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  • Le sommet mondial de Copenhagen c'est pour quoi ?

    La prise de conscience sur le climat des émissions de gaz à effet de serre.

     

    Du 08 au 13 décembre 2009 se tiendra à Copenhagen le sommet de l'ONU sur le climat. Le COP-15, la quinzième Conférence of the Parties of the United Nations Framwork Convention on Climate Change and the 5th Metting of the Parties (COP/MOP5) to the Kyoto Protocol.

    United Nation Climat Change Conférence.

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    Il est fait pour rassembler tous les pays signataires de la Convention-Cadre des Nations- Unies sur le Changement Climatique(CCNUCC). L’événement est de taille mais tous n'en mesurent pas son importance, ou hésitent de s'engager dans des réformes couteuses, mais il semble qu'il y ait des évolutions. Depuis le protocole de Kyoto entré en vigueur en 2005, et qui vient à expiration en 2012, la France et l'UE ce sont investies dans la prise de conscience en clamant l'impérieuse nécessité de réduire les émissions de ces gaz afin d'éviter que cette enveloppe terrestre frêne la remontée de la chaleur du rayonnement infrarouge vers l'atmosphère, et réduit, tout en absorbant et réfléchissant le rayonnement solaire.


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    Origine Séverine Alibeu 27/11/08


    Le dioxyde de carbone, CO2, principal gaz à effet de serre est responsable de ce réchauffement climatique provoqué par notre industrialisation. Notre empreinte écologique a augmenté de 2 % entre 2005 et 2006 et de 22 % sur la dernière décennie, à la fois du fait de l'augmentation de la population mondiale, et de la consommation par habitant. Nous utilisons trop de ressources par rapport à ce que la terre peut fournir et nous produisons plus de déchets qu'elle ne peut en absorber. En Europe, la capacité des prairies et des forêts à stocker le CO2 émis par les activités humaines est compensée par les pratiques agricoles intensives, selon une étude internationale publiée le 22 novembre dans Nature Géoscience. Ce bilan des flux de gaz à effet de serre montre que les écosystèmes terrestres européens n'absorbent que 2 % des émissions domestiques, industrielles et aux transports. Ce puits de carbone potentiel est déjà comblé par l'oxyde nitreux dû à l'emploi d'engrais et le méthane émis par les ruminants.

    Ce concept d'empreinte écologique a été inventé au début des années 1990. Son unité est  «l'hectare global», dont les capacités de production ou d'absorption des déchets correspondent à la moyenne mondiale des «performances» des terres agricoles et des écosystèmes (bio-capacités). L'empreinte écologique d'un pays correspond au nombre d'hectares globaux nécessaires pour fournir les denrées alimentaires et les fibres textiles consommées par sa population, pour construire ses villes et ses infrastructures, et pour absorber ses déchets, gaz à effet de serre compris. Les émissions de CO2 sont converties en nombre d'hectares de forêt requis pour les absorber, «La terre toujours été surexploitée par l'homme ici» .

    Ces gaz émis par le charbon et les hydrocarbures brulés piègent le rayonnement dans l'atmosphère terrestre et engendrent alors son réchauffement. Le dioxyde de carbone, le méthane, l'oxyde de d'azote, ou oxyde nitreux, et les chlorofluocarbures sont les gaz les plus abondants dans l'atmosphère terrestre, après la vapeur d'eau.

    Il est mesuré que ce fait met notre terre dans une étuve provoquant ainsi un auto-échauffement qui est progressif d'environ 0,19 °C par décennie. Le but de ce sommet est donc de conduire à un accord entre les pays industrialisés dits riches et les pays émergents Brésil, Inde, Chine, Mexique pour la période 2012-2017 afin qu'ils s'engagent pour mettre en œuvre une politique de réduction d'émission de ces gaz. Mais aussi pour des aides financières et techniques pour les pays les plus pauvres.

    L'étude perspective scientifique faite depuis le rapport du GIEC de 2007 nous met en garde sur un réchauffement possible terrestre d'environ 7 ° Celsius au cours de ce siècle. Un chiffre qui vient s'ajouter aux prévisions inquiétantes faites il y a deux années.

    Cette étude récente qui est intitulée «Diagnostic de Copenhague», montre que la planète se réchauffant de 7 °C entrainerait un accroissement du niveau des mers pouvant aller jusqu'à deux mètres au pire. Elle actualise les conclusions du Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'évolution du Climat, GIEC, rapport historique de 2007, et les nouveaux chiffres s'ajoutent à ceux des pires scénarios décrits, il y a deux ans. Les auteurs, dont plusieurs faisaient partie du dernier groupe d'étude de 2007, lacent un appel «final scientifique» pour les négociateurs des 193 pays sur le climat réunis à la conférence climatique de l'ONU à Copenhagen pendant deux semaines, texte traduit de la référence le réchauffement mondial dépasse les prévisons.

    Ce rapport nous montre l'évolution de la température terrestre au cours des 140 dernières années.

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    Ce graphique présente une évolution par paliers ce qui semble confirmer ce que certains scientifiques notent depuis peu, mais cela ne veut signifier que la température de la terre ne s'accroît pas d'une façon graduelle.

    The Copenhagen Dianostic.

    Augmentation des émissions de gaz à effet de serre. En 2008 les émissions mondiales de dioxyde de carbone générées par les combustibles fossiles étaient en hausse de presque 40% par rapport aux émissions générées en 1990. Même si les taux d’émissions mondiales se stabilisent aux niveaux actuels, il y a une probabilité de 25% que juste 20 ans d’émissions de plus entraîneraient un réchauffement climatique supérieur à 2°C. Même avec zéro émission après 2030. Chaque année de retard prise dans la mise en place de mesures adéquates accroît les chances que le réchauffement dépasse 2°C.

    Les récentes températures mondiales prouvent qu’il s’agit d’un réchauffement d’origine humaine. Au cours des dernières 25 années, les températures ont augmenté à un taux de 0,19 °C par décennie, en bon accord avec les prédictions basées sur des augmentations de gaz à effet de serre. Même au cours des 10 dernières années, malgré une diminution du forçage solaire, la tendance est toujours celle du réchauffement. Des fluctuations naturelles et de courtes durées continuent à se produire comme d’habitude mais il n’y a pas eu de changements marquants dans la tendance au réchauffement sous-jacente.

    Accélération de la fonte des nappes de glace, des glaciers et des calottes glaciaires. Les mesures effectuées par satellite et sur la glace prouvent actuellement sans aucun doute que les nappes de glace du Groenland et celles de l’Antarctique perdent de leur masse à une vitesse croissante. La fonte des glaciers et des calottes glaciaires dans les autres parties du monde s’est aussi accélérée depuis 1990.

    Rapide déclin de l’étendue de la glace de mer arctique. La fonte d’été de la glace de mer arctique s’est accélérée bien au-delà des prévisions des modèles climatiques. Cette zone de glace de mer fondue en 2007-2009 a été d’environ 40% plus étendue que les prévisions moyennes des modèles climatiques du 4ème rapport d’évaluation du Groupe Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (GIEC Rapport d’évaluation AR4).

    Sous-estimations actuelles de l’élévation du niveau de la mer. Les satellites montrent que l’importante élévation moyenne mondiale du niveau de la mer (3,4 mm/an durant les 15 dernières années) est de 80% supérieure aux dernières prévisions du GIEC. Cette élévation accélérée du niveau de la mer est en accord avec la double contribution de la fonte des glaciers et des calottes glacières, et de celle des nappes de glace du Groenland et de l’Ouest Antarctique.

    Révision des prévisions concernant le niveau de la mer. Il se peut que dès 2100 le niveau de la mer dans le monde entier soit au moins deux fois plus élevé que les estimations du 1er groupe de travail, spécifiées dans le 4ème rapport d’évaluation du GIEC, et si les émissions non pas été modifiées il pourrait bien dépasser 1 mètre. La limite supérieure a été estimée comme, une élévation du niveau de la mer de 2 mètres dès 2100. Une fois que les températures mondiales se seront stabilisées, le niveau de la mer continuera à s’élever pendant des siècles et des élévations du niveau de la mer de plusieurs mètres sont prévues au cours des prochains siècles.

    Tout retard dans la prise de mesures pour lutter contre le réchauffement climatique risque d’entraîner des dégâts irréparables. De nombreux éléments vulnérables du système climatique, tels que les nappes de glace continentales, la forêt tropicale amazonienne, la mousson en Afrique de l’Ouest et d’autres, pourraient brusquement subir des changements irréversibles si le réchauffement continuait dans un scénario de maintien de statu quo pendant toute la durée de ce siècle. Le risque d’enfreindre des seuils critiques «points de basculement» augmente fortement avec un changement climatique continu. Par conséquent, attendre des niveaux plus élevés de certitude scientifique pourrait signifier que des points de basculement seront enfreints avant qu’ils soient reconnus.

    Le point de changement doit arriver vite. Si le réchauffement de la planète doit être limité à un maximum de 2°C au dessus des valeurs pré-industrielles, les émissions mondiales doivent atteindre leur plus haut niveau entre 2015 et 2020 puis décroître rapidement. Pour stabiliser le climat, une société dé-carbonisée mondiale, avec pratiquement zéro émission de CO2 et d’autres gaz à effet de serre dits à longue durée de vie, doit être établie bien avant la fin de ce siècle. Plus particulièrement, les émissions annuelles moyennes par habitant devront diminuer à un niveau bien au-dessous d’une tonne métrique de CO2 vers 2050. Ce qui représente une baisse de 80 à 95 % par rapport aux émissions par habitant des pays développés en l’an 2000.


    Alors il importe qu'il y est une prise de conscience mondiale si l'on ne veut pas dans des décennies, voire même maintenant, subir les premiers effets du réchauffement de notre terre. D'ailleurs les bouleversements climatiques que l'on subit depuis peu, ouragans, cyclones et autres inondations, tsunami n'auraient-ils pas, par suite des différences de température d'un point à l'autre du globe, des effets massiques de courants s'amplifiant par suite de la rotation de la terre ? De plus quand on voit des pans entiers de glace des hémisphères nord et sud s'écrouler en mer, quand on voit que nos glaciers fondent comme neige eu soleil, que les neiges du Kilimandjaro ne sont plus qu'un rêve, il y lieu de s'inquiéter. Il nous faut réduire notre train de vie, modifier notre façon de vivre, changer nos moyens de production agricole, réduire nos conditionnements et nos déchets, ne pas salir notre terre en d'autres termes, rendre notre production industrielle propre. Mais, c'est nous Européens des pays industrialisés qui consommons trop alors que des populations n'ont pas de quoi se nourrir. Comment se fait-il que cette richesse que nous exploitons soit si mal répartie, que faisons nous pour que cela change, peu. Ne serait-ce pas l'égoïsme de la richesse qui exploite les masses jusqu'à la misère ? En fait tout dépend de tout.

    La difficulté est que cette transformation présentera un coût d'autant plus important que le retard pris sera grand. Pour l'UE, le coût annuel serait de l'ordre de 65 milliards d'euros surtout dans les pays du sud et du centre de l'Europe d'après une étude de la commission Européenne divulguée par France Soir.fr. C'est donc un sacrifice important que l'UE envisage de mettre en œuvre. Or, d'argent nous n'en avons pas ou peu, notre population s'est considérablement accrue, nous vivons plus longtemps, nous devons nourrir plus de bouches, soigner plus de gens, et tout cela à un coût qui ne peut être utilisé pour développer des moyens de production sains, les humains avant, il convient donc d'être écologique, marcher quand c'est possible au lieu de prendre sa voiture par exemple. Comme jeter un papier, mais le mettre dans une poubelle est plus propre et responsable. Nous polluons nos mers en y versant nos déchets au point tel que des algues tueuses se développent anarchiquement rendant nos rivages dangereux, mais le pire c'est que nous déforestons nos forêts, les poumons de notre planète.

    Ce sommet de Copenhagen ne semblait pas faire l'unanimité. Mais depuis un changement d'attitude des États-Unis se fait sentir, le président Obama se rendra le 09 décembre à cette conférence ainsi que le premier ministre Chinois Wen Jiabio. L'information à été révélée lors du point de presse régulier du ministre par le porte parole Qin Gang. La Chine est le premier émetteur de gaz à effet de serre, elle s'engage à réduire ses émissions de carbone jusqu'à 45 % mesurés par rapport à sa production économique, un objectif visant à maintenir sa forte croissance tout en maîtrisant sa production. En septembre, le président Hu Jintao s'était engagé à réduire la croissance des émissions de CO2 de son pays par point de PIB, intensité carbonique, «de façon notable» d'ici à 2020, sans précisions chiffrées. Mercredi 25/11/09, le représentant spécial de la Chine pour les discussions sur les changements climatiques, Yu Qingtai, a réaffirmé que la priorité de son pays était le développement, accusant par ailleurs les pays industrialisés de ne pas avoir respecté leurs engagements sur le climat. L'objectif ne signifie pas que la Chine réduira ses émissions totales de carbone d'ici 2020. Étant donné la croissance prévue de son économie, ses émissions de réchauffement de la planète devrait augmenter au cours de la prochaine décennie, mais à un rythme beaucoup plus lent que si la Chine n'avait apporté aucune modification.

    Les États-Unis ont fait des gestes significatifs en présentant des objectifs chiffrés de réduction de leurs émissions polluantes. Monsieur Obama estime que sa présence donnera un élan aux négociations en augmentant ses chances de succès. Il n'arrivera pas les mains vides et présentera un objectif de réduction de 17 % des émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020, avec pour objectif 83 % d'ici à 2050. La feuille de route serait une réduction de 17 % d'ici à 2020, 30 % d'ici à 2025 et 42 % d'ici à 2030, a dit son administration.

    L'Ultimatum climatique


     

     

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