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  • Les enfants malnutris de Gaza.

    Trois mois après la guerre qui se souvient de Gaza ?

    Le Monde.fr publie un article dénonçant la situation dans laquelle les 1,5 millions d'habitants de la bande de Gaza serait la même qu'au lendemain de l'opération plomb durci. Le blocus est toujours présent avec l'Égypte et les points de passage sont toujours sous contrôle Israélien.

    A cela rien d'étonnant eu égard à notre diplomatie et notre gouvernance, à celle de l'Europe et à l'aveuglement des grands de ce monde sur les conditions d'existence de ces pauvres malheureux Gazaouis, cela me rappelle l'extermination des Juifs pendant la seconde guerre mondiale ou l'on nous disait que ce n'était pas vrai !

    Quand on apprend, par exemple, que Barack Obama envisage de recevoir le dirigeant Palestinien Mahmoud Abbas le 28 mai et qu'il ignore volontairement le Hamas qui a en charge ces personnes, on ne peut s'empêcher de penser que l'on assiste de sa part à une véritable mise à l'écart de ces Palestiniens. Bien entendu, cette rencontre est programmée pour discuter de la formation de deux états l'un Palestinien et l'autre Israélien, Etat qui existe déjà d'ailleurs, ce qui fait que le nouveau Premier ministre Israélien Benyamin Netanyahou et le chef de l'État Egyptien Hosni Moubarak sont également invités. Et pourquoi Hosni Moubarak qui n'a rien à voir avec les Palestiniens sinon la fermeture de la frontière avec l'Egypte conduisant à l'isolement total de la bande de Gaza.

    En outre, quand l'on sait que Mahmoud Abbas à déjà, et depuis longtemps, accepté en Cisjordanie les conditions d'existence imposées par les Israéliens ainsi qu'Hosni Moubarak, c'est à dire son hégémonie, on est en droit de se poser la question quel État Palestinien peut-il survenir de ces négociations ?

    De plus, quels sont les leviers d'Obama pour faire admettre à Benyamin Netanyahou qu'il doive évacuer les territoires occupés pour faire deux états, aucun ? La politique Israélienne est claire, évidente, monstrueuse, l'occupation des territoires s'effectuant de façon permanente ne pourra être stoppée que sur les conditions actuelles, ce sera à prendre ou à laisser, ce ne peut être que du chantage. Ce n'est pas Obama plus qu'un autre qui fera que ces territoires occupés illégalement pourront être restitués. Benyamin Netanyahou étant l'élu de ces Colons, ne voudront jamais les évacuer, ils ont votés pour cela.

    Pendant ce temps les Gazaouis crèvent de tout, selon un rapport de l'ONU, la qualité et la quantité des approvisionnements sont insuffisantes au regard des besoins. Le fioul industriel et le gaz pour la cuisine ne représentent respectivement que 70 % et 25 % des besoins. En raison de la dégradation de la situation, John Ging, directeur de l'Unrwa, l'agence de l'ONU pour les réfugiés Palestiniens, a lancé, le 3 avril, un appel pour la réouverture des frontières, estimant que «les quantités qu'Israël laisse entrer sont absolument et totalement inadaptées». «Cela a un effet particulièrement dévastateur sur l'état physique et l'état d'esprit de la population», avait-il ajouté.

    Dans le compte rendu hebdomadaire de l'Office de l'ONU pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) pour la semaine du 8 au 14 avril, il est indiqué que 132 000 personnes n'ont toujours pas accès à l'eau courante. Parmi elles, 100 000 ne peuvent s'approvisionner que tous les deux ou trois jours et 32 000 n'ont aucun accès. Les diarrhées et les hépatites virales ont considérablement augmenté au cours des quatorze premières semaines de cette année.

    C'est la politique Israélienne que s'apprête à créditer Obama et consorts avec notre cher président qu'il ne faut pas oublier.

    Mais cela n'est pas le pire eu égard à la malnutrition alarmante chez les enfants, l'information est donnée par,

    IRIN humanitarian news and analysis, voir ici.

    et m'est envoyée par Zénobie Zénobie «zenobie79@yahoo.fr» par l'intermédiaire, de «assawra@yahoogroupes.fr». Information qui est datée du 21 avril, émane de Gaza ville.

    «En raison de la pauvreté croissante, du chômage et de l’insécurité alimentaire qui sévissent à Gaza, aggravés par la dernière offensive israélienne, menée sur 23 jours, les enfants sont de plus en plus menacés par la malnutrition, selon les agences des Nations Unies, les responsables du ministère de la Santé et les organisations non gouvernementales (ONG) spécialisées dans le domaine de la santé, dans la bande.

    Les signaux d’alarme préoccupent les responsables de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), une agence des Nations Unies : des indicateurs de malnutrition à la hausse (par exemple, un plus grand nombre de cas de retard de croissance, d’émaciation (amaigrissement extrême) et d’enfants présentant une insuffisance de poids) et un taux élevé d’anémies, qui se maintient, chez les enfants et les femmes enceintes.

    L’évaluation qualitative de la sécurité alimentaire à Gaza, menée en 2008 et au début de l’année 2009 par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM), révèle une augmentation de l’insécurité alimentaire, par rapport à 2007, selon Erminio Saco, conseiller en sécurité alimentaire auprès de la FAO, qui exerce à Jérusalem; et d’après le Bureau central Palestinien de la statistique (PCBS), l’obtention de vivres et la consommation d’énergie ont diminué de 10 pour cent à Gaza, entre 2005 et 2007. 

Ces 18 derniers mois, le secteur agricole lutte pour faire face au blocus imposé par Israël sur les importations et les exportations, qui entraîne une baisse de la productivité et limite l’accès à des aliments frais abordables, selon la FAO. 

 Retards de croissance. 

Le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) a annoncé en janvier que 10,3 pour cent des enfants de moins de cinq ans présentaient des retards de croissance (taille insuffisante par rapport à l’âge), une tendance qui s’est progressivement renforcée ces dernières années.

    Les retards de croissance sont généralement imputés à une carence chronique en protéines et en micronutriments, notamment en fer et en vitamines essentielles, selon l’OMS. «Plus de 10 pour cent des enfants de Gaza souffrent de malnutrition chronique», a indiqué Mahmoud Daher, représentant de l’OMS à Gaza, faisant état d’une légère augmentation, par rapport à 2008. 

L’hygiène des enfants s’est aussi dégradée, l’alimentation en électricité étant erratique depuis le début du blocus. Le lavage des vêtements et les bains sont limités, surtout pendant le conflit, selon les habitants. 

En avril 2008, Gaza comptait environ 255 000 enfants de moins de cinq ans, selon les estimations de l’UNICEF, dont quelques 26 265 risquaient de souffrir de malnutrition, et 657 étaient sans doute gravement émaciés.

    Les deux tiers de la population environ (dont 50 pour cent a moins de 18 ans) seraient en proie à l’insécurité alimentaire, selon la FAO. 
 Emaciation et sous-poids 

Le nombre d’enfants de moins de cinq ans souffrant de malnutrition aiguë (c’est-à-dire d’émaciation, poids insuffisant par rapport à la taille) à Gaza a quasi doublé entre 2006 et 2008, passant de 1,4 à 2,4 pour cent, selon l’UNICEF. L’émaciation est considérée comme un problème de santé publique lorsqu’elle touche plus de cinq pour cent de la population, mais l’OMS s’inquiète de cette recrudescence marquée.

    En 2008, 2,5 pour cent des enfants de moins de cinq ans étaient en sous-poids (poids insuffisant par rapport à l’âge), selon la branche gazaouie de l’OMS. 

 Anémie «l'anémie est fréquente chez les enfants et les femmes enceintes à Gaza et le taux fluctue en fonction de l’accès aux vivres et de la situation politique et économique dans la région», a indiqué M. Daher. 

Les responsables de l’OMS pensent que les carences en fer et en vitamine A se sont aggravées pendant et depuis le conflit. Les résultats de l’évaluation du taux d’anémie, menée à l’heure actuelle par l’OMS à Gaza devraient être communiqués en mai, mais d’après M. Daher, 65 pour cent des enfants âgés de 9 à 12 mois, et 35 pour cent des femmes enceintes sont anémiques.

    L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés Palestiniens (UNRWA) devrait également mener une évaluation en juillet, mais l’organisme se préoccupe également de l’augmentation des cas d’anémie, selon Mohammed Maqadma, responsable sanitaire à l’UNRWA. 

Il existe une corrélation positive entre la malnutrition et la faible consommation de viande (protéines animales), la faible consommation de fruits, et le nombre de membres ainsi que les revenus de la famille, selon l’UNICEF.

    La quantité de fruits frais et de protéines abordables en vente sur le marché gazaoui a été considérablement réduite par les restrictions, selon le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA). «La dernière cargaison de bétail a été acheminée dans Gaza le 31 octobre 2008, et depuis que le Hamas a pris le pouvoir, en juin 2007, les importations de bétail sont strictement limitées», a indiqué Hamada al-Bayari, responsable de terrain d’OCHA à Gaza.

    Selon Fouad Issawi, directeur des 56 centres de santé primaire du ministère de la Santé à Gaza, les cas de retards de croissance et d’anémie ont augmenté en 2008 et 2009. Depuis 2007, les centres de santé primaire ont besoin d’une quantité bien plus importante d’anti-anémiques (tels que le carbonate de fer, couplé à de la vitamine C, et l’acide folique), a-t-il expliqué. 

«Nos centres ont observé une recrudescence de l’anémie chez les enfants en 2008, et cette tendance se poursuit», a confirmé Adnan al-Wahaidi, directeur de l’association caritative Ard al-Insan, à Gaza, la principale ONG spécialisée dans le domaine de la santé, qui aide quelque 16 000 enfants sous-alimentés. 

«Les femmes dont les enfants sont en sous-poids ou émaciés sont de plus en plus nombreuses à venir au centre, ces derniers mois ; beaucoup ont perdu leur mari au cours du dernier conflit ou ont un mari au chômage ».

    Va-t-on assister dans cette bande de Gaza à un drame humanitaire provoqué par la puissance militaire d'Israël comme le fût l'Allemagne Hitlérienne pour les Juifs, ce serait une honte mondiale de plus. Autant j'ai été, malgré mon jeune âge, révolté, ahurit, il n'y a pas de mots pour qualifier les crimes nazis, autant je suis révolté par le comportement Israélien et par l'occident qui sous ses yeux laisse s'exécuter lentement ce crime humanitaire.

    On sait que les carences alimentaires pendant l'âge de la croissance des enfants sont catastrophiques pour le reste de leur existence et qu'elles ne se rattrapent jamais. C'est donc un crime sur leur vie bien plus grave que celui de les tuer car ils en souffriront toujours s'ils ne viennent à mourir des suites proches de cette malnutrition. En quoi ces enfants sont-ils responsables que l'occident il y a 60 ans à décidé pour donner une Nation aux Juifs en prenant la terre des Palestiniens qui ne leurs avaient rien fait.

    Comme dit Dominique de Villepin, Israël est une erreur de l'histoire, et comme le déclare le président Iranien Mahmoud Ahmadinejad, voir ici , Israël est raciste comme le confirme, une fois de plus, l'expulsion à Jérusalem-est dans le quartier de Al-Boustan contre la destruction de 88 maisons représentant 1500 habitants pour y créer un parc. Certaines de ces maisons datent d'avant l'occupation de 1967 et les demandes de permis de conduire n'ont jamais été accordées, lire la suite ici.

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