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bonheur

  • Être âgé est-il un bonheur ?

    Les plus de 60 ans seraient-ils heureux ?

    Le Monde.fr publie un article «Le bonheur est-il réservé au sexagénaires ? », cliquez ici. Il faut vraiment ne plus avoir confiance dans la jeunesse de son corps qui subsiste de plus en plus longtemps avec la qualité de la vie pour surmonter ses difficultés, mais il est vrai que cette interrogation mérite réflexion ? Au cours de l'existence nous passons par des périodes que l'on pourrait qualifier porteuses de bonheur, porteuses pourquoi, par ce que le bonheur est un état instable, comme la beauté, eu égard à la mocheté du corps, voire sa laideur qui est un état stable.

    Avant tout, ne faudrait-il pas définir ce qu'est le bonheur ?

    Être en possession de toutes ses facultés mentales, de tous ses muscles en d'autres termes avoir la santé et du courage pour faire face aux problèmes de vie de plus en plus nombreux, le monde est devenu complexe, multidimensionnel, égoïste, ce pourrait être le bonheur que d'y faire face. Mais les problèmes de santé, moins de force, les difficultés pour marcher, pour entendre, pour voir, ne plus être sur de soi, avoir sa mémoire qui a des trous, avoir 60 ans être seul et ne pas avoir des moyens suffisants d'existence ne conditionnent pas le bonheur.

    Le terme sexagénaire regroupe une population variée, qui s'étend du pauvre retraité fatigué seul et malade à 600 et quelques euros par mois, puisqu'il s'agit principalement d'eux, aux retraités en bonne santé non usés par leur activité professionnelle ayant une vie dynamique et gagnant beaucoup plus que bien des salariés en activité.

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    La fourchette est grande et le bonheur est une quantité indéfinissable, non mesurable, il dépend de la personne de ce qu'elle souhaite, de ce qu'elle à obtenu, son esprit définit pour elle l'état de bonheur. Si l'on se place sur le plan matériel des difficultés de vie, il est logique de penser que les perspectives d'une meilleure qualité n'existent plus et qu'elles ne peuvent que décroître eu égard à la mondialisation qui fait que l'écart entre les pays pauvres et les pays riches ne peut que se réduire par le rapprochement des extrêmes, et comme le bas ne peut plus être plus bas, c'est le haut qui descend.

    Les problèmes liés à l'élargissement de l'Europe le montrent ne serait-ce que par les délocalisations dans les nouveaux pays à main d'œuvre de bas coût, qui conduisent, notre pays, à voir de plus en plus d'entreprises rechercher, dans ces pays, des coûts de production moins élevés et de licencier le personnel par la fermeture de leurs établissements.

    La caricature ci-dessus montre le randonneur sifflant passant devant une agence de l'ANPE, mais combien sont ceux qui encore peuvent faire cela ?

    Dans ce cadre, l'article du Monde.fr pose la question notre société aurait-elle tendance à privilégier les personnes âgées ?

    Pour celles nées entre les années 1925 à 1940 qui, comme moi, ont bénéficié des années fastes de l'après guerre ou il fallait reconstruire, le chômage n'existant pas, il n'y avait qu'à changer de trottoir pour trouver du travail, et qui, de ce fait, ont une retraite et des biens, un patrimoine. Leur qualité de vie apparente peut être enviée bien que, si je me réfère à mon cas, j'ai perdu, depuis ma retraite prise en 1988, plus de 25 % de mon pouvoir d'achat. Et bien plus sur le plafond de la sécurité sociale qui est la base de définition du montant de notre allocation, qui ne cesse d'augmenter plus vite que sa revalorisation, ce qui est le cas pour tous les retraités de la CNVTS.

    Il est évident que la galère de ces jeunes qui vont de CDD en CDD avec des emplois précaires permettant tout juste de vivre et ou qui ont des diplômes à bac plus cinq ne trouvant pas de travail, et pour beaucoup ne pouvant payer un loyer et restant vivre avec leurs parents, et ces salariés que l'on jette en préretraite à 55 / 58 ans, on se dit qu'elle chance nous avons eue.

    C'est le problème majeur de notre société, le déséquilibre entre nous, les vieux qui vivons vieux de plus en plus, et ces générations qui n'auront pas ce que nous avons eu. D'après l'article du Monde.fr, le portrait social de l'INSEE montre que la courbe du bonheur atteint son apogée entre 65 et 70 ans.

    L'INSEE pose la question «Le bonheur attend-il le nombre des années ?», cliquez ici .

    Au cours de la vie, il y a des âges où, plus souvent qu’à d’autres, on se déclare heureux. C’est ce qui ressort de l’analyse d’une série d’enquêtes d’opinion sur les plus de 25 ans, qui est présentée ici.

    Schématiquement, le sentiment de bien-être commence par décliner jusqu’à la quarantaine environ pour amorcer ensuite une nette remontée conduisant à son apogée au cours de la soixantaine. Et l'INSEE, relativise en écrivant que même si le revenu y contribue, intervient l'évaluation que chacun fait de sa propre situation, ses aspirations, et aussi, à mon avis, à la façon dont il a conduit sa vie. La caricature montre un randonneur, une personne qui marche, et c'est là aussi un facteur de bonheur de le faire. Si au cours de sa vie l'on a été «sage», sans excès de toutes sortes, en prenant soin de soi, en faisant du sport en essayant de garder une ligne jeune, on peut être enviable pour ceux qui vous regardent, le bonheur est aussi le résultat d'une construction de sa vie.

    Et puis, il faut reconnaître que le bonheur n'est jamais atteint pour les familles pauvres qui du début à la fin de leur vie sont en galère permanente. Il touche une classe de la société qui a reçu un niveau d'éducation physique et intellectuel la préservant des excès qu'offre la vie. Voici les graphiques de l'INSEE montrant le bonheur des sexagénaires, cliquez ici .

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    Ce que je retiendrais de ces courbes c'est le taux de suicide qui, après une baisse entre 50 à 60 ans, croît de 60 à 70 ans (ce sont les valeurs moyennes aux points considérés) ce qui montre, bien plus que le bien-être, le désespoir, son évolution est semblable à celle des 35 ans à 50 ans. Elle traduit les difficultés d'existence des personnes souvent seules en retraite à partir de 60 ans sans avoir les moyens d'une retraite suffisante et ou une santé suffisante. Ce taux de suicide relativise l'effet de la courbe du sentiment de bien être.

    En fait dans ce genre d'étude les extrêmes n'apparaissent pas si l'on se fie à des statistiques représentées par les courbes de Gauss si l'on ne définit pas les limites des extrêmes. L'interprétation brutale de ces résultats montrerait que les sexagénaires nagent dans le bonheur ce qui est faux beaucoup sont dans la misère de part leur niveau de pension et de solitude.

    Il est aisé et indécent de monter un randonneur sifflotant son bonheur, mais combien sont les sexagénaires malades et fatigués. Quand on regarde autour de soi en marchant dans la rue, on voit des visages tristes, des personnes pauvres. Quel âge ont-elles impossible à définir, elles se ressemblent presque toutes. C'est le constat que j'ai fait dernièrement dans l'autobus, un lieu qui vous montre la pauvreté. Il ne faut donc pas prendre l'exemple du randonneur pour parler de bonheur, car il porte sur un microcosme.

    Le bonheur ce pourrait être du muscle à notre mémoire.

    Le passage à la retraite n'est pas toujours sans effet sur notre mémoire. Et nombreux sont ceux qui n'anticipent pas ce passage délicat, comment stimuler nos fonctions cérébrales pour donner du muscle à notre cerveau organe qui gère tout notre corps. Un bon équilibre intellectuel permet de vivre vieux plus longtemps, tout au moins il entretien le corps en bonnes conditions. Le cerveau est un muscle et plus on s'en sert plus il est performant. Comment peut-on le maintenir performant, et bien en surveillant son irrigation par le sang qui transporte la vie. Pour cela, il faut faire attention à sa nourriture, ne pas trop manger pour ne pas prendre de poids, la prise de poids est bien souvent une nourriture trop riche eu égard à la dépense physique. Surtout ne pas fumer et boire très peu de boissons alcoolisées, mais aussi faire de l'exercice pour ses articulations et son cœur. Si l'on associe à cette hygiène de vie un travail intellectuel par la lecture, les jeux bridge échecs, et l'ordinateur probablement le plus complet pour apprendre même à 80 ans, il conserve une jeunesse intellectuelle. Il permet, dans tous les domaines politiques, sociétaux, économiques, culturels, artistiques de la vie courante de vivre avec son temps. Bien entendu, le vieillissement des cellules est inéluctable mais cette qualité de vie peut permettre d'en ralentir les effets. Il a des personnes dans une Île au Japon qui conduisent sans problème leur voiture à 95 ans !

    Ce pourrait être le bonheur simple celui paisible d'une fin de vie.

    Chacun construit sa vie comme il le sent, et sans être moralisateur l'article du Monde.fr me paraît déplacé et peut en accord avec la réalité des faits.

     

     

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