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dette publique

  • La réalité c'est maintenant,

    la Cour des comptes met les socialistes devant le bilan de nos finances.

    Support Wikipedia On savait qu'elles étaient mauvaises mais on n'avait pas les chiffres, maintenant ils sont là. Faut-il croire pour autant que les socialistes négligeaient la situation des finances laissées par la gestion précédente, non ! Dans un détail précis probablement puisqu'ils ont demandé un audit sur leur état à la Cour des comptes dont le rapport est ici. N'est-il pas dans la logique politique de le connaître, quand on arrive au pouvoir, après dix années d'en avoir été écarté ? On sait bien que la gestion précédente influe sur la politique à conduire pour une nouvelle majorité. La Cour des comptes est seule en mesure de donner cet état précis et de conseiller les orientations, mais sans pouvoir de décision. C'est donc a partir de ses conclusions qu'une politique peut être engagée sur des bases saines. Quels que soient les niveaux de l’État il y a toujours, à la suite d'élections, une critique qui s'instaure entre la politique précédente et la nouvelle. C'est de bonne guerre dans la mesure où l'on reconnait ses erreurs.

    Il y a deux France et ce n'est pas une raison pour que la France battue, se comporte aussi lamentablement à l'Assemblée nationale lors du discours de politique générale de Jean-Marc Ayrault. Le respect de la gloire de cette Assemblée ou le destin de la France s'est forgé au cours des siècles méritait plus de respect. Cette droite battue n'a aucun honneur ! Ses snipers n'apportent aucune critique constructive, ils ne servent à rien.

    Les objectifs politiques sont différents à gauche de la droite, et l'analyse du bilan de nos comptes n'est pas la même. Faut-il s'en inquiéter, non dans la mesure où le but final est l'assainissement des comptes publics. Par contre ce qui peut changer c'est la manière d'y parvenir, c'est à dire sur quoi agir ? C'est toute la différence entre droite et gauche d’où, un conflit permanent. Comme notre situation est déficitaire et que notre dette souveraine n'a cessé de croître, que la croissance est quasi nulle, par quel bout prendre le dossier ?

    Le choix de gauche s'inscrit toujours dans une plus grande équité entre les Français. Il préserve toujours, autant que faire se peu la classe inférieure, par que c'est elle qui souffre le plus. On peut donc attendre plus de justice sociale sans espérer des miracles. On pourrait dire que c'est la différence entre droite et gauche, qui se résume à droite, par un allégement des impôts des classes aisées au détriment des plus faibles, et à gauche par un accroissement au détriment des plus riches, mais ce n'est jamais aussi tranché que ça. Plus que tout, c'est toute la mentalité qui est différente, c'est une autre expression de la république, une république plus solidaire, moins arrogante et prétentieuse.

    Notre dette publique s'élève en 2011 à 1717 milliards soit 86 % du PIB qui est de 1997 milliards pour 1937 milliards d'euros en 2010 pour - 5,2 % du PIB dans un déficit public de - 103 milliards d'euros. Il faut noter qu'il était de - 7,1 % en 2010 pour la même croissance du PIB en volume de 1,7 %. Rappelons que le PIB en volume, est le PIB en valeur affecté de l'indice des prix. En économie c'est le PIB en volume qui représente la quantité de biens et de services produits.

    Cela montre que l'activité s'est maintenue malgré que le taux de chômage se soit élevé à 9,8 % entre le quatrième trimestre de 2011 à 2012. Cela est dû à l’investissement des entreprises + 5,1 % qui a maintenu cette croissance. Par contre, la hausse des prix à la consommation de + 2,1 % est plus forte que celle de 2010 + 1,4 %. Malgré les efforts faits de réduction des dépenses, le déficit public reste élevé bien qu'il soit inférieur à celui de 2010 - 137 milliards.

    Avec une croissance du PIB de 3,1 % en valeur en 2011 par rapport à 2010, le déficit public aurait dû être de 2,6 % du PIB pour stabiliser la dette publique de 1595 milliards d'euros à son niveau de 2010. Or il est de 5,2 % c'est à dire qu'il s'est accru de 2,6 % soit 51,92 milliards d'euros en valeur en 2011. L'année 2011 n'a pas permit au gouvernement de stabiliser la dette publique à son niveau de 2010 !

    Pour la Cour des comptes, ce sont les prélèvements obligatoires qui ont constitués l'essentiel des recettes publiques. Les recettes publiques furent en 2011 de 50,8 milliards d'euros, tandis que les dépenses furent de 56 milliards d'euros. Ces prélèvements obligatoires sont le facteur d'augmentation du PIB de 1,4 point, ils représentent 29, 3 milliards d'euros. 1,1 point de PIB représente 23 milliards d'euros. Ces recettes qui ont réduit le déficit de l’État sont dues à des hausses d’impôts mais aussi parce que les normes de croissance des dépenses, en volume et en valeur, ont été respectées, de même que la règle de gel des dépenses fiscales.

    La Cour des comptes appelle pour le retour à l'équilibre structurel des finances des économies sur les dépenses ou des hausses de prélèvements à hauteur de 4 points de PIB.

    Elle pointe l'augmentation rapide de la dette qui, avec une croissance du PIB de 3,1 % en valeur par rapport à 2010, le déficit aurait dû être égal à 2,6 % du PIB pour stabiliser la dette publique à son niveau de 2010, en pourcentage du PIB, sans céder d’actifs financiers. Le déficit en 2011 a donc été presque deux fois plus élevé, (- 5,2 %) au sens de Maastricht qui est de 3 %. 1717 milliards d'euros de dette publique en fin 2011 soit + 122 milliards par rapport à fin 2010. Cette dette représente 67.000 € par personne ayant un emploi. On se rend bien compte que nos finances sont minées par notre dette publique, et que le précédent gouvernement n'a réussi à la réduire.

    Pour 2012, dans l'hypothèse de croissance donnée de 0,7 %, des aléas à la baisse entre 0,15 et 0,35 point de PIB sont envisageables. Ce risque porterait sur l’État et sur l’impôt sur les sociétés dont le rendement n'est pas encore appréciable. La croissance du PIB à 0,4 %, accroitrait mécaniquement le déficit de 0,15 point et le déficit public serait, finalement supérieur de 0,3 à 0,5 point de PIB à l’objectif du programme de stabilité pour 2012-2016.

    L'Union européenne avait recommandé de ramener le déficit à 3 % du PIB en 2013. Le tableau ci dessus donne les recommandations jusqu'en 2016 ou le déficit serait nul. Si comme dit le rapport, des ajustements sont possibles, le déficit de 3 % n'étant pas remis en cause. Cela signifie qu'il faudra gagner 1,4 % de déficit fin 2013, si le déficit fin 2012 reste dans la prévision des 4,4 % ? Comme l'on sait que 1,4 points représentent en gros quelques 30 milliards d'euros sans compter les dépenses nouvelles on mesure la charge en impôts et réduction des dépenses qu'il va falloir engager. De toutes évidences cet objectif ne peut être maintenu pour 2013 ! Dans sa déclaration de politique générale Jean-Marc Ayrault a déclaré que le gouvernement était élu pour cinq ans ce qui laisse implicitement supposer qu'il admet ne pouvoir atteindre les 3 % en 2013.

    Une dette publique supérieure à 90 % du PIB fin 2012 !

    Les opérations financières de soutien aux États de la zone euro, n'ajouteraient que 0,8 point de PIB à la dette publique, en plus des 2,4 points imputables au déficit, de sorte que la dette passerait de 86 % du PIB fin 2011 à 89,2 % fin 2012. Deux facteurs interviennent pour faire passer l'endettement au dessus de 90 % du PIB. Les interventions en faveur des États de la zone euro plus importantes que prévu fin mai et une croissance du PIB inférieure, à l’hypothèse du programme de stabilité. Il est donc vraisemblable, d'après le rapport, même dans le cas d'un déficit ramené à 4,4 % du PIB fin 2012, que la dette publique sera supérieure à 90 % du PIB fin 2012.

    Les perspectives pour 2013.

    Le rapport pointe une explosion de la dette et des charges d'intérêts. Le problème porterait sur les taux d'emprunts qui, bien qu'ils soient bas actuellement, la confiance des marchés risque d'être ébranlée. Les taux devraient remonter si l'on s'écarte trop de la trajectoire de la dette. Dans un scénario catastrophique ou aucune mesure de redressement ne serait entreprise, le déficit structurel de 2011 de 1,4 % ne diminuerait pas, la dette atteindrait 100 % du PIB en 2017 ....

    Le rapport pointe l'ampleur de l'effort à réaliser. Le déficit pour la Cour des comptes à une forte composante exponentielle, c'est peu dire. Cela tient aux incertitudes de croissance. Pour que la croissance du PIB soit de 1,75 % en 2013, comme le prévoit le programme de stabilité, il faudrait qu’une reprise ait lieu dès le deuxième semestre 2012, ce qui paraît très hypothétique. Les prévisions sont nettement inférieures, et l'on sait d'expérience que même les plus rigoureuses ne sont jamais tenues. La Commission européenne prévoit 1,3 %, le FMI 1 %, et l'OCDE 1,2 %. Donc on peut penser que la croissance ne sera pas de 1,75 % en 2013.

    Mais, ce rapport ne prend pas en compte la nouvelle orientation de la politique Européenne depuis l'arrivée de François Hollande. Il est prévu un volet croissance de 120 milliards d'euros !

    La décroissance des dépenses publiques engagée en 2010, 2011 est bénéfique, il faudrait qu'elle se poursuive comme le montre le tableau suivant :

    Les dépenses engagées par le nouveau gouvernement comme suite aux engagements de François Hollande, retraite à 60 ans pour ceux qui ont commencés tôt et qui ont leurs annuités, l'augmentation du nombre de fonctionnaires dans la police et l'éducation nationale, la justice, à effectif global constant, l'augmentation de l'allocation scolaire, l'augmentation du SMIC même si elle est raisonnable, devront être compensées par des recettes pour maintenir un équilibre. Les dépenses devraient rester en dessous de 0,5 % en volume comme montre le graphique. Or dans son discours d'investiture Jean-Marc Ayrault introduit un plan d'environ 7, 2 milliards d'euros de hausses d'impôts en 2012, Le Figaro.fr économie.

    Le rapport souligne que la conjoncture du déficit ne peut être diminuée que si la croissance du PIB est supérieure en volume à 1,4 %. Le PIB s'accroît de 0,2 point si la croissance est de 1,8 %, il diminue de 0,2 point si elle est de 1 %.

    En conclusion:

    Pour 2013 année charnière la trajectoire de finances publiques doit être respectée. L'engagement de ramener le déficit à 3 % du PIB en 2013, avec une croissance de 1% implique pour qu'il passe de 4,4 % à 3 % , un effort de 33 milliards d'euros hors coûts des contentieux sociaux. Impossible bien entendu à obtenir. Le rapport pointe une hausse de la TVA ou CSG qui peut être décidée à titre temporaire. Meures qui devront en tout état de cause tenir compte de nos déficits extérieurs et de la faible marge des entreprises et de la situation de l'emploi. Mais aussi la priorité absolue serait de renforcer l'efficience des dépenses publiques !

  • Fillon et le plan d'austérité dogmatique pour les agences de notation,

    sans potentialité de croissance !

     

     

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    Le Premier ministre Francois Fillon, accompagné du ministre de l’Économie François Baroin et de la ministre du Budget Valérie Pécresse, doit dévoiler mercredi 24 août à 18 heures des mesures nouvelles pour réduire le déficit. Document l'Express.fr, REUTERS/Eric Gaillard

     

    Support Wikipedia Nicolas Sarkozy et François Fillon ont accouché d'un patchwork de fond de tiroirs pour éviter de toucher à l'essentiel de leurs engagements c'est à dire tout pour préserver la classe supérieure et tout aux autres pour payer les nouveaux impôts. Comme le disait notre cher président, «je ne serais pas celui qui augmentera les impôts», mais comme à son habitude il n'a pas déclaré lesquels laissant aux Français le soin de les payer. Voyons, après avoir modifié l’assiette de l'ISF et accordé nombre d'avantages à cette classe sociale qui le soutien, pouvait-il en être autrement dans une période ou le spectre d'une dévaluation de note cote par les agences de notation se précisait. Un saupoudrage pour noyer le poisson comme c'est le faire notre président, alors qu'un plan clair s'appliquant sur les gros postes de dépense et de rentrées fiscales par une imposition franche des classes supérieures aurait été comprit par tous. Non, il va jusqu'à chercher l'application du taux normal de TVA à 19,6 % aux entrées des parcs à thèmes qui sont une détente pour les enfants, recette 100 millions, comme si ces 100 millions vont nous sauver du désastre, faut le faire ! Il aurait réduit les dépenses de la présidence, son salaire, les appointements de ses ministres qui sont des pions, députés et sénateurs que cela aurait eu un autre effet !Et puis, il y a les alcools, 0,3 milliards, les sodas 0,1 milliard par ce que ça fait grossir, et le tabac 0,1 en 2011 et 0,6 milliards en 2012 par ce que ça donne le cancer.

    Des gadgets que des gadgets, on grignote partout, mais les paramètres qui sont la cause de notre déficit ne sont que partiellement abordés. Par exemple, outre la TVA réduite sur la restauration un cadeau de plusieurs milliards sans aucun bénéfice palpable pour les Français qui n'est pas revue, la défiscalisation des heures sup de la loi Tepa, le paquet fiscal, quintessence de sa réflexion d'il y a quatre années, août 2007, et qui nous coûte très chère n'est plus appliquée aux entreprises, mais reste maintenue pour ceux qui en sont bénéficiaires. Le reste de cette loi à volé en éclats au cours des années. Le crédit d'impôt sur le revenu, l'allègement des droits de succession, l'ISF, l'abaissement du bouclier fiscal, ont été modifiés ou disparus. «Le travailler plus pour gagner plus» sur le dos des autres Français qui paient leurs impôts sur tout ce qu'ils gagnent ne le gène pas. Il s'en fout, ce qui compte c'est l'injustice fiscale qui lui permettra peut être d'être réélu. Ces millions de salariés qui en bénéficient représentent un réservoir suffisant pour lui donner les quelques points pour être au dessus des 50 %.

    Les chiffres sont accablants, 500 millions de crédit budgétaires seront annulés en 2011 et les recettes pour les finances publiques ne sont que de un milliard d'euros dès cette année, et parmi elles 200 millions d'imposition exceptionnelle des hauts revenus prévus en 2012 pour un revenu fiscal de 500 millions, c'est à dire après réduction de tous les avantages fiscaux, il faut le souligner. Et encore cette imposition est limitée à la durée du déficit, qu'importe c'est une bricole. Mais, n'ont-ils pas souhaité ces très riches Français dans leur cri «taxez-nous», de participer plus activement à l'effort national de réduction du déficit, se sentant gênés d'être ainsi protégés, de sorte qu'ils pourraient trouver que cette bricole n'est pas assez grosse. Décidément Sarkozy est intraitable.

    Comment voulez-vous faire de la croissance par une relance de l'investissement et de la consommation avec un tel programme ?

    Quand aux mesures d'austérité, elles sont de 11 milliards en 2012 pour tous classe supérieure et les autres, ce qui est insuffisant pour réduire notablement la dette mais assez pour éviter une décote de notre cote aux agences de notation. Dans cette optique le Gouvernement s’est déjà engagé à prendre pour 2013 des mesures en recettes supplémentaires pour un montant minimal de 3 milliards d’euros, dans le cadre de la loi de programmation des finances publiques. De plus un rabot de 10 % sur les niches fiscales s'ajoutera à celui voté l'année dernière et qui entrera pour sa part en vigueur en 2012. Un rapport de l'inspection des Finances nous éclaire sur ces niches fiscales. 

    C'est Le Figaro.fr qui révèle que 19 % des niches fiscales sont inefficaces et coutent à l’État 11 milliards d'euros. Mais ce n'est pas suffisant 47 % seraient jugées peu efficientes. Le graphique reproduit ci-dessous montre le détail de ces niches.

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    Le total est effarant 61,222 milliards perdus dans ces niches ! Mais combien rapportent-elles ? Certainement pas autant, on ne peut donc juger avec circonspection. C'est un rapport de 6.000 pages qui indique qu'il existe en France 470 niches fiscales réduisant les impôts et 68 niches réduisant les cotisations sociales et la CSG. Elles coûtent respectivement 66 et 38 milliards d'euros par an aux finances publiques. Mais les chiffres qui circulent sont incohérents entre eux. Ils évoquent aussi 500 dispositifs dérogatoires cumulant 100 milliards d'euros chaque année. Une économie de 15 milliards d'euros pourrait être faite, et même sans grand danger pour la croissance et l'équité près de 53 milliards d'euros, Les Echos.fr. Le rapport épargne la TVA sur la restauration et précise qu'il faudrait vérifier la qualité des emplois créés. Sur ce point la question est de savoir si d''autres pays de la zone euro ont autant de possibilités de réduction d'impôts, en particulier l'Allemagne ?

    La fiche de présentation des mesures référence Les Echos.

    http://www.scribd.com/doc/62999685/Fiche-de-presentation-des-mesures-de-rigueur

    Les gros postes pour 2012 sont,

    • Limitation de la possibilité pour les entreprises bénéficiaires de reporter leurs déficits dans le cadre de la convergence Franco-allemande, 0,5 en 2011 et 1,5 milliards en 2012,
    • Hausse de 1,2% des prélèvements sociaux sur les revenus du capital, 0,2 en 2011 et 1,3 milliards en 2012,
    • Suppression de l'exonération partielle de taxe spéciale sur les conventions d'assurance pour les contrats solidaires et responsables, 0,1 en 2011 et 1,1 milliard en 2012,
    • Suppression ou réduction des dérogations en matière de CSG, 0,8 milliards.

    Pour Jean-Louis Borloo dans le Parisien.fr, il faut réduire le salaire de ministres, pour une fois nous sommes d'accord, c'est mieux que cette bricole sur les parcs à thèmes. Il écrit plus fort. «On peut tout de suite augmenter de 19% à 25% le prélèvement forfaitaire libératoire qui s’applique au rendement du capital financier. Cela rapporterait deux milliards d’euros par an. Je suis également favorable à une nouvelle tranche d’imposition de 46% pour les hauts revenus. Et pour les très, très hauts revenus, c’est-à-dire plus d’un million d’euros par personne, je propose d’instaurer une taxe exceptionnelle de 4% pendant trois ans, ce qui ferait 50 % seulement pour trois ans. Enfin, les grandes entreprises paient moins d’impôts que les petites. Donc je propose pour celles qui sont cotées en Bourse, une taxe de 2% sur les bénéfices». Il supprimerait les niches fiscales pas celles qui touchent les foyers, mais celles réservées aux groupes qui vendent des filiales, qui sont exonérés de taxe sur les plus-values depuis 2004. «Il faut évidemment rétablir cet impôt». «Cela n’affectera ni la croissance ni l’emploi, et cela rapportera au moins six milliards d’euros». Bayrou n'a plus qu'à faire mieux.

    Quand aux socialistes c'est un peu chacun son programme montrant leur différence, bien qu'ils aient adopté le programme de leur parti. Ce n'est donc pas simple. 

    3Capture d'écran BFMTV.

    Pour Ségolène Royal «augmenter les impôts est la solution de facilité», «c'est la déprime». Elle a refusé «contre vents et marées d’augmenter les impôts et sa région a continué à avancer», souligne-t-elle. C'est très décevant. «C'est un plan qui, selon moi, fait l'impasse sur des mesures structurelles. Il n'y a pas de contribution significative des grandes fortunes. Pas de mesures de régulation du système bancaire et de taxation des mouvements de capitaux. Et rien contre la fraude fiscale, qui représente 45 milliards d'euros par an». Quand on est à l’Élysée, on ne peut se contenter d'éviter le pire. Tout ce qu'on retient de ce plan, «ce sont des taxes et des impôts nouveaux, alors qu'il faut mettre en place un cercle vertueux». Ma priorité, «c'est la relance de l'activité économique, à travers notamment un vaste plan en faveur des PME». Il faut leur faciliter l'accès au crédit bancaire, créer une véritable agence de l'innovation industrielle et une banque publique qui leur soit dédiée. Avec cette position sur les impôts, elle se démarque du programme des autres primairistes du PS.

    3Document La tribune actualités

    Pour François Hollande «la gauche doit dire quels impôts elle augmentera et qui les paiera». «Bricolage en matière de redressement des finances publiques et injustice dans les choix de dépenses comme de recettes». C'est le dernier budget du quinquennat, «donc il résume une politique». «Elle s'est révélée défaillante au double plan de l'équité et de l'efficacité». Nicolas Sarkozy laissera à son successeur une situation exceptionnellement dégradée de nos comptes publics et sociaux.

    3Capture d'écran France 2.

    Pour Marine Aubry «il faut faire effectivement une économie de l'ordre de 10 milliards d'euros, mais il faut encore une fois cibler une relance de la croissance par l'investissement, par l'emploi avec une conséquence en effet de moins de 10 milliards pour les finances publique, c'est un chemin. nécessaire».«La France souffre d'un triple déficit, «déficit de finances publiques, déficit d’emploi, déficit de compétitivité». «S’attaquer à l’un sans les deux autres est une impasse». L’efficacité c’est trouver un chemin qui concilie croissance et réduction des déficits. Le sérieux, ce n’est pas l’austérité, «c’est une politique cohérente de relance et de réduction des déficits». «Il faut inventer un nouveau modèle économique, social et écologique qui permettra de relancer notre économie, de créer des emplois, d’engager la transition énergétique et de rendre la société plus juste et sûre».

    Pour Thomas Piketty Directeur d'études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) et professeur à l’École d'économie de Paris, tout cela me paraît totalement absurde. Quelques mois après avoir perdu 2 milliards d'euros d'argent public au bénéfice des contribuables de l'impôt sur la fortune, «soyons clair, d'après les propres chiffrages du gouvernement, la réforme de l'impôt sur la fortune décidée avant l'été va faire passer ses recettes d'un peu plus de 4 milliards d'euros à moins de 2 milliards d'euros». «Le degré d'irresponsabilité budgétaire de ce gouvernement est flagrant alors que la situation des finances publiques est grave».

    A cela, la bonne nouvelle est l'augmentation du chômage fin juillet, elle est de 1,3 % par rapport au mois précédent, soit 36.100 personnes de catégorie A et sur un an il croît de 2,8 % selon les données de la Darès du 25 août. Il concerne  2.756.000 personnes. Au total, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégories A, B, C s’établit à 4.128.000 en France métropolitaine fin juillet 2011, 4.391.900 en France y compris les DOM. Ce nombre est en hausse de 0,6 %, 24.300 personnes, au mois de juillet. Sur un an, il augmente de 4,3 %.

    Ceci montre que sans croissance l'emploi ne peut se développer et le chômage augmente. Il est évident qu'il montre l'échec total de la politique de Sarkozy avec l'augmentation de la dette et de la sécurité. Les cadeaux faits n'ont pas bénéficié aux Français, ils n'ont pas été employés pour l'investissement mais pour les paradis fiscaux, ce qui était prévisible depuis le début du quinquennat lorsqu'il approuvait la fuite fiscale de son grand ami Johnny Halliday.

    Le prochain article sera l’université d'été du PS une OPA Aubryste,

  • La dette le cancer de nos économies,

    incompétence et idéologie politique ?


    Support Wikipedia Actuellement les grands médias et les politiques qui nous dirigent qui ont des craintes d'une partition de la zone euro et de voir notre cotation baisser malgré la rigueur et les coupes sombres dans les services publics, les dépenses de santé, l'éducation, et j'en passe, comme ceux qui espèrent gouverner qui trouveront une situation d'endettement telle qui fait dire à François Hollande «la dette est l'ennemie de la gauche et de la France», font une fixation sur elle par ce qu'elle plombe notre économie. Bien que le gouvernement soit silencieux espérant que les agences de notation ne nous dégradent pas, la dette publique de la France de 84,5 % du PIB à 1.646,1 milliards d'euro au premier trimestre fait peur, voir «Christine Lagarde que vaut-elle», et les socialistes craignent de ne pouvoir assurer la politique pour laquelle ils seraient élus. C'est le grand désarroi à droite comme chez les socialistes qui ne savent plus si leur programme tient la route. François Hollande préconisant la poursuite de la rigueur. L'exemple Américain nous le démontre, Obama a trouvé une situation catastrophique dont il supporte les conséquences qui endommage son objectif d'amélioration des conditions sociales et économiques de son pays mises à mal par la politique républicaine précédente. Mais aussi pour les pays de la zone euro au bord d'une partition, par ce que le temps de réaction de la politique Européenne est un temps long par rapport à celui des marchés. Il faut une décision des chefs d’États, et comme l'Allemagne et France ont des divergences sur une décision d'aide à la Grèce, pour les Allemands c'est «nitch», celle-ci va se trouver en cessation de paiement de ses agents et du fonctionnement du pays, d’où de grands risques sociaux provoquant un risque d'éclatement de la zone euro. Aujourd'hui Sarkozy et Angela Merkel se rencontrent pour préparer le sommet de demain 21 juillet.

    Les chefs d’État se réunissent pour solutionner le plan d'aide à la Grèce et rassurer les marchés sur la stabilité de l'euro. C'est de sa crédibilité qu'il s'agit. Le Premier ministre grec, Georges Papandréou, a appelé l'Europe «à se réveiller» et a reçu le soutien de la chef de la diplomatie Américaine, Hillary Clinton, en visite dimanche 18/07 à Athènes. Aux États-Unis, on estime que les pays Européens ont largement les moyens d'aider l'économie Grecque, qui ne pèse que 3 % de l'économie Européenne. La note est de 115 milliards d'euros, c'est parfaitement gérable si les marchés continuent à la soutenir.

    Il y aurait le feu, puisque toutes les infos ne cessent de nous polariser sur la dette des États créant ainsi un sentiment de crainte à l'opinion publique sur une récession alarmante puisque 90 banques Européennes dans 20 pays ont subi des tests de résistance pour vérifier leur solvabilité, voire Les Echos. 8 de ces banques ne seraient pas à la hauteur et devraient lever 2,5 milliards d'euros et 16 autres afficheraient un ration de solvabilité juste au dessus du minimum requis. Nous devons donc nous attendre à une austérité pénible, ce n'est pas pour rien que la solvabilité des banques Européennes a été contrôlée. Certes, ce n'est pas la première fois, c'est la troisième fois que ces tests sont effectués, mais cette fois-ci ils ont été plus contraignants, et jamais ils ont marqué une période aussi critique à cause de la crise Grecque, qui risque de s'étendre à l'Espagne et à l'Italie. Il fallait donc s'assurer qu'elles étaient suffisamment capitalisées pour faire face à une demande des pays de la zone euro. Or, une étude de JPMorgan Cazenove pointe les banques qui doivent se recapitaliser. BNP Paribas, Société Générale et Crédit Agricole figurent sur la liste. Les banques Européennes pourraient devoir lever 80 milliards d'euros, pour rassurer les marchés. Un rapport piloté par l'analyste Kian Abouhossein, estime que, si le niveau des réserves obligatoires est strictement respecté à 7%, près de vingt banques devront lever de l'argent frais, Le Figaro.fr.

    La dette souveraine des pays de la zone euro qui mine leur économie inquiète, provoquant la déprime des places boursières, si elle s'emballe et dépasse le seuil critique de 95 % de leur PIB ne pouvant plus la maîtriser. Mais il n'y a pas que ce paramètre, il faut y associer leur situation interne qui rend délicat tout plan de rigueur. La dette souveraine est la dette des pays souverains, comme la France, l'Italie, .... et ceux-ci sont qualifiés en fonction de leurs possibilités de remboursement qui dépend de leurs performances économiques et de leur gestion budgétaire, et sont ainsi confrontés à la confiance des banques qui ne prêtent qu'en état de confiance. Une dette souveraine comme celle de la Grèce qui représentait 144 % de son PIB en 2010, et du fait de ses difficultés de paiement, font qu'elle apparait aux banques dans une situation de faillite pour assurer le fonctionnement interne de son économie et les salaires de ses agents, mais aussi pour le remboursement de prêts, «ne voyant pas dans sa possibilité productrice de richesse le moyen de retrouver un équilibre budgétaire». Elle entrainerait par effet boule de neige les autres pays dans une spirale catastrophique de la zone euro. C'est donc un ensemble de paramètres qualitatifs et quantitatifs avec la solidité des institutions des pays qui fait que les banques cotent leurs possibilités de prêts. Si les agences de notation dégradent leur cote le crédit augmente par le taux du prêt rendant de plus en plus difficile son remboursement tout en dégradant les conditions sociales, c'est un système divergeant.

    Cette situation économique est essentiellement la conséquence de l'orientation politique des dirigeants qui appliquent souvent, par dogmatisme, la politique de ceux qui les ont soutenus mettant ainsi dans le rouge les finances de leur pays s'ils se privent des rentrées d'argent par des réductions d'impôts inadaptées au pays. Vouloir par exemple faire de la France un pays libéral comme les États-Unis alors que son fondement est latin, est une grave erreur. La culture Française n'est pas adaptée par ce que plus orientée vers le soutien de l’État à l'économie et au social. De même, toute gestion dogmatique de sens opposée portant à des prélèvements trop importants sur les classes aisées pour favoriser les conditions sociales de ceux qui les ont soutenus conduit également à détruire tout initiative de richesse, bien que ceux qui ont la puissance de l'argent ont tous les moyens pour échapper à l'impôt, voir «La mondialisation des CAC 40 les soulage de l'impôt». Si l'on ajoute à cela dans un cas comme dans l'autre la passivité à agir rapidement pour préserver son électorat, on devient la proie des marchés et des banques qui deviennent maîtres de la situation. Les dirigeants politiques n'étant plus que des exécutants. Ceux qui en souffrent le plus, sont toujours les classes inférieures quelle que soit la politique menée puisqu'elles représentent le plus grand nombre sur lequel toute action est rapidement positive.

    L'agence Moody's qui est une société d'analyse financière d'entreprises et d'organes gouvernementaux a placé l'Italie sous surveillance en la notant «Aa2» sous perspectives négatives en raison de ses faibles capacités structurelles, une faible productivité et un marché du travail au bord du gouffre, avec un taux d'endettement de 1.900 milliards d'euro donnant un rapport de l'ordre de 120 % de son PIB en augmentation par rapport à 2010, ce qui plombe le gouvernement à réduire le déficit. Combien de jeunes fortement diplômés comme en Espagne, voire la France ne trouvent pas de travail dans un pays de plus de 60 millions d'habitants ! Le plan d'austérité de 40 milliards annoncé le 30 juin devrait en 2014 ramener le déficit à 0,2 % contre 4,6 % en 2010. De la même façon une autre agence de notation Standard & poor's abaisse la notation de la Grèce de deux crans à l'indice «B» et l'agence Moody's devrait suivre abaissant sa cotation de deux à trois crans, rien de réjouissant pour ce pays qui ne peut seul faire face à ses obligations. En un an le déficit public de la Grèce s'est creusé de 12,9 %, malgré le plan de soutien de l'Union européenne et du Fonds monétaire international. Sur les cinq premiers mois de 2011, le déficit budgétaire s'établissait à 10,275 milliards d'euros alors que l'objectif était de 9,072 milliards. Ce résultat découle surtout d'un manque à gagner de 1,936 milliard sur le total des recettes par rapport aux objectifs fixés par le budget. Les dépenses budgétaires, elles, sont en hausse de 6,4 % par rapport aux cinq premiers mois de 2010, à 27,592 milliards, soit 1,015 milliard de plus que prévu. De même l'autre agence de notation Fitch Ratings a abaissé la note Grecque à «B+» en raison des rentrées fiscales moindres que prévu. Les agences de notation parient sur une banqueroute du pays après les 110 milliards d'euros de prêts sur trois ans promis l'an dernier à Athènes par les Européens et le Fond monétaire international, qui s'avèrent insuffisants, «on parle de 80 milliards d'intervention nouvelle» du FMI et des Européens, a indiqué le ministre Belge des Finances, Didier Reynders. Tout ceci montre un certain flou dans les infos, il est difficile d'y voir bien clair !

    Aux États-Unis la situation est critique et Obama n'arrive pas à avoir l'accord des républicains à la Chambre des représentants pour augmenter les impôts. Il avait accepté un plan de réduction du déficit de 4.000 milliards de $ sur dix ans. 3.000 milliards en coupent budgétaires et 1.000 milliards de recettes fiscales. Inacceptable pour les républicains qui contrôlent le Congrès et qui ne veulent pas entendre parler de hausses d'impôts. Les avertissements de la FED Réserve Fédérale Américaine pressent le Congrès d'agir pour maîtriser les comptes publics avant que les marchés imposent leur loi, ainsi que les républicains toujours prêts à critiquer la gestion démocrate et les agences de notation qui préviennent que  la cote AAA n'est pas  éternelle. La dette Américaine se creuse chaque jour de 4 milliards de $ supplémentaires. A ce rythme, selon le Trésor, elle dépassera entre avril et mai le «plafond» fixé par le Congrès à 14 290 milliards de dollars, la date butoir étant le 02 août. La dette Américaine atteint 95 % de son produit intérieur brut alors que pour la zone euro il est de 80 %.

    Quelles conséquences pour l'Europe, le dollar comme l'euro sont en panne cela risque de mettre en danger la reprise, de prolonger de grands déséquilibres internationaux et l'instabilité des taux de change. Après le 02 août si le plafond de la dette n'est pas relevé à 2.400 milliards en trois fois comme le souhaite Obama les États-Unis seront en défaut de paiement, les retraites ne pourront plus être payées et les États-Unis ne pourront plus emprunter. Cela revient à dire qu'ils ne pourront plus financer leurs dépenses de guerre et importer. Le commerce de la zone Euro avec les États-Unis s'en trouverait très affecté, ce qui inquiète les marchés.

    La carte de la dette publique en % du PIB dans le monde

    Cliquez sur la carte, source Wikipédia.

    La dette publique est constituée par l'ensemble des engagements financiers des administrations publiques. Est-elle définie de la même façon partout ? En France, Les administrations publiques recouvrent un périmètre plus large que l'État, entendu au sens strict. Le secteur des administrations publiques comprend les administrations publiques centrales, les administrations publiques locales et les administrations de sécurité sociale». La dette publique n'est donc pas la dette du pays, entreprises et ménages compris, mais seulement celle de l'ensemble des administrations publiques. Cette dette est généralement calculée de manière brute, les actifs des administrations ne sont pas soustraits au passif. D'autre part, certains engagements des administrations ne sont généralement pas pris en compte, en particulier les charges futures liées aux retraites des agents publics. La dette brute est donc plus élevée que la dette nette puisque l'État possède des actifs, à la fois financiers, actions, etc. et physiques, terrains, immeubles etc., qu'il faut soustraire à la dette brute pour obtenir la dette nette. La dette brute surestime le problème de la dette. Par exemple, la dette publique Française au sens de Maastricht était, en 2006, de 63,6 % du PIB. Si l'on soustrait à cette dette, les actifs financiers, on obtient la dette financière nette qui n'est plus que d'environ 40 % du PIB. Et si l'on calcule le patrimoine public, en intégrant l'ensemble des actifs physiques, le solde est positif, d'environ 38 % du PIB.
    Deuxième limite, elle conduit à présenter comme importantes des opérations qui sont en fait neutres pour le patrimoine public, par exemple un remboursement de dette par une vente d'actifs publics, tels que des terrains ou des participations dans des entreprises,
    ou inversement une nationalisation payée par une émission de dette. En fait la richesse patrimoniale du pays est un facteur sécurisant pour les marchés.

    Par ailleurs, elle sous estime la dette. Elle ne tient pas compte des engagements financiers que l'État s'est engagé explicitement à payer, notamment de manière contractuelle, comme ses emprunts. Cela met de côté les engagements comme les retraites futures des fonctionnaires. Cette convention statistique, à l'inverse de la précédente, a tendance à sous estimer la dette publique.

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