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dette américaine

  • La dette Américaine le calvaire d'Obama,

    de l'intransigeance républicaine pour ses 50 ans.

    Bon anniversaire Monsieur le Président.

     

    Support Wikipedia Beaucoup suivaient le match démocrates contre républicains avec pour arbitre le président Obama acculé à relever le plafond de l'abyssale dette Américaine de 14.294 milliards de dollars presque 100 % du produit intérieur brut des États-Unis. La date limite était le 02 août 2011. Au delà de cette date la gestion Obama ne pouvait plus payer ses G.I en guerre d'Afghanistan et d'Irak, soutenir le développement de son armée, payer son administration ainsi les pensions des retraités et autres obligations, par exemple rembourser les créanciers étrangers, autant dire que la première puissance mondiale se trouvait en défaut de payement ! Toutes les places financières mondiales étaient dans la crainte de ce défaut de payement et les agences de notation s’apprêtaient à dégrader la cotation AAA depuis un siècle des États-Unis, de l'impensable il y a quelques temps. Depuis plusieurs mois  les deux partis ne parvenaient pas à s'accorder sur les moyens de réduction du déficit public condition indispensable au relevage du plafond de la dette. D'un coté les démocrates voulaient augmenter les impôts des classes les plus aisées en consentant également des réductions de charges ce qui faisait déclarer à Obama que ce projet était équilibré, tandis que du coté républicain la réduction du déficit ne devait porter que sur celle des charges sociales refusant même des coupes dans les dépenses militaires, 1.200 milliards de dollars, conditions indispensables à leur accord pour relever le plafond de la dette jusqu'à la prochaine élection présidentielle. Autant dire que cette situation ubuesque à plombé à la fois démocrates et républicains auprès des Américains mais aussi par ricochait le président Obama accusé de ne pas savoir gérer la crise.

    La loi Américaine permet au gouvernement à s'endetter jusqu'au plafond fixé par le Congrès qui comprend le Sénat des États-Unis et la Chambre des représentants. Il est dirigé par deux présidents, le président du Sénat Joe Biden, démocrate, et John Boehner président de la Chambre des représentants, républicain. Le Sénat américain représente les États et la politique nationale, alors que la Chambre s'occupe des problèmes à la vie quotidienne des citoyens. L'un n'est pas supérieur à l'autre. Les deux assemblées doivent travailler en coordination.

    C'est donc lui qui est chargé de voter des lois. Lorsque le plafond d'endettement est atteint, il faut réduire les dépenses mais en même temps avoir assez d'argent pour faire face aux obligations gouvernementales. La solution est donc d'emprunter. Mais, pour cela, il faut l'accord du Congrès, c'est à dire des deux assemblées à relever le plafond de la dette ce qui placerait le pays hors défaut de paiement virtuellement comme il n'y a plus d'argent ! Les deux assemblées étant de couleur politique différente l'une peut bloquer l'action de l'autre et par ricochait celle du président en ne votant pas la loi pour des raisons électoralistes et cela contre l'intérêt de la nation à l'instant où le gouvernement fédéral a le plus besoin d'une loi pour mettre en œuvre sa politique. Cette attitude permet de faire reporter sur le président la ou les raisons du déficit et ainsi, aux prochaines élections de le remplacer par un républicain.

    La Chambre des représentants républicaine est noyautée par les extrémistes de droite qui sont représentés par le Tea party dont ses membres ont juré de ne jamais augmenter les impôts préservant ainsi les grosses fortunes. L'origine du conflit politique tient à cette position des républicains qui ont été toujours opposés à une politique sociale dite de gauche aux États-Unis, le Patient Protection and Affordable Care Act mis en place par Barack Obama, bien qu'elle n'ait rien à voir à une politique de gauche pratiquée en Europe.

    Voici un document qui fait le point sur ce qui vient de se passer. C'est une traduction partielle faite avec un logiciel spécial que j'ai ensuite complétée.

    «Washington le 19 juillet.

    En plusieurs semaines les législateurs «des deux assemblées», ont eu des négociations intenses autour de la dette avant qu'elle atteigne la limite d'endettement. Les experts économiques reconnaissent que «les deux» doivent relever le plafond afin de payer nos créanciers et d'agir pour la réduire et dépenser. Si le plafond n'est pas relevé cela plongerait notre économie dans une situation économique catastrophique et dans une récession profonde.....La limite d'endettement est un chapeau statutaire sur la quantité de dette que le gouvernement fédéral emprunte.....Cette dette est possédée par les créanciers, les contribuables, les fonds de pension et les gouvernements étrangers. C'est l'argent que le pays emprunte pour fonctionner et doit par la suite le rembourser. Élever l'endettement de la Nation n'a pas été la première fois. En 1917 quand les États-Unis sont entrés en guerre le congrès a autorisé le département du trésor pour financer la guerre, mais a placé une limite sur la quantité de dette qui pouvait être prise. Depuis 1980, le plafond de dette a été augmenté 39 fois. Notre limite d'endettement a été augmentée dans les incréments mais jamais politisée ou «tenu en otage, sous entendu le gouvernement fédéral» pour accomplir des buts idéologiques.....lire la suite sur TradingCharts.com».

    La dernière décennie a vu le plafond de la dette relevé 10 fois qui l'ont fait passer de 5 950 milliards de dollars, il y a dix ans, à 14 294 milliards. Barack Obama lui-même a déjà obtenu trois fois du Congrès qu'il relève cette limite.

    Le compromis obtenu dimanche soir 1er août et voté par le Sénat le mardi 02 août, il a permis le relèvement du plafond par 74 voix contre 26, ce qui montre que même des sénateurs démocrates n'ont pas tous été d'accord avec le texte adopté à la chambre des représentants puisqu'il fait la part belle aux grosses fortunes. Le président Obama a ensuite signé le texte avant minuit ce qui libère les États-Unis du défaut de paiement.

    La mesure adoptée porte sur un allègement de charges budgétaires allant jusqu'à 2.500 dollars en deux étapes pour rembourser les créanciers jusqu'en 2013. Le texte propose en parallèle une première réduction des dépenses, sans augmentation d'impôts, entre 900 et 1.000 milliards de dollars. Une commission spéciale bipartite du Congrès sera ensuite chargée de trouver avant le 23 novembre (vote au Congrès dans son ensemble avant le 23 décembre) des baisses de dépenses supplémentaires à hauteur de 1.500 milliards.

    Pour le chef de la minorité républicaine Mitch McConnell devant le Sénat, «ce n'est pas le plan de réduction des déficits que j'aurais écrit». Les républicains auraient souhaité encore davantage de réductions budgétaires. Le chef démocrate Harry Reid a ensuite souligné qu'il s'agissait d'un «compromis» entre deux parties en désaccord. Mais il ajouté que «la majorité des démocrates, des indépendants et des républicains pensent que cet arrangement est injuste car les plus riches n'y ont pas contribués». Le texte ne comporte aucune hausse d'impôt, faisant ainsi céder Barack Obama sur ce point précis.

    Le seul point sur lequel Barack Obama s'en tire bien est le timing de la dette. Boehner président de la Chambre des représentants voulait procéder à un premier relèvement temporaire qui aurait juste permis d'échapper au défaut de paiement le 02 août mais qui aurait obligé Barack Obama à remettre le sujet sur le tapis en 2012, en pleine campagne présidentielle, afin de réduire ses chances de réélection. De plus, Barack Obama a également obtenu que la Sécurité sociale et Medicare, le programme de santé pour les personnes les plus âgées, 65 ans, ne soient pas touchés par les coupes automatiques. Mais il a évité le pire à son pays préservant ainsi l'économie mondiale. En outre, les États-Unis ne sont plus insolvables puisque non sanctionnés par les agences de notation. Il peut ensuite accuser les républicains d'avoir joué avec le feu.

    La manière dont les républicains ont géré leur majorité à la Chambre des représentants fait la honte des États-Unis. Il faut savoir que la guerre d'Irak atteint un montant de 3.000 milliards de dollars. Quand à celle d'Afghanistan, c'est déjà plus de 1.000 milliards de dollars. Ce sont les ardoises laissées par Georges Bush.

    The New-York Times du 03 août écrit que le Pentagone déclenche l'alarme sur la menace des coupes de budget militaire. Moins de 24 heures après que le président Obama ait signé l'accord, le secrétaire à la défense Leon Edward Panetta et les fonctionnaires du Pentagone ont déclaré que les grandes coupes du budget qui a été doublé depuis les attaques du 11 septembre 2001 risqueraient la sécurité de la nation. Dans une lettre au personnel du département de la défense, M. Panetta a averti que si un plan «congressionnel» ne pourrait pas conclure l'accord sur des coupes au déficit de la nation, «il pourrait déclencher un ensemble de coupes générales dangereuses dans la défense qui feraient de vrais dommages à notre sécurité, à nos troupes et à leurs familles, et à notre capacité de protéger la nation».

    Pour le président Obama, l’hypocrisie est totale, on vote un budget et on bloque les autorisations d’emprunt de ce budget. Il est irresponsable de voter un budget et de ne pas donner au Gouvernement les moyens du financement. Ce double langage est proprement scandaleux. Il a tancé le Congrès pour s'être lancé dans une guerre de tranchées sur les déficits et les dépenses publiques plutôt que de se concentrer sur le chômage. «Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour faire croître cette économie et remettre l'Amérique au travail», a-t-il affirmé. Au Sénat, immédiatement après le vote, le chef de la majorité démocrate Harry Reid a fait écho au président, «le travail numéro un du Congrès doit être de créer des emplois pour les Américains».

    Après une euphorie à la signature de l'accord, Wall Street et les principales places Européennes sont retombées dans le rouge. Manifestement cet accord ne résout rien. L'économie Américaine reste dans le rouge avec un taux de chômage à 9,2% et une croissance faible à 1,3%. Et les derniers indicateurs ne sont pas rassurants, la consommation des ménages, -0,2%, a donné de nouveaux signes de faiblesse, selon des données du mois de juin publiées mardi 02 août. L'agence d'évaluation financière Fitch Ratings a affirmé mardi que le compromis budgétaire adopté par le Congrès des États-Unis était conforme au maintien d'une note AAA pour le pays, la meilleure possible, jusqu'à quand ?

     

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