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cantonales

  • Des élections cantonales, il faut savoir tirer des conclusions nationales,

    la dynamique a été confirmée.

     

    Support Wikipedia Cette dynamique est représentée par trois faits, le premier l'abstention, premier parti en France, marquant le désarroi des Français envers les élections qui pour beaucoup d'entre-eux ne servent plus à rien surtout quand il s'agit des cantonales scrutins de peu d'importance, appelées à disparaître pour des élections territoriales. Le second fait est bien sûr la montée du FN de Marine qui surfe sur l'échec des partis de gouvernement alors que ceux que nous avons eu sont, de 15 années de gouvernement des socialistes, deux sous François Mitterrand un sous Chirac, et de 38 années de gouvernement de droite traditionnelle. Mettre droite et gauche dans la responsabilité de la défaite des partis de gouvernement est une malhonnêteté évidente qui contribue à considérer les politiques comme des menteurs peu scrupuleux, voire malhonnêtes. Il ne faut donc pas s'étonner de ce point vue du rejet de la classe politique. Le troisième fait est la confirmation du parti socialiste comme force politique majeure locale qu'il faut prendre avec des pincettes bénéficiant de reports de voies de la droite conventionnelle dont ses électeurs écœurés de la politique menée ont préféré voter socialiste que de voter FN. Tout est donc faussé dans ce second tour par rapport au premier ou les socialistes étaient, malgré tout, déjà en tête avec 25,04 % des voix dans une abstention record, voire Les sondages, les cantonales et la réforme de l'ISF .

    Quel est le fait le plus inquiétant pour un républicain, c'est bien entendu les abstentions. Elles marquent le raz le bol par un rejet général dont profite le FN. L'UMP obtient 18,6 % sur 45 % de votants ne représentant de ce fait que 8,37 % du corps électoral soit sur 7.910.018 votes exprimés 1.471.263 votants sur un 19, 015 millions d'inscrits. L'UMP s'est perdue ne représentant plus ce qu'elle était il y a 4 ans, mais elle gère l'Assemblée nationale, le Sénat et la quasi totalité des institutions voilà un autre motif majeur du désintérêt des Français pour ces élections. L'autre facteur et probablement le plus important est l'injustice mise au sommet de l'État par le président lui même. Injustice sur la répartition de la richesse nationale, l'échec de la politique sociale, le démantèlement de nos services de santé, le démantèlement de notre éducation, le démantèlement de nos forces de police, l'échec de la sécurité avec la politique antirépublicaine du président introduisant une double peine par la perte de la nationalité pour les étrangers jeunes Français commettant des délits contre les forces de l'ordre, et j'en passe. Mais aussi la richesse retrouvée des entreprise du CAC 40 et des banques, jamais elles n'ont été aussi florissantes. Les augmentations de l'énergie, ruinant les classes populaires ne pouvant plus se chauffer. Mais aussi la stagnation des rémunérations, la misère des retraités, et l'augmentation générale du coût de la vie, mais aussi les cadeaux de plusieurs milliards à la restauration, le bouclier fiscal, la loi Tepa, la suppression envisagée de l'ISF alors que l'on a besoin d'argent.

    Le désintérêt des Français d'en bas qui votent FN est la conséquence d'un tout, ayant cru en Sarkozy sur sa politique sécuritaire condamnant la gauche de laxisme, alors qu'elle avait fait de bonnes choses avec la police de proximité. Mais aussi la fuite des capitaux des fortunés dans les paradis fiscaux préférant le rendement de l'argent placé à celui de l'investissement productif seul capable de réduire le chômage. Il y a aussi les délocalisations qui les frappent de plein fouet, conséquence d'une politique des entreprises cherchant le profit maximum au détriment de la richesse de notre pays.

    Alors le FN dans tout ça, sans programme autre que celui des mosquées et des prières de rue, il se développe et c'est tant mieux. C'est dans l'opposition permanente que la position est la plus confortable, opposition provoquée par le vote majoritaire introduit par la droite éliminant par voie de conséquence les petits partis les privant de représentation nationale, plus antirépublicain il n'y a pas. Le FN aura deux élus, c'est un commencement, et il ne faut pas le juger seulement sur ces deux élus, son potentiel en voix dans de nombreux cantons frise les 45%. L'un des élus est dans le canton de Carpentras Monsieur Patrick Bassot face au socialiste sortant, et le second dans le canton de Brignoles, Vars, Monsieur Jean-Paul Dispard pour 5 voies face à un communiste. Par contre, son potentiel en voie national reste fort récoltant 11,56 %, malgré qu'il soit plus faible que lors du premier tour ou il récolta 15,14 % mais 19,22 % ou il se présentait. 11,56 % s'explique aussi pour un nombre de votants d'UMP inférieur au second tour voulant corriger leur dérive plus droitière, l'abstention restant quasiment la même. Cela s'explique aussi par le fait que le FN n'était pas présent sur tous les cantons au second tour, 402 cantons seulement et son score monte à 35,51 % ou il était présent, gagnant près de 300.000 voix, voire 204 duels FN-PS sur 394 et 89 UMP-FN dont 5 triangulaires PS-FN-UMP. En 2004 le FN avait attiré au second tour 500.000 électeurs, cette année ils sont plus de 915.000.

    Il devient donc un troisième parti avec l'UMP et les socialistes de niveau supérieur à la famille centriste réunie puisqu'il se trouverait présent à l'élection de 2012 quelques soient les scenarii projetés.

    Quelle conséquence sur sa position par rapport à l'UMP pour l'élection présidentielle. C'est le problème qui conditionne le changement de majorité au sommet de l'État. Pour qu'un socialiste gagne il faut que le FN reste dans la position d'un parti majeur, c'est à dire qu'il fasse seul son chemin. Mais de plus, il faut qu'il arrive en position de second tour c'est à dire devant l'UMP. Et là ce n'est pas gagné. Marine a clairement annoncé son intention concernant cette alliance,

    «Pourquoi ferions-nous alliance avec des gens qui portent sur leur épaules la responsabilité de notre économie, du pouvoir d'achat des Français, de leur mise en insécurité permanente, de l'immigration massive ?», a-t-elle déclaré. «Nous allons, grâce à cette très forte poussée, organiser un grand rassemblement autour du FN, qui deviendra ce pôle de rassemblement à vocation majoritaire, pour remplacer ce système UMP-PS», a-t-elle affirmé. Mais cela est valable pour un premier tour ! Que ferait le FN dans un second tour ou il ne serait pas en lice ?

    L'UMP est le grand perdant c'est évident, malgré les propos de Jean-François Copé qui tendent à minimiser la position socialiste, les propos de Martine Aubry disant qu'elle préfère la position du PS à celle de l'UMP résume à elle seule l'incohérence et la mauvaise foi de Copé. L'UMP récolte 241 sièges tandis que le PS en récolte 625 c'est sans commentaire. Hier soir François Baroin porte parole du gouvernement était pâle, déclarant «qu'il ne fallait pas sous estimer les messages», mais aussi affirmant que ce serait «de la pure folie que d'avoir un autre candidat que Sarkozy». En fait, l'UMP s'en sort mieux que ce qui était envisageable au premier tour, ces électeurs traditionnels se sont repris. Ils obtiennent 18,6 % pour 17,07 % lors du premier tour, cela peut aussi être la conséquence du vote «dit républicain» dans un duel UMP-FN. La suite dépendra de Sarkozy, que peut-il faire, s'il continue dans la politique actuelle ou s'il la modifie c'est cuit sans l'apport du FN. Son intérêt reste la poursuite de cette politique ce qui limitera les dégâts d'un changement et confirmera son obstination irréfléchie. Il est allé trop loin dans le démantèlement de notre pays pour espérer reprendre la confiance des électeurs qui avaient votés pour lui. Il va peut être laisser couler quelques objectifs comme le débat sur l'Islam et la laïcité tout à fait inutiles, une loi existe, il faut l'appliquer, elle est bonne pour tous ceux qui sont Français. Quand aux autres, ils doivent s'y soumettre. S'il faut donner aux musulmans des lieux de culte, il faut le faire n'en déplaise aux Français, ou alors les virer.

    Pour François Fillon,

    «Dans un contexte rendu très difficile par deux années de crise, les candidats de la droite et du centre ont bien résisté. La gauche progresse, mais le recul de la majorité est moins important qu'annoncé». Le score du FN «démontre que le vote protestataire ne doit pas être sous-estimé et banalisé». «Ce parti doit être combattu et les causes de son audience doivent être lucidement évaluées et traitées. Le très faible nombre de ses élus démontre cependant qu'une grande majorité de citoyens, notamment de la majorité, refuse les solutions extrémistes». «L'abstention record» est «le signe de la distance qui existe entre les citoyens et la politique». «Nous avons un devoir de rigueur intellectuelle et de respect républicain afin de restaurer la noblesse de l'engagement public et rétablir la confiance dans l'avenir». La noblesse, il reconnaît quelle est perdue, la faute à qui ?

    Lundi 28 mars des divisions internes à l'UMP semblent s'accroître au point que Sarkozy a dû recadrer ses troupes. La droitisation cause problème.

    «Ceux qui mettent en cause la famille politique sont ceux qui ne se battent pas pour elle, et ceux qui voudraient mettre en cause l'unité de notre famille ne le feront pas avec notre complicité», a-t-il lancé.

    Propos à l'encontre de Jean-Louis Borloo qui a confirmé par la voix de son bras droit Laurent Hénard que les résultats décevant de l'UMP devraient inciter à la création d'une force politique nouvelle. On voit ainsi que lorsque tout baigne ce parti est bien, mais lorsqu'il est mal plus rien ne va, en d'autres termes il et aussi mauvais que le PS quand rien ne va. Dans les Hauts de Seine le clan Sarkozy en a pris un coup, Isabelle Balkany battue à Levallois Perret fait sourire Patrick Devedjian patron du département qui a survécu réélu avec seulement 266 voix d'avance sur son adversaire PS Denis Peschanski, mais recevant le soutien de Jean Sarkozy fils du président.

    Le parti socialiste peut mieux faire selon certains, une façon comme une autre de clamer qu'il n'est pas si bien que les résultats pourraient le laisser supposer, et c'est vrai il ne donne pas l'enthousiasme qu'il pourrait attendre. De grandes difficultés s'annoncent aux primaires, eu égard au nombre de prétendants aux duels. Il y en a maintenant deux de poids, Hollande qui a été bien élu condition de son engagement aux primaires et Madame Royal. Entre les deux le poids est du coté d'Hollande une valeur politique certaine et culturelle, mais est-il populaire ? Ségolène Royal très rejetée par les médias, qui depuis quelques temps l'ignorent complètement faisant tout pour pousser Hollande, comme ils l'avaient fait pendant une semaine pour DSK. A croire qu'ils veulent pousser un second pion au cas où DSK ne se représenterait pas. Mais, on sait bien que la compétence n'est pas la principale qualité pour être président, la preuve nous est donnée depuis pas mal de temps. Un président à des conseillés payés pour penser si lui ne le peut pas. Ségolène traine à 17 % quand DSK est à 34 % et Hollande à 23 % avec Martine Aubry, tous les trois seraient en tête au premier tour de 2012, Ségolène largement battue.

    La gauche est assurée de diriger plus de 60 départements sur 97 or Guadeloupe, Martinique, Guyane et Mayotte qui vient de passer à gauche soit, 1213 conseillés généraux PS+PRG, PCF, PG, divers gauche, et pour 753 de droite UMP, NC, divers droite. Europe Écologie-les Verts 27, et le Modem 16. La répartition définitive sera obtenue le 31 mars lors de l'élection du conseiller général du département. Compte tenu de ces résultats, le Sénat peut-il basculer à gauche en septembre ? C'est peu probable bien que cette victoire renforce sa position.

    «C'est la 7ème victoire consécutive de la gauche aux élections locales, plusieurs départements concernés par le renouvellement sénatorial sont passés à gauche, comme les Pyrénées-Atlantiques ou le Jura. Tous les ingrédients sont réunis pour permettre une victoire de la gauche au Sénat», s'est réjouit auprès de l'AFP le patron des sénateurs PS, Jean-Pierre Bel. A l'inverse le président du Sénat Gérard Larcher qui reste «serein».

    «On n'assiste pas à la poussée socialiste attendue. Arithmétiquement, le poids des conseillers généraux reste marginal et au plan de la tendance il n'y a pas le souffle annoncé pour la gauche. Mes prévisions restent les mêmes, la majorité sénatoriale devrait pouvoir l'emporter au mois de septembre», a-t-il dit à l'AFP. Il faudra attendre les 3ème et 4ème dimanches de septembre,

    «La gauche dirige quasiment toutes les régions, les 2/3 des départements et une large majorité de villes et de communes. On a donc bon espoir de faire basculer le Sénat», estime le sénateur-maire PS de Dijon, François Rebsamen. Pour lui, «quand on dirige un département on a une influence très importante sur le réseau des maires». La perte du Sénat par l'UMP serait la fin pour un temps de sa domination parlementaire et ouvrirait avec une chambre haute à gauche la possibilité d'une réforme de la Constitution permettant l'introduction d'une part de proportionnelle aux élections législatives. Pour Martine Aubry,

    «Notre responsabilité est immense et je vais mettre toute mon énergie à rassembler la gauche pour porter ce projet d'une autre France, car c'est bientôt 2012». «Les Français ont ouvert la porte du changement aujourd'hui et nous allons nous y engouffrer avec eux pour changer la France». «Notre responsabilité est immense». «C'est ce que nous allons faire dès le 5 avril en présentant un projet aux Français, et puis bien sûr en rassemblant la gauche, parce que c'est comme cela qu'en 2012 la France pourra changer, se redresser et que nous pourrons rendre justice aux Français».

    Dans ces élections on cherche les centristes. Le Modem apparaît quasi inexistant et François Bayrou vient de perdre son fief des Pyrénées-Atlantiques. C'était le dernier département d'Aquitaine dirigé par la droite, il vient de basculer à gauche. Le PS détient 28 cantons contre 24 à la droite, 17 pour le Modem et 7 pour l'UMP. Le Nouveau Centre obtient 58 conseillers départementaux. Hervé Morin a estimé dimanche que les élections cantonales représentaient «un échec pour la majorité, tandis que les socialistes enregistraient tout au plus une vaguelette».

    Pour y voir plus clair, il nous faut attendre la riposte UMP, il n'y a pas de candidat remplaçant du niveau de Sarkozy qui a tout écrasé, et la désignation des postulants socialistes avec la primaire en septembre pour mesurer l'enthousiasme quelle peut susciter après des Français, mais source de tous les dangers. Le renouvellement du Sénat en septembre qui marquera la potentialité parlementaire de la gauche sera un signe. Quand au FN, il va exploiter cette poussée pour constituer un parti national socialiste à la fois proche des gens d'en bas mais nationaliste source de tous les dangers.

  • De l'UMP fissurée par le FN,

    s'échappent ceux qui n'acceptent pas....

     

    Support Wikipedia Rien n'est joué, mais la partie est bien commencée, d'ores et déjà la seconde manche promet des surprises entre les duels PS-FN, et PS-UMP. 204 duels FN-PS sur 394 dont 89 pour l'UMP et 37 pour le PC, avec 5 triangulaires PS-FN-UMP, pour ne considérer que ceux qui vont montrer le vrai visage de la droite gouvernementale. On ne parle plus des centristes UMP balayés par la vague FN, pour eux le choix ce sera peut être plus aisé entre le PS qui est clair dans son combat contre le FN et le FN qui est surtout démagogique accusant les partis de gouvernement d'échecs, dont eux aussi, mettant ainsi tous les autres dans le même sac. C'est facile pas besoin de programme il n'y a qu'à clamer que l'on va virer tous ceux qui prient dans les rues, et les classes populaires sautent dessus sans savoir comment ils feraient et comment leur situation sociale pourraient être améliorée. Pas besoin de faire l'ENA et d'avoir une expérience gouvernementale pour gouverner.

    Marine le Pen arrive en tête dans 39 cantons et s'est qualifiée dans 402 cantons à pourvoir au second tour c'est dire la forte poussée de FN pour qui, il faut le remarquer, ses sympathisants se sont fortement déplacés, à l'encontre probablement de ceux de la droite conventionnelle qui, eu égard à la cote de Sarkozy, ont préféré s'abstenir de voter et même de ne pas montrer leur appartenance au gouvernement se présentant sous une étiquette locale. Le FN de Marine est crédité au delà de 20 % d'intention de votes au premier tour de 2012 ! Il est évident que la non participation de cette composante politique dans notre parlement favorise sa poussée surfant sur les échecs de ceux qui ont la charge de la gestion du pays. Il est évident que ce parti doit avoir une représentation parlementaire, ne serait-ce que pour lui donner des responsabilités afin qu'il montre ce qu'il sait faire.

    Au soir du premier tour Jean-François Copé clame un ni ni c'est à dire pas de FN, et pas de PS, mais tout en disant que l'UMP n'a rien de commun avec le PS, c'est clair et sans bavure l'UMP votera FN. Ce ne sera finalement que la suite logique de la politique du gouvernement qui pour une fois rendra l'ascenseur au FN. La dessus Sarkozy confirme le ni ni, autrement il aurait été curieux que Copé, pas si stupide que l'on pourrait le croire, ne pouvait avoir fait cette déclaration sans en avoir parlé auparavant à son chef. Mais aussi François Baroin porte parole de l'UMP, la stratégie de l'UMP «ce n'est pas bonnet blanc-blanc bonnet cela signifie que le front républicain n'est pas la bonne solution, rappelant que le FN est un enfant de Mitterrand avec la mise en place de la proportionnelle».

    On voit de suite avec qui on a à faire sachant que le FN composante d'une classe politique Française a droit comme les autres une représentation nationale, et le combattre en lui interdisant l'accès par la bi-polarisation politique est totalement scandaleux, si le FN ne comprend pas c'est à pleurer. Le combat contre le FN doit se faire sur les idées et non sur une Constitution.

    Quelle sera la portée de cette consigne sachant que d'ores et déjà des ténors de l'UMP déclarent que leur choix sera le PS.

    Je ne dirais pas comme Martine Aubry que l'attitude à l'égard du FN est d'être républicain ce qui revient à considérer que ceux qui se porteront sur le FN ne le seraient pas, ils le sont autant que les autres cela dépend des circonstances électorales c'est toute la différence avec ces socialistes qui sont prêts à se sacrifier pour battre le FN.

    Parmi les ténors UMP qui ont déclaré que pour eux ce sera le PS on trouve Henri Guaino conseillé de Sarkozy à l'Élysée déclarant, je voterais pour le candidat qui n'est pas le FN, c'est plus large comme ouverture mais c'est clair. Il est toutefois opposé au front républicain, le FN exprimant un profond malaise. Pour Marc-Philippe Daubresse n° 2 de l'UMP, «si le FN se qualifie au second tour de la présidentielle, là il faut faire un front républicain». Quand aux centristes, c'est plus clair, Jean-Louis Borloo appelle à faire barrage au second tour au FN, et pour le Nouveau Centre de voter pour les candidats démocrates, mais aucun ne prononce le mot PS.

    C'est bien une France divisée en deux qui n'arrive pas surmonter par idéologie stupide ce clivage politique qui fait le jeu du FN.

    Valérie Pécresse ministre de l'enseignement supérieur déclare que personnellement en cas d'un candidat de gauche non extrême elle votera pour faire battre le FN. Jean-Claude Gaudin nouveau président du groupe UMP au Sénat, appelle un sursaut autour des valeurs de la république. Fabienne Keller ex-maire de Strasbourg et sénatrice du Bas Rhin déclare que pour sa part, elle n'a pas peur de prononcer le nom du front républicain. Nathalie-Kosciusko Morizet et Gérard Larché avaient eux aussi appelé à voter PS en cas de duel avec le FN.

    Il ne manquait que François Fillon, c'est maintenant fait. Il a appelé devant le bureau politique de l'UMP, les électeurs de la majorité à «voter contre le Front national» en cas de duel PS-FN au second tour. Ce n'est plus un ni ni c'est clair, c'est ce qu'auraient rapporté les participants à la réunion du bureau politique qui se déroulait à huit clos. Il est bien évident que cette prise de position du premier ministre opposée à celle du président est un fait grave sans précédent dans cette république ce qui aurait été inadmissible il y a quelques années cela montre la faiblesse de notre président. Elle trouble encore plus les parlementaires UMP. Que faire, doivent-ils se poser comme question, pris entre le président qui a perdu sa crédibilité et le premier ministre qui devrait être sur la même ligne que lui ? L'UMP va-t-elle éclater ?

    Au PS c'est clair tant Martine Aubry que François Hollande, tous sont sur la même ligne, entre un candidat UMP et un candidat FN, si les socialistes sont éliminés il faut faire barrage au FN et donc voter pour l'UMP.

    Il reste les Verts et le Modem, pour les Verts-Europe-Écologie, c'est dramatique pour la démocratie que l'UMP se mette dans une position de totale confusion vis à vis du Front national. Quand au Modem par la voix de Yann Wehrling, la position de Copé est irresponsable.

    Ces positions UMP pour celles qui refusent le vote«PS» nous montrent que pour DSK ce n'est pas gagné sachant que les sondages qui lui sont favorables sont surtout portés par la droite, ils risquent de se dégonfler s'il venait à être le candidat du PS.

    Quelle leçon tirer sur la suite, elle est évidente pour la présidentielle. L'UMP forçant le vote FN aux cantonales espère bien en récolter le fruit à la présidentielle par une alliance avec le FN surtout si son discours de logique attrape tout se fait plus social et plus réaliste.

  • Les sondages, les cantonales et la réforme de l'ISF,

    l'entourloupe de la machine à transvaser.

    Support Wikipedia Tout le monde à bien comprit cette entourloupe 14 mois avant les prochaines élections présidentielles et législatives, nul n'est dupe, il s'agit de brosser dans le sens du poil ceux qui seraient tentés d'aller voir ailleurs chez Marine par exemple, eu égard aux sondages qui droite comme gauche interpelle les politiques. 23 % au premier tour, chiffre confirmé deux fois, et ce matin 08 mars au moment ou j'écris cet article c'est encore mieux sur BFMTV qui donne 24 % à Marine, 23 à DSK ,et 21 à Sarkozy, c'est le prix du tintamarre du procès Chirac en report de 6 mois ce qui permettrait qu'il ne soit pas finalement jugé eu égard à l'aspect de son état physique ne présageant rien de bon sur ses capacités futures, bien que personne ne lui souhaite des problèmes de santé à ce monument de notre république. Le 11 mars IFOP donne 29 % à DSK, 23 à Sarkozy, 21 à Marine, quand aux autres, Ségolène Royal et François Hollande, ils seraient battus par Sarko mais pour Hollande 23 % devant Marine, et Ségo troisième avec 19 % derrière Sarko et Marine. Aubry ferait jeu égal avec Sarko à 24 % devant Marine. Bayrou serait à 6 % et Dominique de Villepin à 3 % derrière Olivier Besancenot 4 %. Tout cela montre que la compétence n'a rien à voir avec cote sondagique et que le procès de cruche fait pour Ségo par les socialistes était honteux.

    «En ce lendemain du premier tour des cantonales le vote des Français confirme bien cette poussée de FN qui talonne l'UMP avec 15,14 % pour 17,07 % à l'UMP. Quand au PS en tête avec 25,04 % il confirme les sondages. Il nous faut remarquer que par rapport aux sondages du 11 mars donnant 29 % à DSK le PS est à - 4 %, Sarko crédité de 21 % l'UMP est à - 4% quant à Marine à 21 % le FN à -6 %.Tout ce tient, si le sondage donnait un peu plus pour le FN le 11 mars il semble que des Français se soient ressaisi, mais la tendance reste vraie. Certes, ce n'est qu'une photographie d'autant que l'abstention est importante mais c'est un signe qui ne trompe pas, le FN sera bien présent dans les conseils départementaux, et nous verrons ce qu'il sait faire autrement que de la démagogie».

    C'est donc la Bérézina à l'UMP, alors notre président reçoit deux fois de suite Dominique de Villepin à l'Élysée, s'il venait à se laisser convaincre par les bonnes paroles présidentielles de laisser tomber son offensive vengeresse, n'a-t-il pas le droit comme d'autres de se présenter à l'élection présidentielle ? Pour les centristes il a pour le moment moins d'égard, il sait bien qu'ils sont dociles et le moment venu apporteront leur crédit.

    Alors on entend Jean-François Copé crier contre les socialistes qui seraient la cause de tout par leurs critiques gouvernementales. Il ne manque pas de souffle Copé qui ne devient même pas rouge quand il avance de tels propos, et de plus, pour continuer à accuser les socialistes, il veut ce débat source de tous les dangers sur la laïcité, histoire de donner un peut plus de voix à Marine. Décidément la politique est faite de faits divers quand elle est menée de main de maître par la droite, des experts. Cela peut se comprendre, ce serait la première fois qu'elle ne pourrait être en tête au premier tour, du jamais vu, que c'est-il passé ? Ce ne sont que des sondages mais tout de même alors, on commence à s'inquiéter sur la validité de ces sondages qui pourraient désavantager notre cher président.

    Or hier Copé, toujours aussi élégant, clame pas de front républicain, pas de consignes de vote envers le FN et le PS lors du second tour, autrement dit sans le dire votez FN, nous n'avons rien de commun avec les socialistes. Cela ne trompe que ceux qui veulent bien l'UMP votera FN c'est évident. On voit ainsi la fausseté des propos de Copé qui accuse les socialistes de faire le jeu du FN et qui clame sans le dire le lendemain du premier tour, votez pour eux, cet homme est bien un politicard.

    Oh ! Rien de bien important, seulement les prières de rue qui ne passent pas, et ce discours permanent contre cette immigration clandestine ou pas qui est reçu 5/5 par les classes populaires. On sait très bien que Marine ou pas elle est inévitable quand aux prières, fait très marginal, une crotte de mouche dans l'Océan, mais qui font très mal quand rien ne va. De toutes façons que l'on fasse des mosquées ou pas ce sera la même chose les Français n'aiment pas alors, il n'y a pas d'issue, et là, droite comme gauche sont piégés. Il faut bien se rendre compte que lorsqu'une rue est occupée par des dos blancs courbés sur plusieurs dizaines de mètres, des questions se posent et d'aucuns ne se les posent même pas rejetant tout en bloc.

    Il faut bien comprendre que cette politique d'assassina des classes populaires dans les banlieues qui votent aussi, ne voient d'autre salut que vers le FN comme au temps du fascisme bien que ce ne soit pas du même niveau. Il suffit tout simplement de donner son lieu de résidence pour être de suite rejeté si vous cherchez du travail, mieux encore, si vous voulez du carburant pour votre voiture on vous demande de donner avant de vous servir à la pompe votre carte bancaire, tant il y a d'impayés pour ceux qui partent le plein effectué. Logements insalubres, taudis de morts, salaires de misère qui ne permettent plus de vivre et même d'avoir un logement jusqu'au point pour certains de dormir dans leur voiture. Retraités oubliés et j'en passe.... Mieux que ça pour du travail on vous propose tout court sans honte de travailler sans salaire, ce n'est pas une farce, c'est arrivé à plus d'un bac+5 qui galèrent depuis longtemps. Alors quand la révolte des jeunes beaucoup la présage !

    Là dessus, on veut modifier l'ISF afin que la résidence principale ne soit plus incluse dans la valeur du patrimoine, et l'argument massue est de dire, à l'Île d'Oléron, si je ne me trompe pas, les imposés sur l'ISF, ne paient pas d'impôt sur leur revenu, alors qu'ils sont riches en patrimoine. N'est justement pour cela que l'ISF à été fait ? L'on ne vous annonce jamais que s'ils ne veulent payer l'ISF ils n'ont qu'à vendre un bout de terre. De plus, le coût de l'immobilier à Paris atteint depuis quelque temps des valeurs hors de proportion avec ce qui est proposé, c'est un vrai scandale comment acheter un logement pour les classes populaires voires moyennes ?

    Au lieu de règlementer la hausse de l'immobilier pour que l'on puisse encore acheter, on la favorise en supprimant le seuil de l'ISF qui était en 2009 à 790.000 € pour envisager de le porter à 1,3 millions d'euros tout en réduisant et en allégeant les tranches de 6 à 2 et les taux d'imposition, taxation à 0,25 % pour 0,55 % aujourd'hui entre 1,3 et 3 millions de patrimoine, taxation à 0.25 % au-delà, mais les taux s'appliqueraient au premier euro et non au delà du seuil d'imposition comme c'est le cas actuellement. La résidence principale resterait incluse mais bénéficierait d'un abattement de 30 % au lieu de 20 %, les biens professionnels et les œuvres d'art resteraient exclus de l'impôt.

    Comme cela, et bien, ceux qui se verraient soulagés pourront acheter plus aisément avec l'économie obtenue. Quand à croire qu'ils investiront faut pas rêver, ils préfèreront les paradis fiscaux ça rapporte plus et là pas de changement politiques en vue.

    Mais l'entourloupe ne s'arrête pas là, c'est dans le transvasement entre la réduction d'impôt liée au changement de seuil et la récupération par un impôt nouveau que le problème se corse.

    Une autre option est également envisagée abandonner l'imposition du patrimoine par une imposition de la valeur du patrimoine, les plus-values latentes, pour les personnes disposant d'un patrimoine supérieur à 1,3 million. Un taux unique de 19 % serait appliqué sur la variation de la valeur de l’ensemble des actifs détenus, immobilier, (hors résidence principale) valeurs mobilières, (mais pas les titres dans les PME non cotées) assurance-vie. Par exemple, si un patrimoine grimpe de 1,3 à 1,4 million d'euros en un an, le contribuable serait taxé sur 100.000 euros, ce qui ferait à 19 % 1.900 €. Invraisemblable taxer le flux plutôt que le stock revient à frapper ceux qui constituent un patrimoine et à favoriser ceux qui comme les grosses fortunes l'ont déjà constitué clament les économistes, en oubliant de dire que c'est au delà de 1.3 millions, voire Les Echos, ces économistes ont toujours l'argument qui fait rire.

    En cas de moins-values, cette perte de valeur viendrait en déduction sur les dix années suivantes. Lors de la vente et de la réalisation réelle de la plus-value, les impôts déjà versés seraient déduits des impôts dus. Il faudra donc attendre dix années pour être indemnisé de la perte subie se sera toujours ça de pris. voir la référence, le coût de la réforme de l'ISF serait sous-évaluée ... , ainsi que l'article de l'Express ici .

    Le problème est de trouver le manque à gagner pour notre budget sachant que l'on a une dette abyssale qui avoisine les 2.000 milliards d'euros que notre déficit pour l'année 2010 serait de 148,8 milliards soit 7,7 % du PIB ce qui constituerait un record jamais atteint, quand au déficit commercial il se creuse en janvier 2011 de 7 milliards par rapport à 2009, et ce ne sont pas les révoltes du Moyen-Orient et des pays du pétrole qui le feront s'améliorer, voir les références Économie Française et mondiale , et le déficit de l'État moins important que prévu .Le déficit du budget de l'État ressort à 13,4 milliards d'euros fin janvier 2001 pour 9,2 milliards d'euros selon les données publiées le mercredi 09 février.

    Comment récupérer les milliards perdus par ce transvasement sachant que cette réforme ferait que 300.000 personnes sur un total de 560.000 ne seraient plus assujetties à l'iSF. Dans le premier cas, il faudrait trouver 800.000 millions et dans le second un milliard d'euros. Pour mémoire l'ISF rapporte de l'ordre de 4 à 4,5 milliards d'euros suivant les sources, et les remboursements effectués au titre du bouclier fiscal de l'ordre de 700 millions. Quel casse tête ?

    Savez-vous que le patrimoine des Français avoisine 9.000 milliards dont 400 seraient touchés par cette réforme. Il suffirait d'une taxe de 1/1000 pour récupérer 9 milliards, le double de l'ISF actuel ! Au niveau de 1 pour mille ce ne serait pas trop douloureux même pour les entreprises du CAC 40 qui ont récupéré plus que largement les pertes subies par le crack boursier de 2008-2009.

    Pour le moment rien n'est fixé, mais il faut s'attendre à une usine à gaz que seuls nous sommes capables de faire, et quelques soient les solutions les électeurs ont déjà choisi c'est Marine.

    Savez-vous que l'on va supprimer le bouclier fiscal ! Christine Lagarde et François Fillon avaient tous les deux déclaré que le sujet n'était pas tabou en octobre 2010 avant l'amendement du projet de loi de 2011 dont l'examen commençait le 18 novembre à l'Assemblée.

    D'après l'Expansion.com , ce serait un cadeau fait paradoxalement aux riches.

    «Tout dépendra des compensations qui seront mises en place. Le calcul est simple, en 2011, le gouvernement s'attend à des recettes d'ISF de 3,9 milliards d'euros, tandis que le bouclier devrait grever les finances publiques de 665 millions d'euros. Soit un «cadeau fiscal» de plus de 3,2 milliards d'euros. Mais la double suppression de l'ISF et du bouclier fiscal doit s'accompagner de la création d'une nouvelle tranche d'impôt à 46% pour les revenus supérieurs à 100.000 euros, selon le triptyque défendu depuis longtemps par une poignée de parlementaires centristes et repris aujourd'hui par les députés UMP. Mais même en créant une nouvelle tranche de l'impôt sur le revenu, à 45% ou à 50%, il manquerait entre 700 millions et 2,5 milliards d'euros pour boucler budgétairement la réforme».

    Bien entendu, la gauche est pour la suppression du bouclier fiscal depuis le temps qu'elle le clame, et pour celle même envisagée allégée de l'ISF.

    Quelles seront les orientations prisent au lendemain des cantonales qui, quoique que l'on fasse, pèseront lourd sur la politique des prochains mois, Marine étant prête à en récolter les fruits.


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