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  • Libye, BHL, "la guerre sans l'aimer" mais pas sans profits,

    le livre de BHL, serait-il la fin du contrat ?

    Support Wikipedia Il s'agit bien sur du contrat sur la guerre Libyenne entre Nicolas Sarkozy et Bernard Henri Levy le philosophe tête de file des nouveaux philosophes, à multiples composantes. En 2007, il soutient Ségolène Royal, et en 2009 il verrait bien la gauche se rassembler derrière elle. À la Primaire socialiste, c'est déjà différent, il est parmi les personnalités qui soutenaient Marine Aubry faute de ne plus pouvoir soutenir DSK, bien que personne ne lui ait demandé son soutien, voir L'encombrant soutien de BHL à Martine Aubry. Maintenant, il ne tarit pas d'éloges à Sarkozy.

    Document BHL l'art de la philosophie, ne vaut que s'il est un art de la guerre.

    Cet homme au demeurant fort sympathique et cultivé avait déjà, à la sortie de Normal sup, un penchant pour les grands hommes tout au moins ceux qui avaient une influence. N'écrit-il pas à André Malraux, ancien ministre d’État, en septembre 1971, à 23 ans et déjà agrégé de philosophie, une lettre, ci-contre, cliquez sur l'image, pour son appel sur le Bangladesh lui demandant une entrevue. Passionné par les évènements du monde, donc rien d'étonnant qu'il saisisse l'occasion qu'il lui est offerte par cette action militaire Française en Libye sous l'égide de l'OTAN. Elle présente pour lui de multiples intérêts, d'abord occuper l'espace médiatique comme s'il en avait besoin. Se diriger vers Sarkozy dans un but probablement politique, n'ayant pas reçu des socialistes ce qu'il en espérait, bien que se disant de gauche. L'autre point, un plus pour sa notoriété, il a aidé à abattre Kadhafi. Quant à libérer les Libyens de la dictature pour un régime islamiste démocratique, bien qu'il faille relativiser sur le terme démocratique, eu égard à l'influence de la religion musulmane dans ces pays, il y a de la marge. Mais ce qui paraît possible, c'est que les Libyens s'expriment comme les Tunisiens, voir les révolutions musulmanes, ce qui serait déjà une avancée, à condition qu'elle soit reconductible. Nous n'en sommes pas encore là. Et puis faire un livre journal qui sera peut-être un document d'histoire entre «Le président et le philosophe» . Mais aussi si l'on en croit Edwy Plenel patron de Mediapart, «on fait ça uniquement pour faire plaisir à BHL ?» Lors de son interview du 25/03 à l'émission la semaine critique de Franck-Olivier Giesbert pour son livre «Un président de trop», voir ici.

    2«La guerre sans l'aimer», expression empruntée à André Malraux dans son combat contre le fascisme Espagnol ou il tenta de s'engager sans succès en tant qu'aviateur bien que ne l'étant pas en 1937, dans ses anti mémoires «Le Miroir des limbes 1967». C'est 648 pages édité par Grasset, ci-contre. 

    Je ne l'ai pas lu, trop lourd, mais quel intérêt y trouver. Le détail des choses, les propos, et les réflexions des uns et des autres pour conduire finalement à la mort de Kadhafi ? C'était programmé dès lors qu'il avait contre lui l'Occident, avec ses moyens en armes et en reconnaissances aérienne et terrestre, ce n'était qu'une question de temps. La partie était perdue d'avance, voir Kadhafi la mort d'un tyran qui s'en est allé vers son destin.

    La présentation de l'éditeur, élogieuse pourquoi pas, c'est son rôle, mais trop en faire n'est pas toujours bon. Et puis BHL est vendeur ainsi que Sarkozy, ce n'est pas souvent que des échanges entre un président et son citoyen, même philosophe et d'autres impliqués dans ce conflit sont publiés. 

    «Pendant 200 jours, de Benghazi à l’Élysée, de New-York à Tripoli, des fronts de la Libye libre aux quartiers généraux de la diplomatie occidentale, un écrivain a été le témoin privilégié et, en plusieurs occasions, l'acteur d'une guerre sans précédent.

    Il a tout noté.

    Jour après jour, parfois heure par heure, il a tenu l'exacte chronique de cette séquence, décisive, du «printemps arabe». C'est ce Journal qu'il publie aujourd'hui.

    C'est l'envers et l'endroit, la coulisse et les grandes scènes, de cette histoire contemporaine qu'il donne à voir dans un récit riche en portraits, anecdotes, moments d'horreur et d'effroi, considérations philosophiques, fragments d'autobiographie, rebondissements saisissants et même, contre toute attente, intermèdes cocasses. Passent à travers les pages de jeunes Libyens héroïques qui rappellent à l'auteur les grandes heures d'une Résistance dont il vénère le souvenir.

    Un Général dépressif rallié à la révolution et amené à Paris à la veille de son assassinat.

    Des combattants anonymes dont il s'efforce de fixer le visage.

    Kadhafi et son fils préféré.

    Juppé. Hilary Clinton. Un Président de la République, Nicolas Sarkozy, dont il salue l'audace et reconnaît la ténacité. Et puis, chemin faisant, quelques-unes des ombres tutélaires qui l'accompagnent depuis toujours mais qui prennent, ici, leur vraie ampleur : Malraux, Gary, Lawrence d'Arabie, Le Byron de Missolonghi et le Orwell d'Hommage à la Catalogne, sans oublier un père magnifique. A ceux qui posent la question de savoir «à quoi servent les intellectuels ?», ce livre, écrit et vécu par un disciple de Levinas embrassant la cause d'une insurrection dans le monde arabe, apporte une réponse à la fois concrète et passionnée».

    L'action Française dans le cadre de l'OTAN, se résumait à la destruction des armes lourdes Libyennes et de son aviation qui auraient écrasées le mouvement de libération du pays. Elle se résumait aussi à l'origine par la surveillance des troupes Libyennes et en des bombardements ciblés, depuis notre porte avion, Le Charles de Gaulle au large en Méditerranée, mais aussi depuis nos bases terrestres en Méditerranée, des dépôts d'armes, ainsi que tout ce qui pouvait voler. C'était un flot incessant sous gouvernance de l'OTAN avec les appuis de la Grande Bretagne et des États-Unis. La part prise par chaque belligérant n'est pas possible à définir.  Voyant, malgré cela, que la difficulté d'action de ce mouvement de libération naissant et sans expérience militaire, l'OTAN, et probablement la France qui semblait plus engagée que ses partenaires, (propagande ?) , peut-être pour laver l'affront reçu de Kadhafi lorsqu'il vint en visite officielle en France, décida l'envoi d'armes et de conseillés militaires parachutés sur le sol Libyen. Le 16 avril Sarkozy reçu, sous l'action de BHL, en secret le chef militaire de la rébellion Libyenne, le général Younes, qui sera assassiné quelques semaines plus tard. Le général lui demanda des armes. Mais «nous vous aidons déjà, lui répondit Sarkozy». Nous avons livré, nous vous livrons, beaucoup de choses. Nous livrons à travers le Qatar, bien sûr. Mais cela ne trompe personne. «Tout le monde sait que les armes livrées par le Qatar sont des armes livrées par la France». Est-ce que quelqu’un, parmi vous, imagine une seule seconde que, quand on dit «des armes livrées par le Qatar», c’est le Qatar qui envoie les armes ?»

    Petit à petit, voyant que le conflit s'enlisait, il fut une période ou la rébellion n'avançait plus, on sentait qu'elle perdait pieds, les villes prises étaient reprises par l'armée Libyenne, l'apport militaire aérien était insuffisant et il fallait faire plus afin d'organiser ce mouvement de libération désordonné. Il était évident que l'envoi d'instructeurs ne pouvait qu'être tenu secret, ainsi que nos militaires qui, pointaient sur le sol Libyen les dépôts d'armes afin que les missiles puissent se guider sur le spot émis par ses soldats de l'ombre. Mais cette information ne fut plus ou moins connue que vers la fin du conflit, ou Kadhafi ne pouvait plus rien y faire.

    Le 16 avril, Sarkozy demanda à son conseillé diplomatique, «nous en avons combien, au juste, des instructeurs Français au sol ?» Après la réponse, Sarkozy enchaîna vers le général Younes, «peu importe le nombre exact. Des Français parlant arabe, on vous en a mis un certain nombre. On va, dans les jours ou les semaines qui viennent, en mettre encore».

    Bien sûr nous n'avons jamais reconnu l'envoi de forces spéciales sur le sol Libyen, nous ne pouvions le faire. En recevant le président du CNT, Mustafa Abdeljalil, Nicolas Sarkozy aurait accepté, selon BHL, l’envoi «de commandos d’élite». Combien ? Le philosophe écrit qu’il a suggéré au Libyen de «demander trois cents forces spéciales, à partager avec la Grande-Bretagne, pour guider les frappes, entraîner les commandos d’élites Libyens et, le moment venu, prendre Koufra». BHL écrit que le président de la République a donné «satisfaction partielle» de cette requête.

    Selon BHL, la piste d'envol et l'avion personnel de Kadhafi auraient été épargnés afin qu'il puisse quitter son pays.

    Alors que penser de notre engagement, qui n'entend qu'une cloche n'entend qu'un son, pour BHL les soldats Français ont joué un rôle considérable dans la chute de Tripoli. Non seulement, l’aviation Française, sous contrôle de l’Otan, a bombardé une vingtaine de cibles identifiées en commun avec le CNT, mais les forces spéciales Françaises ont participé à l’opération sur le terrain. Le 17 août, Nicolas Sarkozy téléphona à BHL. «Il m’annonce que des armes sont arrivées, la nuit dernière, par la mer, de Misrata à Tripoli et que le Jour Zéro approche». Quatre jours plus tard, c’est le soulèvement de la capitale Libyenne. BHL écrit, «éléments des Forces spéciales Françaises, Émirates et, dans une moindre mesure, Anglaises à la manœuvre». C’est à dire à la direction des opérations. Comment ? Il n’en dit pas plus.

    C'est éléments sont tirés de la presse consultée. Voir aussi, La Libye de transition, Les forces Kadhafistes résistent à Syrte et Bani Walid, Que faut-il faire pour la Libye, Le renseignement n'est-il pas la base de la guerre.

    Le prochain article sera? Démocratie ou agences de notation ?


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