

    Il a pris sa décision seul et il admet qu'il a dû insister pour convaincre son père, je suis allé présenter ma décision mercredi soir et il m'a répondu tu fais ce que tu dois faire.

    Sa prestation télévisuelle est troublante pour 23 ans !

    «Il a scotché tout le monde droite comme gauche, Jean Sarkozy parle comme son père mais pense comme sa mère. Mêlant pudeur et sincérité, le conseiller général de Neuilly a déroulé son argumentaire tout en douceur. Avec ses cheveux courts et ses fines lunettes, il a un look plus adapté à sa fonction. «Je sais bien que je fais petit con», confiait-il avant l'été. Depuis, il a abandonné cette coupe de cheveux qui lui donnait des allures de prince de Monaco. Bientôt papa d'un petit garçon, il a saisi l'occasion qui lui était donnée pour s'émanciper de son père. Et se faire un prénom. La carrière politique de Jean Sarkozy ne fait que commencer, Le Figaro politique ».

    Elle montre la maîtrise d'une personne expérimentée qui sait clairement répondre sans chercher ses mots, de plus, il esquive habillement dans une forme de langue de bois les points qui fâchent. Il n'a été capable d'aller plus en avant sur les critiques, il ne les a pas définies. Il est resté en réserve sur ce point, c'est dommage, cela aurait montré la valeur de son raisonnement. Il a beaucoup écouté, réfléchit, et puis il y a du vrai aussi, il ne veut pas d'une victoire qui porte le poids d'un tel soupçon sans définir ce soupçon, mais on sait bien que c'est celui de l'action de son père sur son évolution fulgurante dans la sphère politique, comment pourrait-il en être autrement ?

    Mais, il a trop attendu, 5 jours, il aurait dû bien avant déclarer son renoncement pour couper court aux polémiques, sachant que de toutes façons il fallait qu'il renonce. Il n'a pas saisit l'opportunité d'une action rapide, qui marque une attitude prompte à reconnaître une erreur. Le poids de son père, il le portera toute sa vie d'homme politique, il ne pourra s'en défaire et sera comme un boulet à ses pieds. Être le fils de Nicolas Sarkozy n'est pas un cadeau, même pas une référence appréciée par beaucoup malgré ses qualités d'homme d'État, même s'il vous propulse rapidement en politique j'entends, à des postes enviés. Bien souvent les enfants de parents illustres n'émergent pas aussi bien, ils restent dans l'ombre de leurs parents.

    Jean Sarkozy n'accepte pas que ce traitement de faveur puisse peser, c'est bien dit. C'est votre décision personnelle, a cette question de Patrick Pujadas, il répond qu'il n'en a pas parlé au président mais à son père bien dit, mais son père est le président ! Cela montre bien que quoique qu'il fasse cette marque, si l'on peut dire, restera gravée à tout jamais sur son visage. Ce qui me semble le plus grave c'est qu'il donne l'impression que c'est son père qui parle, il en est presque le clone parfait, même mots, même gestuelle mais plus sobre, dépouillée d'attitudes caricaturales, moins de tics de langage, les mots sont propres plus intelligents que ceux de son père et surtout moins familier, en fait moins peuple. Pas de signes ostentatoires sur lesquels les caricaturistes peuvent s'accrocher, sombre un peu blanc par le stress de cette déclaration devant tous les Français.

    Jean Sarkozy à des idées qu'il veut défendre pour ce quartier d'affaires, c'est bien dit, tout le monde à des idées pour quelque chose, ce n'est donc pas une marque supérieure à d'autres si l'on reste dans le vague sans définir ses projets. Il faudra préparer les 50 prochaines années pour rénover ce quartier d'affaires dit-il, on croirait qu'il à déjà une large expérience des fonctions de ce quartier à 23 ans, et là j'en doute, c'est son père qui parle, et qui veut mettre sa main dessus par le transfuge sur son fils, sans aucun doute possible. Soyons sérieux à 23 ans, avoir des idées bien sur, mais dans le cadre d'un ensemble aussi important que l'EPAD il me semble qu'il faut un peu plus de bouteille. Alors il déclare, qu'est-ce c'est la Défense, c'est un enjeu qui concerne le département dont je suis l'élu et que j'ai envie de servir, bien dit, pour lui et son père, mais comment, le mieux serait de commercer en bas de l'échelle comme le font tous les fils de patrons appelés à succéder à leur père.

    On ne fait jamais une erreur, quand on est candidat à une élection, on ne fait jamais une faute quand on s'engage, ce sont des propos de son père et c'est bien dommage pour lui, il aurait dû s'exprimer autrement. Alors, il attaque une campagne de désinformations orchestrée de manière professionnelle, un soupçon est né à cause de cette campagne, mais comment pouvait-il en être autrement ? Cela montre qu'il s'est emballé espérant je ne sais quelle réaction sur un sujet si sensible, qui montre aussi qu'il lui faut de l'expérience. On a parlé de rémunération alors que ce n'est pas un problème d'argent, c'est probablement vrai, il n'en a pas besoin, mais il a besoin du reste.

    Alors quel avenir pour Jean Sarkozy, la première des choses est de se libérer de son père président. Se libérer aussi des dogmes qui séparent la société en deux, ils ne sont que pour une partie de cette société, jamais pour tous les Français. Il doit faire son trou tout seul par ses capacités, et il en a. Ces qualités de communication sont étonnantes, il lui faut les étoffer pour les rendre plus crédibles pour que l'on sente qu'elles viennent de lui. Et puis, surtout, savoir écouter, analyser, reconnaître ses erreurs, c'est dans l'humilité que l'on est apprécié, et celui qui sait tout et ne se trompe jamais, comme son père, ne peut être apprécié. Si jean Sarkozy prend ce chemin, il peut avoir un avenir prometteur sachant que son père ne sera pas toujours présent pour l'aider.

    Jean Sarkozy au journal de 20 heures sur la deux.


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