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echotaxe

  • La foire revendicative à l'épreuve du gouvernement et de Bruxelles.

    Bonnets rouges, équitaxe, camions, Mélenchon, un patchwork hétéroclite.

    Voir, Ecotaxe, l’ultimatum de la droite bretonne contre la république,

    Support Wikipedia Ce mois de novembre fut un mois de folie revendicative désordonnée. C'est bien connu la France reste fidèle à son passé, elle ne peut rester longtemps sans manifester. Parfois elle a raison, mais pas toujours. Pour ce coup ci, c'était mal parti. C'est comme une saignée pratiquée par la médecine d’antan qui libère le mal. Enclenchée par la droite bretonne sur l'écotaxe, il n'en fallait pas plus, dans une France inquiète sur son avenir, qu'elle a construit elle-même d'ailleurs par ses votes successifs, ce qu'elle oublie, afin que des corporatismes, forts de leurs pouvoir de nuisance, se mettent à manifester contre un peu tout.

    Les impôts le trait d'union, et la France le pays qui taxe le plus. Mais la France le pays qui à la meilleure protection sociale, et ça, c'est oublié.

    L'incohérence est majeure chez les français tiraillés entre ce qu'ils demandent, plus d'aides, plus de social, plus de police,....., et les impôts qu'ils ne veulent pas payer. C'est un combat sans solution, sans fin, entre deux classes. Les riches pour qui le social est coûteux et les autres pour qui le social est ce que les riches leur doivent. Et ce rapport de forces évolue en fonction des conjonctures internationales.

    Il fut dans une conjoncture favorable à ceux qui demandèrent des avantages sociaux, et défavorable à ceux-la mêmes lorsque la conjoncture est en crise. Le problème est que les Français ne veulent pas perdre ce qu'ils ont obtenus, suivant la loi, «tout droit acquis reste acquis». Et c'est vrai dans notre législation prudhommale lorsqu'un patron supprime un droit acquis dans son entreprise sans accord des salariés il est condamné. Cette loi protectrice constitue un frein à toutes évolutions contraintes par l'état de crise. Si le patron n'a pas les mains libres pour s'adapter au marché, il perd son entreprise et licencie ses salariés.

    En fait ce n'est pas si simple, ce n'est pas tout ou rien, le patron se doit aussi, par ce qu'il est un élément économique majeur, faire que son entreprise s'adapte au marché. Une entreprise qui ne fait pas l'effort de s'adapter périclite comme un salarié qui, bien pénard des années les deux pieds dans ses pantoufles, se trouve incapable de retrouver du travail lorsqu'il est licencié.

    Nôtre monde nous pose donc la question de nôtre remise en cause permanente. Ce qui signifie qu'il demande à ce que nous soyons plus intelligents. Intelligents donc mobiles, souples, flexibles malléables, adaptables à des activités différentes en fonction de celles qui sont offertes. Et là, nous nous heurtons à nôtre conservatisme bien compréhensible, c'est humain.

    Si pour des Français d'une certaine culture et encore jeunes, point très important, cette culture leur permet d'aller chercher le travail ou il se trouve, c'est impossible pour beaucoup d'autres, qui ainsi, sont condamnés à vivoter, à être assistés. De plus, les Français sont très attachés à leurs racines, à leur village, à leur famille, ces contraintes sont donc un frein à leur mobilité. Mais pas que ça, elles sont aussi un frein à comprendre que ce qu'ils ont obtenu est une entrave à leur adaptation face aux restrictions qui leurs sont imposées. Alors, ils se rattachent à des idéaux politiques qui ne valent pas clou, et qui, quoique ce qu'ils prétendent ne peuvent que subir. On n'arrête pas une évolution.

    Prenons les bonnets rouges composante hétéroclite qui regroupe des patrons, poussés pour conserver leurs privilèges et des salariés qui croient au père Noël, se glorifiant d'une même appartenance «La Bretagne». Révolte anti fiscale poussée par le Medef, la FNSEA, l'écotaxe n'étant qu'un prétexte puisque non appliquée. Alors, se rattachant à la révolte anti fiscale des bonnets rouges du papier timbré de l'ancien régime qui se produisit dans l’Ouest de la France, sous le règne de Louis XIV, d’avril à septembre 1675, ils crurent en portant ce bonnet rassembleur qu'en cassant tout sur leur passage que le gouvernement allait céder.

    Obstinés par ce qu'ils n'eurent pas satisfaction, le gouvernement déjoua cette attaque en déclarant qu'elle ne serait pas supprimée mais révisée. Ils recommencèrent, sans le Medef qui prenait acte de son ajournement, le samedi 30 novembre autour du site des Vieilles charrues à Carhaix. Mais là, les drapeaux les plus nombreux furent ceux des indépendantistes ce qui d'une première revendication impossible à satisfaire, une plus saugrenue encore moins possible à satisfaire prenait naissance, l'indépendance de la Bretagne !

    Le breton est têtu, ne lâche pas facilement le morceau, c'est à cause de cela que le général de Gaulle leur donna en 1969, à Quimper, au titre du désenclavement la gratuité du réseau autoroutier, par ce qu'il aimait bien la Bretagne. La politique est parfois conne.

    Dans une mobilisation qui s’essouffle, lâchée aussi par le syndicat FO, le Collectif vivre décider et travailler ensemble dont le porte parole Christian Troadec maire de Carhais est à l'origine du mouvement souhaitait imposer un nouveau schéma institutionnel. «Nous voulons la régionalisation des décisions en Bretagne. Il faut que les gens s'organisent par eux-mêmes, pour eux-mêmes. Il y en a assez que tout vienne de Paris», explique ce maire de gauche alternative. Mais que serait la Bretagne sans Paris ?

    Dimanche premier décembre c'est Mélenchon qui marche sur Bercy. Cela devient une habitude et l'on peut se poser la question que ferait Mélenchon s'il ne pouvait manifester ? Depuis l'arrivée de François Hollande à l’Élysée c'est sa troisième manif. D'une sixième république, il passe à une révolution fiscale contre la hausse de la TVA au premier janvier 2014. Comme on dit quand c'est trop c'est trop, de sorte que cette manif ne fut pas aussi importante qu'espérée, même si plusieurs milliers défilèrent de la place d'Italie au ministère des Finances.

    Ce que beaucoup attendaient c'est le moment ou ses appels feraient psitt. Pourquoi par que l'on sent qu'il ne manifeste que pour exister. Il a trop tiré sur la corde sans résultat provoquant même, au sein du mouvement une fronde avec les communistes, au sujet des élections municipales. Les communistes sans les socialistes dans de nombreuses communes perdraient ce qui leur reste. Alors, pour eux, il ne faut pas trop taper sur les socialistes.

    De cette manif surgit comme toujours la polémique du nombre de participants, la bataille de chiffres. Pour le Front de gauche ils étaient 100.000 pour les communistes ils étaient 70.000, pour la police ils étaient 7000.

    Selon Le Monde.fr, il y aurait eu combine entre Mélenchon et TF1 visant à faire croire au journal télévisé de 13 heures de Claire Chazal que Mélenchon était entouré d'une foule immense de manifestants, alors que c'était tout le contraire. Décidément TF1 ne recule devant rien pour une propagande contre François Hollande. Que l'on se rappelle les sifflets qu'il n'aurait pas reçus mais qui, dans le reportage de TF1, il recevait à sa descente de sa voiture à Oyonnax le 11 novembre. Une erreur volontaire ?

    Comme de bien entendu François Hollande s'est fait huer à la manif, Mélenchon a un problème avec le président depuis son élection. Alors il attaqua, bille en tête contre la TVA «qui est un impôt de l'ancien régime qui favorise les privilégiés qui le paient bien moins que les autres». N'oubliez pas qu'il fut socialiste et que la TVA existait à cette époque. Et de déclarer sur la remise à plat de la fiscalité souhaitée par Jean-Marc Ayrault, «nous avons décidé de le prendre au sérieux, donc de nous méfier», lança-t-il pour faire peur. Sous entendant qu'elle pourrait être profitable au Medef !

    Le problème du transport est autrement plus sérieux. Il est la cause d'une concurrence déloyale de camions étrangers qui envahissent nos routes. Il faut, là aussi, bien voir que le libéralisme européen est en train de tuer le transport routier de marchandises des Français. Notre situation géographique fait que la France est le pays que l'on traverse de l'Est vers le Sud, et vice et versa, de ce fait les transporteurs de l'Est prennent les marchés à nos entreprises.

    L'Europe a libéralisé sans harmoniser les conditions de travail, temps de conduite et de services, ni les charges sociales et les salaires.

    Les conséquences furent que les transporteurs des pays de l'Est prirent le marché. Ils sont devenus le second plus gros transporteur de l'Union après avoir dépassé l'Espagne récemment. Tous les pays les plus avancés de l'U.E, France, Allemagne, Royaume-Uni, Suède, Italie ont perdu leur marché export au profit de la Pologne, du Portugal, de l'Espagne.

    La dessus vint se greffer la TVA sur les centre équestres et l'industrie du cheval, d’où, la manif des poneys, des camions de chevaux mais vides et des caravanes le 02 décembre, bloquant les routes de l'Île de France. Le but converger au salon du cheval à Villepinte. On sait que l'industrie du cheval appartient à une classe qui ne donna et ne donne pas l'impression d'être dans le besoin. Mais comme le monde change, elle se démocratise devenant ainsi plus accessible à une catégorie sociale moins aisée. Mais c'est encore loin d'être une activité populaire, les coûts des cotisations pour cultiver ce sport sont élevés ainsi que l'équipement pour participer aux compétitions. Là encore, c'est le problème de l'Europe, une directive impose une conformité européenne sur la TVA entrainant une hausse de 7 à 20 %.

    L’Europe apparaît pour la France son cauchemar, nos avantages sociaux acquis de haute luttes syndicales minent nos difficultés à nous réformer, face aux décisions Européennes libérales qui détruisent nôtre tissu social, ainsi que la compétitivité de nos entreprises.

    c4nlogo

  • Ecotaxe, l'ultimatum de la droite bretonne contre la république,

    et des salariés aux ordres des patrons et de la FNSEA.

    Mais aussi l'imposture de Monsieur Marc le Fur bonnet rouge député des Cotes d'Armor qui vota l'échotaxe et manifesta contre !

    Des manifestants contre le portique à échotaxes du Pont-de-Buis, Finistère au contact avec les forces de l'ordre le 26/10/13. AFP/Fred Tanneau. Document le Monde.fr.

    Support Wikipedia Rien n'est cohérent dans cette révolte ou l'on voit la grande distribution, le premier syndicat agricole d'obédience UMP, et les patrons, qui manipulèrent leurs salariés leur faisant croire, dans un climat propice, que c'était le gouvernement responsable de la crise de l'agroalimentaire breton ! Un malaise qui vous révolte quand les premiers responsables sont les bretons eux-mêmes. L'écotaxe n'est qu'un défouloir qui arrive à la suite de l'annonce de plans sociaux dont sont responsables les patrons. Quant aux impôts qui seraient la cause de cette révolte ce ne fut qu'une manipulation honteuse. Rappelez-vous, déjà le 04 février 2009 au péage de La Gravelle en Mayenne de l'autoroute bretonne, plus de mille manifestants appelaient déjà à la suppression de cette taxe. Le collectif des acteurs bretons contre l'écotaxe présidé par le patron Partick Caré du Medef de Bretagne dirigeant d'une usine pharmaceutique à Rennes, organisait la rébellion par des réunions téléphoniques, au coup par coup, ne cessant d'être contre, ce qui fit qu'elle ne vit pas le jour, renvoyant au gouvernement socialiste cette patate pourrie. Ce collectif d'après Le Monde.fr regroupe avec la FNSEA les principales fédérations patronales.

    Qu'on se pose la question, qui paya les bonnets rouges qui furent distribués gratuitement ? Qui paya les pots de chrysanthèmes qui furent jeté sur les forces de l’ordre ? Surement pas les salariés manipulés comme des «esclaves», comme le clama Jean-Luc Mélenchon, toujours dans l'exagération. On assista là, à des manifestations d'une violence extrême, anti républicaines, xénophobes, impardonnables par une partie de la Bretagne qui souffre de plans sociaux, par l'inadaptation de son patronat à l'exportation, crachant sa haine contre le gouvernement non responsable des erreurs de la filière porcine qui ne cessa de polluer par une production à outrance prenant des libertés avec les normes environnementales. L'élevage intensif depuis 40 ans de centaines de millions de cochons à travers l'épandage de lisiers et l'utilisation massive d'engrais et de pesticides pour la culture du maïs, la filière porcine a abondamment et méthodiquement pollué les rivières et les nappes phréatiques, du Point.fr.

    Ce ne sont pas la faute des CRS, et des portiques de 600.000 à un million d'euros pièce mis en place par Ecomouv, mais plutôt celle de l'opposition UMP qui fit la loi et passa le marché à cette société, mais aussi la Commission européenne qui supprima les restitutions sur les exportations. L'écotaxe fut validée par un décret publié le 06 mai 2012 au journal officiel, le jour du second tour de l'élection présidentielle, comme un acte du pas fait exprès. Lire l'article des Echos.fr qui décrit la complexité de cet impôt kafkaïen et maudit, mais combien utile ! Quant à la signature du contrat avec la société Ecomouv chargée de collecter l'impôt, une première en France l'impôt étant toujours récolté par l’administration française, un héritage des années Sakozy bradant les obligations régaliennes par un contrat engraissant Ecomouv. Ce fut François Fillon, MKM ècologie, et Valérie Pécresse budget qui le supportèrent ce qui en surprend plus d'un jusqu'à Xavier Bertrand, que l'on charge une entreprise privée de colleter l'impôt. Mais c'est bien MKM qui signa le contrat, voir le document en PDF. Vive l'ambiance autour de MKM dans son camp à Paris pour les municipales ! Il faut savoir que nous donnons à Ecomouv 18 millions par mois en raison de sa non application, et que chaque borne détruite nous coûte 250.000 € à ajouter aux portiques. L'ardoise serait, déjà, d'après les informations de France 2 de 5,7 millions, en attendant la suite.

    Vive Sarkozy, Fillon, MKM et les autres.....

    Subventionnée par la politique agricole commune, la Bretagne ne fit pas l'effort de modernisation qui la préserverait de cette concurrence internationale. L'assistance est toujours un vilain défaut quand ce sont des exploiteurs qui en sont les bénéficiaires. La fin des restitutions européennes, prises discrètement le jeudi 18 juillet par la Commission européenne sur les exportations de poulets, un des éléments clés de la politique agricole commune depuis cinquante ans, en fut l'étincelle. Les poulets ne se vendent plus, trop chers. Les médias se sont bien gardés d'en faire l'écho, de sorte que ce qui survient aux poulets Doux et Tilly-Sabco champions du poulet exporté, apparaît être aux yeux de l'opinion, sous l'effet de mensonges de l'UMP, comme étant la cause de la surtaxation des impôts, l'imposture dans sa plus forte expression. Ces deux groupes de fabrication de poulets concurrencés pour l'export par le Brésil expédiaient chaque mois des millions de poulets surgelés vers le Moyen-Orient. Tilly-Sabco fut débouté en septembre de la procédure en référé contre Bruxelles qu'il avait engagée pour s'opposer à cette décision. Conséquence de la suppression, son PDG Daniel Sauvaget annonça qu'à partir de janvier l'entreprise cesserait son activité d'export de poulets. Celle-ci représente 90 % de son chiffre d'affaires, 136 millions d'euros en 2012, et occupe la quasi-totalité de ses employés, 300 sur 340 salariés. Les aides étaient partagées sur 70 millions de restitution 55 allaient pour Doux. Mais depuis des années ces sociétés de poulets savaient que ces aides seraient supprimées et qu'il fallait qu'ils changent leur logistique. Ce ne sont donc pas les socialistes responsables de la suppression de ces restitutions après de Bruxelles, mais l'ancienne majorité.

    Dans le cas de la filière porcine outre la pollution des nappes phréatiques par la production intensive de porcs le cas de Gad qui voit la fermeture de l’abattoir de Lampaul-Guimiliau, 850 salariés, et la fermeture du siège de Saint-Martin-des-Champs, 50 salariés, situés dans le Finistère, et celle du site de Saint-Nazaire en Loire-Atlantique, 60 salariés, est emblématique d'une logistique non adaptée face à la concurrence allemande, belge ou néerlandaise. C'est en fait l'image de la filière porcine qui pesa dans l'évolution structurelle du marché. La filière porcine française n’est plus européenne et devra se rendre à l'évidence de la loi du marché. Les marchés sont régis par l'Allemagne, par des entreprises comme Tonnies, qui avec plus de 15 millions de porcs abattus, devint le premier abatteur installé à Rheda-Wiedenbrück en 1997 , qui, au fil des ans sera le plus gros fournisseur spécialisé d’Europe. Plus de 3 000 personnes y abattent et y découpent 150.000 porcs par semaine, il pèse beaucoup plus lourd que les abatteurs français. L’Allemagne en 2011 a presque abattu 60 millions de porcs, devenant la production la plus importante d’Europe, dans des conditions environnementales exemplaires, nourrie des porcelets venant du Danemark et des Pays-Bas. Il est évident que la Bretagne ne peut lutter et ne peut que subir les lois du marché.

    Tout casser comme les bonnets rouges le firent ne mène nulle part sinon à plus d'exaspération. Quant à l'ultimatum, une folie, qui montre que les responsables bretons ne méritent rien d'autre chose que leur sort actuel. Le gouvernement qui chercha le dialogue pour trouver une solution reçoit injustement ce pavé dans la figure. Il ne peut que rester sur sa position, quant à financer la modernisation agro-alimentaire de la Bretagne, n'ayant pas été faite pendant les dix années de droite, ce serait une autre injustice à l'égard des autres régions qui souffrent également de la concurrence mondiale. Quant à ce que la commission de Bruxelles revoie sa politique des aides en faveur des restitutions agricoles françaises, c'est non !

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