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dette grecque

  • Ce second plan du 21 juillet pour la Grèce,

    coûtera 15 milliards d'euro à la France !


    Support Wikipedia Ce ne sera qu'une conséquence indirecte estimée à 15 milliards qui agira sur notre endettement d'ici à 2014 a annoncé François Fillon. En fait elle accroitrait notre dette à 32 milliards comme l'annonce les Échos.fr. Elle n'aurait pas de coût direct sur nos finances, mais elle aura un coût indirect puisque la France va participer à travers des garanties «pour assurer», le terme employé est, «apportées» sur les prêts qui sont consentis par le Front Européen de Stabilité Financière, FESF. En sommes, nous allons emprunter de l'argent à hauteur probable de 15 milliards d'euros pour assurer notre engagement au plan de sauvetage de la Grèce. Comme la contribution de la France au premier plan de sauvetage de la Grèce décidé l'an dernier représente 16,8 milliards d'euros sur trois an, le second plan va au total accroître la dette de la France de l'ordre de 32 milliards d'euros.

    La dette publique de la France au premier trimestre 2011

    C'est donc nous qui allons payer pour les erreurs commises par nos dirigeants d'avoir accepté dans la zone euro des pays qui n'avaient pas le potentiel politique pour maîtriser leur gestion et qui ont laissé aller leurs dépenses sans avoir mis en place les réformes administratives d'un État responsable pour juguler la corruption. Notre engagement à soutenir le pacte de stabilité de la zone euro va dans le sens d'une gouvernance de l'UE. Les États membres vont être de moins en moins souverains. Ils ne maîtrisent déjà pas leur politique monétaire ni leur politique de change, mais ils vont maîtriser encore moins leur politique budgétaire, voire leur politique fiscale. C'est donc un engrenage qui peut nous emmener à intervenir contre la souveraineté de ces pays et réciproquement, donc contre leur peuple, voire contre nous. Le problème qui se pose est que se passerait-il si certains pays, dont nous, continueraient a être les «mauvais» de l'Europe ? On ne peut toujours colmater sur le dos des autres, voire de nous, leur défaillance de gestion financière, nous avons aussi nos difficultés. Les gouvernants des pays de la zone euro sont élus par leurs citoyens, et il se peut que le résultat des urnes soit à l'opposé de la politique Européenne de droite actuelle. La voie politique prise est donc une folie qui pour le moment permet de sauver la Grèce mais aussi le Portugal et l'Irlande. Elle prend un grand risque sur l'avenir. Il aurait mieux valu faire une partition de la zone euro entre les pays à gestion semblable et ceux qui sont fragiles en leur donnant la possibilité d'une sortie de l'euro ce qui permettait par une dévaluation de leur monnaie de retrouver un équilibre correspondant à leur forme de gouvernance. L'élargissement de l'Europe à 27 et la zone euro à 17 est la plus grande des erreurs de nos gouvernants pour l'avoir faite sans l'assentiment des peuples. Le traité de Lisbonne du 13 décembre 2007 a été ratifié par la plupart des États membres par voie parlementaire, l'Irlande non, ce qui ouvre la porte à toutes les contestations d'un gouvernement de la zone euro. Le fédéralisme Européen ne peut avoir de réalité nous sommes trop différents.

    Si on analyse ce qui apparaît du sommet des 17 pays de la zone euro à la suite d'un accord a l'arraché entre Angela Merkel et Nicolas Sarkozy on s'aperçoit que le défaut partiel de paiement de la Grèce paraissait inévitable, la dette de la Grèce n'étant pas soutenable de l'avis des spécialistes. D'une part, trop de temps mit pour mettre sur pied un accord de garantie sur les dettes, après le prêt de 110 milliards d'euro en mai 2010 sur trois ans à la Grèce accordé par la zone euro et le FMI, on ne voit pas pourquoi il a fallu attendre qu'elle soit au bord du gouffre pour agir, c'est à dire aux plus mauvaises conditions. Fallait-il que les pays concernés soient en grande difficulté pour qu'ils acceptent de perdre une part leur souveraineté ? L'accord, dont on ne voit pas précisément ce qu'il apporte d'autre dans l'immédiat, que de prolonger les délais de remboursement de 7,5 ans à 15 ans, ce que l'on nomme la maturité, et la réduction des taux d'intérêts entre 4,5 % à 3,5 % pour les anciens prêts consentis dans le cadre du FESF. L'Irlande et le Portugal bénéficieraient du même avantage. Il a une forte valeur politique de soutien des États majeurs ce qui permet de soulager la Grèce sans que les membres de la zone euro mettent la main au portefeuille

    De plus, qu'est-ce que serait ce défaut partiel de paiement ?

    Et bien les banques privées, assurances, fonds de pension qui possèdent 150 milliards d'euros d'obligations Grecques devront participer à l'allègement de la dette. Ils auraient accepté une perte de sèche de 21 % de la valeur actuelle leurs titres, selon un document interne à la zone euro, belga.

    La participation du secteur privé au plan d'aide est limitée à la seule Grèce et n'est pas envisagée pour d'autres pays les plus fragiles de la zone euro, comme l'Italie.

    En première ligne se trouvent les banques porteuses de «Crédit défault swap CDS qui sont sur le plan financier ce que sont les contrats d'assurance pour le privé. En d'autres termes des instruments financier destinés à se prémunir contrer les risques du crédit, principalement détenus par des hedge funds, fonds de couverture, et des banques». Un défaut de paiement entraine leur déclenchement. L'acheteur de la protection verse une prime «ex-ante», au préalable, calculée sur le montant notionnel de l'actif au vendeur de protection qui promet de compenser «ex post», après les faits, les pertes de l'actif de référence en cas d'événement de crédit précisé dans le contrat. C'est donc aux investisseurs porteurs des CDS qui se sont engagés à se substituer à l'émetteur défaillant de mettre la main au portefeuille.

    En outre elles auront le choix entre trois options,

    • Se faire racheter leurs créances, à un prix moindre que celui auquel elles ont acquis les obligations de l’État grec.
    • Échanger les obligations Grecques qu'elles détiennent contre des titres de plus longue durée, jusqu'à 30 ans. Cela permet de rééchelonner la dette.
    • Prêter à nouveau de l'argent à la Grèce lorsque celle-ci rembourse les dettes arrivées à échéance.

    Le tout pour un montant de 49 milliards d'euros.

    Le nouveau plan de 158 milliards apparaît être ainsi constitué de 109 milliards d'euro pour l'Europe, c'est à dire nous et le FMI, et de 49 milliards d'euros des banques privées dont 12 milliards de rachat de dettes et 37 milliards de leur contribution volontaire.

    La conférence de presse de Nicolas Sarkozy après le sommet des 17.


    Sur le plus long terme, les banques apporteront une contribution encore plus substantielle, chiffrée à 135 milliards par Nicolas Sarkozy. L'Institut de la finance internationale, IIF, le lobby des grandes banques internationales a de son côté détaillé ces mesures dans un communiqué, évoquant 54 milliards d'euros de la mi-2011 à mi-2014 et un total de 135 milliards d'euros à partir de mi-2011 à fin 2020. «Nous avons décidé de soutenir la Grèce en tant que membre de l'euro et de la zone euro. C'est un engagement déterminé», a assuré Nicolas Sarkozy. «Nous sommes conscients des efforts demandés aux Grecs, l'ensemble des pays de la zone euro ont décidé d'être à leur côté, on ne peut abandonner un membre de la zone euro à partir du moment ou celui-ci s'engage dans un programme de réforme», a-t-il ajouté. Le président de l'Union européenne (UE) Herman Van Rompuy a confirmé la participation du FMI, qui avait encore jugé cette possibilité «hypothétique» plus tôt dans la journée. «Nous avons conclu un accord sur un nouveau programme d'aide pour couvrir entièrement les besoins de financement» de la Grèce, qui «sera financé à la fois par l'Union européenne et le FMI», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

    En outre avant la fin de l'été Nicolas Sarkozy et la chancelière Angela Merkel  feront des propositions pour améliorer la gouvernance de la zone euro, alors que des voix s'élèvent pour une gestion plus fédérale de sa monnaie. Ils se seraient convaincus de la nécessité d'une gouvernance économique ambitieuse et volontariste.

    Pour Georges Papandréou la dette Grecque sera réduite de 26 milliards d'ici 2014. Ces 26 milliards d'euros représentent 12% du Produit intérieur brut national. En outre, le pays va bénéficier d'échéances plus importantes pour rembourser les nouveaux prêts promis par l'Europe et de taux d'intérêt plus avantageux, qui vont réduire le service de la dette. «Cela permettra à la Grèce d'avoir accès aux marchés plus tôt» que prévu jusqu'ici pour emprunter elle-même, ce qui lui est interdit actuellement, a-t-il dit. «Cela donne un répit à la Grèce et à la zone euro», a-t-il ajouté.

    Les marchés financiers ont été soulagés par l'accord sur la Grèce. La réaction positive a été immédiate, sitôt connues les grandes lignes du projet d'accord, peu avant la clôture des Bourses européennes. A la clôture, la Bourse de Paris a gagné 1,66%, Londres 0,79%, Francfort 0,95%, Madrid 2,93% et Milan 3,76%, lire la suite sur 7 sur7, 24/24 7/7 info et sport.

    L'agence de notation Fitch va placer  la dette de la Grèce en défaut partiel provisoire, Les Echos.fr. Selon elle, le précédent créé avec la participation du privé dans le nouveau plan réunissant l'Union européenne et le FMI, tel que décrit par l'Institut de la finance internationale (IFI), constitue un événement «de défaut partiel». Une note plus élevée sera par la suite attribuée à la dette souveraine Grecque et sera vraisemblablement située dans le bas de la catégorie spéculative, a précisé Fitch. «Fitch considère que la nature de la participation du secteur privé constitue un événement de défaut partiel. Cependant, la réduction des taux d'intérêt et l'allongement des maturités pourraient donner à la Grèce l'opportunité d'un retour à la solvabilité, en dépit des défis gigantesques qu'elle affronte», a déclaré David Riley, directeur de la notation des dettes souveraines chez Fitch, dans un communiqué. «L'accord conclu jeudi constitue une étape importante et positive pour garantir la stabilité financière dans la zone euro», a-t-il estimé.

    En conclusion, cela suffira-t-il au redressement de la Grèce et à une meilleure gestion des pays à fort endettement ?

    Pour Ségolène Royal, le sommet Européen n'apporte que des colmatages provisoires. «Les conclusions de ce sommet sont à court terme et n'engagent aucune reforme de structure comme si les dirigeants européens étaient tous prisonniers des échéances électorales et n'avaient pas le courage d'agir, une fois de plus». Pour François Hollande l'accord sur la Grèce est insuffisant. «C'était un accord nécessaire mais il est aussi tardif qu'insuffisant», a-t-il déclaré sur France Info. «Il y a un soulagement. Les marchés vont pendant un certain temps être apaisés, d'autant que ce sont les États qui vont faire l'effort principal», a-t-il ajouté.

    On se demande ce qu'ils auraient faits ?

     

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