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  • En Egypte la chute des Frères musulmans

    montre que l'islamisme ne peut être un parti de gouvernement.

    Voir aussi le coup d’État militaire, l'armée écarte Morsi sous la pression de la rue.

    Support Wikipedia L'islam est une religion abrahamique articulée autour du Coran, elle fait référence à la parole du Dieu Allah, ce ne peut être ce qui permet de gouverner un pays moderne à moins que celui-ci ne vive que de prières se détachant du monde en s'enfermant sur les préceptes du Coran. Le refus de ne vouloir séparer les mosquées de l’État, est profondément incompatible avec la gouvernance d'un pays. C'est la primauté au laxisme. Les exemples ne trompent pas l'islamisme n'a d'autres buts que d'asservir la femme à l'homme en maintenant une gouvernance des imams ou alors, il pratique un sectarisme monarchiste qui se remarque dans les pays tels les Émiras arabes. Leur richesse pétrolière les sauvent, elle leur permet d'acheter les progrès technologiques de l'Occident, mais aussi le Qatar, 1,7 millions d'habitants qui peut investir 200 milliards de dollars pour la coupe du monde de foot, l'Arabie Saoudite, 28 millions d'habitants contrôlé par la famille Saoud dont les revenus pétroliers représentent 80 % de l'ensemble de ses revenus. Ce sont de petits pays ou l'argent du pétrole coule à flot ce qui fait que leurs habitants ont une richesse insolente, avec des immigrés presque en esclavages.

    Mais l’Égypte c'est 84 millions d'habitants avec ses différentes cultures religieuses. Les Frères musulmans qui furent en embuscade prirent le pouvoir aux élections. Mais si l'on se souvient de ceux qui lancèrent le mouvement révolutionnaire, et qui fut détourné de son objectif par les Frères musulmans, on se rend bien compte que cette génération est pour le pragmatisme et ne firent pas appel à la religion islamique. Ils exprimèrent le rejet de toute dictature ce qui fit, sans qu'ils soient laïcs, qu'ils rejetent le pouvoir des Frères musulmans.

    Le Monde.fr dans son article l'islamisme n'est pas un projet de gouvernement, nous montre que l'islamisme en a pris un coup en voulant construire le pays suivant les préceptes de l'islam originel. Mais ce qui gâche la chute de Morsi, c'est qu'elle ne fut démocratique, mais par un coup d’État, même s'il peut se comprendre. Quant à l'accepter c'est autre chose. Le président Morsi fut qualifié d’incompétence économique et sociale, mais c'est surtout son népotisme partisan, et son sectarisme, installant à tous les rouages de l’État ses partisans. Fallait-il que cette jeunesse laisse faire alors qu'elle s'était révoltée contre cette même gouvernance appliquée par Hosni Moubarack ?

    Pouvaient ils, ces jeunes espérer autre chose d'un religieux politique dont la culture se confondait à celle des rois du Qatar qui soutenaient ce régime en versant plus de 7 milliards de dollars pendant la présidence de Morsi ? Le retour sur investissement du Qatar risque d'attendre longtemps.

    Mais, c'est l'armée qui prit le relais des manifestions de rue, tandis que le pouvoir des Frères musulmans reste intact, ce qui laisse présager, pour eux, lors des prochaines élections une nouvelle victoire. Les manifestations eurent lieu dans les grandes villes, mais pas dans l’Égypte profonde ou le pouvoir religieux est puissant.

    Actuellement c'est l'épreuve de force entre l'armée et les islamistes. Les manifestations de ces jours entre partisans de Morsi et l'armée firent de nombreux morts. Au Caire les partisans de Morsi comptent leurs morts. Au moins 65 personnes périrent samedi 27 juillet au Caire, dont 37 hommes, tous tués par balles au petit matin furent emmenés un à un par les équipes de l'hôpital dans des ambulances en direction de la morgue. Au passage des dépouilles, enroulées dans des linceuls maculés de sang, l'assistance leur adressa une dernière prière, mêlée aux cris appelant à «exécuter Al-Sissi, le tyran». On ne voit pas comment cette guerre civile, car s'en est une, entre deux camps, avec l'armée anti Morsi au centre, puisse trouver un terrain d'entente pour y mettre fin. La communauté internationale suit de très près ce qui s'y passe appelant à l'arrêt des violences d'autant qu'en Tunisie l'assassinat du député d'opposition Mohamed Brahmi provoqua le 27 juillet, à ses obsèques, le rassemblement de milliers de personnes scandant des slogans contre le gouvernement.

    On sait que le renversement de Morsi n'est pas pour déplaire aux israéliens ni aux américains qui furent en sous mains pour soutenir le général Abdel Fatah al Sisi, mis en place par Morsi. L'intérêt du général fut de profiter de l'opportunité qu'offraient ces manifestations de rue pour redonner à l'armée le pouvoir qu'elle avait perdu. On ne sait jamais ce que pense l'armée dans ces pays, mais lui permet d'agir en fonction des circonstances, et ce que l'on sait c'est qu'elle est unie pour le faire dans son intérêt, et s'il coïncide avec l'intérêt national tout va bien. Elle se trouvait concernée par la rivalité qui se dessinait entre les deux blocs, et elle préféra se porter en aide aux jeunes anti Morsi, dont beaucoup de femmes, plutôt pragmatiques. Elle avait montré son oppositions lors des premières crispations à l'automne 2012 lorsque Morsi s'orientait vers une politique moyenne-orientale contraire à ses vues, qui risquait de mettre le pays en danger. Le paroxysme fut atteint lorsque Morsi remplaça dix sept des vingt sept gouverneurs que compte le pays, par des membres du groupe islamiste radical Gamaa Islamiya à la tête de la province de Louxor. Ce vaste mouvement renforçait la présence du camp présidentiel à des postes clés de l'organisation administrative et sécuritaire, voir Morsi nomme 17 gouverneurs dont plusieurs islamistes.

    Maintenant que voit-on, l'Arabie Saoudite avec les Emiras et le Koweit prendre le relais du Qatar, ces pays étant de fidèles allies des Américains. Ces trois monarchies du Golfe annoncèrent une aide de 12 milliards de dollars pour le Caire dont 5 des Saoudiens, trois des Emiras, et quatre du Koweit. Seulement, les Saoudiens soutiennent le parti salafiste al-Nour seconde force islamiste du pays qui est plus dogmatique que les Frères musulmans, mais contre Morsi. Morsi avait donc contre lui la puissance de la rue et les salafistes. Les Coptes minoritaires ressentaient encore plus fortement que sous l’ancien régime l’insécurité face à la politique gouvernementale et à la violence à leur encontre. Par contre rien n'indique la part qu'ils prirent dans la chute du président Morsi.

    L'équation Égyptienne est compliquée avec toutes ses tendances religieuses chrétienne et islamiste. Il faut comprendre que l’Égypte est le pays d'exemple, et s'il bascule dans une gouvernance laïque, ou tout au moins comme telle, la famille Saoud d'Arabie Saoudite à peur. Le problème égyptien ne concerne pas que l’Égypte mais tout le Moyen-Orient.

    La chute des Frères musulmans, mais qui furent victorieux en Tunisie et au Maroc, pose donc leur crédibilité quant à gouverner un pays, on le voit en Tunisie, d'autant que les salafistes sont en embuscade pour devenir une force politique de premier plan. L'assassina de Mohamed Brahmi par un salafiste témoigne leur volonté d'agir pour prendre le pouvoir. C'est donc toute une partie de l'Afrique du Nord qui est en recherche d'un équilibre démocratique religieux ou non. Il y a quelques mois, l'organisation tunisienne Ansar Al-Charia, plus connue pour son rôle joué dans l'attaque de l'ambassade américaine en septembre 2012, ouvrit un bureau, traduisant ainsi sa volonté d'inscrire ses revendications dans un cadre politique légaliste. Porteur d'aucun projet de gouvernement, les salafistes s'intègrent dans la population par le travail social qu'ils font auprès des populations. Il n'en faut pas plus, pour prendre un jour le pouvoir.

  • Des révoltés de la place Tahrir, aux élections législatives,

    dans un immense rassemblement, ils crient à la démocratie, mais agressent des journalistes.

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    Document Al-Oufock le 24 novembre 2011.

    Support Wikipedia Ce n'est pas faute d'avoir soutenu le printemps arabe, ces révoltes pour plus de démocratie que nous approuvons pour la liberté des peuples. Ce n'est pas faute que des journalistes aux risques de nombreux dangers sont allés sur place pour rendre compte au monde entier la révolte de ces jeunes Égyptiens. Alors, on ne comprend pas que deux femmes journalistes l'une de France 3 et l'autre free-lance Américano-égyptienne aient été agressées sexuellement.

    2Car0line Sinz de France 3 et Mona-el-Tahawy, document Paris Match.

    Caroline Sinz décrit son voyage au Caire ou «des jeunes sans repères, ivres de leur pouvoir n'ont plus de limite». «Nous devenons soudain leur cible, poursuit-elle. Ils nous agressent, car nous sommes journalistes et surtout étrangers». «Nous sommes jetés en pâture à une foule déchaînée, sur la place Tahrir». «Avec mon caméraman nous avons alors été frappés, puis séparés, très peu de femmes, surtout étrangères, se trouvent sur cette place Tahrir». «J'ai été empoignée par plusieurs hommes et j'ai subi une agression sexuelle, au milieu de tout le monde, en plein jour». «D’autres femmes journalistes ont subi des violences». C'est une façon d'intimider la presse.

    Elle est rentrée à Paris samedi 26 novembre, et annonce qu'elle va porter plainte après avoir fait constaté à l'Institut médico-légal de Paris les violences qu'elle a subies. Nicolas Sarkozy, s'est entretenu avec elle par téléphone à sa descente d'avion, sans donner de détails.

    Le même jour, Mona-el-Tahawy, bien connue pour ses nombreux reportages féministes, elle a raconté sur son compte twitter, «je suis libre». Un bras gauche cassé, et sa main droite cassée, voila les violences faites aux femmes par les forces de l'ordre Égyptiennes. Elle écrit jeudi, «12 heures avec ces bâtards du ministère de l'intérieur et des renseignements militaires». «Ils étaient cinq ou six autour de moi à me tripoter mes seins, a attraper ma zone génitale», et elle ne sait combien de mains ont tentés de pénétrer dans son pantalon. Elle fut battue à coups de matraques, se protégeant avec son bras qui s'est brisé lorsqu'elle prenait des photos des affrontements entre les révoltés et les forces de l'ordre. Trainée par les cheveux au ministère de l'intérieur, elle y resta 12 heures.

    Ce n'est pas l’Égypte que nous aimons.

    L’Égypte va mal, la révolution de cette jeunesse activiste et chômeuse est confisquée, par l'armée qui impose sa gouvernance par la force. Les épreuves que ces jeunes révoltés «chabab et-thaoura» n'ont pas suffi à se dégager de l'emprise de la bande à Moubarack dont l'armée était le fidèle soutien. Le président du Conseil suprême, le maréchal Mohamed Hussen Tantaoui, 76 ans, qui dirige le pays depuis février à la fin des premières émeutes est rejeté par les manifestants. Il symbolise ce qu'ils ne veulent plus voir, une présence de Moubarack.

    On peut lire sur les banderoles de la place Tahrir, Tantaoui=Moubarack. «Echaâb yourid iskat el mouchir», le peuple veut la chute du maréchal. Après plusieurs journées d'affrontement tant au Caire, place Tahrir, qu'à Alexandrie, une des villes gagnées par la révolution, un homme a été tué le mercredi 23 novembre portant à 41 morts le bilan du week-end du 19/20 novembre. Dans ce désordre ou aucune loi ne régit cette révolte, spontanée dans un cri de liberté, le président Tantaoui a prononcé une allocution télévisée en vue de désamorcer la situation. Il a annoncé que des élections législatives débuteraient lundi 28 novembre, et qu'il acceptait la démission de gouvernement d’Essam Charaf, demandée à la suite des manifestations et des violences du week-end. Pour ce qui le concerne, il n'a fait aucune ouverture, mais proposait de faire rentrer immédiatement les militaires dans leur caserne si tel était le vœu du peuple qui serait consulté par référendum sans préciser les modalités.

    Cette intervention a nourri la colère des manifestants de la place Tahrir qui ont repris le slogan «dégage» symbole des révolutions musulmanes. Le vendredi 25 novembre, journée qualifiée de la dernière chance, des milliers d’Égyptiens ont manifestés contre la nomination provocatrice de Kamal Ganzoui ex-premier ministre à la tête du gouvernement de salut national.  Avec les syndicats les manifestants espéraient réunir un million de personnes pour ce vendredi jour de prières. Kamal Ganzoui est un septuagénaire ancien chef de gouvernement dans les années 1990, appelé en remplacement de Essam Charaf, il a demandé au maréchal Tantaoui de lui «laisser un peu de temps pour satisfaire toute la population», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

    C'est le manque de confiance à tous ceux qui ont été de près ou de loin avec Moubarack. «Nous ne voulons pas de quelqu’un qui soit lié à l’ancien régime, on veut un transfert complet des pouvoirs au nouveau gouvernement», explique Mohamed Abdel Kerim, étudiant, qui pense que la nomination de Ganzouri est un stratagème destiné à diviser les manifestants.

    Le 25 novembre rappelle le 25 janvier date du déclenchement qui a emporté la révolution Égyptienne et le départ de Moubarack.

    C'est dans un rêve d'anarchie que décrit l'article du Monde que ces jeunes interdisent de crier des slogans politiques, interdisent de monter une tribune, et interdisent à tout parti politique d'enter dans la place. Ils ont érigés en lettres rouges les règles de Tahrir sur des bâches en plastique amarrées au terre plein central. Tout homme politique qui s'aventure sur le cœur battant de la révolution est éjecté. Ils refusent les règles du jeu politique et pour eux la révolution ne fait que commencer. Un autre son de cloches sur la situation qui règne sur cette place. Il montre la difficulté de bien comprendre ce qui se passe puisque l'arrivée de Mohamed El Baradei enflamma la place Tahrir.

    Il fut la bête noire de l'ancien régime. Probable candidat à la présidentielle, il lui fut impossible d'atteindre le centre de la place tant la masse de ces jeunes qui l'entourait, l'empêchait d'avancer. «Nous lui devons cette révolution, il était le premier à avoir appelé les Égyptiens à descendre par millions dans la rue s’ils voulaient un changement. C’était au lendemain des élections de novembre 2010. Son aura internationale est une protection pour nous», nous confie un jeune étudiant. Sous les cris «El Baradei Raissena», El Baradei notre président, l’ancien directeur de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique, AIEA, quitta les lieux, laissant derrière lui ses partisans diffusant la déclaration de l’Association nationale pour le changement dont il est le président. C'est le défilé des personnalités politiques avant les élections. Abdelmeneim Abou El Fatouh, exclu des rangs des Frères musulmans, qui jouit aussi d’une grande crédibilité auprès des révoltés, vient les soutenir. Ces personnalités suscitent, à la nuit tombée, des débats populaires entre ceux qui veulent le départ immédiat de l'armée et ceux plus tolérants qui souhaitent un départ gradué. L'absence des Frères musulmans est ressentie naturelle car ils favorisent leur intérêt au lieu de celui du peuple, d'autres considèrent qu'aujourd'hui c'est la marche du peuple et non celle d'un parti.

    Le pouvoir militaire a déclaré dimanche 27 novembre avoir demandé à Mohamed El Baradei et Amr Moussa l'autre figure influente sur la scène politique, de soutenir le Premier ministre désigné Kamal el-Ganzouri. Le maréchal Hussein Tantaoui a affirmé à des journalistes avoir reçu samedi, à «leur demande», les deux hommes, dont les noms circulent pour diriger un éventuel gouvernement de «salut national», et leur avoir demandé de «soutenir le gouvernement de Kamal el-Ganzouri», nommé vendredi par l’armée au pouvoir. Certains groupes de manifestants seraient prêts à voir Mohamed El Baradeï diriger un organe civil qui superviserait la transition vers la démocratie à la place du Conseil Supême des Forces Armées. Son équipe de campagne a fait savoir samedi qu’il était prêt à renoncer à briguer la présidence «s’il lui est officiellement demandé de former un gouvernement de salut national, afin d’être totalement neutre pendant la période de transition».

    Les élections législatives qui ont débutées le lundi 28 novembre ne posent de problèmes d'organisation et de sécurité malgré la grande influence devant ces bureaux de vote.  Elles devraient s'étaler sur trois jours. C'est les premières depuis la chute de Moubarack, et l'armée joue sa crédibilité.

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    Une queue devant un bureau de vote au Caire, le 28 novembre 2011. (REUTERS), document Libération.fr

    C'est en masse que les Égyptiens se sont déplacés, et le vote de lundi 28 novembre ne concerne qu'un tiers des gouverneras, 17,5 millions pour Le Caire, Alexanderie et Louxor en Haute Égypte. Le reste sur les 40 millions d'électeurs devrait s'étaler sur quatre mois. Comme nous l'avons vu aux informations télévisées, des retards de livraison des bulletins de vote a fait que l'agence officielle Mena acronyme de la Metula New agency, considéré comme un média Israélien militant a déposé 161 plaintes. Des votants s'expriment, cette fois-ci c'est la première fois que le résultat n'est pas connu à l'avance. Sept ONG étrangères, Arabes, Africaines, Islamiques, Européennes et Américaines dont le centre Carter de l'ex-président Jimmy Carter ont reçu les accréditations pour les surveiller a annoncé le ministre Égyptien des affaires étrangères. Le processus électoral est complexe, le nombre de partis accrédités apparaît important ce qui devrait conduire, comme en Tunisie à une dispersion des voies ne donnant pas de majorité absolue à un parti. Les analystes avancent un score de 40 % pour les islamistes et un tiers pour les  libéraux sur les 498 représentants de la chambre basse. D'ors et déjà le déroulement malgré les difficultés d'organisation dans le contexte de révolte, marque un succès des militaires, si elles se poursuivent sans heurts pendant ces quatre mois.

    L’Égypte joue donc son avenir dans ces élections qui s'ouvrent dans une période de grande tension, mais il apparaît que les Égyptiens déterminés à s'exprimer veulent tourner la page à cette anarchie. Un bémol tout de même, le général Mamdouh Chahine, membre du CSFA, a néanmoins déclaré que la nouvelle assemblée n'aurait pas le pouvoir de destituer un gouvernement nommé par le Conseil. Mais cette affirmation a été contredite par Kamal Ganzouri, premier ministre pourtant nommé par l'armée à la tête du gouvernement.

    En cas d'échec, l’Égypte pourrait se trouver en face d'une dictature militaire, comme pour les pays d'Amérique latine.

    Il est évident que le monde a les yeux rivés sur ce qui se passe en Égypte. La situation au Moyen-Orient en dépend. S'il y a échec de former un gouvernement de transition entre l'armée et la formation d'un gouvernement issu des urnes, on peut craindre à une dictature militaire qui conduirait à des inévitables affrontements. Ces élections comme celles de Tunisie et actuellement au Maroc verront probablement le parti islamiste de la liberté et de la justice des Frères musulmans majoritaire. Bien que la révolte de ces jeunes étant pour plus de justice et de liberté, apparait post-islamiste des mouvements révolutionnaires des années 1970/1980, c'est pour ces jeunes de l'histoire ancienne. Leur slogan «dégage» laisserait supposer qu'elle est laïque, mais cela ne signifie pas qu'ils le soient. L'exemple de la Tunisie est significatif. Ils refusent la dictature des militaires par ce qu'elle a été le support de celle de Moubarack, mais celle des Frères musulmans dans l'opposition au régime, qui sait ? Actuellement les Frères musulmans se tiennent à l'écart des manifestations mais agissent en profondeur, et leur chance est justement les élections du lundi 28 /11/11. Attendons pour voir !

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