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chômage

  • L'Allemagne, l'Allemagne, cela suffit,

    quand on lit que son excellente santé accroît le décrochage de la France.

    L'Allemagne est le seul pays européen à afficher un excédent budgétaire. Celui-ci a dépassé les 4 milliards d'euros en 2012.

    Support Wikipedia C'est ne voir le problème que par un seul bout. Le modèle allemand aurait provoqué une révolution en France. Les réformes du chancelier Gerhard Schröder entreprises entre 2003 et 2005, dites réformes Hartz, qui comportent quatre lois visant a adapter le droit du travail allemand à la nouvelle donne économique des services furent une misère programmée à cette période. Concept de minijobs, de midijob, contrats de travail précaires de courts termes moins taxés. Des indemnités de chômage qui ne sont plus versées pendant 32 mois mais pendant seulement 12 mois, 18 mois pour les plus de 55 ans, réduction des indemnités versées aux chômeurs de longue durée qui refusèrent d'accepter des emplois en dessous de leur qualification, des chômeurs pouvaient être embauchés à des salaires inférieurs, 1 €/heure, à la convention collective du secteur, et cela dès 2004 ! Ces lois conduisirent selon un entrepreneur allemand Götz Werner en une attaque aux droits de l'homme. Il préconisait un salaire minimum de 1.000 /mois, un SMIG en quelque sorte, ce qui dans ce gouvernement conservateur n'avait aucune chance d'être programmé, Angela Merkel y étant opposée en accusant notre SMIG d'être la cause de nos difficultés.

    On sait qu’il n’existe pas de salaire minimum légal généralisé en Allemagne, à l’exception de certaines professions (BTP, entretien, peintres en bâtiment), et que les salaires sont décidés entre partenaires sociaux au niveau des branches. Le parti socialiste allemand, SPD, fait actuellement pression pour obtenir par la loi un salaire minimum universel semblable au SMIC français. Sa revendication porte sur un salaire horaire de 8,50 euros, qui n'a quasiment aucune chance d’aboutir, compte tenu de l’opposition farouche de la chancelière et de sa majorité au Bundesrat. Angela Merkel a récemment justifié sa position en expliquant que «de nombreux pays en Europe ont un taux de chômage bien plus élevé que chez nous, du fait que les salaires et le rendement ne sont pas en rapport», lire la suite sur «La modulation du salaire minimum selon Angela Merkel, un modèle pour la France ?».

    Nous ne sommes pas plus mauvais que les allemands, mais nous avons une autre conception de vivre plus sociale avec notre SMIG. De plus, notre système social joue le rôle d'amortisseur par ses diverses allocations, allocations familiales, FSV, RSA, aide au logement, allocation de rentrée scolaire, sans compter sur les œuvres humanitaires, Restos du cœur, Croix rouge etc... .

    Ces réformes Hartz furent la porte ouverte à un dérèglement social qui donna et donne encore le pouvoir de payer des salariés sans aucune homogénéité. Elles conduisirent au retour en activité des bénéficiaires d'allocations, voir des retraités, voir «La misère de Merkel pire que celle de Sarkozy sinon au moins égale».

    Mais, nous y arrivons en quelque sorte, vu notre chômage, huit années plus tard.

    Il faut aussi tenir compte qu'en Allemagne il n'y a pas de règlementation générale du temps hebdomadaire de travail. La loi sur les horaires de travail impose, en principe, que le temps de travail ne dépasse pas huit heures par jour, ce qui fait 40 heures par semaine. Mais grâce à «l'autonomie tarifaire», les partenaires sociaux peuvent négocier dans chaque secteur professionnel les salaires et la durée hebdomadaire du travail. Dans le secteur de la métallurgie, par exemple, les 35 heures ont été instaurées par le puissant syndicat IG Metall.

    Des durées négociées peuvent varier entre les différents Länder. Concernant le commerce de détail, par exemple, les 37,5 heures ont été instaurées dans la région de Hambourg. Dans le secteur public, le temps de travail varie entre 39 et 41 heures par semaine. Ainsi, les médecins dans les hôpitaux communaux ont obtenu une durée de 40 heures.

    L'Allemagne a plus recours au temps partiel que la France, 21,7 % de sa population active y furent employés à temps partiel en 2010, contre 13,6 % en France, selon l'OCDE. Si on intègre le temps partiel dans le calcul du temps de travail, la durée annuelle moyenne s'élève pour la France à 1 559 heures, contre 1 432 pour l'Allemagne en 2007, selon l'Insee. Le PIB par habitant était de 32.300 $ en France contre 32.200 $ en Allemagne en 2007.

    En 2007 nous étions mieux que l'Allemagne plus d'heures travaillées et meilleur rendement en termes de PIB. Or, le taux de chômage au sens du pôle emploi a commencé à croître sans discontinuer pour les catégories A, B, C, depuis avril 2008, il était de 3,063 millions de demandeurs d'emplois. Cette date correspond au crash de la banque Lehman Brothers dont la faillite fut prononcée en septembre 2008 faute de repreneurs. Ce qui permit à l'Allemagne de résister mieux que nous au choc financier.

    Selon l'OCDE 2006, les réformes Hartz eurent pour but de contribuer à une expansion économique dynamique en réduisant les dépenses du service public dans le rapport dette/PIB. Toute cette politique fut donc orientée dans cet objectif sans prendre en compte l'austérité qu'elle impliquait surtout en Allemagne de l'Est, faible natalité, vieillissement accéléré, départs de nombreux jeunes.

    Le libéralisme seul comme politique dans la recherche d'un équilibre des finances publiques.

    C'est tout le contraire de ce qui se fait actuellement avec la majorité socialiste qui dans une politique de rigueur veut réduire à la fois notre endettement tout en préservant un minimum de justice sociale, c'est du «fildeférisme» pour reprendre une politique appliquée par Pierre Bérégovoy, entre d'un coté le libéralisme et de l'autre plus de justice sociale.

    Il faut savoir qu'au delà d'un rapport dette/PIB de 90 %, nous sommes à 90,4 %, la croissance est en berne. C'est ce qui se passe actuellement ou le nombre de demandeurs d'emploi a augmenté de 36.900 en mars le portant à 4,7 millions pour les catégories A, B, C avec les DOM.

    Document de Jean-Baptiste Chastand blog Le Monde.fr.

    Voir aussi «Le chômage a encore augmenté fin février dans la dynamique...

    Or, en Allemagne, il y a quasiment 6 millions de chômeurs, et des économistes allemands proposent de passer à la semaine de 30 heures. Dans une lettre ouverte, ces économistes pensent qu'il faudrait réduire équitablement le temps de travail en réduisant la semaine à 30 h, sans baisse de salaire. Une proposition qui nous rappelle la guerre des 35 heures qui fit vomir la droite française. Elle suscite débat en Allemagne. Il n’y aura «jamais plus de plein emploi sans réduction du temps de travail», défendent-ils dans un appel signé par plus de cent économistes, chercheurs, responsables syndicaux et quelques personnalités politiques de gauche ou indépendantes (Die Linke, SPD et Pirates). L’initiative fut discutée dans des grands journaux nationaux, de gauche comme de droite. «L’Allemagne et toute l’Union européenne se trouvent dans une crise sociale et économique grave », écrivent les auteurs de la lettre ouverte. Le chômage a atteint en Europe des ordres de grandeurs insupportables. Le chômage des jeunes, qui dépasse les 50 % dans certains pays, il est particulièrement effrayant. En Allemagne le nombre d’emplois a certes augmenté ces dernières années, mais il s’agit en grande partie d’emplois précaires et à durée déterminée, qui ne suffisent pas pour vivre.

    «Aujourd’hui en Allemagne, si nous incluons les employés travaillant à temps partiel de manière contrainte, environ six millions de personnes sont au chômage ou sont sous-employées, poursuivent les économistes. Alors que beaucoup de personnes au chômage souffrent de dépression et de dévalorisation, les salariés doivent, eux, assumer un surcroît de travail. Comme nombre d’études scientifiques le montrent, le stress, le phénomène de Burnout et les maladies chroniques et psychosomatiques augmentent. Cette situation est indigne dans une société moderne du XXIème siècle».

    Dans la France du XVIIIème siècle, le surendettement public déboucha sur la crise de Law en 1720, la Révolution française en 1789, l’effondrement des assignats en 1795. Au XXème siècle, l’excès de dettes entraîna l’hyperinflation allemande des années 1920 et la décennie perdue latino-américaine des années 1980. Pas de doute, point trop n’en faut. Dès lors que l'on est trop endetté on ne nous prête plus d'argent, la confiance s'estompe et la récession s'installe.

    Or, d'après le député Gilles Garrez qui préside la commission des finances de l'assemblée nationale, notre dette serait de 100 % du PIB dans deux années si nous ne faisons rien. Il préconise pour cela de faire un collectif budgétaire. Actuellement nous empruntons à un taux qui ne fut jamais aussi bas. Le taux d'emprunt est tombé à 1,696 % c'est donc que les banques nous font confiance malgré notre endettement. À coté de cela, on entend parmi la gauche du PS et l'extrême gauche qu'il faut desserrer l'étau de la rigueur c'est à dire injecter de l'argent dans notre économie, emprunter puisque que nous n'avons pas assez de financement. Il est évident que ce député UMP ne peut être que contre les actions de cette majorité qui applique sa politique, mais il manque d'honnêteté.

    Cela ne veut portant pas signifier qu'il faut ne rien faire pour la réduction de notre endettement, bien au contraire. Sarkozy ne prétendait-il pas, lorsqu'il déclara, au début de son quinquennat, que la dette n'avait pas d'importance ? Elle crût sous son quinquennat de 600 milliards après avoir été augmentée de 300 milliards sous le gouvernement Chirac. C'est malheureusement la vérité, alors pour ne pas être mis sous tutelle, il faut réduire notre endettement.

  • Le chômage a encore augmenté fin février dans la dynamique

    des quatre années précédentes.

    Publication de la Darès de mars 2013. La courbe France catégories A,B,C, montre la dynamique du chômage qui fut forte jusqu'en août 2009, puis plus ralentie mais une pente positive constante, pour être à nouveau forte à partir de mai 2012. L'arrivée de François Hollande fut marquée, par des licenciements, qui furent retardés jusqu'à la présidentielle.

    Support Wikipedia De fin février 2012 à fin février 2013, le nombre de demandeurs d'emplois, catégorie A, en recherche et sans emploi, est passé de 2.875.800 à 3.187.700, soit, 311.900 chômeurs, 25.991 de plus par mois. Cela donne une variation sur un an de 10,84 % compte tenu de la linéarité de la courbe la valeur moyenne mensuelle est de 0,9 %. Entre fin janvier 2013, et fin février 2013 le nombre de demandeurs d'emplois s'est accru de 18.400, ce qui donne un accroissement de, 0,58 %. Il a bien une inflexion naissante de l'accroissement du chômage de 25.991 à 18.400.

    La représentation des demandeurs d'emploi inscris au pôle emploi, ne représente pas celle des chômeurs au sens du BIT, Bureau International du Travail. La différence tient au relèvement progressif d'éligibilité à la dispense de recherche d'emploi à compter de l'année 2009, et sa suppression depuis le 1er janvier 2012. Cela contribua à la hausse des demandeurs d'emploi de 55 ans et plus enregistrés à Pôle emploi.

    Depuis le 1er janvier 2013, les radiations administratives prennent effet à la date de leur notification, et non plus à la date du manquement qui les motive. Un délai administratif s'établit entre ces deux dates, pendant lequel, dans une croissance continue du chômage, le nombre de chômeurs devient plus élevé au moment de leur notification. Ce changement de règle a eu un impact à la hausse sur le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi à la fin janvier 2013 de +21 100 pour la catégorie A et de +24 000 pour les catégories A, B, C, en France métropolitaine. En février, l’écart entre le nombre de demandeurs d’emploi effectivement inscrits et celui qui aurait été observé en l’absence de réforme est proche de celui mesuré en janvier. Inversement dans une décroissance du chômage, cela aurait conduit à moins de chômeurs au moment de la notification.

    Ce point n'a pas été pris en compte par les politiques et médias qui se sont empressés de condamner l'efficacité de l'action menée par le gouvernement. Les chiffres du chômage publiés fin mars qui sont ceux de fin février, sont donc entachés par ce décalage qui devrait s'estomper au cours des mois suivants.

    Si l'on tient compte des mesures gouvernementales de soutien des chômeurs, ce que l'on appelle les contrats aidés, et qui sont maintenant opérationnels, on peut raisonnablement espérer l'inversion de la courbe du chômage. Ces contrats sont les contrats d'avenir, et les contrats de génération.

    Les contrats d'avenir qui sont une promesse de campagne du président sont réservés aux jeunes de 15 à 25 ans peu ou pas diplômé des quartiers en difficulté ou des zones rurales enclavées. Ils sont calqués sur les emplois jeunes mis en place par Martine Aubry en 1997. Ils sont subventionnés à hauteur de 75 % pendant un à trois ans principalement réservés au secteur public, les associations, les sociétés mutualistes, voire le secteur privé. Ils n'ont pas de sécurité d'emploi, ce ne sont que des CDD. Actuellement plus de 10.000 contrats sont signés fin février sur les 100.000 prévus pour la fin de l'année.

    Les contrats de génération sont la promesse 33 du candidat François Hollande, ils sont entrés en vigueur le 18 mars. Ils permettent aux entreprises de moins de 50 salariés ou après accord collectif pour les entreprises entre 50 et 300 salariés de toucher une prime pour l'embauche d'un jeune si elle ne s'engage pas à licencier un sénior. Ils s'adressent à des jeunes de moins de 26 ans en contrat CDI quelque soit leur niveau de formation. Quand aux séniors il s'agit de ceux de plus de 57 ans maintenu en emploi. Les entreprises de moins de 300 salariés si elles n'appartiennent pas à un groupe de plus de 300 salariés, elles recevront une prime de 4.000 euros par an pendant trois ans, voir «Le contrat de génération, comment ça marche».

    Ces deux contrats qui sont d'application récente, n'ont pas produit leurs effets, on peut donc espérer qu'ils agiront pour inverser la courbe du chômage. A ces dispositifs il faut ajouter la loi sur la sécurisation de l'emploi qui vient d'être adopté, le 21/04/13 par le sénat par 172 voix contre 24, devra être définitivement adopté par le parlement, pour une application dans la foulée. A cela vient encore s'ajouter la banque d'investissement pour les PME, PMI.

    C'est donc un faisceau de réformes qui contribue à inverser la courbe du chômage, mais il faut attendre qu'elles prennent leurs pleins effets.

    En outre, indépendamment de ces mesures, il tout à fait logique que la croissance du chômage s'estompe d'elle même, lorsque les entreprises auront atteint la rentabilité entre le coût de la charge de leur personnel à celui de la vente de leur production. Elles ne peuvent continuellement dégraisser leurs effectifs au risque de ne plus assurer la charge de leurs commandes, d'autant que nombreuses sont celles qui ne peuvent assurer la réalisation des commandes dont elles ont la potentialité actuelle par manque de main d’œuvre spécialisée. Ce n'est donc qu'une question de temps, et François Hollande a parfaitement raison de clamer, qu'a la fin de l'année 2013, la courbe du chômage s'inversera.

    Répartition des demandeurs d'emploi par sexe et tranches d'âges.

    En France métropolitaine, au mois de février 2013, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A a augmenté de 0,4 % pour les hommes, soit 12,0 % sur un an, et de 0,8 % pour les femmes, soit de 9,6 % sur un an. Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A de moins de 25 ans est en hausse de 0,6 % en février, soit 10,0 % sur un an. Le nombre de ceux âgés de 25 à 49 ans augmente de 0,4 %, soit 9,2 % sur un an, et celui des demandeurs d’emploi de 50 ans et plus s’accroît de 0,9 % soit de 16,6 % que ce soit pour les hommes et les femmes sur un an. Les courbes de ces demandeurs d'emploi sont quasi linéaires presque de même pente depuis février 2009.

    Beaucoup de médias évoquent que le nombre de chômeurs est presque égal au record de 1997, soit, 3.205.000 chômeurs. Pris globalement c'est vrai nous en sommes bien prêt. Seulement on oublie de dire qu'en 1997 la population Française recensée était de 58.116.018 habitants métropolitains. En 2012, elle est de 64.612.939 habitants, soit 6.496.921 habitants de plus. Si l'on rapporte le nombre de chômeurs en catégorie A par unité de population, on obtient pour 1997, 5, 5148 % de chômeurs et pour 2013, 4, 9335 % de chômeurs, soit, -10,5 %.

    Regardons dans la zone euro le taux de chômage corrigé des variations saisonnières pour comparaison. En décembre 2012, il était de 11,7 % et à 10,7 % dans l'Europe des 27.

    Parmi les États membres, les taux de chômage les plus bas ont été enregistrés en Autriche, 4,3%, en Allemagne et au Luxembourg, 5,3% chacun, ainsi qu'aux Pays-Bas, 5,8%, et les plus élevés en Grèce, 26,8 % en octobre 2012, et en Espagne, 26,1%. Sur un an, le taux de chômage a augmenté dans vingt États membres et a baissé dans sept États. Les baisses les plus importantes ont été observées en Estonie, de 12,1% à 9,9 % entre novembre 2011 et novembre 2012, en Lettonie, de 15,7% à 14,1% entre les troisièmes trimestres 2011 et 2012, et en Lituanie, de 13,7 % à 12,3%. Les plus fortes hausses ont été enregistrées en Grèce, de 19,7% à 26,8% entre octobre 2011 et octobre 2012, à Chypre, de 9,7 % à 14,7 %, et en Espagne de, 23, 2 % à 26,1%.

    Cliquez sur l'image.

    La zone euro comprend la Belgique, l'Allemagne, l'Estonie, l'Irlande, la Grèce, l'Espagne, la France, l'Italie, Chypre, le Luxembourg, Malte, les Pays-Bas, l'Autriche, le Portugal, la Slovénie, la Slovaquie et la Finlande. L'UE27 comprend la Belgique (BE), la Bulgarie (BG), la République tchèque (CZ), le Danemark (DK), l’Allemagne (DE), l’Estonie (EE), l’Irlande (IE), la Grèce (EL), l’Espagne (ES), la France (FR), l’Italie (IT), Chypre (CY), la Lettonie (LV), la Lituanie (LT), le Luxembourg (LU), la Hongrie (HU), Malte (MT), les Pays -Bas (NL), l’Autriche (AT), la Pologne (PL), le Portugal (PT), la Roumanie (RO), la Slovénie (SI), la Slovaquie (SK), la Finlande (FI), la Suède (SE) et le Royaume-Uni (UK). La France est à 10, 6 %.

  • Il demande des bac + 5 avec 5 à 10 ans d'expérience,

    pour une mission de 6 mois payées 10,5 € bruts de l'heure !

    Support Wikipedia Probablement pas le seul patron qui abuse de la misère actuelle pour laquelle les salariés sont les premières victimes. Et après, il faudrait aider ces patrons, par des subventions, qui profitent sans vergogne de la situation en voulant le beurre et l'argent du beurre. Ça c'est la compétitivité !

    C'est le cri d'une femme de 53 ans, treize ans responsable des achats dans une grande entreprise, qui n'a pas vraiment retrouvé un emploi malgré l'accompagnement d'une cellule de reclassement, qui font beaucoup de vent. À part refaire mon CV, «je n'ai eu droit qu'à un bilan de compétences très allégé dont je devais moi-même tirer les conclusions» explique-t-elle déçue. En deux ans et demi, des centaines de lettres de candidature n'ont débouché que sur deux entretiens dont un pour un CDD de trois mois. Certaines annonces me hérissent le poil s'emporte-t-elle. Je n'ai même pas ce niveau de diplôme, et visiblement mes vingt ans d'expérience ne compensent pas ! Doit-elle retourner à l'école ? Invraisemblable !

    C'est malheureusement le cas de beaucoup de salariées (és) licenciées (és). Cette période de chômage intense, les trois millions onze mille de chômeurs à fin août sont atteints, le chômage ne cessant d'augmenter à partir d'avril 2009 avec une pente plus élevée à partir de mai 2011 pour la France métropolitaine catégorie A.

    Il conduit à des comportements écœurant de la part de certains patrons. Pourquoi exiger un tel niveau d'instruction pour 6 mois et ne payer que 10,5 € bruts de l'heure à une personne de 53 ans ? À 18 ans cette personne n'avait en aucune nécessité de faire des études jusqu'à bac+5 ! De plus, comment, avec un salaire de 10, 5 € bruts de l'heure un bac +5, pour 6 mois, un jeune qui constate cela, puisse se sentir motivé pour faire des études sachant que c'est en gros le niveau de salaire brut payé pour des emplois à domicile ? Faut-il qu'elles aient bac + 5 ! Une telle annonce devrait être interdite et conduire à des sanctions pénales. Elle ne provoque que du découragement parmi les demandeurs d'emplois. On ne peut que s'indigner.

    Mais il y a pire, le statut d'auto entrepreneur bénéficie du régime fiscal de la micro entreprise. Il constitue un abus dont profite l'entreprise qui vous prend, puisque vous lui coûtez peu, mais vous pouvez lui rapportez. Dans ce contrat vous êtes, par loyauté, contraint d'en donner le détail, vous ne devez pas faire de concurrence.

    L'avantage principal est de simplifier les procédures, notamment le paiement des charges. La personne qui choisit d'être auto entrepreneur, le fait pour assurer son propre emploi ou créer son entreprise. Ses revenus non salariaux sont ceux déclarés aux URSSAF auxquels est appliqué un abattement pour frais professionnels. Il est affilié à la sécurité sociale et doit valider ses trimestres de retraite. Il s’acquitte forfaitairement des charges sociales et des impôts uniquement sur ce qu'il encaisse. S'il n'encaisse rien, il bénéficiera de l'assurance maladie dès le premier euro. Il doit tenir une comptabilité, faire des factures et des devis et se faire payer. En d'autres termes, l'entrepreneur «simplifié» a son siège social dans l'entreprise qui lui permet d'exercer cette activité dans le cadre de sa politique commerciale. S'il vient à être licencié il ne bénéficie pas d'allocation de chômage. Les revenus sont variables environ 1.000 euro par mois en moyenne suivant l'activité. Dans les services aux ménages c'est 690 euro par mois en moyenne sans préciser si c'est net de charges. D'autres informations donnent 4.300 euros par an en moyenne. C'est une activité qui peut être complémentaire à une petite retraite dans le cadre du slogan «travailler plus pour gagner plus». C'est surtout un tremplin pour des jeunes qui veulent devenir commerçants, achats ventes par internet, voir entrepreneurs, ce qui est plus difficile.

    Le statut d'auto entrepreneur est aussi une période d'essais qui peut conduire à l'embauche.

    Au bout de trois années, 58 % déclarent du chiffre d'affaire relève l'étude le l'INSEE, ce qui est déjà bien. Ce n'est finalement qu'une échappatoire pour les chômeurs qui y trouvent une activité leurs permettant de rester actifs. Quant aux entreprises, elles n'ont pas besoin d'embaucher un salarié, ce qui n'arrange pas le chômage, évite de payer des charges, et de licencier.

    Ne trouvant rien elle chercha jusqu'à donner son CV à l'agent immobilier qui lui vendait sa maison. Il l'a prise pour son réseau d'agences comme auto entrepreneur, elle n'est payée qu'à la vente d'un bien. Ce n'est même pas elle qui en fixe les conditions de vente, elle est donc piégée. Depuis février elle n'a rien vendu, donc rien perçu, et vit sur son allocation chômage, mais malgré cela, elle voit un intérêt à ce statut. Elle ne tourne pas en rond chez-elle. Ce travail ce n'est pas qu'un salaire, «c'est du lien social et l'impression d'être utile à quelque chose qui manque terriblement quand on est seul chez soi».

    Un autre qui a été à 49 ans chef d'une équipe de 30 personnes se trouve passer ses jours devant son ordinateur scrutant les annonces sur les sites de recrutement. Jamais il n'aurait cru qu'il était si difficile de retrouver un emploi. Il comprend très bien ce qu'apporte le statut d'auto entrepreneur, puisque maintenant, il n'a plus rien à bricoler chez lui. En d'autres termes, se statut ne donne que peu ou pas de travail, mais il permet de ne pas s'ennuyer.

    Depuis juin il fait du porte à porte dans les agences d'intérim. Quand il était jeune, il se présentait le matin et il était sûr de repartir avec au moins une journée de travail. Maintenant, quand il arrive, on lui dit d'aller créer son profil sur Internet. Tout est virtuel dit-il, il n'y a plus personne à qui parler. Il ne se souvient plus de son dernier rendez-vous, était-ce il y a sept ou huit mois ? «Les séniors une fois au chômage c'est des paumés». Alors, il a modifié son CV, il ne cherche plus comme chef d'équipe mais comme simple ouvrier payé au SMIC.

    Une autre, plus de 50 ans, est encore plus paumée, elle n'a pas internet et elle reçoit par courrier et par le pôle emploi des annonces. Elle compte sur ces annonces et sur le bouche à oreilles, espérant bientôt un appel d'une blanchisserie, elle qui a travaillé 25 ans à la chaîne dans la peinture.

    Pierrette aussi à laissé tomber, il faut dire qu'avec le nombre de plans sociaux dans sa région, «ils ont 200 dossiers à suivre en même temps». Elle se débrouille chez-elle, un peu comme tous les chercheurs d'emplois.

    D'autres font le grand saut. Une de 46 ans avec sa copine ont investit leurs indemnités de départ dans l'achat d'un restaurant. Le week-end salle comble, mais la semaine personne, et au terme d'une année, elles se sont dit, si on insiste on va être dans la misère, elles ont revendu le restaurant à temps.

    Une autre qui revient vers 22 heures de son nouvel emploi situé à 37 km, précise qu'au prix de l'essence la distance est un paramètre essentiel. Elle fait une mission d'intérim renouvelée chaque semaine, mais elle gagne le double de son ancien salaire, et entrevoit une embauche même si elle sait qu'elle sera en CDI. Elle ne se fait pas d'illusion, elle peut perdre cet emploi du jour au lendemain. Comme beaucoup, elle n'avait pas mesuré il y a quelques années ce qui se passait. Elle pensait que la crise ne durerait pas.

    Il y a des cas inhumains.

    Deux salariés d'une usine qui manipulaient des céréales destinées à la l'alimentation de bétail ont été exposés aux pesticides. «Ça brûle, c’est épouvantable, le visage, le cuir chevelu, les yeux, le nez, les mains...» Et c’était tous les jours comme ça, ils n'en pouvaient plus. Actuellement, ils sont malades. «Vomissements, démangeaisons, diarrhées, saignements de nez, raideurs dans les doigts, maux de tête, douleurs au ventre, aphtes dans la bouche, problème respiratoire, picotement de la langue». Ils réceptionnaient et transportaient des céréales venant de hangars où elles étaient stockées. Pour des raisons d’économie, la direction décida de ne plus avoir de ventilation dans ces hangars. Du coup, les céréales entreposées commencèrent à s’échauffer et s'infestèrent de vermines, des milliards de charançons, de moucherons. L’horreur ! Pour pouvoir s’en débarrasser, l’entreprise traita à fortes doses de pesticides. C’est comme ça qu'ils ont été intoxiqués. Les deux ouvriers portèrent plainte contre X en mai 2009. Ils ont été licenciés en juin et juillet 2011. Leur dossier est aux prud'hommes pour contester leur licenciement, et une enquête est ouverte au Tribunal de Grande Instance. Et nous touchons Mars !

    Cette situation de chômage atteint toutes catégories confondues A,B,C à près de 4,8 millions y compris les Dom. Si l'on tient compte de tous ceux qui sont sans travail et en âge d'une activité salariée, on devrait avoir les 8 à 9 millions de personnes qui vivent dans des conditions précaires.

    Document Dares septembre 2012.

    Le président de la république à prétendu inverser la courbe du chômage en une année, propos qu'il faut placer dans le contexte, il connait très bien les difficultés à juguler le chômage, c'était plus une volonté exprimée. Jean-Marc Ayrault à l'émission des paroles et des actes le jeudi 27 septembre précisa que le volontarisme du gouvernement était de faire tout son possible pour que la courbe s'inverse en deux années. Ce qui est plus réaliste et encore. Les plans sociaux de l'héritage Sarkozyste ne sont pas encore tous actifs, les données du chômage se rapportent à fin août. Curieux qu'au cours de cette émission ou des spécialistes ont dû affuter leurs armes n'en n'ont pas parlé ? Le chômage va donc encore augmenter d'ici la fin de ces plans sociaux, le gouvernement n'a aucun moyen légal de les empêcher. Une loi est en préparation pour interdire les fermetures d'usines dans le cas ou elles sont viables, pour l'obliger l'entreprise à la recherche d'un repreneur. Votée dans trois mois, elle pourrait s'appliquer à Mittal. Elle constituerait un frein à ces fermetures brutales.

    La grosse demande de l'opposition et des grands patrons porte sur la compétitivité. C'est ne voir le problème que d'un coté de la lorgnette, en négligeant tous les autres paramètres. Là encore Jean-Marc Ayrault a raison d'y associer les conditions sociales. Faire de la compétitivité oui, mais pas en détruisant ce qui reste de social chez-nous. Ce problème est évacué pas les grands patrons mais il concerne le gouvernement.

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