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comprendre

  • On commence à comprendre,

    que la guerre ne résout pas tout.

    Il y aurait un vent de changement à Washington concernant sa position en Afghanistan d'après le Tribune de Genève du 28/01/09, voir ici. L’amiral Mike Mullen, numéro un de l’armée américaine, a évoqué hier à Washington les limites de ses troupes en Afghanistan et abordé les priorités militaires du nouveau gouvernement Obama.

     

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    © Daniella Zalcman/27 janvier 2009 | L’amiral Mike Mullen, numéro un de l’armée américaine. «Nous avons besoin d’un accroissement de notre présence diplomatique et civile sur le terrain pour avoir un impact sur les populations civiles.»

    Enfin on se rend compte que les armes ne font pas tout surtout en Afghanistan pays de montagnes difficile à contrôler. Il est entouré de la Chine, de l’Iran, du Pakistan, du Turkémistan, l’Ousbékistan, et du Tadjikistan, l’Iran et surtout le Pakistan sont des pays d’accueil des terroristes. Il est donc difficile de le combattre chez eux, leur frontière avec l’Afghanistan est pour le Pakistan de 2430 km et pour l’Iran de 936 km. Cela montre la difficulté de combattre l’infiltration de terroristes, voir cliquez ici.

    L'envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan était un engagement inutile tant en hommes, (et on a vu ce qu'il en est advenu quatorze soldats Français y sont morts, cliquez ici,) qu'en dépenses présageant des difficultés qu'entrainaient la guerre dans de telles conditions territoriales et surtout le maintien d'une paix durable contre les Talibans, ce qui avait été également l'avis sous entendu de l'État major Français.

    Mais il fallait suivre George Bush qui réclamait de l'aide et dans le cadre d'un revirement de notre politique au sein de l'OTAN, et d'un rapprochement avec les États-Unis, nous en avons envoyé 1.000 soldats supplémentaires dans l'est de l'Afghanistan. Voir la vidéo précédent la discussion au parlement, non à l'envoi de troupes en Afghanistan.

     

    L'amiral Mike Mullen vient de confirmer que la situation militaire à des limites.

    En réponse à une question de la Tribune de Genève, l’amiral Mike Mullen, numéro un de l’armée américaine, a abordé hier à Washington les défis Américains en Afghanistan, mais aussi la nouvelle stratégie du gouvernement Obama. Comme on pouvait le penser, l'administration d'Obama se démarque de celle de George Bush qui, plutôt que de discuter, préfère la guerre sachant que, malgré l'expérience Américaine au Viet Nam, on ne peut vaincre dans ces conditions de façon continue si l'on n'occupe pas de façon permanente le territoire. Cela fait maintenant sept années que nous sommes présents en Afghanistan sans que la situation se soit améliorée, les risques d'enlisement sont réels.

    Cela ne veut pas faire croire que les États-Unis se dégagent d'Afghanistan puisqu'ils ont préparé des plans pour le déploiement de 30.000 soldats supplémentaires.

    «Nous avons besoin d’un accroissement de notre présence diplomatique et civile sur le terrain pour avoir un impact sur les populations civiles.»

    Il est évident que si l'on s'attache les populations civiles les chances de succès sont meilleures à la condition qu'elles comprennent ou est leur intérêt. Mais ces populations savent aussi que les Américains ne peuvent assurer une présence continue et qu'ils devront un jour partir, et c'est sur ce point que se joue le succès de cette opération. Ce que l'on peut redouter, c'est qu'une fois les Américains partis, les Talibans reviennent et commencent le nettoyage des collaborateurs, cette épée de Damoclès sur la tête de la population brise toute diplomatie de paix.

    L'amiral Mike Mullen a confirmé que la guerre en Afghanistan et la présence d'Al-quaida dans l'ouest du Pakistan étaient des sécurités prioritaires de la Maison-Blanche. «Nous nous sommes concentrés pendant des années sur l’Irak, ce qui a limité notre capacité à déployer des soldats en Afghanistan», a-t-il indiqué. Or comme le président Obama l'a maintes fois annoncé le dégagement en l'Irak permettra l'envoi des troupes supplémentaires en Afghanistan, et Barack Obama avait parlé d'un délai de 16 mois. L’amiral a confirmé que ce délai faisait partie des options étudiées mais est resté vague, préférant insister sur le besoin de prendre en compte tous les risques associés aux différentes stratégies.

    Il semblerait aussi que Barack Obama prenne en compte l'avis de ses militaires ce qui n'apparaissait pas évident avec George Bush.

    Or, l'envoi de troupes supplémentaires à été critiqué par Kaboul selon le quotidien ELMOUDJAHID.com, cliquez ici .

    «La décision des États-Unis d'envoyer des soldats supplémentaires en renfort en Afghanistan en 2009 a été critiquée par le président Afghan, Hamid Karzai, et par un porte-parole des Talibans, combattus dans le pays par l'armée Afghane et les forces de la coalition étrangère».

    M. Karzai, réagissant à l'annonce faite samedi par un haut responsable militaire Américain du déploiement prochain de 20.000 à 30.000 soldats supplémentaires, a notamment tenu pour responsables les forces internationales de la dégradation de la situation sécuritaire dans son pays, où les forces armées gouvernementales qui combattent les Talibans peinent à ramener la stabilité et la sécurité parmi les populations Afghanes. Il a d'autre part dénoncé la poursuite des raids aériens et des offensives terrestres menées par ces forces contre des civils innocents dans des villages des zones tribales de l'Afghanistan, «au lieu a-t-il précisé, de s'en prendre aux caches des milices Talibanes et des groupes armés» actifs dans le pays.

     

    Parallèlement à cette orientation en Afghanistan Barack Obama a tendu la main à l'Iran qui n'en veut pas.

    «Si des pays comme l’Iran sont disposés à desserrer le poing, ils trouveront une main tendue de notre part».

    Ce message, Barack Obama a visiblement décidé de le marteler. Lundi soir, c’était sur la chaîne Al-Arabiya, lors de la toute première interview octroyée à un média du monde musulman. Et cela, moins d’une semaine après son entrée en fonction. Tout un symbole. Et l'Iran à répondu,

    «Nous accueillons favorablement ces changements à la condition qu'ils soient fondamentaux et qu'ils s'engagent dans la bonne direction»,

    a dit le président Mahmoud Ahmadinejad.

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    Le président Iranien, Mahmoud Ahmadinejad, demande, mercredi 28 janvier, à Barack Obama de s'excuser pour les «crimes» commis selon lui par les États-Unis contre l'Iran. Dans un discours dans la ville de Kermanshah, le président iranien a énuméré toute une liste de griefs contre les États-Unis remontant jusqu'à leur organisation d'un coup d'État en 1953 pour renverser le premier ministre de l'époque, Mohammad Mossadegh. Il a aussi mentionné l'opposition de Washington à la révolution islamique de 1970 ou son soutien à l'Irak dans la guerre engagée par Bagdad contre l'Iran.

    M. Ahmadinejad appelle Washington à «respecter les peuples», à «ne plus s'ingérer dans les affaires des autres peuples», à «mettre un terme au soutien aux sionistes sans racines, illégaux et fantoches», et enfin à permettre au peuple Américain «de décider de son propre sort». L'Iran «accueille favorablement le changement à condition qu'il soit en profondeur», dit le président Iranien. Il avertit que si «quelqu'un veut parler avec le peuple iranien avec le même état d'esprit que l'ex-président George W. Bush (...) mais avec des mots nouveaux, la réponse de l'Iran sera la même que celle donnée ces dernières années à Bush et ses valets».

    Il est évident que la politique de gendarme du monde développée depuis des années par les Américains ne joue pas en faveur d'une prise en considération de la main tendue de Barack Obama. Elle laisse des traces, qui sans aller jusqu'à des excuses, cette main tendue mériterait d'être développée et concrétisée en premier par une mise au pas d'Israël pour la paix avec les Palestiniens, ce serait une preuve de bonne gouvernance.

    La politique de l'Égypte,

    elle ne peut pas être dissociée de celle de l'Irak sur la politique de la main tendue. Nous assistons à une guerre froide au Moyen-Orient qui pourrait aggraver les efforts de Barack Obama de créer un État Palestinien. De plus son désir de s'engager auprès des régimes Iranien et Syrien et de se retirer au plus vite d'Irak ne réjouis pas les États arabes modérés (Égypte, Arabie Saoudite, Jordanie et la plupart des États du Golfe) de l'axe mené par l'Iran (Syrie, Hezbollah, Hamas et le Qatar), voir l'édition Française Jérusalem Post du 28/01/09 cliquez ici

    Téhéran se bat pour son programme nucléaire, son succès menaçant la survie des États du Golfe, l'Iran ne reconnait pas Israël et a demandé à l'UE de le déclarer État terroriste. Aussi, la réussite du projet nucléaire Iranien pourrait mettre fin à la prééminence de l'Égypte dans la région et contre balancer la puissance d'Israël.

    D'autre part l'Égypte ne voit pas d'un bon œil la main mise du Hamas, satellite de l'Iran, dans la bande de Gaza, voulant l'ignorer en tant représentativité, sachant que les Frères musulmans dont sont issus les membres du Hamas sont une opposition à sa politique au Proche-Orient pro-Fatah, c'est à dire en fait celle que souhaite Israël.

    La réussite du projet nucléaire Iranien conduirait Le Caire de s'embarquer dans un programme nucléaire avec des fonds destinés au développement social de son pays. Cet ordre de priorité lui avait déjà fait signer un traité de paix avec Israël il y a 30 ans.

    D'autre part, les pays arabes modérés s'opposent non seulement aux liens unissant l'Iran au Hamas de la bande de Gaza, mais aussi aux relations entre la république islamique et le Liban. De ce fait, ils soutiennent avec l'Égypte le président de l'autorité Palestinienne, ainsi que le gouvernement Libanais Siniora.

    Ainsi Barack Obama aura bientôt la surprise de découvrir que l'objection à un État Palestinien viendra moins d'Israël que de l'Égypte, de l'Arabie Saoudite et de la Jordanie, puisque ces pays craignent que le groupe terroriste ne s'empare de la Judée-Samarie dans le cadre de la création d'un État. Concernant le problème Palestinien, ils préfèrent donc l'option d'un «processus» que celle de mesures réelles.

    C'est donc une recomposition du Proche-Orient qui se joue avec l'Iran. Tout est lié, l'impérative nécessité d'un État Palestinien ne peut se faire sans le Hamas donc sans une position de non agression des Iraniens qui permettrait à l'Égypte de reconnaitre le Hamas. La main tendue d'Obama à l'Iran devrait avoir comme objectif de détendre cette région de la menace Iranienne, mais, il faut pour cela des gages d'Obama de non agression avec l'Iran, et lui permettre la poursuite de son programme nucléaire qui de toutes façons se poursuivra quoiqu'il advienne, personne ne prendra le risque de déclarer la guerre à l'Iran. La solution est de laisser faire son développement nucléaire, ne pouvant faire autrement, contre l'échange d'un pacte de non agression envers Israël et les États modérés du Proche-Orient.

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