Avertir le modérateur

croissance

  • De restrictions en pauvretés, comment réduire les dépenses de l'Etat pour les 3 %

    quand il ne reste plus rien à grignoter ?

    Support Wikipedia Sarkozy est déjà passé, et le gras qu'il a laissé dans les services de l’État, vient d'être mangé par les contraintes budgétaires. Nous en serions à ne plus payer l'essence des voitures de police au ministère de l'intérieur. Cela devient inquiétant, les factures payées aux entreprises le sont avec plus de trois mois de retard, la gendarmerie est privée pour la seconde année consécutive d'achats de véhicules. Bientôt on ne pourra plus acheter de crayons. Les services de l’État sont exsangues, hôpitaux en déroute au point qu'il n'y a plus assez de médecins et qu'il faut avoir recours aux intérimaires qui coûtent plus cher, la police exsangue et sous équipée, éducation nationale défaillante, prisons d'un autre temps, inhumaines, .....etc..

    Services administratifs décharnés, lancée sous le quinquennat Sarkozy, la Révision Générale des Politiques Publiques, RGPP, qui prévoyait de ne remplacer qu'un départ à la retraite sur deux dans la fonction publique, les a profondément déstabilisés. Il y a cinq ans, 26 personnes qui travaillaient dans une trésorerie d'Ile-de-France, ne sont plus aujourd'hui que 21, encadrement compris. Mais sa charge de travail, est restée toujours aussi lourde, accueillir les contribuables qui veulent régler leurs impôts, assurer le paiement des dépenses engagées par des collectivités locales provoque du stress. Il arrive que parfois les bureaux soient fermés. Cela permet de respirer et de travailler sans avoir à gérer le public.

    Les restaurateurs des Landes ne se plaignent plus, ils reçoivent de moins en moins souvent la visite des fonctionnaires de la répression des fraudes. Dans le département, le service a perdu près de la moitié de ses effectifs depuis début 2010.....

    L’État n'assure plus son rôle. La France n'est plus qu'un pays «ordinaire» vestige d'une gloire que les Français ont minée. Cette dette nous prend à la gorge, nous étouffe, on ne respire plus. Pourrons-nous la réduire, c'est peu probable, l'effort est trop important, et elle augmente tous les jours. 3 % de déficit à la fin de l'année c'est de la méthode Coué, personne n'y croit. Mais, il faut tenir, ne pas lâcher, tout n'est jamais perdu. Bruxelles nous a accordé deux années de plus, pour atteindre ces 3 % de déficit, mais est-ce possible chaque année la dette plombe tous nos efforts.

    On en est à regarder du coté de la garde républicaine pour quelques économies, c'est triste. Et ce qui paraît le plus sidérant c'est d'entendre de l'opposition clamer qu'il faut réduire les dépenses de l’État, mais qu'elles dépenses ? Les retraites sont prévues puisqu'il faut palier au déficit de 21 milliards en 2017, ainsi que les allocations familiales en déficits, quoi d'autre ? La formation des chômeurs dont le coût atteint 30 milliards d'euros a besoin d'être revue. C'est un échec gouvernemental et patronal qui profite aux entreprises de formation, pas aux chômeurs.

    Nous ne pouvons plus augmenter les impôts, nous sommes à 46,5 % du PIB de prélèvements obligatoires en 2013. La France n'étant plus devancée que par le Danemark à 48,2 %. Notre dépense publique se montre à 56, 9 % du PIB, nous avons donc un différentiel de - 10, 4 % du PIB. Nous dépensons donc trop ! En 2011 les dépenses publiques étaient par rapport au PIB de 56 % et les prélèvements obligatoires de 43, 9 %, soit un différentiel de - 12, 1 %.

    Nous avons gagné 1, 7 points en un peu plus d'une année, ce n'est pas suffisant pour réduire ce différentiel. Notre charge de la dette en 2012 dans la loi de finances rectificatives était de 48, 7 Md€, et cette charge diminuera peu en 2013 d'autant plus que notre dette fin 2012 augmenta à 90,4 % du PIB. L'équation est simple, les dépenses de l’État hors charge de la dette augmentent spontanément de 6 milliards par an selon la Cour des comptes, et de 7 milliards selon le ministre du budget Bernard Cazeneuve. En 2014 il faudra trouver 7,5 milliards d'euros pour une baisse de 1,5 milliards sans que le différentiel se réduise de beaucoup.

    Le rapport de la Cour des comptes, Le rapport situation perspectives finances publiques_2012, dans les perspectives pour 2013 et au delà, décrit l'ampleur de l'effort à réaliser. L'analyse porte sur l'effort structurel à faire en 2013 pour passer le déficit de 4,4 % à 3 % en 2013, avec un PIB brut de 2. 033,7 milliards d'euros fin 2012, l'économie faire est de 28,5 milliards d'euros. On sait que cela ne sera pas possible on mesure donc qu'il faudra faire plus que ce qui est prévu, d'autant que notre dette pourrait atteindre 100 % du PIB en 2017 et à 108 % en 2020 si aucune mesure de redressement n'est prise. Sans augmentation des primes de risque, donc des taux d'intérêts, la charge des intérêts passerait à 3,5 % du PIB soit, 80 milliards d'euros en 2016 pour un PIB de 2.285,7 milliards d'euros.

    Le rapport dit que la composante conjoncturelle ne peut être diminuée que si la croissance du PIB est supérieure à son rythme potentiel, c'est évident. Or la composante conjoncturelle dépend de la croissance de nos partenaires, et dans la zone euro elle est principalement négative. Comme par ailleurs, la croissance sera nulle, voir négative en 2013, le solde conjoncturel se dégrade de 0,7 points. L'effort structurel équivaut à 1,1 point de PIB et pour une croissance nulle, il représente 44 Md€ en 2013. Le graphique ci dessous donne les économies nécessaires à faire pour ramener le déficit à 3 % du PIB en 2103 en fonction de la répartition des dépenses et des prélèvements obligatoires.

    Si par exemple l'effort est réparti 1/3 en recettes et 2/3 en dépenses, soit courbe verte pour une croissance nulle en 2013 les économies nécessaires s’élèveraient à 28,5 Md€ comme précédemment calculées.

    Bruxelles nous accorde deux années pour l'objectif de 3 % du PIB, et comme chaque année les dépenses incompressibles de l’État augmentent de 6 à 7 milliards d'euros, l'économie à réaliser serait fin 2015 de 40, 5 à 42, 5 milliards d'euros dans l'hypothèse d'une croissance nulle. Or les courbes du graphique nous montrent une linéarité de l'économie à réaliser en fonction de la croissance du PIB. Pour une croissance du PIB de 2 % dans les deux années 2014 et 2015 ce qui est une hypothèse hasardeuse compte tenu du chômage, le gain d'économie s'établirait à 13 milliards d'euros, ce qui compenserait juste l'augmentation systématique des dépenses de l’État. Il nous faudrait donc faire 28,5 milliards d'euros d'économie à fin 2015. Cela paraît irréalisable, il faudrait plus de 2 % de croissance.

    Nous n'atteindront pas 3 % de déficit en fin 2015.

    Que peut faire le gouvernement ?

    François Hollande avait promit l'équilibre en fin de mandat en 2017. Or les conditions de la Commission de Bruxelles, par suite de nos engagements pris sous la précédente gouvernance nous obligent à 3 % de déficit fin 2015. Faire infléchir ces conditions avec l'aide de nos partenaires portugais, espagnols et italiens qui ne peuvent continuer dans cette rigueur austère est une possibilité.

    Pour Martin Wolf éditorialiste et économiste au Financial Times, le modèle allemand n'est pas exportable; voir Le Monde.fr. Pour lui les énormes déficits enregistrés par les pays, Grèce, Portugal, Espagne, Irlande étaient constitués en termes de demande intérieure sur essentiellement des dépenses privées alimentées par le crédit. Puis survint la crise financière mondiale. Les apports de capitaux se tarirent et la dépense privée s'effondra, générant d'énormes déficits budgétaires. Émergea alors, notamment à Berlin, un consensus fondé sur l'idée erronée qu'il s'agissait d'une crise budgétaire..... Il n'en reste pas moins que cette chute des crédits privés s'est traduite par une crise budgétaire.

    Dans l'immédiat que faire d'autre que de rééquilibrer les retraites, les allocations familiales, et la formation des chômeurs, il faut tailler partout sans aggraver la compétitivité, c'est à dire agir sur des économies non productives. Tout d'abord se défaire autant que faire se peut de nos participations dans les entreprises d’État, EDF et autres. Supprimer tous les logements de fonction, préfets compris, et autres avantages des fonctionnaires. Dans les prisons réduire le nombre de détenus pour éviter d'investir, développer le bracelet électronique. Agir sur la TVA de la restauration rapide qui ne donne pas le rendement prévu. Revoir le financement de la formation professionnelle afin de donner plus de marge aux entreprises, 1,9 milliards en 2009, et sur les exonérations d'impôt sur le revenu du salaire de l'apprenti ainsi que sur le crédit d'impôt des sociétés pour les employeurs d'apprentis, 2 milliards en 2009.

    Quant à réduire le coût du travail comme le réclame Bruxelles, ce ne sont pas les quelques euros de moins sur le tarif horaire qui feront retrouver à nos entreprises leur manque de dynamisme chronique comparé à celui des allemands. Sur le premier trimestre 2013, la production de Renault et de PSA chuta de 32 % pour tomber à 350.000 unités, voitures particulières et véhicules utilitaires, Les Echos.fr.

    Réduire le financement des collectivités locales en favorisant le groupement des communes afin d'éviter des doublures d'emplois et des services communaux, et combattre la fraude plus efficacement pour faire rentrer de l'argent. Parallèlement , il faut créer des emplois par la banque d'investissement PME, PMI, activer les emplois jeunes et de génération par une meilleure information en combattant l'offensive de la droite qui étouffe ce qui est fait par le gouvernement.

  • La croissance que veut instiller François Hollande dans le traité de la zone euro,

    trouve des adeptes.

    Support WikipediaFrançois Hollande n'est plus seul, un poids lourd de l'Europe, ancien de Goldman Sachs, vient de déclarer devant le désastre annoncé en Grèce et en Espagne, voire en Italie, qu'il faudrait un pacte de croissance Européen, l'austérité ne suffit plus. Mario Draghi, «nous avons eu un pacte budgétaire. Ce que j'ai à l'esprit maintenant est d'avoir un pacte de croissance. Je pense que c'est ce que nous devons avoir». Mais quel est ce pacte de croissance ? En fait, il aurait été précisé, dans l'après-midi du 25 avril, par un porte parole de l'institution, que Mario Draghi n'a pas changé sa politique, étant resté cohérent avec le message traditionnel de la BCE, c'est à dire la discipline budgétaire. Mais il a ouvert une brèche appelant les pays Européens à la croissance. Les propos de Mario Draghi n'iraient donc pas dans le sens de ceux de François Hollande, bien que le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Junker serait en faveur d'une stratégie de croissance pour faire redémarrer l'Europe. Il ne s'agirait pas de renégocier le traité Européen de discipline budgétaire signé début mars par 25 des 27 pays de l'Union européenne pour obliger les États membres à réduire leurs déficits, avec des sanctions à la clef, mais plutôt de prendre une initiative séparée. Marion Draghi évoque surtout la nécessité de mesures structurelles pour relancer la compétitivité. Elles devraient être complétées par des réformes permettant la croissance pour faciliter l'entrepreneuriat, l'établissement de nouvelles entreprises et la création d'emploi. Les gouvernements devraient être plus ambitieux. Pour lui, il s'agirait d'une flexibilité accrue du marché du travail et non par la dépense publique. Il rejoint là son collègue de Goldman Sachs, Mario Monti. Entre Italiens le courant passe.

    Monti souhaite mettre en place un marché du travail basé sur le fameux modèle de «flexi-sécurité», qui permet selon lui d'éviter que certains salariés soient «excessivement protégés» alors que d'autres sont «privés de protection». Si je comprends bien ce serait un transfert de croissance du plus protégé vers le moins afin qu'il ne meure pas de faim ou qu'il se suicide. Le résultat conduirait à réduire les écarts entre travailleurs, en fait il ferait de la croissance à budget constant, c'est à dire sans investissement. C'est du communisme tout simplement. On répartit la misère pour obtenir légalité de croissance entre tous. Savant n'est-ce pas, les Italiens sont les meilleurs. La méthode, c'est la concurrence dans de nombreux secteurs, taxis, pharmacies, transports publics locaux, distribution d'essence, poste, professions libérales, assurance, banques, etc. Cette mesure permettrait une économie de plus de 1.000 euros par an aux ménages Italiens ? C'est ça pour Monti le relance de la croissance, un gagne petit qui rêve encore. Ces hommes de droite n'ont aucune connaissance sociologique.

    Mais Draghi met en garde les politiques budgétaires qui doivent être «soumises à surveillance mutuelle et corrigées si nécessaire dans l'intérêt collectif de la zone euro». Enfin, les États devraient selon lui améliorer leur coopération dans «la recherche, le développement, l'éducation et les infrastructures». Un rêveur aussi, tous les États n'ont pas les mêmes besoins, les cultures ne sont pas les mêmes et tous manquent d'argent.

    On voit que les propos de Mario Draghi sont aux antipodes de ceux d'Hollande qui veut une relance de l'investissement par la BEI, Banque Européenne d'Investissements, pour de grands travaux en lui donnant plus de possibilité par une taxe sur les transactions financières, et une mobilisation des fonds structurels non utilisés. Dans cette optique François Hollande envisage l'envoi d'une lettre aux chefs d'Etats et de gouvernement de l'Union européenne pour une renégociation du pacte budgétaire.

    On se demande ce qui a bien pu motiver Mario Draghi en lançant le pavé du pacte de croissance, il a surprit tout le monde. Il faut dire que l'Espagne est au plus mal, que sa cote souveraine a été dégradée de deux crans par l'agence Standard & Poor's passant de «BBB+» contre «A», avec perspective négative, évoquant des risques de dérapages budgétaires potentiellement plus importants que prévu. A cela vient s'ajouter un chômage record de 24,4 % de la population active. L'Espagne est en récession économique. Quant à l'Italie, elle emprunte à un taux plus élevé pour des émissions à court terme. Plus de 1,7% pour 1 % fin mars. Par ailleurs le gouvernement Monti a revu en baisse la semaine dernière ses prévisions et prévoit désormais une contraction du PIB de 1,2% cette année contre une baisse de 0,4 % auparavant. Sa cote de popularité s'effrite perdant 12 points en trois mois et 3 points par rapport au mois de février. Si Hollande devient président, ses économistes de droite vont voir leur opposition s'affirmer.

    Dans ce contexte, François Hollande boit du petit lait. A sa conférence de presse du mercredi 25 avril il a accueillit la nouvelle modestement. Son arrivée en tête au premier tour de la présidentielle aurait libéré la langue des chefs de gouvernements bien qu'ils ne soient pas tous de gauche. Ceci confirme bien, que c'est une élection décisive pour Europe. «Nos idées cheminent et le vote des Français y est sans doute pour beaucoup !».

    Dans cette conférence de presse sur l'Europe il parle de la victoire doit être aussi celle d'une Europe nouvelle.

    «La France ne retrouvera sa place dans l'Union européenne qui si elle est capable d'infléchir le cours de la construction Européenne. Pour François Hollande, les Français «attendent des promesses de solidarité» de la part de l'Union européenne. Il a réitéré sa volonté de renégocier le traité Européen sur les engagements budgétaires de la France. Il a expliqué que s'il est élu, il adressera «au lendemain de l'élection» à tous les chefs d’État et de gouvernement un «memorandum sur la renégociation du traité Européen», qui comprendrait quatre points, «la création d'eurobonds pour financer des projets industriels d'infrastructure», «libérer davantage de possibilités de financement de la Banque européenne d'investissement», «la création d'une taxe sur les transactions financières» et la mobilisation «des reliquats des fonds structurels européens inutilisés». François Hollande a aussi précisé qu'à «ce mémorandum s'ajoutera un dialogue nécessaire entre les chefs d’État et de gouvernement et la Banque Centrale Européenne pour que nous puissions parer à toute reprise de la spéculation et faire que l'économie réelle puisse être financée, a-t-il précisé».

    Selon lui, «l'économie Européenne reste dans une récession faute de pouvoir libérer des crédits pour les entreprises». «Nous avons besoin d'un financement de l'économie qui permette la reprise de la croissance. C'est tout l'enjeu des mois qui suivront l'élection présidentielle», a-t-il jugé.

    Et l'Allemagne, Angela Merkel commence à se faire une philosophie, il faudra bien qu'elle mette un peu d'eau dans son vin. Pour elle la croissance doit se faire sous forme d'initiatives pérennes, pas par des programmes de conjoncture qui creuseraient encore la dette publique, mais de croissance comme Mario Draghi l'a dit, sous forme de réformes structurelles «les charges salariales ne doivent pas être trop élevées, les barrières sur le marché du travail doivent être basses, afin que chacun puisse trouver un emploi». Elle veut une croissance à masse monétaire constante.

    Comment éviter un affrontement entre Angela Merkel et François Hollande ?

    La stratégie Hollandiste est lancée. Élisabeth Guigou a été envoyée comme émissaire à Bruxelles. Pierre Moscovici, s'est chargé de faire passer quelques messages aux ambassadeurs des Vingt-Sept. François Hollande «ne dit pas que nous devons renégocier la discipline budgétaire», a assuré Michel Sapin, dans les colonnes du Financial Times, le 25 avril. Il est certain que si François Hollande devient président, il aura à affronter non seulement Angela Merkel, mais tous les autres dirigeants. Le fait qu'il n'a pas été reçu par eux pose un problème, de diplomatie politique. Il arrive en terrain hostile. Déjà José Manuel Barroso et Mario Monti se sont démarqués des propositions renégociation du pacte budgétaire Européen. Ils rejettent toute hausse de l'endettement, en prônant un regain de compétitivité pour relancer la croissance. Or François Hollande a prévu le financement de cette relance par des rentrées qu'il a précisées lors de sa conférence de presse, mais les eurobonds Angela Merkel n'en veut pas. Il semble donc que ces dirigeants, soit ils n'ont pas intégré ses dires, soit ils ne veulent rien entendre fort du soutien les uns des autres.

    Ce serait une coalition contre la France ce qui est inadmissible, et qui conduirait à la condamnation de l'Europe.

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu