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borloo

  • Syrie, les élections, de la caféine pour les centristes Bayrou et Borloo

    leur permet de donner de la voix pour conclure un accord sur fond d'un désaccord décennal !

    Après "moltes" contorsions François, sous le charme de Jean-Louis, rejoint le centre droit, ce qu'il n'aurait jamais dû quitter, des élections approchant, il faut avant tout assurer sa pitance. Document AFP/Alain Jocard,Thomas Sanson, Le Monde.fr.

    Support Wikipedia Il n'y a rien de pire que le silence en politique, il tue. Alors ces duettistes condamnés à être à la remorque de l'UMP trouvèrent dans la Syrie du grain à moudre. Un rapprochement de ces seconds couteaux s'amorça sur ce dossier, mais les élections municipales et européennes firent la conclusion d'un rapprochement intéressé. L'un, déçu du hollandisme qu'il avait soutenu pendant la campagne présidentielle, croyant que cela lui donnerait un maroquin digne de sa prétention, ne sachant plus ou il se trouve politiquement avec son Modem au fond du trou, lorgne à nouveau au centre droit son obédience historique. L'autre, en recherche d'un poids plus important dans une UDI en panne de grands leaders lui fit les yeux doux.

    Il fut un temps où il fut même envisagé qu'il soit la possibilité aux socialistes d'élargir leur majorité. François Hollande toujours opaque sur ces intentions recevant ses courriers tout en le recevant lui-même à intervalles réguliers, fit qu'il cru, un temps, que l'on aurait besoin de lui. C'était son secret, mais le président ne montra aucun penchant, ayant bien assez de problèmes avec sa famille politique. Bayrou au gouvernement aurait provoqué un séisme chez les socialistes dont la plupart accusent leur gouvernement d'être, déjà, trop à droite !

    Alors, las d'attendre, la Syrie, les impôts, les élections devinrent sa bouée de sauvetage, voir Bayrou attaque Hollande et se rapproche de Borloo, afin de faire les yeux doux à l'appel de Jean-Louis Borloo, tous deux opposés à une intervention Française en Syrie mais pas avec le même argument ! L'un déclarant qu'une intervention militaire en Syrie serait «un coup de pied dans un nid de guêpes. Mon jugement sur l'argument qui est de dire qu'il faut punir Bachar Al-Assad est que c'est une erreur, que c'est une orientation dangereuse pour notre pays, qui n'est pas assez réfléchie quant à ses causes et quant à ses conséquences», quant à l'autre, sa position est plus nuancée. «Les attaques chimiques sont un crime contre l'humanité et l'absence de toute réponse risquerait d'être un mauvais message pour les dictatures. Mais peut-on pour autant décider de frappes militaires à quelques-uns sans l'ONU et sans une coalition très large ?».

    Qu'importe l'essentiel était atteint. Au sein de l'UDI, il ne manque que le Modem, clama Jean-Louis Borloo au partenaire historique du centre droit !

    Jean-Louis Borloo, lorsqu'il parle, personne ne l'entend son passé dans la précédente majorité, ou il ne cessa de digérer des couleuvres eu égard à ses prétentions firent de lui un comparse sans plus comme son UDI, un patchwork de petits partis, tant silencieuse, et dont l'autre chef de file Hervé Morin, très à droite, reconnait, on a souvent été faibles et parfois lâches !

    Dans cette obscurité médiatique on devient frères et l'un comme l'autre, Bayrou, Borloo, ont tout à y gagner et rien à y perdre. Ils seraient crédités de 10 à 13 % des voix aux prochaines élections, mais la poussée du FN change la donne !

    Il est vrai que pour Borloo le langage de Bayrou est d'une autre dimension, et pour Bayrou, l'UDI lui ouvre plus de possibilités que le Modem. Seulement ces seconds couteaux ne seront jamais en mesure d'être les premiers, et ne seront que ceux à qui on veut bien donner quelque chose dans la mesure où, dans un second tour, ils apporteraient leurs sympathisants au premier. La politique est impitoyable le centrisme n'est fait que pour être la remorque de la droite.

    François Bayrou ne rêve donc plus en se rasant le matin d'être un jour président de la république qu'il ne cessa de clamer, dénonçant la bipolarisation du pays entre l'UMP et le PS, il lui faut compter maintenant avec le FN. Rentrer dans le rang devient une nécessité lorsqu'il confiait au Monde le 4 septembre, «sortir de la solitude, pour moi, c'était un enjeu. Sortir de la tutelle du grand frère UMP, pour Borloo, c'était aussi un enjeu», il rêva !

    Mais, le problème avec Bayrou est sa suffisance qui le guide à être le calife. Or, Borloo n'existe que par l'UMP, c'est un peu comme Mélenchon avec les communistes. Il ne peut donc y avoir que du frottement après les élections municipales ou Bayrou lorgne la marie de Pau, d'autant plus que la maire socialiste Martine Lignières-Cassou ne se représentera pas créant ainsi un vide qui modifie les passions et créé des ambitions à droite et à gauche. Battu en 2008, François Bayrou, élu municipal d'opposition se doit de préparer sa candidature, et les voix de l'UDI lui seraient un appoint précieux en 2014, ne pouvant espérer que sur cette composante politique, mais l'UMP veille à sa revanche.

    On sait que la majorité présidentielle, toujours mal aimée, conduit au rejet lors des élections, Brignoles et d'autres, et ce, quelle qu'elle soit ! Un climat qui devrait lui être favorable eu égard à son poids médiatique. À Pau, il n'y a pas de grande figure de la dimension d'André Labarrère maire de la ville de 1971 à 2006 !

    Le problème avec la figure politique actuelle, FN, UMP, serait la réussite de la politique de François Hollande changeant la donne si l'inversion de la courbe du chômage à la fin de l'année devenait une réalité avec un démarrage, certes léger, de la croissance. Nous ne sommes qu'en octobre et le dernier chiffre négatif sur le nombre des chômeurs, même s'il faut ne pas trop y attacher d'importance, est encourageant. Les élections municipales sont en 2014 les 23 et 30 mars, cela lui fait 6 mois pour prouver la valeur de sa politique. Le hollandisme à 27 % n'étant qu'un rejet sans consistance.

    Les mesures entreprises pour les PME, PMI, avec le crédit d'impôts pour la compétitivité et l'emploi, sa boite à outils et les emplois francs, voir l'emploi franc qu'est-ce que c'est, vont porter leur fruit et compenser dans l'esprit des Français l'impact des impôts, de droite comme de gauche, si des Français retrouvent du travail.

    À l'UMP c'est la haine entre Fillon Sarko, Copé tournant sa veste maintenant que Sarkozy n'est plus accusé. La droitisation de François Fillon, qui va lentement vers le FN lorsqu'il déclara, «je conseille de voter pour le moins sectaire» lors de duels aux municipales entre le PS et le FN. Un revirement de taille avec ses précédentes déclarations, et un coup de pied au front républicain ! En fait, il suit la droitisation de la droite dure vers le FN pour ne pas rester sur la touche. L'autre problème est Sarkozy qui tape sur ses anciens collaborateurs déclarant lors de son show à Nice «ceux qui veulent faire l'inventaire je ne les ai pas entendus pendant mon mandat». Puis Fillon met en cause des comptes de son parti. Il veut la liste et les conditions des contrats passés avec les agences de communication, s'étonnant par ailleurs que certaines personnes rémunérées n'y travaillent pas ! De quoi faire bondir Copé qui menace publiquement de divulguer les avantages financiers dont il aurait bénéficié.

    La politique française à droite est en pleine déroute, le FN dans un faux langage surfe sur les mécontentements et engrange des sympathisants, les Français n'acceptent plus les impôts et les réformes, les socialistes sont acculés au bilan catastrophique de Sarkozy, ça, ils le savaient.

  • Parlez-moi de centrisme, mais pour....

    Borloo ce n'était que de la gonflette.

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    Nicolas Sarkozy et Jean-Louis Borloo, le 18 novembre 2010,document l'Express.fr

    Support Wikipedia Après des mois de gesticulations de contorsions le verdict est tombé, le centre politique de droite jette l'éponge, voir aussi Jean-Louis Borloo. On ne sait pas ce qu'il est autrement qu'à  droite ! De même que celui qui prétend être au centre tel Bayrou fait tout pour battre la gauche, un discours qui sonne faux puisque à droite par idéologie. On ne peut faire confiance aux centristes, puisqu'ils sont dans le flou permanent. Sans dire ce que beaucoup pensent que ce sont des rigolos. Ce que vient de faire Borloo dépasse tout ce que l'on pouvait imaginer dans l'hypocrisie. Quel égoïsme, quelle incorrection pour ses amis et supporters qu'il a négligés en les mettant devant le fait accompli, mais pas Sarkozy qui avait été prévenu et rencontré quelques jours avant. Quelle incompétence aussi, ne savait-il pas que cette démarche était  difficile, on prend des coups, il faut donc être bien dans sa tête en d'autres termes courageux et fort. Si l'on attend d'être porté pour se lancer dans une telle aventure c'est voué à l'échec. Il faut s'imposer aux Français par ses idées, son courage, sa ténacité. Confus dans ses motivations, possédé par le doute, il s'est écroulé et avec lui Nicolas Hulot qui ne sait plus ou il en est, mais aussi les autres Rama Yade, Dominique Paillé, Yves Jégo qui avaient quittés l'UMP, et qui, même, non dans la confidence, ne lui en veulent pas. Mais la ficelle est grosse. Borloo malgré l'estime que l'on peut avoir pour lui ne faisait pas le poids, chacun a ses limites. Tout vient du centre qui n'est qu'un mouvement désordonné de personnes peu crédibles. Il ne peut exister que par suite d'une défaillance de la gauche par ses divisions constituant une tromperie démocratique, le pays serait amené à choisir qu'avec des politiques de droite ! Dans notre république qui est basée sur l'affrontement de deux idéologies, droite gauche, le centre droit n'a rien à y faire comme le centre gauche. En outre, sont-ils plus compétents que ceux de droite ou de gauche, tous se valent, mais Borloo comme Morin surement pas, je regrette pour eux.

    Ses amis et sympathisants sont dégagés de ce fardeau qui ne pouvait rien leur apporter de positif dans leur démarche politique, il faut qu'ils se tournent vers d'autres horizons. Borloo ne savait par quel bout prendre son projet n'ayant pas de structure solide derrière lui. Comment rassembler les Français quant on ne peut pas rassembler les centristes ? Hervé Morin personnage obscur, faisait que ce centrisme avait deux têtes. Il faut être socialiste pour avoir cinq têtes. Et puis, comme partout, chacun veut tirer la couverture à lui. Regardez le PS ou tous ont des ambitions ce qui est normal, mais ce sont les Français qui vont choisir, c'est déjà autre chose, compétition, oui, mais devant les Français !

    2La ferme des célébrités de centristes, l'Express.fr.

    A l'université d'été des centristes ce n'était pas l'union parfaite chacun tirait à soi le maximum de militants. Qu'elles que piques, une interview de Jean-Christophe Lagarde, président exécutif du Nouveau centre et soutien de Jean-Louis Borloo à sur Hervé Morin, «pour traverser le désert, vous choisissez un chameau pas une chèvre», à lire ici dans son intégralité. Dans cette ferme des célébrités centristes, on trouve aussi François Sauvadet qui défend une tout autre position. Le ministre Nouveau centre de la Fonction publique n'est toujours pas très chaud pour une candidature de l'Alliance à la présidentielle, de peur de faire perdre la droite, c'est clair. «Il ne faut pas que l'Alliance soit l'otage de la présidentielle», en d'autres termes on ne créé pas un parti du jour au lendemain profitant d'une faiblesse des autres, ce n'est que du «politiquard».

    Par le passé, le centre était incarné par des hommes de poids du MRP, dont les principales figurent furent Georges Bidault, Robert Schuman, Pierre Pflimlin, Maurice Schumann qui avaient une expérience politique, la quatrième république était formatrice. Puis vint le centre démocrate de Jean Lecanuet, François Bayrou, Alain Poher. Puis le parti républicain avec Valéry Giscard d'Estaing, Raymond Barre pour ne citer que les plus importants. Puis ensuite l'UDF le centrisme de droite catholique de même obédience que ses ancêtres. Un congloméra composé par le parti républicain, le centre des démocrates sociaux, le parti radical dit Valoisien, le mouvement démocrate socialiste de France, la fédération nationale des clubs perspectives et réalités, et les adhérents directs de l'UDF, et maintenant le Modem séparé des autres. On voit bien que le centrisme se cherche, il n'a pas vraiment d'identité puisque toujours à droite dans une majorité plus importante que la sienne.

    Le travail de sape de Sarkozy a fini par payer, en fait il n'avait aucune chance, alors qu'avec Sarko il peut encore espérer être premier ministre. En cas de réélection Sarkozy se sent obligé d'en changer, et Borloo est parfait pour écouter et faire selon ses souhaits, c'est un technicien. Ne voulait-il pas être premier ministre avant son lamentable cinéma, oui, et c'est pour se venger de ne pas l'avoir été qu'il a eu la grosse tête. Alors, il ne veut pas ajouter de la confusion à la confusion, et Jean-François Copé dans son rôle d'hypocrite le qualifie de responsable alors qu'il sait bien qu'il pesait peu. Mais ce peu peut être utile au tour éliminatoire, alors il ne faut rien négliger. Il était crédité de 8 % d'intention de votes, probablement surcoté compte tenu de Bayrou. Morin qui est de l'ordre de 1 à 2 % d'intention de votes ne pèse pas non plus et rejoindra le giron UMP. Sako a bien joué, le spectre d'un 21 avril l'envers s'éloigne un peu.

    Alors la presse essaye de voir comment se répartira le gâteau de voix Valoisiennes. Nul doute qu'elles iront à Sarkozy bien qu'elles n'aient pas été tendre avec lui. On fait ce que l'on peut et parfois on mange son chapeau. Mais d'autres en récolteront aussi, tel Bayrou qui se sent à nouveau des ailes en disant des conneries de plus en plus grosses sur France 2 lors de l'interview du 20 heures de David Pujadas sur le désistement de Borloo. Sur notre déficit extérieur, il déclare qu'il faut aider à reformer le tissu de notre compétitivité industrielle, et nous sommes tous d'accord, et que dans électroménager, citant l'exemple de l'Italie et de l'Allemagne, il faut développer la production de machines à laver. Incroyable une telle méconnaissance industrielle quand on a perdu le secteur entier de l'électroménager pour du boursicotage, pour les paradis fiscaux pour y placer son argent et financer la fabrication de produits à bas coûts hors de France, ou encore construire des usines à l'étranger dans un même but, nous ne pourrons jamais récupérer industriellement le retard perdu. Nous ne sommes plus capables de faire des produits de grande consommation, c'est une évidence, et notre commerce extérieur en souffre.

    Mais les voix n'iront pas toutes à Sarko et à Bayrou, Ségo s'est rappelée à ses électeurs et Hollande devrait en recevoir s'il gagne la primaire, tout comme les Verts qui suivaient Hulot. Reste Villepin, qui avec rien, peut espérer quelque chose bien qu'il ne soit pas centriste, on ne l'a pas entendu  C'est donc un petit coup pour Sarko, et ceux qui sont allés vers Borloo, c'est simplement par ce qu'ils ne voulaient plus être avec Sarko. S'il peut attirer quelques personnalités politiques en pardonnant leur excès de langage, les électeurs c'est autre chose.




    Le prochain article sera la loi Bachelot une catastrophe pour la santé,

  • Le rabot pour dégraisser les niches fiscales et sociales,

    ne fait que des copeaux.

     

    Le programme de stabilité transmis à la Commission Européenne prévoyait de réduire les dépenses fiscales et sociales de 2 milliards par année entre 2011 et 2013, la dette publique culminerait à 87% en 2012 avant de se tasser. Cela avait été annoncé le 02/02/10, pour une économie de 6 milliards sur trois ans, ce qui signifiait qu'en février 2013 l'économie des 6 milliards serait réalisée, discours tenu avec fermeté par Nicolas Sarkozy et François Fillon, à la conférence sur le déficit qui s'est tenue à l'Élysée le jeudi 28/01/10.

    Le programme de stabilité de la France, source Les Echos.fr .

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    Ce graphique montre qu'à fin 2010 le déficit public est de 8,2 % milliards, 6 % fin 2011, 4,6 % fin 2012, et 3 % fin 2013 !

    Or les élections présidentielles sont du 22 avril au 06 en mai 2012, de sorte que si Nicolas Sarkozy n'est pas réélu, ce programme est faux, et la nouvelle majorité aura une ardoise qui risque d'être salée d'autant que les prévisions gouvernementales ne se sont jamais vérifiées. Ce n'est pas du mauvais esprit, c'est une constatation d'autant plus vraie que François Baroin annonce s'attaquer aux niches fiscales le 10 juillet pour une réduction des niches fiscales et sociales de 8,5 à 10 milliards d'euros d'ici 2011, 2012, il ne sait pas très bien.

    C'est la Commission Européenne qui doit se marrer avec les prévisions des ministres que nous avons, «pas nous en tout cas». Il y a le feu partout même notre ministre vert, non pas de peur, mais Vert comme les Verts s'y met aussi. Il veut raboter les aides vertes, ils sont tous devenus ébénistes. Il veut faire 2 milliards d'économie en diminuant voire en supprimant les niches fiscales attenantes au logement, à l'écologie, et aux énergies renouvelables, de la TVA à 5,5% en passant par le crédit d’impôt développement durable, de nombreux dispositifs seraient ainsi rabotés. Mais pas tous, et pas pour tous, comme le relève Le Canard Enchaîné, les entreprises qui souhaitent toujours circuler en 4X4 bénéficient, elles, d’une importante économie fiscale, c'est vraiment méchant d'écrire de tels propos !

    On n'arrête pas de nous monter en bateau pour ne pas dire de nous mentir sur l'état de nos finances. Ce sont «Les Échos» qui annoncent que Borloo,

    «propose de réduire, d’au moins de moitié, la réduction d’impôt de 50 % offerte aux particuliers qui installent des panneaux photovoltaïques sur leur propre maison». Dès 2011, nous atteindrons l’objectif de développement que nous nous étions assigné pour 2020», justifie l’entourage du ministre. L’avantage fiscal serait, de fait, considérable, il représente un manque à gagner de 800 millions d’euros pour l’État et ne profite qu’à des ménages aisés. Ceux-ci disposent, en sus, d’un tarif de rachat par EDF de 580 euros par mégawattheure produit, un niveau sans commune mesure avec les tarifs de rachat des centrales nucléaires, entre 35 et 42 euros.

    Ce qu'il y a de bien dans cette mesure c'est qu'elle va booster le commerce des énergies renouvelables en attendant qu'elle s'applique aussi à d'autres avantages comme la TVA à 5,5 % sur les travaux thermiques d'isolation, de renouvellement de chaudières pour des chaudières à  basse température et d'entretien dont nous bénéficions, et qui permet de donner un peu de travail aux artisans. Jean-Louis Borloo propose donc deux mesures, réserver l’avantage fiscal aux logements anciens et ramener la réduction d’impôt de 50 % à 25 %, soit une économie de 400 millions», Jean-Louis Borloo fait du social en faisant des économies, un exemple à suivre.

    Pour François Baroin les déductions d’impôt porteront sur les intérêts d’emprunts ainsi que sur les APL et les aides à domicile. Cette déduction annulera la possibilité de déduire les intérêts d’emprunt à nos impôts. La raison serait que le gouvernement aurait enfin comprit que cette aide, qui lui coûte actuellement un milliard d’euros par an, ne remplissait pas la tâche qui lui était attribuée, la facilité d’accession a une propriété par cette réduction n'est pas ce que l'on espérait. Il lui fallu plus de deux années, et de se trouver acculé n'ayant plus d'argent pour faire face aux besoins de l'État pour qu'il se rendre compte que cette mesure ne bénéficiait qu'à ceux qui peuvent financer au départ l'achat d'un bien immobilier, c'est à dire de disposer de suffisamment d'argent et être solvable pour que les banques acceptent un prêt. En fait, le gouvernement savait parfaitement que cette mesure était pour les classes moyennes et supérieures c'est à dire celles qui peuvent encore financer un prêt. Selon le gouvernement, cette mesure phare du dernier paquet fiscal aurait fonctionné complètement à l’envers, en donnant un support au pouvoir d’achat de certains foyers, l'avouer plus de deux années après c'est déjà un progrès, mais combien cela nous-a-t-il couté ?

    L'autre volet du rabotage Baroin concernerait la TVA sur les travaux de rénovation des logements, qui de l’ordre de 5,5 %, pourra être vraisemblablement applicable seulement sur les matériaux écolos, c'est bien ce que j'ai écrit, celui qui voudra isoler thermiquement sa maison payera la TVA au prix fort pendant que ceux de la restauration se marrent. L'autre mesure phare Baroin est la réduction sur l'emploi de salariés à domicile, il compte réduire l'abattement de 15 % portant sur les charges sociales de l’emploi d’un salarié à domicile, ce qui obligera l’employeur à régler l’intégralité des charges. La réduction d'impôts pour l'emploi de salariés à domicile avait été lancée par Martine Aubry dans le gouvernement Pierre Bérégovoy en 1992 pour l'emploi et pour les personnes à mobilité réduite et âgées et la réduction avait été plafonnée. Actuellement, l’avantage fiscal est égal à 50 % des dépenses effectivement supportées, dans la limite de : 12 000 €, majoré de 1 500 € par enfant à charge et par membre du foyer fiscal âgé de plus de 65 ans, sans excéder 15 000 € (soit un avantage maximal de 7 500 €). Ce plafond maximal est porté de 15 000 € à 18 000 € l’année de la première embauche. C'est donc une niche fiscale pour les riches, alors qu'initialement, l'avantage fiscal était plafonné en 1992 à 3.811 € donnant une réduction fiscale de 1.905,5 euros, voir selon l'INSEE le coût fiscal des réductions d'impôts accordées aux utilisateurs de services à domicile.

    Le tableau des principales niches fiscales en 2007.

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    Source Alternatives économiques

    On voit sur ce tableau que le coût pour l'emploi d'un salarié à domicile est de 7,8 milliards d'euros pour 3.392.445 bénéficiaires, c'est le second poste de dépenses après le gain de cessions de valeurs mobilières, sur lequel le gouvernement n'intervient pas. Quel serait le gain sur les subventions fiscales accordées aux ménages 300 millions d'après Alternatives économiques, sur 7,8 milliards cela semble ridicule. En mars 2009 le secrétaire d'État chargé de l'Emploi, Laurent Wauquiez, vantait les mérites de son «plan 2 des services à la personne», dans la foulée du «plan Borloo» déclaré un grand succès en matière de création d'emploi. Ce nouveau plan créerait 100 000 emplois supplémentaires chaque année, expliquait-on à l'époque, grâce à des aides publiques encore plus généreuses. Désormais, le ministre du budget François Baroin justifie la suppression de l'abattement de 15 points sur les exonérations sociales, proposé jusqu'ici aux ménages qui embauchent du personnel à domicile.

    Cette niche fiscale est un succès fortement créateur d'emplois. Entre 2003 et 2008, le nombre d'heures de travail déclarées dans le cadre des services à la personne (hors assistants maternels) est passé de 620 à 800 millions, et le nombre de salariés concernés est passé de 960 000 à 1,32 million, 1,6 million en comptant les assistants maternels. Mais on voit tout de suite le revers de la médaille, ce sont des emplois de pauvres, chacun de ces emplois correspond en moyenne à dix heures hebdomadaires. Certes, en moyenne, chaque salarié compte 2,2 employeurs, et pour certains jusqu'à 5 employeurs par semaine. Il n'empêche quand 2006, un salarié sur deux a travaillé moins de 227 heures dans l'année et a gagné moins de 1700 euros nets, 140 euros par mois. En fait c'est un pis aller qui rend un service pour beaucoup de personnes âgées dans la mesure ou ce service à la personne ne devient pas par suite des avantages fiscaux une source de revenus pour les entreprises qui se sont développées dans la prestation de personnes, elles seraient en 2008 plus de 12.000 qui ont financés Le Chèque Emploi Service Universel, CESU, pour 280 millions d'euros, ce qui représente une économie de cotisations sociales de l'ordre de 100 millions d'euros pour les entreprises par rapport à ce qu'elles auraient du payer si elles avaient distribué ces 280 millions en salaires.

    Ce qui serait souhaitable est de corriger l'octroi de l'avantage fiscal à la partie de la population la plus aisée afin de ne pas trop grever cette possibilité d'emplois même s'ils sont de bas niveau, ils ont une action sociale.

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