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chiffres

  • De 997.000 à la police, à 2.500.000 à la CFDT, et à 2.700.000 à la CGT,

    l'invraisemblable décompte des manifestants.

    A-t-on jamais vu une telle tromperie, qui ment ?

    Les deux grandes organisations syndicales prétendent qu'il y avait plus de monde que lors de la manifestation du 07 septembre de 2.500.000 à 2.700.000 selon les syndicats pour la simple raison que plus de personnes du privé se sont investies compensant une moins bonne participation de la fonction publique. Ce raisonnement rejoint celui du gouvernement qui effectivement met en avant cette baisse de motivation du secteur public. Sur ce point les conclusions sont identiques. Mais le gouvernement ne peut prendre en compte la participation privée, pour laquelle il n'a aucune vision par rapport aux syndicats. Il est donc pris en défaut. De plus, il avait annoncé au journal télévisé de 13 heures sur France 2 que la participation serait moindre de 40.000 manifestants que celle du 07 septembre. Cela montre parfaitement que son appréciation n'est basée que sur la seule participation de la fonction publique ou des chiffres d'absence peuvent être donnés, et cela d'autant plus, qu'à 13 heures, les cortèges n'étaient pas encore en marche, rendant impossible le comptage des manifestants. Donc, tout porte à croire à la volonté du gouvernement de minimiser la portée de la manifestation avant qu'elle ne commence, le rituel en quelque sorte. Au vu de ce seul fait, la tromperie gouvernementale ne fait aucun doute. Quand aux chiffres des syndicats qui prennent en compte dans leur comptabilité les trottoirs, ce que ne fait pas la police, ils se rejoignent à 200.000 près. Sont-ils vrais ? Certainement moins faux que ceux déclarés par le ministère de l'intérieur, qui même s'il prétend qu'un huissier de justice mandaté a trouvé des chiffres semblables avec ceux de la police, n'apporte pas plus de crédibilité. Il est quand même extraordinaire qu'un tel écart puisse être donné, on ne peut même pas faire une moyenne tant l'écart de 300 % est invraisemblable, que doit-on penser de la France à l'étranger ?

    On se demande bien pourquoi le gouvernement tient tant à minimiser la portée de la manifestation puisque, quelle qu'en soit l'opposition, cette réforme sera appliquée ! Aux journées parlementaires de l'UMP à Biarritz François Fillon, calme et pondéré, clame haut et fort dans tous les médias que le gouvernement ne changera pas, «gouverner la France c'est parfois savoir dire non» a-t-il lancé à ses amis, c'est la seule réforme qui permet de sauver le régime par répartition dit-il ! Cela signifie tout simplement à ceux qui n'acceptent pas cette réforme sous cette forme qu'ils agissent contre leur intérêt, ce serait donc des imbéciles, des irresponsables manifester contre soi-même ? En fait le gouvernement craint un embrassement, c'est évident, marteler sans cesse qu'il n'y a pas d'autre solution à ce qu'il fait n'a d'autre but que de décourager la poursuite des manifestations.

    Le projet doit passer au Sénat qui vraisemblablement apportera quelques aménagements concernant la pénibilité et la durée de 67 ans pour les femmes qui ont élevé plusieurs enfants et dont les salaires sont en moyenne inférieurs à plus de 35 % de ceux des hommes. Deux nouvelles manifestations sont prévues les 02 et 12 octobre selon l'intersyndicale réunie le 24 au siège de la CGT à Montreuil.

    «Guerre des chiffres ridicule», «manœuvre de diversion», «mépris dégoûtant», «tentative d'intoxication grossière», l'intersyndicale a durement critiqué le décompte des manifestants contre la réforme des retraites fait par le ministère de l'intérieur. «Le mépris du gouvernement est inacceptable, de nombreux militants, dès jeudi soir, nous ont fait part de leur dégoût», a observé Laurent Berger, CFDT.

    Dans le cortège parisien les femmes ont montré leur détermination, elles étaient nombreuses à clamer cette injustice pour laquelle les gouvernements n'ont rien fait. Mais en fait c'est le patronat qui est la cause de cette injustice avec l'aval du gouvernement. Il profite d'un travail identique à celui d'un homme mais qui lui revient moins cher. A cette injustice, leur carrière conditionnée par les charges de famille pour les mères est en pointillée, et pour d'autres les emplois à temps partiels, leur imposer une retraite à 67 ans n'est pas admissible. Nombreuses sont celles qui n'ont pas cotisé le nombre d'annuités nécessaires à 65 ans, le passage à 67 ans n'a d'autre but que de permettre pour certaines une retraite au taux plein. Cette mesure est spécifique pour les femmes. Pour elles ne faudrait-il pas tenir compte des périodes correspondantes à la nécessaire charge familiale, aux emplois à temps partiels ce qui leur permettrait une retraite au taux plein avant 67 ans. N'avait-il pas été question d'indemniser les femmes au foyer qui font un travail utile à la Nation, élever des enfants est on ne peut plus honorable et cela mérite aussi un salaire et une retraite.

  • On n'est pas foutu d'avoir des chiffres fiables.

    Combien de grévistes ce jeudi 29 janvier ?

    La presse écrite donne un chiffre entre un et 2,5 millions, on peut admettre qu'il soit difficile de compter, mais de un à 2,5 l'écart est énorme. La Cgt donne 2,5 millions et les pouvoirs publics 1,08 million. La Cgt recense 195 manifestations sur l'ensemble du territoire ce qui justifierait selon elle le chiffre de 2,5 millions de salariés du privé, du public, chômeurs, précaires, retraités, étudiants, lycéens, contrôleurs aériens. 195 manifestations pour 2,5 millions de personnes donne une moyenne plausible de 13.000 personnes par manifestation.

    Depuis le temps que des défilés partent de la place de la Bastille à l'Opéra on devrait pouvoir approcher une valeur plus exacte sur Paris. Selon les syndicats il y aurait eu 300.000 personnes estimées lorsque le cortège était à mi-parcours, et selon la préfecture de police 65.000 personnes. Ce que l'on est certain c'est que les deniers manifestants place de la Bastille sont partis 4 heures après le début du défilé. Mais un cortège qui marche lentement avec des vides importants, c'est à dire une densité de manifestants au m² faible représente en fait peu de monde ? Il est aisé par hélicoptère de chiffrer cette densité et de définir un chiffre réaliste, plus réaliste que celui que l'on peut apprécier du sol. De là à ce qu'il y ait manipulation de chiffres probablement, mais la préfecture de police possède les moyens que n'ont pas les syndicats pour donner une estimation réaliste.

    Il y a toujours eu un écart entre les chiffres officiels et les données syndicales, mais à ce point ce n'est pas raisonnable, c'est de la fausse information, et comme d'habitude on coupe la poire en deux ce donnerait tout de même 1.25 millions. Que représente ce 1.5 millions par rapport au mécontentement général de la politique gouvernementale, peu de chose sachant par exemple que je n'ai jamais manifesté et que je fais attention quand je mets mon bulletin dans l'urne, combien sont comme moi ? Ce que l'on peut dire, sans se tromper, c'est que le mécontentement sur la politique gouvernementale apparait majoritaire dans le pays en ce moment.

    Il semblerait tout de même que cette journée revendicative que l'on annonçait importante n'ait pas pleinement satisfait les syndicats tout au moins dans les transports parisiens puisqu'ils n'ont pas été paralysés comme on aurait pu l'imaginer.

    Les syndicats prévoient d'autres journées de manifestation contre la politique du gouvernement, ce qui montre probablement qu'ils ne sont pas pleinement satisfait. La manifestation d'hier est l'expression d'un multi  mécontentement largement diffusé dans le pays, sur un ensemble de secteurs économiques. Dans l'attente, le président de la république temporise, il recevra les partenaires sociaux en février jugeant «légitime» l'inquiétude qui s'est exprimée hier, le moins serait une provocation. Bernard Thibaut de la Cgt ce matin aux infos sur la deux à laissé entendre qui si le président ne prend pas en compte la mesure des revendications des travailleurs, la discussion n'ira pas loin.

    Le Monde.fr présente sur une carte ci dessous les chiffres des manifestants en France.

    Entre 1 et 2,5 millions de manifestants
    LEMONDE.FR | 29.01.09

    © Le Monde.fr

    Quoique qu'il en soit, on ne pourra plus dire quand il y a une grève en France personne ne s'en aperçoit, bien que je me rappelle, qu'il y a quelques dizaines d'années les journées de manifestation me semble-t-il mobilisaient plus de monde.

    C'est indéniable trop de grèves tuent la grève d'autant que finalement la grève est la revendication du pauvre et le bulletin de vote celle du riche.

    Une grève peut faire modifier l'application ou l'annulation d'une loi comme celle du CPE, mais pas une orientation politique qui dépend du vote des Français.

    D'après les échos, pas de quoi entamer la détermination réformatrice du chef de l'Etat, laquelle repose toujours sur une solide majorité populaire. Pas de quoi, encore, transformer un quinquennat de réforme en un quinquennat de repli. Juste de quoi inciter Nicolas Sarkozy à renouer au plus vite son lien avec les Français. La réponse à la crise est politique autant qu'économique.

    Et c'est là que le bas blesse, les prochaines élections nationales auront lieu en 2012 quelle sera la position de l'opposition gauche divisée eu égard à la droite qui fait toujours plus de 30 % au premier tour d'une présidentielle ? Ce qui serait grave c'est que les mêmes soient réélus, par ce que les gens en ont raz le bol et n'iraient pas voter, ce qui plongerait la France dans une dépression dont on ne peut mesurer la portée.

    Le mécontentement national est énorme devant ces réformes qui n'ont fait qu'appauvrir les Français dans tous les domaines. Quand on entend notre président clamer que l'hôpital ne manque pas de moyen mais manque de réformes, on voit bien qu'il ne connait rien à l'hôpital !

    Il veut le réformer mais pas les praticiens qui demandent des sur honoraires importants, c'est bien une politique de classe. A l'hôpital il faut attendre plusieurs mois pour une consultation et si vous avez l'impérative nécessité de vous faire soigner, vous n'avez pas d'autres possibilités que le privé ou comble de malheur, vous n'êtes pas le seul, de sorte que vous attendez un rendez-vous sur plus d'un mois et vous payez cher ces praticiens qui profitent du système sans aucune honte. Il y en a même qui consultent à l'hôpital et qui vous envoi pour le suivi dans leur cabinet privé, c'est à prendre ou à laisser.

    Que fait le gouvernement pour réformer ce scandale ?

    Cette manifestation traduit tout cela et bien d'autres choses sachant que notre président s'aperçoit dernièrement que notre industrie automobile soustraite la fabrication des nouvelles Twingo en Slovenie à Novo Mesto, voir cliquez ici, pour laquelle Renault a investit 400 millions. Le but, réduire de son coût de 25 % mais il nous faut payer des droits de douane sur une fabrication que nous avons créée et financée, c'est d'ailleurs la même chose pour les équipementiers, alors que les Toyota sont fabriquées à Valenciennes avec des Français, achetez donc une Toyota. Dans ces conditions comment ne pas s'étonner que notre industrie automobile licencie une partie de ses effectifs, et le comble il, «Sarkozy» va la financer avec notre argent.

    Quel est le pays qui a une telle politique ?

    Outre que notre président ne connaissait rien à la logistique de cette industrie celle-ci, fortement robotisée, serait pénalisée si ses fabrications resteraient en France. il y a quelque chose qui ne tourne pas rond, nos usines sont vides ou presque, des robots partout et nous serions trop chers, expliquez moi ?

    La dernière prestation télévisuelle de François Fillon sur la deux tourne au ridicule, notre premier ministre fait une bonne politique, alors tous ceux qui ont manifestés le 29 janvier ne comprennent rien. Réfléchissons un peu, ce gouvernement est aux commandes depuis plus de 7 ans, ce sont les mêmes qu'avant et tout va mal, moi je raserais les murs de honte, pas eux, ils vont continuer les réformes. Ce qui est grave c'est que tous les secteurs d'activité sont touchés, il n'est plus possible de trouver du travail pour un jeune diplômé quand on en arrive à une telle faillite, ou bien on part en laissant la place à d'autres, ou bien on change de politique en faisant le point pour redresser le désastre que l'on a fait. Les licenciements ont pris une telle dimension, il y en a dans tous les secteurs qu'il devient impossible de les recenser de sorte que le chômage a bondit, les chiffres ne seront pas publiés en raison d'un mouvement social, ils sont très mauvais d'après Eric Woerth. Les chiffres du chômage sept mois de hausse consécutive.

    Chomâge : sept mois de hausse consécutive
    LEMONDE.FR | 31.12.08

    © Le Monde.fr

    Quand on sait en outre que la fusion ANPE et l'UNEDIC n'est pas encore opérationnelle de sorte que tous les chômeurs ne sont pas recensés, on doit s'attendre à des chiffres beaucoup importants.

    Le Monde.fr a publié le 28/10/08 une carte de la France sur les conséquences sociales de la crise, ce qui à mon avis ne représente pas la réalité actuelle, le climat social s'est très nettement dégradé.

    Les suppressions d'emplois en France
    LEMONDE.FR | 28.10.08

    © Le Monde.fr

    Que l'on ne vienne pas nous dire que la crise bancaire est seule la cause de cette dégradation des conditions sociales. La politique gouvernementale des réformes commencées avant la crise a fait que la chute du pouvoir d'achat a pesé lourd sur la consommation, les salaires bloqués, les Français se sont repliés sur eux mêmes. Que le crash bancaire ait accentué les dégradations sociales est un fait, mais les Français n'y sont pour rien, et ce sont eux qui payent. L'imprévoyance dogmatique gouvernementale à se priver des ressources fiscales par la réduction des impôts des plus riches est un non sens, le gouvernemernt s'est donc trouvé privé de moyens financiers.

    Cette crise qui en est responsable, en premier lieu la droite qui est au pouvoir et qui n'a cessé de vanter les bienfaits du capitalisme. En second lieu les banques évidemment.

    Elles ont oublié que le cœur de leur métier était d'évaluer les risques, et qui, pis encore, les ont transférés à d'autres. Mais les pouvoirs publics également, ils ont conduit des politiques à courte vue, et, surtout, ils ont été des régulateurs déficients. «Qui est coupable ? En arrière-fond, c'est un modèle idéologique, libéral et anglo-saxon qui a failli. On ne peut impunément se préoccuper exclusivement du profit à court terme.» Voila ce qu'écrit Jacques Julliard dans sa chronique au Nouvel Observateur en reprenant ce qu'écrivent Matthieu Pigasse et Gilles Finchelstein . L'un est vice-président de la banque Lazard, l'autre directeur de la Fondation Jean-Jaurès. Ce sont des hommes pondérés.

    Le diagnostic est implacable. Ils rejoignent la déclaration commune des syndicats qui demandent la réglementation de la sphère financière pour mettre un terme à la spéculation, aux paradis fiscaux, aux mouvements erratiques de capitaux. La grève de jeudi n'est pas, ou pas seulement, une grève revendicative, elle n'est pas, ou pas seulement, une grève contre le gouvernement, la globalisation était inévitable. C'est une grève contre le capitalisme libéral. Contre un monde devenu fou et cupide, indécent et irresponsable.

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