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delanoë.

  • L'UMP paye pour Jacques Chirac,

    une dérive immorale mais légale dont se défend Bertrand Delanoë.

    Dans le cadre des emplois fictifs de la ville de Paris lors de la gouvernance de Jacques Chirac président du RPR de l'époque, donc avant qu'il ne devienne président de la république, le bureau politique de l'UMP a, sur cette affaire, décidé majoritairement mardi 07/09/10 moins une voix, celle de Louis Giscard d'Estaing fils de l'ancien président, de prendre à sa charge une partie de 2,2 millions d'euros de la facture présentée à Jacques Chirac par Bertrand Delanoë, actuel maire de Paris, en échange de l'abandon des poursuites.

    Les emplois fictifs du RPR concernent sept employés permanents du RPR, dont le salaire a été payé par le conseil municipal de Paris dont le maire était Jacques Chirac et à la foi président du RPR.. Alain Juppé en tant que secrétaire général du RPR a déjà été condamné est jugé pour sa responsabilité d'avoir couvert l'emploi par la ville de Paris de sept personnes dans une affaire d'emplois fictifs comme supérieur hiérarchique et complice. Les poursuites ne font pas référence à son rôle comme instigateur ou organisateur. Dans un rapport de mars 1999, la police a estimé qu’au total, les salaires versés par le conseil municipal de Paris au RPR concernant les emplois fictifs avoisinent 30 millions de francs, ce qui correspondrait en euros à 4,573 millions d'euros non compte tenu de la nécessaire réévaluation entre 1999 et 2010. On est donc loin de ce que touchera la Mairie de Paris, soit 2,2 millions (somme qui n'aurait rien d'arbitraire, elle correspondrait aux salaires versés indûment, aux intérêts qui ont courus ainsi qu'aux frais d'avocat engagés par la ville de Paris), les 3/4 de cette somme qui serait payée par l'UMP n'est que de 1,65 millions d'euros, et le quart restant par Jacques Chirac soit 0,55 millions. On peut s'interroger sur la différence, entre ce que donne le rapport de police de mars 1999 et finalement ce que touchera la mairie de Paris, serait-ce à dire que la facture de la mairie de Paris présentée par Bertrand Delanoë est moins élevée ?

    Or, Bertrand Delanoë dans un article paru sur le Monde.fr écrit, ce protocole n'est pas une transaction, ni le fruit d'une «négociation», la somme de 2,2 millions d'euros correspond strictement au montant inscrit dans l'ordonnance de renvoi prise par la juge d'instruction.

    Alain Jupé pour des emplois fictifs au profits de permanents du RPR au bons soins d'entreprises immatriculées dans les Hauts-de-Seine, lorsqu'il était secrétaire général a été condamné à 900.000 euros de dommages et intérêts aux parties civiles, et payés par l'UMP à la collectivité parisienne, et à quatorze mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité, ainsi que treize chefs d'entreprise qui se sont vus infliger six mois de prison avec sursis, et Louise-Yvonne Casetta ex-intendante du RPR a été condamnée à quatorze mois de prison avec sursis .

    Dans le cas de Jacques Chirac le problème est différent il s'agit d'emplois rémunérés par le contribuable parisien. Or l'argent avec lequel l'UMP envisage de payer la mairie de Paris est de l'argent des impôts des contribuables, c'est à dire que ceux-ci vont payer deux fois. Bien entendu, l'argent donné par l'État aux partis politiques, ne lui appartient plus, et ceux-ci peuvent en faire ce qu'ils en veulent, mais bon sang, il a bien quelque chose d'immoral dans cette affaire et c'est dans cet esprit que cette combine légale est honteuse.

    Un type lambda aurait été condamné immédiatement alors que Jacques Chirac à vécu pendant 12 années de présidence Élyséenne sans être inquiété, et maintenant rémunéré confortablement au Conseil constitutionnel. Alors, on vous annonce que le procès pénal est toujours d'actualité comme si nous ne savions pas puisque le procès civil est annulé par cette procédure à l'amiable que la condamnation pénale, ne sera, que de pure forme avec sursis. Pour Bertrand Delanoë la vocation d'une partie civile n'est pas la vengeance ou le calcul politique, la partie civile défend ses intérêts et ceux des citoyens. Pour lui ce qui compte c'est l'honneur de la ville de Paris et de l'indemniser du préjudice qu'elle a subit !

    Ainsi, Jacques Chirac pourra terminer sa retraite avec de bon revenus en toute tranquillité, la Nation lui doit bien cela. La retraite de Jacques Chirac s'élève à 18780 € correspondant à la somme de la retraite de président de la république, 5250 €, de la retraite de magistrat à la Cour des Comptes, 3500 €, et de Conseiller général et maire de Paris soit 5000 €. A cette retraite, il faut ajouter sa présence au Conseil constitutionnel qui lui donne un traitement à vie au niveau le plus élevé de la fonction publique ce qui devrait correspondre à 6904,6 € pour l'indice hors échelle G de 1501.

    Comment voulez-vous que les Français ne rejettent pas les hommes politiques ?

    C'est sur le conseil de Nicolas Sarkozy que le vote au bureau politique de l'UMP pour la gestion des emplois fictifs s'est déroulé sans aucun suspense. Nicolas Sarkozy avait dégagé le terrain au cours du petit déjeuné hebdomadaire à l'Élysée. Il avait déclaré que l'UMP devait prendre en charge une partie de la facture des 2,2 millions d'euros. «Chirac n'aurait pas fait ça pour moi, a lancé Sarko, je le fais par ce qu'il faut que nous rassemblions notre famille et que nous soyons digne dans cette affaire», le Canard enchaîné. Quand à Xavier Bertrand, il mange son chapeau ayant nié fin août l'existence d'un pareil accord, «je peux vous le dire en chantant, il n'y a pas d'accord».

    Bertrand Delanoë a accepté l'accord ce qui permet d’être indemnisé, sans délai, sans être soumis aux aléas des audiences ni à l’extrême lenteur des procédures civiles qui les suivraient. Rien ne dit d’ailleurs qu’un procès aboutirait à ce que la Ville reçoive au bout du compte les réparations situées à ce même niveau de remboursement ?

    Or, Jean-Louis Debré président du Conseil constitutionnel le 01/10/10 dans le journal de télé-matin de France 2 a déclaré dans les «quatre vérités» ou il était interviewé, pour son nouveau roman «Regard de femmes», sur le président Jacques Chirac, «je ne comprends pas, je trouve que c'est inutile pour le pays», d'un chiraquien on n'en n'attendait pas moins.

    Concernant le procès de Jacques Chirac sur les emplois fictifs la date est fixée du 04 mars au 08 avril 2011.

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