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eaux troubles

  • Les états d'âme de la majorité,

    et la Sarkozie en eaux troubles.

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    Jean Sarkozy un gamin gâté


    Les dernières affaires Frédéric Mitterrand, Jean Sarkozy troublent la majorité UMP. Mais aussi la taxe carbone et puis sans vraiment l'avouer les difficultés de trésorerie avec le boulier fiscal, qui se referme sur Sarkozy, commence à peser lourd font que, eu égard au fait du prince, aucun dialogue direct n'est possible. La suppression de la taxe professionnelle, «voir le danger d'une coupure entre la France d'en haut et celle d'en bas par Alain Jupé ici », les impôts locaux augmentés en moyenne de 12 % dont une grande part est due à la réduction de la contribution de l'État pour les collectivités territoriales, font que c'est lourd à supporter, avec le découpage électoral autant de dossiers qui fâchent.

    Dire à Sarkozy ce que l'on pense est risqué, aucun poids lourd de la majorité n'ose s'aventurer sur la nomination prochaine de Jean Sarkozy à la tête de l'EPAD, le quartier d'affaires de la Défense, comment va-t-il le prendre ? Pourtant, il y a ceux qui savaient depuis le début et qui n'ont rien voulu dire incapables de penser différemment de Sarkozy et de voir le risque politique. Si d'aucuns disent trop souvent comme lui, ils sont méprisés, et de plus le président tolère mal aussi ceux qui affichent leur désaccord en public, en fait personne ne sait comment faire, et il ne faut surtout pas l'affronter sur ses relations familiales paraît-il. Même ses plus proches amis comme Brice Hortefeux, le parrain de Jean Sarkozy n'est guère à l'aise.

    Le lieu du dialogue n'est pas le conseil des ministres. «Sarkozy monologue, et après il dit ; Ah, j'aime bien quand on a ces discussions !», sourit un ministre. Mieux vaut trouver un aparté en marge des réunions à l'Élysée, profiter d'un déplacement en avion, faute d'obtenir un tête-à-tête. En fait, beaucoup dans la majorité n'auraient pas vu venir cette nomination, qui bien qu'elle soit décidée par une élection de 45 conseillers généraux tous élus par le suffrage universel, il apparaît bien qu'elle soit pipée, car qui oserait affronter Sarkozy père dans les Hauts de Seine, le département le plus riche de France ou la majorité des responsables tiennent leur légitimité de Nicolas Sarkozy ?

    Sur 18 membres du Conseil de l'EPAD, il y a quatre élus de gauche et quatre de droite (dont Patrick Devedjian, président du conseil général des Hauts-de-Seine et ministre de la relance) et un représentant de la chambre de commerce et d'industrie de Paris. Ainsi que neuf fonctionnaires nommés par quatre ministères, économie, équipement, culture, intérieur. M. Sarkozy est donc quasiment assuré de recueillir 14 suffrages. «La tradition républicaine veut que dans les établissements publics, les fonctionnaires ne votent pas pour élire le président», explique un bon connaisseur de la fonction publique d'État. Mais, à l'EPAD depuis dix ans, les fonctionnaires participent au vote. «Les neuf fonctionnaires s'attendent à recevoir des instructions», indique une source proche du dossier.

    En fait, pris au piège ceux de l'UMP qui pourraient avoir une influence sont réduits à accepter cette mascarade au risque de se fâcher avec le prince, cela laissera des traces. Rama Yade, toujours fine mouche, a averti hier qu'on «ne doit pas ignorer l'émotion que ce genre d'affaire peut créer dans l'opinion publique». Si les députés regimbent, c'est qu'au retour de leur circonscription, ils ont bien perçu ce malaise croissant, «On en a pris plein la tête ! Mitterrand, Sarkozy...»

    Or depuis peu, le maire PCF de Nanterre Patrick Jarry se présente en opposition à Jean Sarkozy de Nagy-Bosca et fils de Marie-Dominique Culioli la première épouse de Nicolas Sarkozy, un môme de 23 ans, une licence de droit à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne en redoublant après un passage en classe préparatoire au lycée Henri IV, un passionné de théâtre, nous sommes la risée du monde entier, la Chine, les États-Unis, l'Europe.

    Jean Sarkozy et la Chine.


    En fait, Jean Sarkozy n'est pas en cause, mais il faut un temps pour tout, il faut laisser le temps au temps comme disait François Mitterrand. Qu'il veuille faire de la politique, quoi de plus normal quand on baigne dedans depuis son enfance, mais avant il faut savoir pisser tout seul et à cet âge c'est un affront à ceux à qui l'on exige d'être apprentis plus âgés et plus diplômés avant d'avoir des responsabilités. Le centre d'affaires de la Défense, le plus important d'Europe, un patrimoine immobilier de 1,5 millions de m² de bureaux, ne demande-t-il donc pas de l'expérience ? Alors, avec une telle référence, on peut avoir la prétention d'être député, président des Hauts de Seine et puis accéder à des responsabilités plus importantes, tout le rêve d'Isabelle Balkany sa protégée, le Canard enchaîné page 4 du 14/10/09. C'est très grave s'il venait, par la suite, à être amené à des décisions engageant une politique d'enfant gâté ne connaissant que ce que permet l'âge de 23 ans en se prévalant d'une expérience acquise par son père aux commandes de la machine à piston, le Canard enchaîné.

    Pour Jean François Copé «La Nation se fissure en silence », la France est diverse. Il faut le vivre comme une chance. Alors que la majorité parlementaire gronde contre l'ampleur de la dette, contre la réforme des collectivités territoriales, contre la création de la taxe carbone, le président du groupe UMP de l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, prend du champ. Pour lui, le grand défi, c'est l'identité Française. Un thème mal traité «depuis trente ans» qui conduit à l'échec de l'intégration et au délitement silencieux de la nation. Il est temps, dit-il, de proposer «une nouvelle définition des valeurs de la droite».

    Jamais, jamais, je n'ai vu un tel coup de pied au cul plus grand affront à ceux qui travaillent dur pour vivre, est une honte. Bien entendu, dans son interview au Figaro interrogé sur l'âge de son fils, il répond, il n'y a pas d'âge pour être compétent, mais ce sont des paroles de ceux qui ne connaissent que peu de choses à la vie. Nul ne conteste la ténacité de son fils comme il le dit, mais est-ce suffisant ? Quelques soient les arguments évoqués, la décence voudrait que le président montre l'exemple, mais il lui manque quelque chose, est-il arrivé aux plus hautes responsabilités avec la sagesse qui convient, non ! Ce qui montre qu'il faut de la bouteille ce qu'il n'a pas eue, et il applique cette méthode à son fils, ce n'est pas lui rendre service.

    C'est donc une période de turbulences qui secoue la majorité et qui isole Sarkozy de certains de ses soutiens. En fait qui écoute Nicolas Sarkozy reste convaincu qu'il a raison, et c'est cela qui ne colle pas avec ce que ressentent les Français, il fait le contraire de ce qu'il avait annoncé, rappelez-vous ces propos sur les nominations qui ne seront jamais de complaisance.

    Quand à Frédéric Mitterrand, vous savez ce que j'en pense, voir ici, une affaire sordide de l'ouverture, une moralité de bordel, immoral, la culture ne suffit pas, un ministre est un tout.

    Le responsable n’est pas M. Mitterrand, dandy fantasque, flamboyant et pour beaucoup attachant, mais M. Sarkozy qui a cru pouvoir s’affranchir des règles de convenance par des nominations de coterie et sa volonté princière d’ajouter à ses trophées un nom connu à défaut d’être illustre. M. Mitterrand qui est un homme de cinéma, sait mieux que quiconque que lorsque le casting est raté, le film est voué à l’échec. Nul doute qu’il aura l’intelligence de comprendre qu’un ami haut placé l’a égaré dans une sphère où il n’a pas sa place et qu’il vaut mieux, sur la pointe des pieds, quitter le plateau avec sa douteuse petite morale personnelle sous le bras, Altermédia.Info .

    En fait pour François Hollande Nicolas Sarkozy perd non seulement les mains mais aussi les pieds, voir ici.

    Cet article a été écrit avant l'élection partielle de David Douillet qui est maintenant député d'une circonscription votant traditionnellement à droite, Poissy. Il l'emporte confortablement avec 52,1 % des voix sur le maire socialiste Frédérick Bernard. C'est bien, d'autant que Douillet est un parachutage dans une commune dirigée par un socialiste, en d'autres termes, même si l'UMP à des états d'âme leurs électeurs n'en n'ont pas, et Sarkozy a bien raison de profiter de cette désunion de l'opposition que ses électeurs ne supportent plus en n'allant plus voter, le taux de participation atteint 33,7 %, lamentable. Et Sarkozy de déclarer, bravo mon David, tu es la meilleure réponse que l'on pouvait avoir, l'opposition en prend plein la tronche, et le règne continu jusqu'à quand ?

    Le vrai Nicolas Sarkozy


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