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crise mondiale

  • Démocratie ou agences de notation ?

    Le nouveau défit de l'Europe.

    Support Wikipedia Nous sommes confrontés dans cette Europe mal faite aux problèmes de souveraineté. Cette Europe du second traité de Lisbonne ne donne aucune marge de manœuvre aux pays en difficulté. Ce traité a reprit dans son article 123, l'article 104 du traité de Maastricht, qui lui a reprit l'article 25 de la loi n°73-7 du 3 janvier 1973 sur la Banque de France qui stipule que le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l'escompte de la Banque de France. Cela signifie que la France pour emprunter ne peut le faire à sa propre banque mais aux autres banques. Appliqué à l'Europe cela signifie que la BCE ne peut prêter aux membres de la zone euro. En conséquence ce sont les banques privées qui prêtent de l'argent à un taux d'intérêt qui leur convient en fonction de la notation des pays emprunteurs. Conçue de cette façon l'Europe enrichie les banques privées. C'est clair.

    On arrive donc au paradoxe suivant, «l'Europe de Merkozy, au lieu de mener à une gouvernance Européenne fait qu'elle permet celle des agences des notation, c'est à dire des banques». Bien sûr les pays n'avaient qu'à bien gérer leur économie, facile à dire et moins aisé à faire, d'autant que ceux qui condamnent leur mauvaise gestion, ne sont pas mieux placés.

    C'est le point le plus important qui met à mal la souveraineté des pays en difficulté, les exemples de la Grèce et de l'Italie sont révélateurs, en attendant notre tour. A cela vient s'ajouter la vulnérabilité politique de ces pays qui permet à Merkozy de dicter à Papandréou ce qu'il faut faire, rappelé à l'ordre, lors du dernier G 20, comme un valet, et d'obliger à la démission le fantasque Berlusconi pris à la gorge par les taux d'emprunt particulièrement élevés des agences de notation. Dans ces deux cas, les peuples n'ont pas eu leur mot à dire, bien que les députés doivent se prononcer sur la confiance aux gouvernements formés par Papadémos, et par Mario Monti. Mais qu'elle marge de manœuvre ont-ils ? Si les députés Grecs comme ceux d'Italie refusent leur confiance au gouvernement constitués par ces nouveaux premier ministres, c'est la Bérézina, la peur que les taux d'emprunts s'envolent et que leur pays ne puisse faire face à ses obligations. Mais la peur ne supprime pas le danger de sorte ces premiers ministres et leur gouvernement devront prouver leur efficacité.

    Il faut bien distinguer la position des députés au nouveau premier ministre de celle de leurs citoyens. Si Lucas Papadémos et Mario Monti reçoivent la confiance des députés et sénateurs, ce n'est pas pour autant qu'ils ont celle du peuple. C'est une démocratie bafouée dans des circonstances exceptionnelles ou la voix des peuples s'impose à tous.

    Ils ne peuvent voir que d'un mauvais œil à la fois la perte de leur souveraineté mais également le vote du plan d'austérité souhaité à la fois par les agences de notation mais également par Merkozy.

    Il faut noter que Lucas Papamédos est un ancien vice président de la BCE, ainsi que gouverneur de la banque centrale de Grèce entre 1994 et 2002 qui a participé au truquage des comptes perpétrés par Goldman Sachs. Quant à Mario Monti, outre le fait qu'il ait été commissaire Européen il a été conseillé international de Goldman Sachs depuis 2005. Et puis sans oublier le nouveau directeur de la BCE, remplaçant de Jean-Claude Trichet, Mario Draghi, vice-président de Goldman Sachs pour l'Europe entre 2002 et 2005. On arrive avec ces trois personnalités à avoir la gouvernance de Goldman Sachs sur l'Europe. Merkozy et les autres de la Commission Européenne sont squeezés par ces trois personnes qui ont le lien Goldman Sachs, et l'Europe en devenant dépendante.

    Il est tout à fait imaginable que ces trois personnes ayant occupé de hautes fonctions à Goldman Sachs aient été informées à l'opération de truquage de Goldman Sachs sur la dette Grecque, par l'intermédiaire du gestionnaire, un certain Pétros Christodoulos, ex trader de la firme. La boucle se referme. Mais, ce n'est pas tout, Otmar Issing, une économiste ex-membre du Conseil de la Deutch Bundesbank et conseillère de Golman Sachs, mais aussi ex-conseil exécutif de la BCE de 1998 à 2006, Jim O'Neill économiste président de Goldman Sachs Assets Management l'inventeur du concept des BRICS, l'acronyme (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), impliqué dans des activités de GSAM à travers le monde, c'est une sommité mondiale dans le marché des changes, l'Irlandais Peter Sutherland président de l'Européen Policy Center, de Goldman Sachs international depuis 1995, de Bristih Petroleum 1997 /2009 et aussi de la section Europe de la Trilatérale qui a joué un rôle-clé dans le sauvetage de l'Irlande. Enfin, Paul Deighton, qui a passé 22 ans chez Goldman Sachs, est directeur général du comité organisateur des Jeux olympiques de Londres en 2012, référence Le Monde.fr. Toutes ces personnes ont des liens qui montrent la main mise de Goldman Sachs sur l'économie mondiale.

    Goldman Sachs a donc tissé sa toile sur l'Europe.

    Il faut bien se rappeler que les États-Unis n'ont jamais accepté la construction Européenne y voyant une perte de leadership. De même que l'euro supérieur au dollar, y voyant une perte d'influence.

    Les agences de notation ne sont pas indépendantes. Fitch Rating est contrôlée à hauteur de 60 % par le groupe Holding Français Fimalac Fimalac qui est dirigé par Marc Ladreit Delacharrière supervisé par le groupe de medias Américain Hearst qui détient 40%. Moody's est depuis mai 2008, détenue par Moodys Corporation qui côté en bourse a parmi ses actionnaires, à hauteur de 13%, le fonds d’investissement Berkshire Hathaway Inc, lui même propriété de Warren Buffett. Standard & Poor's a été acquise en 1966, par le groupe d'édition McGraw-Hill. McGraw-Hill publie le journal Business Week. On voit, bien en filigrane qu'elles sont soumises au lobbying Américain.

    Les  agences de notation n'interviennent que si elles sont sollicitées, et sont de ce fait rémunérées. Cela conduit à leur dépendance eu égard au donneur d'ordres que sont les banques. Or, une agence de notation se doit de préserver sa réputation et dans ce cadre une notation surévaluée ou sous évaluée entamerait sa crédibilité, mais comment le savoir ? Le problème qui se pose est donc le manque de transparence ainsi que celui de la transmission des données des dettes souveraines à ces agences. A partir de quoi elles chiffrent leur notation ? La situation politique, la variation du PIB, les possibilités industrielles, les risques sociaux, la valeur des dirigeants, autant de paramètres aléatoires dont l'extrapolation ne peut être qu'estimée. Et puis qui transmet les informations ? On ne peut s'empêcher de penser que quelques personnes bien intentionnées auraient intérêt à pousser pour accroître les profits des banques. C'est un système qui passe au-dessus des têtes des populations, de sorte que mise en condition par leur gouvernement, elles n'ont pas d'autres solutions que de dire amen. C'est ça ou c'est pire ! La bourse ou la vie ! Mais rien n'est moins sûr, il faudrait essayer.

    Ce qui vient de ce passer en Espagne est révélateur, bien que ce ne soit pas les députés qui ont imposé le gouvernement qui sort des urnes, donc démocratiquement élu par le peuple, mais on ne peut que constater avec effroi que celui qui a subi la puissance des agence de notation est condamné alors qu'il n'y est pour rien. Et que, de plus, le gouvernement de droite obtenant la majorité absolue va appliquer une politique d'austérité sans précédent, qui bien entendu, minera la croissance déjà moribonde. Ou est la logique du peuple qui crie, et qui sera encore plus miséreux ?

    Le capitalisme libéral à tissé aussi sa toile.

    Les agences de notation se foutent de la démocratie, elles ne sont intéressées que par la finance. Tout recours au peuple est proscrit par elles et Merkozy. Jean-Pierre Jouyet, président de l'autorité des marchés affirme au sujet des agences de notation qu'elles ont fait pression sur le jeu démocratique, instaurant de fait la dictature des marchés. Il faut bien comprendre que le recours au peuple bride les velléités de la droite, donc les banques, qui, dans un référendum, perd son pouvoir. Elles ne sont pas seules en cause, il y a la bonne volonté des dirigeants qui, pour assoir leur pouvoir, dès lors qu'ils ont une majorité parlementaire, contraignent leur peuple à une politique dogmatique essentiellement pour le profit des plus aisés. Et si, comme en Grèce et en Italie, une majorité parlementaire se construit, à la suite d'un changement de premier ministre poussé par les marchés, Merkozy étant leurs valets, elle obtient cette majorité par une coalition d'union nationale, qui bride encore plus la démocratie populaire.

    La fausse erreur de Standard & Poor's sur notre «triple A», n'est simplement que pour nous préparer à une dégradation de cette note, qui peut être dupe ? Notre spraed avec l'Allemagne se creuse à 200,6 points, il faut donc s'attendre à ce que l'Allemagne lâche la France puisque sa gestion triomphe, la mettant seule en position de gouverner cette Europe. En Espagne le président José Luis Rodriguez Zapatéro ne se présentera pas aux nouvelles élections législatives que la droite Espagnole à toutes les chances d'emporter. Trois pays auront des gouvernements issus de la puissance des marchés. Quant a nous, les élections présidentielles sont dans cinq mois et d'ici là, on peut s'attendre à l'influence des marchés sur François Hollande au cas où il aurait une chance de bouleverser cet édifice si bien mis sur pieds.

    L'Europe devait nous préserver de la guerre, c'était sa principale condition mais pas des marchés de la finance. L'Europe sans politique sociale gouvernée par les banques, conduit le bas des populations à la misère sociale, qui se mesure aux millions de paumés qui jonchent les trottoirs de nos villes.

    Le comble de l'anti démocratie est bien le gouvernement fraîchement constitué par Mario Monti en Italie. Pas un seul politique aux postes clés, un gouvernement essentiellement composé de professeurs. Mario Monti cumulant le ministère de l'économie, Carrado Passera patron du second groupe bancaire national au ministère du développement, des infrastructures et des transports, Carrado Clini ministre de l'environnement, Andréa Riccardi fondateur de la communauté de San'Egidio institution influente de l'Eglise sur le plan diplomatique nommé ministre de la coopération internationale doté d'un carnet d'adresses internationales des plus étendues, Gianpaolo di Paola président du comité militaire de l'OTAN, l'amiral di Paola au ministère de la défense, Giulio Terzi di San'Agata ambassadeur d'Italie aux États-Unis au ministère des affaires étrangères. Indéniablement, des personnes mondialement influentes sont dans ce gouvernement, surtout Andréa Riccardi dans l'anti chambre du Pape. On ne saurait contrarier le Pape. Ce gouvernement de professeurs sera jugé par des politiques, une première mondiale.

    Deux réflexions s'imposent, l’incompétence des hommes politiques ainsi  que la perte de leur crédibilité conduisent à celle de la démocratie.

    Le prochain dossier sera, Mario Monti le sauveur de l'Italie,


  • L'Europe a peur,

    des conséquences de ses fautes.

     

     

    Support Wikipedia Sarkozy n'arrête pas de s'agiter même en vacances, il a peur de payer encore plus cher sa politique de la monnaie unique que celle de sa politique intérieure si la zone euro venait à faire faillite. L'euro, il en fait une affaire personnelle n'ayant plus que ça pour montrer la valeur de son action se prenant pour celui qui sauvera l'euro. Il téléphone à tout va, Obama, Merkel, Berlusconi, et d'autres en vue d'un G7 ou G20 pour rassurer les marchés de ne pas tuer l'Italie et l'Espagne par de taux d'intérêt élevés, et par conséquence l'euro. Actuellement les taux à 10 ans qui ont légèrement reculés seraient de 6,189 % pour l'Espagne et de 5,417 % pour l'Italie, inutile de dire qu'avec de tels taux ces pays ne produisent que pour payer leurs créanciers. Obama est furieux contre l'agence de notation Standard and Poor's d'avoir dégradé la cotation des États-Unis rendant sa réélection compromise. Il en a minimisé la dégradation lors d'une déclaration télévisée le lundi 08/08/11.

    Le blocage politique au Congrès des dernières semaines pour trouver un accord sur le relèvement du plafond de la dette Américaine est responsable de la dégradation de la note de crédit des États-Unis, selon M. Obama. «Mon espoir est que l'annonce de vendredi de l'agence S&P donnera un nouveau sentiment d'urgence» à Washington pour régler le problème des déficits, a-t-il déclaré. Observant un silence prudent le Trésor américain a dénoncé le «manque d'intégrité» de Standard & Poor's, en soulignant une erreur de 2 000 milliards de dollars dans les calculs de l'agence. «La taille de cette erreur, et la rapidité avec laquelle S&P a changé sa justification principale quand on lui a présenté cette erreur, soulèvent des questions fondamentales sur la crédibilité et l'intégrité de la décision prise par S&P sur cette note», écrit John Bellows, l'un des responsables du Trésor américain

    François Baroin critique également S&P sur la décision d'avoir dégradé la cotation des États-Unis rejoint le Trésor américain. Mais c'est la seule agence de notation qui l'a fait, et annoncée pour raisons politiques suite aux difficultés démocrates et républicaines de trouver un accord voir «C’est toute la politique droitière de la zone euro», il n'y a donc pas le feu pour qu'un crash boursier se produise. Puis, avec Jean-Claude Trichet qui lui indique qu'une décision de son conseil, jugée indispensable, lui permet d'acheter, maintenant, de la dette Italienne et Espagnole autant que nécessaire. Cela n'était possible il  y a quelques jours  voir «C’est toute la politique droitière de la zone euro», Jean-Claude Trichet n’avait pas obtenu le feu vert de son conseil, en raison notamment de l’opposition du président de la Bundesbank, Jens Weidman, pour soutenir l'Italie et l'Espagne.

    La déclaration du président de la BCE.

    Cela suffira-t-il d'autant que les bourses Asiatiques ont clôturé lundi 08/08/11 en baisse de 2 à 4%, dans un contexte de prudence sur ce qui peut arriver.

    • Tokyo a ainsi perdu 2,18%, Bombay 3% et Séoul 3,8%.
    • la bourse de Sydney a reculé de 2,9%.
    • 15h36: Les deux bourses de Moscou perdent plus de 5%, le RTS, Russian Traiding System, indice bousier perdait 5,75% à 1.695,35 points tandis que l'autre indice boursier Micex  cédait 4,05% à 1.522,70 points.
    • 15h36: La bourse de Sao Paulo chute de 4,5% à l'ouverture. Le principal indice phare de la bourse, l'Ibovespa, s'est affiché en baisse 50.511 points, en réaction aux craintes des marchés sur une contagion de la crise.
    • 15h35: Wall Street ouvre en forte baisse en réponse à l'abaissement de la note des États-Unis, le Dow Jones perd 1,66% et le Nasdaq 3,35%.
    • 15h25: La bourse de Francfort en chute de plus de 3%.
    • 15h22: La bourse de Paris en forte baisse, perd 2,12%, après avoir lâché brièvement plus de 3%, dans un accès de méfiance quelques minutes avant l'ouverture de Wall Street.
    • 15h17: La bourse de Londres en chute de plus de 2% ce lundi 08/08/11 accélérant soudainement son mouvement de baisse juste avant l'ouverture de Wall Street.

    C'est donc un effondrement général indice d'une peur sur l'inconnu. Manifestement le relevage du plafond de la dette Américaine n'a pas rassuré les marchés. L'agence de notation Moody's a assorti la note Américaine de «perspective négative», ce qui signifie qu'elle pourrait perdre à moyen terme, pour cette agence son triple A. L'agence de notation Chinoise Dagong, Dagon Global Credit Rating, l'a rétrogradée de A + à A. Les États-Unis ont échoué à désamorcer «la bombe de la dette», a jugé l'agence officielle Chine nouvelle. Or, la Chine est le principal créancier des États-Unis, devant le Japon.

    Le lundi 08/08/11 l'inquiétude sur les pays de cotation AAA  à conserver cette notation à poussé les assurances à relever leur coût sur les CDS, Crédit Defaut Swap, sur cinq ans, a poussé l'assurance de la France de 10 points de base à 154 points de base, un niveau sans précédent, d'après les données de Obliginfos. Cela signifie qu'il en coûte 154.000 euros pour assurer 10 millions d'euros d'exposition aux obligations Françaises. A noter que le CDS de l’Allemagne s’écarte également de 5 points, à 79 points.

    Hier 10/08/11, coup de théâtre, les banques Françaises dévissent. La Société Générale perd 17,74 % en clôture, Paribas et le Crédit agricole S.A, perdent 9,47 % et 11,81 %. En clôture, la Bourse de Paris a plongé de 5,45 %, Francfort de 5,13 % et Londres de 3,05 %. Madrid a perdu 5,49 % et Milan 6,65 %. Le retour précipité de Sarkozy de ses vacances n'a rien arrangé. La panique a touché la plupart des grands marchés bancaires, les États-Unis inclus. Wall Street n'a pas réussi à confirmer son rebond ce mercredi. À la clôture, le Dow Jones dévisse de 4,62% à 10.719,94 points, le Nasdaq lâche 4,09% à 2381,05 points et le S&P perd 4,42% à 1120,76 points. Des rumeurs sur la dégradation du triple A Français obligeant Bercy d'un communiqué de démenti. Une rumeur du journal Britannique le Daily Mail dans son édition dominicale a jeté la suspicion sur Société Générale en assurant que la banque était au bord du désastre ! La question est de savoir si l'on n'est pas manipulé par le mensonge ?

    En marge de cette effervescence boursière se profile des idées sur l'intégration Européenne. Les avis sont partagés entre ceux qui seraient partisans d'un gouvernement supra national la seule façon selon eux de maîtriser les politiques économiques des pays de la zone euro. D'autres probablement les plus nombreux, si un référendum serait organisé, préféreraient une sortie de l'euro sans en mesurer les conséquences sur les dévaluations qui s'en suivraient. Si l'euro pète tout le monde meurt pronostiquent les fédéralistes qui voient dans ce fait le seul moyen pour que l'Allemagne accepte l'intégration qu'elle avait refusée selon Alain Minc. Pour Jean-Pierre Jouyet président de l'Autorité des marchés financiers, AMF, et ancien ministre des affaires Européennes, 2007-2008, «le fédéralisme va se faire. C'est cela ou sinon le système saute».  Le problème est que le FESF, voir «Ce second plan du 21 juillet pour la Grèce», n'existe pas tant qu'il n'est par ratifié par tous les pays membres de la zone euro. Mais, on fait comme si c'était fait le président Sarkozy le veut ! Pour l'instant c'est Jean-Claude Trichet avec la BCE qui fait office de FESF.           Cette agitation politique tout azimut montre que nos dirigeants sont dépassés. Ils ne maîtrisent plus rien devant les agences de notation. Elles marquent leur pouvoir puisque nous nous sommes endettés au point que les banques ont devenues maîtresses de notre existence.

    Pour Pierre Moscovici coordinateur de la campagne de François Hollande pour la primaire socialiste «il est temps que l'Europe soit capable de prendre vraiment son destin en main en manifestant qu'il y a en son sein une solidarité forte» et «en disant aux marchés que ce ne sont pas eux qui vont faire la loi mais que les Européens de toute façon sont capables de mutualiser leur dette», a-t-il déclaré sur Europe 1. Pour François Hollande la hausse des prélèvements obligatoires est inéluctable, mais que sa répartition fera débat pour 2012. Il juge que le maintien du «triple A» Français dépend de la crédibilité du budget 2012. Et suggère de substituer à la «règle d'or» un amendement dans lequel la France s'engage à respecter le retour sous la barre des 3% de déficit en 2013.

    Nos dirigeants ainsi que ceux de la zone euro ont appliqués une politique dogmatique de réduction d'impôt privant les finances de moyens d’investissement et de relance de la consommation, mais aussi par les cadeaux faits «aux riches» qui n'ont pas restitués ce qu'ils ont reçus. De ce fait ils ont du faire appel aux emprunts pour financer les structures et obligations de l’État espérant pouvoir rembourser à temps. Nous payons maintenant cette politique irresponsable d'un certain Sarkozy qui déclarait en début de quinquennat que la dette n'était pas un problème. La dessus nous avons un déficit de notre commerce extérieur de 37,5 milliards au premier semestre 2011 pour 27,6 milliards le semestre précédent.

    Nous achetons tout à crédit et nous les enrichissons les banques ce que ne font pas les Chinois n'achetant que s'ils ont de quoi payer. Nos dirigeants sont à notre image c'est à dire irresponsables ne connaissant que le crédit pour financer leurs erreurs.

    La crise actuelle est le résultat d'une politique sciemment mise sur pieds qui ne peut conduire qu'au désastre puisque supportée essentiellement par les classes défavorisées. Pour enrailler la spirale de la dette dont on voit les conséquences, on parle de règle d'or, un comble quand Sarkozy et ceux qui le soutiennent ont mis le pays au bord du gouffre. La perspective d'une dégradation de notre AAA pointe à l'horizon.

    Le prochain article sera la règle d'or.

  • C'est toute la politique droitière de la zone euro,

    qui s'écroule.

    Support Wikipedia L'accord qui a été obtenu par le Congrès américain sur le relèvement du plafond de la dette n'a rien résolu. A la bourse New-York le Dow Jones terme raccourci du Dow Jones Industrial Average a plongé, mardi 02 août de 2,19 %, chutant sous les 12.000 points et le  Nasdaq, National Association of Securities Dealers Automated Quotations, qui est le deuxième plus important, en volume traité, de marchés d'actions des États-Unis, derrière le New York Stock Exchange, et le plus grand marché électronique d'actions du monde a chuté 2.75 % entraînant dans sa chute les marchés Asiatiques et Européens. Mercredi 03 août pour la 8ème fois les valeurs de la zone euro ont enregistré une séance consécutive de baisse, les investisseurs s'inquiétant pour la croissance économique des États-Unis et redoutant que la crise de la dette ne s'étende à l'Italie. La bourse de Paris chutait de 2.08 % à 3449,45 points, Francfort reculait de 2,3 %, Tokyo cédait 2,11 % à 9627,12 points. Sur le marché des changes, le dollar s'échangeait vers à 77,25 yens contre 77,06 mardi soir 02 août. L'euro est à 1,4175 dollar contre 1,4195.

    Rien n'y fait malgré que Jean Manuel Barroso a lancé un appel exhortant les dirigeants Européens à «envoyer un signal sans ambiguïté montrant que la zone euro va résoudre la crise de la dette souveraine» A Berlin, un porte-parole du gouvernement Allemand a pour sa part assuré qu'il n'y avait «aucune raison de s'énerver». Avant d'avancer une explication sur la fébrilité des marchés. «A cause de l'été, nous avons un marché très petit où les mouvements sont amplifiés». Un rigolo, en d'autres termes, il faut laisser passer l'orage, ça ira mieux après.

    Malgré le soutien, très virtuel, de la Banque Centrale Européenne BCE, la dégringolade s'accélère. Le 05 août Paris à perdu 3,9 % le CAC 40 retombe sur ses niveaux d'il y a deux ans à 3320, 35 points. C'est la première fois depuis septembre 2002 que la Bourse de Paris enregistre neuf séances successives de baisse. La Bourse de Milan a perdu 3,21 % et a suspendu ses cotations, avant de finir en chute de 5,16 %, à 16.128,07 points. La Bourse de Madrid a lâché 3,89 %. Le Dow Jones a dépassé son plancher annuel, dégringolant de 4,31 %, à 11.383,68 points. Quant à l'euro il se négociait contre 1,4149 dollar, en baisse de 1,07 %, à la fin de la session Européenne.

    Jean-Claude Trichet président de la BCE avait pourtant fait savoir à la presse et aux marchés que la BCE était en train d'acheter des titres périphériques, ce qu'elle s'était abstenue de faire pendant dix-huit semaines. La BCE est indépendante des décisions politiques de Bruxelles et agit donc comme elle l'entend. N'ayant rien fait, les rendements des obligations Italiennes, Espagnoles, mais aussi des titres Portugais et Irlandais ont alors connu des soubresauts. Le taux à 10 ans de l'Italie est passé brièvement sous la barre symbolique de 6 %. L'Italie et l'Espagne ont vu ensuite leur taux remonter. La BCE ne s'est contentée de cibler que les dettes Irlandaise et Portugaise n'étant intervenue d'ailleurs que sur de faibles montants. Depuis que le dispositif existe, la BCE n'a encore jamais acquis de titres Espagnols et Italiens. La décision de réactiver le programme d'achats n'était pas unanime au sein du Conseil des gouverneurs, rendant dès lors difficile de viser de nouveaux États. Il faut bien comprendre que la BCE ne peut tout sauver la Grèce, le Portugal, l'Irlande, l'Espagne et l'Italie dont ce dernier est un poids lourd a supporter couvrant à lui seul avec ses 1.868 milliards d'euros les dettes cumulées celles de la Grèce, de l'Irlande, de l'Espagne et du Portugal en valeur absolue. Si l'Italie s'écoule c'est toute la zone euro qui suit.

    Alain Minc affirme dans un entretien au Journal du Dimanche que «l'Allemagne ne peut pas se permettre un accident Italien. La Péninsule est un partenaire indispensable. Si l'Italie saute, l'Allemagne saute, l'Europe aussi et le monde enfin. Donc l'Italie ne sautera pas ! Nous allons à marche forcée vers la gouvernance économique européenne voulue par la France, en échange des critères de bonne gestion imposés par l'Allemagne»

    Les pays de la zone euro représentent une dette en valeur absolue de plus de 6.000 milliards d'euros. Finalement les espoirs mis sur la BCE s'écroulent et les pays ne savent plus comment faire pour retrouver un équilibre autrement que par des plans de plus en plus drastiques ne permettant pas une croissance d'équilibre. La dessus la faiblesse de l'économie Américaine ne présage rien de bon.

    Vendredi 05 août le CAC 40 plonge pour la dixième fois malgré que de meilleurs chiffres que prévus sont donnés sur l'emploi aux États-Unis. Cela n'a pas pour autant rassuré les marchés de la zone euro. Les responsables politiques de la zone euro ont multiplié les déclarations pour tenter de calmer les marchés seulement leur délai de réponse est lié à l'accord entre les pays qui la compose ce qui n'est pas encore fait. L'inertie Européenne n'est pas adaptée à la réponse des marchés.

    Rome et Paris ont pris la décision d'anticiper la convocation d'un G7 des ministres des finances, qui devrait se tenir «dans quelques jours», a annoncé Silvio Berlusconi. Une déclaration aussitôt nuancée par son porte-parole, qui a précisé dans un communiqué qu'il s'agissait «d'une réflexion encore en cours et non d'une décision déjà prise». En fait tout le monde à peur, chacun parle de son coté, et ce ne sont pas les déclarations des politiques qui ont laissé filer la dette de leur pays qui vont inspirer confiance.

    A 16 heures la Bourse de Paris était repartie à la baisse, cédant à la clôture 1,26 %, clôturant à 3278,5 euros. C'est la dixième séance consécutive de baisse pour la bourse de Paris, du jamais vu pour le CAC 40. Au Royaume-Uni le FTSE 100, Financial Times Stock Exchange, indice boursier des 100 entreprises Britanniques, chute de 2,71 % à 5246,99 points, en Allemagne le DAX PERFORMANCE-INDEX, Deutscher Aktien Index, indice boursier des 30 grandes entreprises Allemandes chute de 2,78 % à 6236,16 points. En Espagne l'IBEX 35 de la bourse de Madrid, indice boursier pondéré de capitalisation de 35 sociétés faisant l'objet du plus grand nombre de transaction reste stable à 0,01 % pour 8687.3 points. A Milan, le FTSE MIB, Milano Italia Borsa, indice boursier de même type que le CAC 40 représentant 40 classes d'actions les plus échangées sur le marché chute de 0,62 % à 16028.80 points, après avoir cédé plus de 4 % dans les premiers échanges au lendemain d'une chute de 5,16 %, l'indice a alterné à partir de la fin de la matinée les passages dans le rouge et dans le vert.

    Les chiffres de croissance de l'Italie et de l'Espagne sont poussifs, 0,3 % et 0,2% ce qui ne rassure pas les marchés, comment peut-on dans ce cas rembourser les emprunts ? L'analyste Chiara Corsa, économiste de UniCredit qui est un service bancaire pour particuliers déclare, «si les États ont une dette élevée, ils doivent croître, sinon cette dette devient insoutenable. C'est le point crucial et c'est pour cela que l'Italie et l'Espagne sont devenus la cible des marchés»,  c'est d'une évidence même pour un aveugle.

    Aux États-Unis le NASDAQ Composite, qui est un indice boursier d'actions ordinaires coté sur le NASDAQ boursier, qui est un indicateur de la performance des actions de sociétés de technologie et sociétés de croissance, a chuté de 0,94 % à 2532.41 points ayant chuté depuis janvier de 4,54 % tandis que le Dow Jones est en légère augmentation à 0,54 % pour 11444.61 points n'ayant chuté depuis janvier que de 1,15 %.

    Dans un marché difficile miné par les signes inquiétants d'une croissance faible mais aussi par les difficiles tractations démocratico-républicaines du Congrès au relevage du plafond de la dette. L'annonce des chiffres de l'emploi meilleurs que prévus avant l'ouverture des marchés a d'abord provoqué «un soupir de soulagement entendu de Chicago à Melbourne», a noté Patrick O'Hare, de Briefing.com. En fait au moindre frémissement s'il est positif on soupire et s'il est négatif on fait la grimace, tout cela ne présente rien de sérieux eu égard à l'importance des dettes. 

    Au Japon, le Nikkei 225, Nihon Keizai Shinbun, indice boursier d'une moyenne arithmétique des valeurs des 225 groupes qui le composent a chuté de 3,72 % à 9299.88 points pour une variation de - 9,08 % depuis janvier, ainsi que le HONG KONG HANG SENG INDIC, indice boursier de la bourse de Hong-Kong  a chuté de 4,29 % pour 20946,14 points pour -9,07 %. Les bourses Asiatiques ne sont pas épargnées.

    Il fallait s'attendre dans un contexte de morosité financier à une chute de ces indices boursiers consécutifs de la politique budgétaire des États-Unis qui, avec de grandes difficultés politiques ont relevé tout juste le plafond de leur dette. Il est bien évident que la confiance n'y est pas  et que les marchés étaient sur le qui-vive d'une dégradation de la cote des États-Unis. D'ailleurs, les principales places Européennes étaient dans le rouge , voir «La dette Américaine le calvaire d’Obama», et l'agence de notation financière Standard and Poor's avait annoncé qu'elle envisageait une dégradation de la cote Américaine, c'est maintenant fait vendredi 05/08/11.

    La cote AAA des États-Unis est pour la première fois descendue à AA+ en fonction du risque de la dette qui pourrait conduire à des difficultés de remboursement des emprunts.

    Pour S&P, c'est «le critère de gouvernance que nous avons mis en avant». Notre action n'est pas hâtive, «les atermoiements de l'administration et du Congrès Américains durent depuis 2008». Cela étant dit, la note des États-Unis reste très forte. Il ne faut pas dramatiser notre décision. «Nous avions placé la note sous perspective négative dès le 18 avril». Le marché a été préparé à l'éventualité d'une dégradation. Pourtant, depuis cette date, «les taux ont baissé». Les Chinois, principaux créanciers des États-Unis, protestent contre une gestion qu'ils jugent laxiste des finances publiques Américaines. Ils perdent beaucoup d'argent !

    L'affaiblissement de la cote Américaine touche aussi le Moyen-Orient le dimanche 07 août. L'indice de la bourse de Dubaï a terminé en baisse de 3,69 % après avoir ouvert sur un recul de 4,5 % Abou Dhabi, la Bourse a clôturé en baisse de 2,53 %, avec le secteur bancaire perdant 3,30 % et celui de l'immobilier cédant 5,61 %. La bourse Saoudienne a ouvert dans le rouge après sa chute de 5,46 % samedi, l'indice TASI a terminé légèrement en hausse, dimanche 0,08 %. La bourse du Koweït a clôturé sur une baisse de 1,61 % à 5 927,8 points, et celle du Qatar a perdu 2,51 %. Le marché de Bahreïn reculait de 0,33 % à la clôture et celui d'Oman de 2,08 %. A Tel-Aviv, l'indice TA-100 des cent premières valeurs de la bourse a plongé de 6 % avant que les autorités boursières décident de recourir à la procédure dite, «English opening», qui consiste à allonger la période d'échanges avant ouverture, afin de tenter de ralentir des fluctuations jugées trop importantes. La bourse de Tel-Aviv a finalement clôturé en forte chute de près de 7 %.

    Rien de réjouissant, tout fout le camp. La baisse du AAA de l'Europe paraît inéluctable, l'Italie qui s'enfonce ne peut que conduire à un abaissement général de la cote Européenne ne voyant pas comment un pays majeur, l'un des pères de l'Europe, peut s'en sortir autrement que par un serrage de ceinture qui minera sa consommation. C'est une vraie menace pour Sarkozy qui jouait avec Angella Merkel les sauveurs de l'Europe. Le sauvetage de la Grèce, voir «Ce second plan du 21 juillet pour la Grèce» lui donnait des couleurs puisque d'aucuns pensaient à l'UMP que son action internationale pouvait le sauver de sa débâcle intérieure. Sa cote de popularité remontait de quelques points, mais la dégradation de la cote Américaine est une très mauvaise nouvelle pour lui. Si le AAA de la France ne paraît pas pour le moment en cause, notre dette dont il s'en moquait lors de son élection et sa politique de réduction d'impôts des classes aisées avec tout le reste, privant notre économie d'argent ne peuvent que conduire à faire comprendre aux Français qu'il faut changer de politique. Rester dans le même schéma avec une Europe droitière serait une erreur eu égard à ce qui se passe.

    Il faut savoir tirer des conclusions des erreurs passées.

    Le prochain article sera l'Europe à peur.

     

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