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chronique janvier

  • Chronique de janvier 2009.

    Les faits majeurs de ce début d'année.

    J'envisage autant que faire se peut de publier mes réflexions sur les principaux sujets qui ont mobilisés nos attentions politiques, sociales, Françaises et internationales. Quels sont par ordre d'importance ce qui c'est passé depuis le premier janvier.  La guerre à Gaza qui nous a montré des images atroces d'enfants mutilés et de civils morts puis, dans le même temps le conflit du gaz entre la Russie et l'Ukraine, et les préparatifs de l'investiture du premier président noir des Etats-Unis.

    Sur le plan intérieur, nous avons appris la retraite politique de Michel Rocard 79 ans qui ne briguerait plus aucun mandat d'après une porte paroles du groupe PSE (socialistes européens). Michel Rocard siégeait depuis 15 ans au parlement Européen.

    Michel Rocard,

    Michel Rocard a notamment été premier ministre de 1988 à 1991 et premier secrétaire du PS entre 1993 et 1994. Lors de l'élection du premier secrétaire du PS au congrès de Reims, il s'était montré très critique envers la candidature de Ségolène Royal, annonçant sa volonté de quitter le parti en cas de victoire de cette dernière.

    Au Parlement européen, Michel Rocard aura présidé trois commissions au cours de sa carrière d'eurodéputé, la commission du développement et de la coopération (1997-1999), celle de l'emploi et des affaires sociales (1999-2002) et celle de la culture, de la jeunesse, de l'éducation, des médias et des sports (2002-2004).

    C'est donc une grande figure de notre vie politique qui deviendrait silencieuse.

    Il était passé du PSA parti socialiste autonome, au PSU comme secrétaire général, puis candidat à l'élection présidentielle de 1969 ou il recueille 3,61 % des suffrages exprimés. Il soutient François Mitterrand à la campagne présidentielle de 1974, puis mis en minorité au PSU en octobre 1974 lorsqu'il propose de rejoindre le parti socialiste, il y entre en décembre 1974, et il y devient membre du bureau exécutif puis secrétaire national chargé du secteur public.

    Le 19 octobre 1980, il annonce sa candidature à la candidature pour les présidentielles de 1981, mais la retire le 8 novembre lorsque François Mitterrand annonce la sienne. L’antagonisme qui couvait entre les deux hommes depuis au moins 1977 perdurera jusqu'à la mort de Mitterrand en 1996.

    Sa conviction politique a évoluée du PSA franchement à gauche pour devenir plus libérale au cours de ses engagements devant les difficultés de gouvernement. Il montrait souvent un pragmatisme politique bienfaisant qui provoquait parfois des controverses parmi ses amis politiques. Il avait des difficultés d'expressions qui rendaient difficiles la compréhension de sa pensée.

    Nous avons vu aussi l'engagement d'Eric Besson ancien socialiste subissant une irrésistible ascension en devenant ministre de Sarkozy en remplacement de Brice Hortefeux au ministère de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement durable, Besson est très bon (sic) Sarkozy. Devenu une promesse pour la droite, Eric Besson serait pressenti pour le poste de secrétaire général adjoint de l'UMP. Plus gauche droite que lui tu meurs, hypocrite jusque dans ses chaussures, il avait besoin de lumière pour satisfaire son ambition d'homme à tout faire.

    Il y a tout juste deux ans, à quelques mois de l'élection présidentielle, le Parti socialiste publiait une brochure taillant en pièces le programme de Nicolas Sarkozy. Le candidat UMP y est décrit en «néoconservateur américain à passeport Français» par Éric Besson, ancien secrétaire national de l'économie du PS, aujourd'hui «favori» du chef de l'État.

    A cela, il faut ajouter notre déficit de la balance commerciale qui a viré au rouge, Renault produisant la majorité de ses véhicules à l'étranger depuis 2005 et PSA depuis 2007. Bien entendu, il y a d'autres sujets tous aussi d'actualité, mais il faut faire un choix.

    La guerre à Gaza,

    J'ai abondamment dans mes 11 articles précédents relaté les faits ainsi que mes sentiments humanitaires sur cette guerre en essayant d'être objectif autant que faire se peu. Mais devant ce massacre qui restera dans les mémoires on ne peut apporter son soutien à Israël par suite de la démesure de moyens mis pour combattre ces Palestiniens de Gaza que l'on nomme terroristes et qui ne demandent qu'à vivre sur une terre libre.

    Les combats ont cessé et c'est tant mieux, il y a eu trop de morts innocents dont beaucoup d'enfants.

    Le Hamas vient de déclarer n'avoir perdu que 48 de ses hommes dans cette guerre alors qu'Israël affirme en avoir tué 500. C'est donc principalement des innocents qui ont péri.

    On assiste donc actuellement au retrait progressif de Tsahal quelques heures après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu unilatéral Israélien dimanche, le Hamas a, à son tour, annoncé une cessation des hostilités et a donné une semaine à Israël pour quitter entièrement la bande de Gaza.

    Aucun combat ni bombardement n'a eu lieu depuis, et la nuit de dimanche à lundi était calme dans le territoire. L'armée israélienne a affirmé hier soir avoir engagé un retrait «progressif» de Gaza et quitté des positions-clés dans et autour de la ville de Gaza. Le chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, a déclaré hier que le peuple palestinien avait remporté «une grande victoire» contre Israël. De son côté, le PM israélien, Ehoud Olmert, a déclaré qu'Israël veut sortir «le plus vite possible» de Gaza. Dirigeants arabes et européens ont joint, dimanche, leurs voix à Charm el-Cheikh pour que s'installe durablement la paix.

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    Le Figaro.fr

    A Charm el-Cheik Sarkozy n'a pas ménagé sa peine pour consolider le fragile cessez-le-feu certes unilatéral, et c'est la que le bas blesse puisque l'on veut ignorer l'autre belligérant. En trois semaines Sarkozy s'est déplacé trois fois et cette fois, il coprésidait un sommet organisé au pied levé.

    Cinq Européens ont fait le voyage (Angela Merkel, Gordon Brown, José Luis Zapatero, Mirek Topolanek et Silvio Berlusconi), mais aussi le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, le roi Abdallah de Jordanie, le président turc, Abdullah Gül, et Mahmoud Abbas. La voix du chef de l'Autorité palestinienne est empreinte de gravité, «Les images de Gaza que vous voyez à la télévision sont bien en deçà de la réalité».

    L'objectif était clairement dimanche d'obtenir un engagement collectif pour affermir le cessez-le-feu et amorcer un processus vers une paix durable. «Les armes doivent se taire, mais ceci n'est que le commencement», a souligné Nicolas Sarkozy.

    «Il faut poursuivre et accélérer pour aboutir à la création de deux États, un État palestinien et un État israélien qui a droit à sa sécurité», Le Figaro.fr .

    Abbas propose au Hamas un gouvernement d'entente nationale le 19/01/09 à 16 h 02, Le Point .fr

    Le conflit du Gaz entre la Russie et l'Ukraine.

    Le premier janvier la Russie coupait l'approvisionnement en gaz de l'Ukraine, faute d'un accord sur le prix des livraisons pour 2009. Près d'une semaine plus tard, une dizaine de pays des Balkans et d'Europe centrale indiquent ne plus recevoir de gaz Russe. Pour Marc-Antoine Eyl-Mazzega, doctorant au Centre d'études et de recherches internationales, spécialiste des politiques gazières Ukrainiennes, la responsabilité de chacune des parties dans le dossier est difficile à établir. Les problématiques commerciales y jouent un rôle mineur.

    Les origines du conflit portent sur les accords commerciaux sur des durées de 20 à 25 ans, et Moscou et Kiev doivent trouver chaque année une entente sur le prix du gaz pour l'Ukraine. Cette année, les négociations ont débuté tôt. A l'été, après des contacts directs entre les premiers ministres Russes et Ukrainien, l'affaire semblait pliée. Seulement, en décembre, la partie Russe a réclamé le remboursement d'une dette colossale.

    L'Ukraine ne nie pas devoir de l'argent, mais refuse de payer l'intégralité de la somme demandée par Moscou. Face à ce refus, Gazprom a rompu les négociations portant sur l'approvisionnement pour l'année 2009. Or les négociations sont si opaques que personne n'est capable de dire le montant exact de la dette. Le désaccord sur la dette semble indiquer que Moscou est le principal responsable de ce blocage. Des millions de foyers en Europe centrale et aux Balkans depuis le 07/01/09 sont depuis privés de Gaz et d'électricité, et l'espoir de voir les vannes rouvertes fond comme neige au soleil le 14/01/09.

    Le 13/01/09, pas de gaz dans les pipes et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a appelé le premier ministre russe Vladimir Poutine pour lui faire part de la «déception» de l'UE. La crise paralyse plusieurs Etats européens. Totalement dépendantes du gaz Russe, la Bulgarie n'a plus que deux jours de réserves et la Slovaquie envisage de refaire fonctionner sa vieille centrale nucléaire construite à l'époque soviétique. Les premiers ministres Bulgare, Sergueï Stanichev, et Slovaque, Robert Fico, étaient d'ailleurs attendus à Moscou mercredi 14/01/09.

    Le 18/01/09 Moscou et Kiev s'entendent pour mettre fin à leur conflit. Les pourparlers n'ont pas été aisés, reconnaissait le 17/01/09 Ioulia Timochenko, au sortir de négociations marathon qui devraient marquer la fin du conflit gazier. Au terme de plusieurs heures de discussions, à Moscou, la première ministre Ukrainienne et son homologue Russe, Vladimir Poutine, ont conclu un accord sur le rétablissement des exportations de gaz Russe vers l'Ukraine et sur le transit de ce gaz vers l'Europe, via l'Ukraine.

    Pour ce qui nous concerne, nos stocks de gaz étaient équivalents à 80 jours de consommation moyenne, et ils n'auraient baissés que de 12 %. Nos approvisionnements sont diversifiés, et en outre notre génération d'électricité est multiple puisque que 90 % proviennent du nucléaire et de l'hydraulique. Nos réserves à plus de 5 milliards de m3 étaient encore importantes.

    Notre balance commerciale a viré au rouge.

    La construction automobile en France, hors équipementiers, accusait l'an dernier un solde commercial déficitaire de 4,4 milliards d'euros.

    Les difficultés de l'industrie automobile Française n'ont pas commencé en octobre dernier avec la crise financière.

    « Le ralentissement de la production automobile en France depuis trois ans pèse sur la croissance du produit intérieur brut, sur le solde du commerce extérieur et sur l'emploi »,

    soulignait une note de la direction générale du Trésor, dès septembre dernier, juste avant l'ouverture du Mondial de Paris.

    Le résultat ?

    Bien que deuxième producteur européen de véhicules derrière l'Allemagne, la France a vu son « solde automobile » devenir déficitaire l'an dernier, à la « stupéfaction » du président de la République. Même en tenant compte des équipements automobiles qui sont encore nettement dans le vert, le rapport exportations/importations de la branche accusait l'an dernier un trou de 2,9 milliards d'euros. Une évolution impensable il y a quelques années. Voilà trois ans seulement, la balance nationale était encore positive à hauteur de 8,8 milliards et elle culminait même à 12,3 milliards en 2004 !

    Comment le pays de PSA et de Renault, constructeurs largement centenaires, et d'équipementiers de renom (Valéo, Faurecia et Michelin) a-t-il pu en arriver là ?

    L'explication n'est pas liée au fait que les Français achèteraient plus de voitures importées du Japon ou de Corée, les livraisons de Toyota, Suzuki ou Hyundai ont nettement reculé l'an dernier. Elle réside presque exclusivement dans la nouvelle stratégie des constructeurs Français. Lorsque PSA vend dans l'Hexagone une Citroën C1, assemblée en République tchèque, elle est aussitôt répertoriée dans les importations nationales.

    Et quand Renault livre à un concessionnaire Allemand un Scénic monté à Douai, la valeur de cette exportation est fortement contrebalancée par les multiples composants commandés à la Roumanie ou à l'Inde, au nom de la nouvelle religion du « global sourcing ».

    Officiellement, les constructeurs cherchent d'abord à se rapprocher des marchés en croissance, comme le Brésil ou la Russie, en localisant des usines sur place pour servir ces pays. Mais quand Renault et PSA importent en Europe de l'Ouest des Clio « made in Turkey » ou des 207 assemblées en Slovaquie, c'est bien un souci de réduction des coûts de fabrication, comparés à la France, qui les motive.

    En d'autres termes, nos coûts de fabrication sont trop élevés malgré la robotisation à outrance qui fait que des unités entières fonctionnent pratiquement sans main d'œuvre. Le marché commun et la mondialisation sont devenus notre perte, nous ne pouvons lutter, nous ne pouvons que subir la dégringolade de nos conditions de vie. Il est évident que si nous n'achetons presque plus de voitures par suite de notre pouvoir d'achat en berne, la consommation baisse, et la première a en souffrir est le non nécessaire eu égard aux besoins vitaux de notre existence, on peut vivre sans voitures, mais on ne peut ne pas manger, se loger, et se chauffer.

    Les festivités de l'investiture d'Obama.

    Les festivités d'investiture de Barack Obama ont commencé dimanche 18 janvier, à Washington, par un hymne à la «grandeur de l'Amérique», embrassant deux siècles d'histoire, des épisodes les plus glorieux aux événements les plus sombres.

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    Un moment de patriotisme, mais dans sa version Obama, sans nationalisme.

    On a chanté Bob Marley au pied des colonnes doriques du temple de Lincoln. Un moment d'histoire soigneusement mis en scène. Le podium de l'orateur, installé dans l'axe de la statue du grand homme, permettait aux photographes d'avoir dans le même angle Abraham Lincoln, le président qui a émancipé les esclaves, et Barack Obama, le premier Noir élu à la présidence des Etats-Unis. L'homme qui a «sauvé l'Union américaine», comme l'a rappelé Barack Obama, et celui «qui sera jugé à sa capacité de sauver le capitalisme», comme l'a écrit l'hebdomadaire Newsweek.

    Une citation de Lincoln «de même que je refuse d'être un esclave, je refuse d'être un maître», une phrase de Rosa Parks, la dame noire du bus de Montgomery (Alabama) qui avait refusé de céder sa place à un Blanc. Le golfeur Tiger Woods a rendu hommage aux soldats.

    Ils ont dépeint les crises auxquelles a survécu l'Amérique, la guerre de Sécession, la Grande Dépression, la guerre froide, comme pour redonner confiance aux Américains sur leur capacité à surmonter la situation actuelle. Bono a chanté Pride, chanson écrite en 1984 en mémoire de Martin Luther King. Il a rendu hommage «au rêve américain», mais aussi «au rêve irlandais», «au rêve africain»...Et après un silence marqué, il a ajouté le «rêve palestinien», ce qui a entraîné à peine plus d'applaudissements que le «rêve européen».

    Sa popularité est au zénith, ce qui risque de lui causer d'énormes soucis s'il déçoit. Les problèmes qui l'attendent sont énormes. Il lui faut un soutient constant sans failles non pas pour les résoudre, mais pour les juguler. Quatre années ne seront pas suffisantes pour rendre cette Amérique plus présentable, on l'attent au tounant si on, lui laisse le temps de vivre.

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